Maissemy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maissemy
La mairie et l'ancienne école.
La mairie et l'ancienne école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-1
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Raphaël Trépant
2014-2020
Code postal 02490
Code commune 02452
Démographie
Gentilé Les Maissemiacois
Les Maissemiacoises
Population
municipale
245 hab. (2015 en stagnation par rapport à 2010)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 39″ nord, 3° 11′ 18″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 123 m
Superficie 8,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte administrative de l'Aisne
City locator 14.svg
Maissemy

Géolocalisation sur la carte : Aisne

Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Maissemy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Maissemy

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Maissemy

Maissemy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Maissemy
Vendelles Le Verguier Pontru
Vermand Maissemy Gricourt
Holnon

La commune est traversée au niveau du hameau de Vadancourt par l'Omignon, qui prend sa source à Pontru, et se jette 30 km plus loin dans la Somme à Saint-Christ-Briost.

Le hameau de Vadancourt est situé au nord-ouest de Maissemy.

Histoire[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Maissemy est sorti meurtrie de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands.
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Maissemy[1]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. Voici des extraits d'un arrêté de la kommandantur d'Holnon valable pour 25 communes de la région: " Holnon le 22 juillet 1915. Tous les ouvriers et les femmes et les enfants de 15 ans sont obligés de faire travaux des champs tous les jours aussi dimanche de quatre heure du matin jusque huit heure du soir... Après la récolte les fainéants seront emprisonnés 6 mois... Les femmes fainéantes seront exilées à Holnon pour tavailler. Après la récolte, les femmes seront emprisonnées 6 mois... Les enfants fainéants seront punis de coups de bâton. De plus le commandant réserve de punir les ouvriers fainéants de 20 coups de bâton tous les jours...Les ouvriers de la commune Vendelles sont punis sévèrement".(voir le document entier sur Gallica en cliquant sur le lien ci-après[2]).
En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Dès le 15 février les habitants furent évacués, emmenés à Saint-Quentin et dispersés dans des lieux occupés, jusqu'en Belgique. En mars 1917, avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons sont pillées et incendiées, le village est systématiquement détruit. L'église, la mairie, les écoles et toutes les maisons sont dynamitées et les arbres sciés à 1 m de hauteur[3].
Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il est repris le 5 avril 1917 après de durs combats par les troupes britanniques[4],[5]
Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et n'est que les 17 et 18 septembre 1918, lors de la bataille de la ligne Hindenburg que Maissemy sera définitivement libérée par la 24e division britannique[6].
Dans le Cimetière militaire de Maissemy-Vadancourt reposent les corps de 760 soldats, essentiellement britanniques, tués lors des combats de 1917 et 1918[7]. Après l'Armistice, de nombreux habitants ne revinrent pas s'installer dans la commune et, avec les dommages de guerre, commencèrent une nouvelle vie dans d'autres lieux. Pour ceux qui furent de retour commença une longue période de plus de dix ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 376 habitants habitants avant la guerre, Maissemy n'en comptait plus que 171 en 1921, soit moins de la moitié.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 17 octobre 1920[8]. Sur le monument aux morts, inauguré en 1921, sont inscrits les noms des dix-neuf soldats de Maissemy morts pour la France[9].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 M. Burgue[10]    
1914 1919 Lucien Antoine Arbel   Docteur en médecine
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 2014[11] M. Dominique Trepant   Agent immobilier
2014[12] en cours
(au 12 mai 2014)
Raphaël Trepant SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2015, la commune comptait 245 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423 415 412 421 530 550 555 564 605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
637 667 672 597 610 544 539 502 474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435 403 376 171 234 214 221 197 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
212 213 203 174 157 194 225 245 245
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  2. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6309278c/f10.image.r=holnon?rk=708158;0
  3. http://www.carto1418.fr/target/19170316.html
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6466498s/f6.image.r=maissemy?rk=21459;2
  5. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6466498s/f7.image.r=maissemy?rk=21459;2
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k488743m/f1.image.r=maissemy?rk=128756;0
  7. http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/vadencourt-british-cemetery.php
  8. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  9. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=208059&individu_filter=POULAIN&rubrique=monuments
  10. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1877, p214.
  11. Michel Lobjois, « Le maire tire sa révérence : Premier magistrat de la commune depuis 1995, Dominique Trépant a annoncé qu'il prenait « sa retraite ». Son premier adjoint renonce lui aussi », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Avide d'apprendre la décision de celui qui est leur maire depuis le 24 juin 1995, précédé de deux mandats de conseiller municipal, le public est venu en nombre assister aux derniers vœux de l'édile ».
  12. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. Site de l'association généalogique Généalogie-Aisne
  18. Site de l'association généalogique Généalogie-Aisne
  19. (en) [1]
  20. (en) [2]
  21. (en) [3]

Liens externes[modifier | modifier le code]