Castres (Aisne)

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Castres
Castres (Aisne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-3
Intercommunalité CA Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Jean-Marie Accart
2014-2020
Code postal 02680
Code commune 02142
Démographie
Population
municipale
243 hab. (2015 en augmentation de 5,19 % par rapport à 2010)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 16″ nord, 3° 14′ 18″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 104 m
Superficie 5,71 km2
Localisation

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Castres est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Castres est située en bordure de la Somme (fleuve) à une altitude de 73 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 46 kilomètres au nord-ouest de Laon, à 8 km au sud-ouest de Saint-Quentin et à 9 km au nord de Saint-Simon. Sa fête patronale tombe le 1er dimanche après le 3 mai.[1] Giffécourt est un hameau dépendant de Castres situé plus au nord et proche des marais de la Somme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castres (Aisne)
Dallon
Fontaine-lès-Clercs Castres (Aisne) Grugies
Contescourt Essigny-le-Grand
Entrée de Castres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1143, Castres était désignée sous le nom de Castra, dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Crépin-le-Grand, et en 1584 sous le nom de Castre dans les actes de Claude Huart, notaire. Les noms de Castra, Castrum, ont fait supposer que Castres devait son origine à l'établissement d'un camp romain sur l'emplacement qui porte encore aujourd'hui le nom de Mont des Vignes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Castres, qui, avant la Révolution, appartenait au chapitre de Saint-Quentin, a eu pour seigneurs, en 1126, un nommé Hugues de Castres, et vers 1620, Charles de Postel, écuyer, seigneur de Castres ; femme Charlotte d'Y ; enfants : Françoise, Marie, femme de Sacques du Boulet, écuyer. Il est question aussi d'un chevalier de Castres nommé Charles-Antoine, et qui vivait au XVIIIe siècle, et d'un autre chevalier de Castres, en 1788.

Giffécourt appartenait au XIIe siècle à un dénommé Boson, coûtre de Saint-Quentin Saint-Quentin. On y voyait alors un hôpital qui fut détruit au XIVe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Saint-Simon[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait désormais partie du canton de Saint-Quentin-3.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, créée fin 1999 et qui et qui succédait au district de Saint-Quentin, créé le 9 février 1960, rassemblant à l'origine 11 communes afin notamment de créer et développer des zones industrielles[3].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du 30 mars 2016[4] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[5].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1814 1815 Jean Pierre Louis Mounoury    
1816 1837 Jean Thomas Monfourny    
1837 1847 Jean Baptiste Mounoury    
1848 1852 Louis François Joseph Ducrot    
1852 1855 Jean Baptiste Fortuné Mounoury    
1855 1859 Isidore Crescent Gobeaut    
1859 1871 Léon Charles Blanchart    
1871 1878 Jean Louis Aimé Clément    
1879 1880 Louis Jules Olivier Mounoury    
1881 1887 Quentin Amédé Racine    
1888 1903 Lucien Dupont    
1905 ? Hippolyte Delanchy    
mars 1983 mars 2001 Robert Accart    
mars 2001 février 2012[8] Gérard Savoye[9]   Démissionnaire
mars 2012[8] en cours Jean-Marie Accart SE retraité de la police nationale
Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1760, on dénombrait 40 feux. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 243 habitants[Note 1], en augmentation de 5,19 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335 380 354 394 422 405 468 489 463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
396 425 366 372 360 357 402 377 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322 319 282 104 120 135 137 137 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
197 183 170 141 156 164 213 234 243
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Quentin.
  • Monument aux morts.
  • Plaque commémorative victimes de guerre sur la façade de l'église.
  • Dans l'ancien cimetière : les croix des fosses communes de soldats français et de soldats allemands de la guerre 1870-1871.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Méximien Melleville, Dictionnaire historique du département de l'Aisne, (lire en ligne), p. 128
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Loïc Rossignol, « Mise en place d'un service de transport à la demande : position de l'exploitant » [PDF], sur https://dumas.ccsd.cnrs.fr, (consulté le 12 janvier 2017), p. 25.
  4. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant Schéma départemental de coopération intercommunale de l'Aisne » [PDF], Approbation du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Aisne (consulté le 6 janvier 2017).
  5. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Intercommunalité dans l'Aisne, Préfecture de l'Aisne, (consulté le 6 janvier 2017), p. 34 et 41-44.
  6. Préfecture de l'Aisne, « Arrêté n°2016-1077 en date du 15 décembre 2016 portant fusion de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin et de la communauté de communes du canton de Saint-Simon - Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne du mois de décembre 2016 - Partie 2 » [PDF], sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le 23 décembre 2016), p. 55-59.
  7. « Les maires de Castres », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 13 janvier 2017).
  8. a et b « Jean-Marie Accart a été élu maire », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  9. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  10. « Jean-Marie Accart veut continuer l’aventure », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne).
  11. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.