Le Verguier

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Le Verguier
Le Verguier
Mairie - école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-1
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Abdel Boudjemline
2014-2020
Code postal 02490
Code commune 02782
Démographie
Gentilé Virgultois, Virgultoises
Population
municipale
217 hab. (2016 en diminution de 1,36 % par rapport à 2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 30″ nord, 3° 10′ 15″ est
Altitude Min. 74 m
Max. 135 m
Superficie 4,28 km2
Localisation

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Le Verguier est une commune française, située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Le Verguier
Villeret
(Aisne)
Jeancourt Le Verguier Pontru
Vendelles Maissemy

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Histoire[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Le Verguier est sorti meurtrie de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands.
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent au Verguier[1]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants (dans chaque maison, les habitants n'avaient droit qu'à une pièce pour vivre, le reste de la maison étant réservé aux troupes d'occupation et aux soldats en repos), le fonctionnement d'un lazaret (hôpital militaire) et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. Voici des extraits d'un arrêté de la kommandantur d'Holnon valable pour 25 communes de la région: " Holnon le 22 juillet 1915. Tous les ouvriers et les femmes et les enfants de 15 ans sont obligés de faire travaux des champs tous les jours aussi dimanche de quatre heure du matin jusque huit heure du soir... Après la récolte les fainéants seront emprisonnés 6 mois... Les femmes fainéantes seront exilées à Holnon pour travailler. Après la récolte, les femmes seront emprisonnées 6 mois... Les enfants fainéants seront punis de coups de bâton. De plus le commandant réserve de punir les ouvriers fainéants de 20 coups de bâton tous les jours...Les ouvriers de la commune Vendelles sont punis sévèrement".(voir le document entier sur Gallica en cliquant sur le lien ci-après[2]).
En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Dès le 15 février les habitants du Verguier furent emmenés à la halte du chemin de fer, installés dans des wagons à bestiaux, emmenés à Saint-Quentin et dispersés dans des lieux occupés, jusqu'en Belgique. En mars 1917, avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons sont pillées et incendiées, le village est systématiquement détruit. L'église, la mairie, les écoles et toutes les maisons sont dynamitées et les arbres sciés à 1 m de hauteur[3].
Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il est repris le 31 mars 1917 après de durs combats par les troupes britanniques[4].
Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et n'est que début octobre 1918, que Le Verguier sera définitivement libérée par la 24e division britannique à laquelle le village a rendu hommage en donnant son nom à une rue. Communiqué britannique du 2 octobre 1918 : « Hier après-midi, notre attaque au nord de Saint-Quentin a été continuée et nos troupes ont enlevé Le Verguier après de durs combats dans le voisinage du village. »[5]. Après l'Armistice, de nombreux habitants ne revinrent pas s'installer au Verguier et, avec les dommages de guerre, commencèrent une nouvelle vie dans d'autres lieux. Pour ceux qui furent de retour commença une longue période de plus de dix ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 600 habitants avant la guerre, Jeancourt n'en comptait plus que 300 en 1921.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 17 octobre 1920[6]. Sur le monument aux morts, inauguré en 1921, sont inscrits les noms des neuf soldats du Verguier morts pour la France et d'un civil[7].

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La halte de Vendelles – Le Verguier[modifier | modifier le code]

De 1880 à 1956, Le Verguier a possédé une halte située sur la ligne de Chemin de fer de Vélu-Bertincourt à Saint-Quentin, qu'on dénommait en picard « 'ch'tiot Vélu », qui appartenait à la Compagnie des Chemins de fer du Nord. Ouverte en 1880 cette ligne a fonctionné jusqu'au 1er janvier 1956 pour le trafic voyageurs et au 1er janvier 1970 pour le fret. La gare la plus proche était celle d'Hervilly à 2 km vers Roisel et la gare de Bihécourt à 4 km vers Vermand.
Cette halte située entre Vendelles (à 1 km) et Le Verguier (à 2 km), juste sous le pont était un simple abri en briques recouvert de tôles construit juste à côté de la voie comme on le voit sur la photo. Le train s'arrêtait quatre fois par jour dans les sens Vélu /Saint-Quentin et trois fois en sens inverse. À une époque où le chemin de fer était le seul moyen de déplacement, cette halte était très utilisée par les habitants pour se rendre à Roisel, Vermand ou Saint-Quentin et servait aussi au transport des marchandises et encore des betteraves jusqu'à la râperie de Montigny.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 Sévérin[8]    
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Vengeand    
mars 2008[9] En cours
(au 12 mai 2014)
Abdel Boudjemline SE Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2016, la commune comptait 217 habitants[Note 1], en diminution de 1,36 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
840833490597650674687727781
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
732710677685642555548532521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
497468426242264255260215264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
261256218204225230231231216
2016 - - - - - - - -
217--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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