Gouy (Aisne)

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Gouy
Gouy (Aisne)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité CC Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Moïse Denizon
2014-2020
Code postal 02420
Code commune 02352
Démographie
Gentilé Les Goïciens
Les Goïciennes
Population
municipale
562 hab. (2016 en diminution de 3,93 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 09″ nord, 3° 15′ 20″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 150 m
Superficie 17,6 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gouy02.fr/

Gouy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Entrée de Gouy.

Gouy est un village rural picard du Vermandois voué à la polyculture, situé dans l'Aisne, à la limite dudépartement du Nord. Il est desservi par l'ex-RN 44, actuelle RD 1044.

Gouy et Le Catelet se touchent à quasiment former un village double.

Gouy se situe à mi-chemin entre Saint-Quentin et Cambrai.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gouy
Vendhuile Aubencheul-aux-Bois Villers-Outréaux
Le Catelet Gouy Beaurevoir
Bony Nauroy Estrées

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le fleuve l'Escaut prend sa source à Gouy, à la sortie du village en direction d'Estrées[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Par délibération du conseil municipal du mois d'août 2000, Gouy est peuplé de Goïciens et Goïciennes, de son ancien nom Goï[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gouy sur la Carte de Cassini.

Les vestiges d'un camp retranché des Longues Bornes, daté de la Tène, ont été retrouvées au lieu dit le Bois de la Barre avec une triple enceinte fortifiée en terre, ainsi que des vestiges celtiques et gallo-romains au lieu dit le Henois (poteries et médailles)[2].

Vers 980, le domaine de Gouy, enlevé à Arnould, seigneur de Cambrai par Othon de Vermandois, devient possession du Vermandois dont il ne sera plus séparé. En 1213, sous le règne de Philippe II Auguste, le vermandois et donc Gouy sont réunis au domaine royal français[3].

Après 1363, au cours de la guerre de Cent Ans, le Cambrésis ayant été intégré aux États bourguignons se retrouve à la frontière du royaume de France. En 1477, par héritage, le Cambrésis devient possession germanique puis, en 1515, par héritage encore, passe aux mains de Charles Quint, devenant ainsi territoire espagnol. Le village se trouve donc sur la frontière entre les deux domaines, qui passait à Lempire, Vendhuile, Gouy, Beaurevoir, Bohain, Guise et dans une zone de guerres fréquentes entre les deux puissances, cinq entre 1557 et 1660[3].

En 1789, avant le déclenchement de la Révolution française, le village compte environ 600 habitants soumis à l’autorité et juridiction de l’Abbaye du Mont Saint Martin, les abbés s’étant, dès le XIIIe siècle, substitués aux seigneurs laïcs[3].

En février 1791, les religieux quittent l’Abbaye dont les terres sont mises en vente dès le mois de mars comme biens nationaux[3].

En 1811, le sucre ayant pratiquement disparu du marché lors du blocus de l'Angleterre, Napoléon Ier encorage la culture en France de la betterave et la fabrication de sucre. En 1812, l’Aisne est chargée d’en cultiver 1000 hectares et Alexandre Cougouilhe installe une sucrerie au Mont Saint Martin dont il est propriétaire. A la fin de l'épopée napoléonnienne, Gouy est occupé par les coalisés et doit verser des indemnités de guerre. Le Mont Saint-Martin est loué jusqu'en novembre 1818 par le duc de Wellington, généralissime de l’armée anglaise[3].

Vers 1825, Gouy voit se développer la culture des betteraves sucrières, la confection de plumetis et l'installation d’une briqueterie, suivie, en 1830, de la construction de la tuilerie-pannerie, et, en 1832, du développement du tissage du coton. En 1835 est créée une activité de confection de rideaux en mousseline. Un four à chaux est construit en 1836, puis, en 1838, ouverture d'une sucrerie qui occupera jusqu'à 150 habitants[3].

En 1862, un moulin à farine (à eau et à vapeur) fonctionne sur l'Escaut, au pont vers Estrées, deux moulins à vent tournent dans la campagne: 1 pour la farine, 1 pour l’huile (tordoir) à Guizancourt et un moulin à vapeur est installé à Gouy-au-Mont. D'autres activités industrielles existent à cette époque, telle une fabrique de chicorée[3].

L'ancienne voie ferrée

Dans la première moitié du XXe siècle, la gare de Gouy-Le Catelet a été un important nœud ferroviaire ; la gare se situait sur deux lignes de chemin de fer : la ligne du Cambrésis qui fonctionna de 1892 à 1954 et qui reliait Saint-Quentin à Caudry et la ligne de chemin de fer de Guise au Catelet, ligne à voie métrique réalisée sous le régime des « voies ferrées d'intérêt local » reliant Le Catelet-Gouy à Bohain puis Guise qui a fonctionné de 1900 à 1950. De nos jours, cette gare, qui porte toujours l'inscription « CAMBRESIS » est transformée en habitation. Les gares les plus proches étaient Bellicourt en direction de Saint-Quentin, Aubencheul-aux-Bois en direction de Caudry et Beaurevoir en direction de Bohain. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves vers les sucreries de Bohain ou Caudry et surtout des habitants et des ouvriers qui se rendaient soit à Bohain, pour travailler dans les usines textiles, soit au Catelet pour rejoindre Saint-Quentin ou Cambrai par la ligne du Cambrésis.

