Ly-Fontaine

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Ly-Fontaine
Ly-Fontaine
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Ribemont
Intercommunalité Val de l'Oise
Maire
Mandat
Jérôme Vasseur
2014-2020
Code postal 02440
Code commune 02446
Démographie
Gentilé Ly-Fontains ou Linifontains
Population
municipale
124 hab. (2015 en augmentation de 3,33 % par rapport à 2010)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 07″ nord, 3° 18′ 31″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 100 m
Superficie 3,47 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ly-fontaine.fr

Ly-Fontaine est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ly-Fontaine
Hinacourt Benay
Gibercourt Ly-Fontaine Moy-de-l'Aisne
Remigny Vendeuil
Entrée de Ly-Fontaine.

Ly-Fontaine est un village situé à 5 km à l'ouest de Moÿ-de-l'Aisne, à 16 km au sud de Saint-Quentin et à 35 km à l'ouest de Laon. Il est situé sur la route de Ribemont à Chauny par Montescourt-Lizerolles; en passant par Origny-Sainte-Benoite et le vert Chasseur sur la route de Saint-Quentin à la Fère ; Ly-Fontaine forme un centre autour duquel se trouve Cerisy, Benay, Gibercourt, Hinacourt, Remigny, Vendeuil et Moÿ.

Rose des vents Hinacourt Benay Benay Rose des vents
Gibercourt N Vendeuil
O    Ly-Fontaine    E
S
Remigny Remigny Vendeuil

C'est dans ce vallon que se trouvait le cimetière « Le Piteux » dans lequel furent inhumés une grande partie des soldats qui moururent le 10 août 1557 à la bataille de Saint-Quentin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On le désignait primitivement sous le nom de Linifons et ensuite de Lis-Fontaine.

En 1560, on écrivait Liffontaine dans les documents provenant des archives de Vendeuil et Lisfontaine en 1709.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'église en 1875
(dessin de Joachim Malézieux (1851-1906)).

Ly-Fontaine faisait partie autrefois de l’ancien Vermandois et, avant la Révolution, de la généralité de Soissons et du bailliage de Saint-Quentin, de l’élection et du diocèse de Noyon. Avant la révolution ce village dépendait de la chatellenie de Vendeuil. Il fait partie maintenant de l’arrondissement de Saint-Quentin, du canton de Ribemont et du diocèse de Soissons.

Le 30 septembre 1562, une délibération du prince de Viane futur Henry IV accorde une concession de deux chênes aux habitants de Ly-Fontaine « à prix gracieux et raisonnable, pour pendre leurs cloches nouvellement fondues ».

Au sud-est de Ly-Fontaine, sur le chemin de Remigny, s'élève un calvaire entouré d'arbres. L'espace, qui s'étend de cet endroit jusque du côté de Vendeuil et Moy, était autrefois couvert de bois. C'était une partie de la forêt de Cerisy qui s’avançait des bords de l'Oise du côté d’Alaincourt, Moy, Vendeuil, Travecy, Liez, Remigny. Si l'on en croit certaines légendes quelque peu obscures, Ly-Fontaine se trouvait primitivement aux environs du calvaire, et le premier cimetière était situé sur le chemin de Rémigny. Des personnes peut être mieux renseignées affirment que le calvaire a une origine moderne et que le premier qui a été élevé à cet endroit était destiné à rappeler le souvenir d'un accident qui a eu lieu dans le voisinage.

En 1880, on trouvait dans le village, huit cultivateurs, un boulanger, un bourrelier, une machine à battre, un maçon, deux menuisiers, deux sabotiers, un brodeur, trois propriétaires rentiers, un horloger, et un fabricant de fromages : Sosthène Leroy, propriétaire de la ferme dite du Moulin, dont les produits jouissent d’une réputation des mieux mérités. Une jolie étiquette sur fond rouge et bleu, encadrée d’un double filet bleu avec impression en diverses couleurs entourant un bœuf au pâturage, indique la provenance de ces fromages que tout le monde aime et recherche à Saint-Quentin.

On ne connaît que des anciens seigneurs de Ly-Fontaine. En 1407 : Jean de Béthune, seigneur de Ly-Fontaine et de Remigny. En 1470 : M. Fizeaux de Clémont. En 1780 : M. de Brienne.

La municipalité de composait vers 1880 de messieurs Désiré Waflart ; maire, Sosthène Leroy, adjoint ; Charles Leroy, Jules Ledoux, Eustache Pommery , Charles Germain, Jean-Louis Monoury , et Léon-Jules Beaurain, conseillers municipaux.

