Joncourt

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Jeancourt.

Joncourt
Joncourt
Entrée de Joncourt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Philippe Ricour
2014-2020
Code postal 02420
Code commune 02392
Démographie
Gentilé Les Joncourtois
Les Joncourtoises
Population
municipale
306 hab. (2015 en diminution de 4,97 % par rapport à 2010)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 24″ nord, 3° 18′ 01″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 153 m
Superficie 7,25 km2
Localisation

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Joncourt est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Joncourt
Estrées Beaurevoir Montbrehain
Nauroy Joncourt Ramicourt
Magny-la-Fosse Levergies

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Après la bataille des Frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'État-Major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent de Joncourt et poursuivent leur route vers l'ouest.[1] Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période le village restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne puis le long de la ligne Hindenburg à partir de mars 1917[2].
Pendant plus de 4 ans, le village servira de base arrière pour l'armée allemande. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir: blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
En septembre 1918, l'offensive des Alliés sur la ligne Hindenburg porte ses fruits, les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Les habitants de Joncourt sont évacués vers l'arrière par les Allemands. Après cinq jours de durs combats, les troupes australiennes et la 32e division britannique s'emparent du village le 4 octobre 1918[3]. Les corps de soldats tués lors de ces affrontements reposent dans les deux cimetières militaires de la commune[4]. L'église et les habitations ont subi de nombreux dégâts suite aux bombardements[5].
Peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 571 habitants en 1911 n'était plus que de 440 en 1921. Alors commença une longue période de reconstruction des maisons, de la voie ferrée et des routes.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 17 octobre 1920[6]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des quinze soldats joncourtois morts pour la France au cours de cette guerre ainsi que ceux de trois civils[7].

L'ancienne voie ferrée[modifier | modifier le code]

De 1892 à 1954, Joncourt a possédé une gare. Elle faisait partie du réseau de chemin de fer dit « d'intérêt local » desservant le Cambrésis dans le département du Nord ainsi que le nord du département de l'Aisne. Elle était sur la ligne Le Catelet-Gouy / Saint-Quentin-Cambrésis longue de 25 km. Elle servait pour le transport du courrier, des marchandises, des betteraves et surtout des Joncourtois qui se rendaient à Saint-Quentin. De nos jours, la gare est devenue une habitation ; l'ancienne voie est un sentier de randonnée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1774   Jean Louis Cocu   Mayeur d'Ancien Régime
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 René Brule[8] DVG  
2014[9] en cours
(au 12 mai 2014)
Philippe Ricour DVD Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2015, la commune comptait 306 habitants[Note 1], en diminution de 4,97 % par rapport à 2010 (Aisne : -0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
650634655725808850860916890
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
881909847846844734710667647
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
609602571440431374339315309
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
313278250259302332326322306
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le hameau de Wiancourt, situé à l'écart de la route de Ramicourt, composé aujourd'hui d'une quinzaine d'habitations, en comptait une cinquantaine sur le plan cadastral de 1832. On constate aussi la présence d'un moulin qui était situé au croisement de la route de Wiancourt et celle de Ramicourt qu'on appelait le « moulin Grison » et qui a donné son nom à la ferme actuelle située à proximité[14].

  • Église Saint-Martin. Remplaçant un édifice plus ancien de style Renaissance construit par les Philippi, seigneurs du Tronquoy, l'église a été reconstruite par A.M. Dablin en 1848 dans le style néo - classique. Le clocher a été reconstruit après la Grande Guerre. Au-dessus du portail a été rapporté un bas-relief représentant Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre. Cette pierre provient de l'ancienne abbaye du Mont-Saint-Martin de Gouy.
  • Chapelle funéraire de la famille Philippi.
  • Calvaire.


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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