Après 1945, le trafic décline, du fait de l'essor du transport des marchandises par camion et des voyageurs par autobus. Le Département de l'Aisne, propriétaire de la ligne Guise-Le Catelet, décide de son déclassement le 1er janvier 1951. La ligne du Cambrésis cessera son activité en 1960.

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Première Guerre mondiale

Le village est détruit en 1917, lors de la retraite allemande, et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [4],[5].

Fusion de communes

La fusion de Gouy et du Catelet a été envisagée en 2017/2018 sous le régime des communes nouvelles. Celle-ci a été abandonnée après le vote des conseils municipaux intervenus dans les deux villages le 22 mai 2018, et où la fusion a recueilli 10 voix pour et 2 contre au Catelet, mais 4 voix pour et autant contre à Gouy[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1790 du canton du Catelet[7],[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton de Bohain-en-Vermandois.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Pays du Vermandois, créée fin 1993.

Politique locale[modifier | modifier le code]

Moïze Denizon, maire de Gouy depuis 2008, a indiqué en octobre 2018 son intention de ne pas se représenter aux élections municipales de 2020[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1973 Edmond Bricout UNR Député
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Marcel Debureaux    
mars 2008[10] En cours
(au 3 juillet 2019)
Moïse Denizon DVD Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 562 habitants[Note 1], en diminution de 3,93 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6806157087058899841 0801 1291 334
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4471 4691 4581 4121 4071 4201 3751 3971 379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3701 3251 271793892800795658663
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
671628694659641649621585562
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal réunissant Gouy et Le Catelet[15], et administré par le syndicat intercommunal scolaire du haut Escaut[16].

Sports[modifier | modifier le code]

Le « Gouy Football club » a été créé à l'été 2019, et évolue sur un terrain municipal rénové après avoir été abandonné une quarantaine d'années[17]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbaye du Mont-Saint-Martin, malgré les destructions de la Seconde Guerre mondiale[19],[20] a des vestiges classés partiellement en 1986 et 1992 au titre des monuments historiques[21]. Elle a abrité, outre des jardins fruitier et potager, un « jardin français » et un jardin « anglais »[19].
  • Fermes de Guizancourt, de l'Ormisset, de Plenne, du Bois de Cabaret
  • Chapelle de L'Ormisset (à la ferme du même nom)
  • Monument aux morts, inauguré en 1926[22].

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  • Les sources de l'Escaut et son vallon, ainsi que le déversoir dans l'Escaut du Canal des Torrents, rigole de drainage creusée au XVIIIe siècle[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Brassart-Mariage (1875-1933), architecte de l'église, de la mairie et des écoles.
  • Alexandre Ognier (1818-1884), historien local et Goïcien d'adoption. Une ruelle porte aujourd'hui son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gouy Blason Échiqueté d'or et de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sources de l'Escaut », Patrimoine, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  2. a et b « Situation géographique », Commune, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  3. a b c d e f et g « Histoire de Gouy (Résumé) » [PDF], Commune, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  4. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  5. Journal officiel du 23 octobre 1920, p. 16308.
  6. Moïse Denizon, « Le mot du maire », Gouy, notre village, no 8,‎ , p. 2 (lire en ligne [PDF], consulté le 1er septembre 2019).
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. René Hennequin, La Formation du département de l'Aisne en 1790, Soissons, Imprimerie de G. Nougarède, (lire en ligne), p. 266.
  9. « Le maire de Gouy, las, n’ira pas plus loin : Moïze Denizon ne démissionne pas, mais il ne briguera pas un nouveau mandat, à Gouy », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2019).
  10. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  11. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Pas de soucis d’effectifs pour la rentrée à Gouy », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2019).
  16. « Écoles », Pratique, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  17. « Une nouvelle équipe de football voit le jour à Gouy : Le « Gouy Football club » vient de voir le jour. Le village n’avait pas eu d’équipe de foot depuis 40 ans », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 1er septembre 2019).
  18. « Église », Commune, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  19. a et b Escaut Vivant, Aide à la décision pour une valorisation durable du site des sources de l'Escaut, Phase 2 – 2. Propositions d'aménagement
  20. « Abbaye du Mont Saint Martin », Patrimoine, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  21. « Ancienne abbaye du Mont-Saint-Martin », notice no PA00115688, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Inauguration du Monument aux Morts », Patrimoine, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  23. « Cimetière du Prospect Hill de Gouy », Sorties culturelles, sur https://www.saint-quentin-tourisme.fr (consulté le 1er septembre 2019).
  24. « Le Canal des Torrents », Patrimoine, sur https://www.gouy02.fr (consulté le 1er septembre 2019).