Il y avait à Ly-Fontaine une cendrière ou l’on extrayait annuellement 35 000 hectolitres d’un produit brut de 6 000 francs de l'époque. Ly-Fontaine possédait une subdivision des sapeurs pompiers.

La guerre de 1914-1918 à Ly-Fontaine

Situé à la sortie de Ly-Fontaine, le monument aux morts et ossuaire de Ly-Fontaine, édifié en 1921, marque l'endroit où reposent 46 soldats français inhumés en 1914.

Il est également le monument aux morts du village.

On peut y lire : « A la mémoire glorieuse des enfants de Ly-Fontaine et des soldats tombés sur son territoire le 29 août 1914 et en avril 1917. Morts pour la France ». Sur d'autres plaques figurent les noms des huit enfants du village morts au cours de la Grande Guerre, ceux des 46 soldats inhumés en ce lieu ainsi que ceux des quinze hommes qui reposent dans le cimetière communal (tués en avril 1917).

Rien n'indique que ces hommes faisaient partie du 236e régiment d'infanterie (formé à Caen) mais le 29 août 1914, c'est ce régiment, avec l'ordre de prendre Hinacourt et Benay, mais aussi de garder les passages de l'Oise, qui livra bataille en ces lieux, en particulier sa 23e compagnie qui, sous les ordres du capitaine de Breuvery, résista pendant deux heures aux attaques de trois bataillons allemands. Cette résistance, dans le cadre de la bataille dite de Guise, permit au régiment de se replier sur Vendeuil, La Fère, Moy et Renansart.

En avril 1917 ce régiment revint quelques jours dans le secteur, après le recul allemand sur la ligne Hindenburg.

Aujourd'hui, cet endroit est considéré comme nécropole nationale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Georges Laurence
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Christian Laurence    
mars 2008 2014 Gaëtan De Vulder[1]    
2014[2] en cours
(au 12 mai 2014)
Jérôme Vasseur SE Professeur des écoles

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1760, on trouvait au village 66 feux (c'est-à-dire 66 familles).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 124 habitants[Note 1], en augmentation de 3,33 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
252283283293328334347342365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
327324297298300263228235229
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
21618516910010880809893
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
908389777287101120124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jacques-et-Saint-Christophe est un monument qui attire l'attention. Certaines parties sont anciennes, notamment celle qui forme le chœur. C’était certainement de ce côté que se trouvait primitivement le portail, c'est-à-dire l'entrée principale de l'église. Intérieurement et extérieurement, le chœur paraît remonter au XVIe et au XVIIe siècle. D'ailleurs, une inscription indiquait que l’intérieur de l'église a été édifié en 1663 par le curé de cette paroisse. Le clocher forme une lourde tour carrée dans le genre de celle de Remigny, d’Essigny. On dit que cette tour remonte à 1774, mais elle paraissait plus ancienne ; ce qui est moderne, c’est le clocher et sa flèche, une charpente recouverte d’ardoise, assez haute.

Intérieurement, on trouve un bas-côté seulement soutenu par une seule colonne ce qui produit un effet un peu étrange sur le visiteur qui voit l'église pour la première fois ; sur le maître-autel, on remarque de chaque côté deux belles statues celles de saint Jacques et de saint Christophe ; le sommet intérieur de l'église très habilement voûté produit un bel effet. Les fonts baptismaux sont anciens mais très simples. La cuve et le socle sont en pierre blanche, sur laquelle le temps a marqué son empreinte.

  • Il y a de belles maisons à Ly-Fontaine et une belle place publique. Cette place est vaste, et l'on y voit à l'extrémité sud un abreuvoir qui doit être rarement à sec, et qui paraît alimenté par les eaux pluviales mais aussi par les mêmes eaux de sources que celles qui forment les fontaines du voisinage.
  • La mairie et l'école se trouvent sur cette place à droite en allant vers Moÿ. C'est un bâtiment avec un étage, mais sans caractère particulier ; des peupliers sont plantés sur la partie ouest de la place qui fait suite à la mairie et à l’école.
  • Au village : le monument aux morts.
  • À la sortie du village : le monument aux morts et ossuaire de Ly-Fontaine.
  • Le monument aux aviateurs tombés le 18 avril 1944.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], préfecture de l'Aisne, (consulté le 4 août 2014)
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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