Gricourt

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Icône de paronymie Cet article possède des paronymes, voir Grécourt et Dricourt.

Gricourt
Gricourt
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-1
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Roland Varlet
2014-2020
Code postal 02100
Code commune 02355
Démographie
Gentilé Les Gricourtois
Les Gricourtoises
Population
municipale
989 hab. (2015 en augmentation de 13,81 % par rapport à 2010)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 22″ nord, 3° 14′ 43″ est
Altitude Min. 78 m
Max. 131 m
Superficie 9,92 km2
Localisation

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Gricourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gricourt est un village de l'Aisne (Picardie) qui se situe à 2,5 km au nord de Saint-Quentin. Fresnoy-le-Petit est un écart situé à l'ouest du chef-lieu.

Communes limitrophes de Gricourt
Pontru Pontruet Lehaucourt
Maissemy Gricourt Lehaucourt
Francilly-Selency

Holnon

Fayet Fayet

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Histoire[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Gricourt est sorti meurtrie de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands.
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Gricourt[1]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. Voici des extraits d'un arrêté de la kommandantur d'Holnon valable pour 25 communes de la région : " Holnon le 22 juillet 1915. Tous les ouvriers et les femmes et les enfants de 15 ans sont obligés de faire travaux des champs tous les jours aussi dimanche de quatre heure du matin jusque huit heures du soir... Après la récolte les fainéants seront emprisonnés six mois… Les femmes fainéantes seront exilées à Holnon pour travailler. Après la récolte, les femmes seront emprisonnées six mois… Les enfants fainéants seront punis de coups de bâton.De plus le commandant réserve de punir les ouvriers fainéants de 20 coups de bâton tous les jours… Les ouvriers de la commune Vendelles sont punis sévèrement".(voir le document entier sur Gallica en cliquant sur le lien ci-après[2]).
En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Dès le 15 février les habitants furent évacués et dispersés dans des lieux occupés, jusqu'en Belgique. En mars 1917, avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons sont pillées et incendiées, le village est systématiquement détruit. L'église, la mairie, les écoles et toutes les maisons sont dynamitées et les arbres sciés à 1 m de hauteur[3]. Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il est repris les 13 et 14 avril 1917 après de durs combats par les troupes britanniques[4]. Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et ce n'est qu'en septembre 1918, lors de la bataille de la ligne Hindenburg que Gricourt sera définitivement libérée par la 24e division britannique. Communiqué britannique du 25 septembre 1918 : "Hier, nos troupes résolurent de s'avancer jusqu'à Gricourt. La tâche n'était pas facile parce qu'il fallait longer un chemin creux. Tout fut mis en train. Les tanks partirent avec leur charge d'adroits tireurs. Les avions mitraillaient les assaillants. L'infanterie, des braves gars du Sussex, chargea. Il y eut des corps à corps furieux aux abords de Gricourt…"[5]
Après l'Armistice, de nombreux habitants ne revinrent pas s'installer dans la commune et, avec les dommages de guerre, commencèrent une nouvelle vie dans d'autres lieux. Pour ceux qui furent de retour commença une longue période de plus de dix ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes. De 672 habitants habitants avant la guerre, Gricourt n'en comptait plus que 357 en 1921.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions[6], la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 17 octobre 1920[7].
Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des neuf soldats gricourtois morts pour la France[8].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Charles Louis Eugène Napoléon de Tascher de la Pagerie était maire de Gricourt en 1913 [9].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 Deballe[10]    
1965 1995 Ghislain Lesage SFIO puis
PS
Agriculteur
1995 2001 Henri Carpentier    
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Roland Varlet LR Professeur des écoles
Réélu pour le mandat 2014-2020[11],[12]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 989 habitants[Note 1], en augmentation de 13,81 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540600634629708709721756784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
773784755765774760767794742
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
773712672357409426397381410
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
439397669651761739708852989
2015 - - - - - - - -
989--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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