Fonsomme

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Fonsomme
Fonsomme
La mairie.
Blason de Fonsomme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Colette Noël
2020-2026
Code postal 02110
Code commune 02319
Démographie
Gentilé Fonsommois(es)
Population
municipale
479 hab. (2018 en diminution de 6,99 % par rapport à 2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 11″ nord, 3° 24′ 01″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 131 m
Superficie 9,6 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Quentin-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Fonsomme
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Fonsomme

Fonsomme est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Fonsomme est la commune où se situe la source (ou les sources) de la Somme, à dix kilomètres au nord-est de la ville de Saint-Quentin. Elle voit aussi passer la Rigole du Noirieux (16,1 km)[1],[2].

La source de la Somme.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fonsomme est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du fait de l'appartenance des terres de Fonsomme à l'Abbaye de Fervaques, l'appellation du village se retrouve dans de nombreux écrits. Funsomis en 1140, territorium Fontissome en 1152, Ecclesia Fontisunune, Fontis-Somene, Fontis-Sumena, Fubtis-Summa, Monasterium Beate Marie de Fonte Sumo et Ecclésia parrochialis Sancti-Petri-Fontisume au XIIè siècle dans un cartulaire de l'Abbaye de Fervaques, puis Fonsommes, Fonssomme et enfin l'orthographe actuelle Fonsomme vers 1750 sur la Carte de Cassini[8]. Des dalles de sarcophages mérovingiens retrouvées en 1863 lors de fouilles dans les jardins de l'Abbaye de Fervaques attestent de l'ancienneté du peuplement des environs de la source de la Somme [9].

La commune comprend divers lieux-dits :
  • Lieux-dits habités : Courcelles, Fervaques, Fonsommes.
  • Lieux-dits non habités : la Motte, le Bois Delvigne, le Boyau, le Grand Bois, le Grand Royard, le Moulin.

On peut également signaler la dénomination de diverses vallées : Vallée à Corbeaux à l'ouest, Vallée du Boyeux à l'est de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).

La carte de Cassini ci-contre montre qu'au milieu du XVIIIè siècle, Fonsomme est une paroisse.
Au sud-ouest, le hameau de Courcelles s'est appelé Villa que dicitum Curcelas en 1043 puis villa Curcelis en 1124. Cette ferme appartenait à l'Abbaye d'Homblières.
A l'est, Fervaques n'est déjà plus qu'une simple ferme. C'était autrefois une abbaye de Cisterciennes fondée en 1140 par le sénéchal de Vermandois Reinier et Elisabeth son épouse. Cette abbaye fut brûlée en 1557 par les Espagnols, rétablie en 1580, détruite en 1595, rétablie en 1632 par l'abesse Marie de Montluc puis définitivement abandonnée en 1635. Les religieuses s'établirent à Paris puis à Saint-Quentin en 1648 [10],[11].

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XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune a été concernée par la Première Guerre mondiale : après la bataille des frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Le , les Allemands s'emparent du village et poursuivent leur route vers l'ouest[12]. Dès lors commença l'occupation qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période, Fonsomme restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne. Le village servira de base arrière pour l'armée allemande.
En septembre 1918, après de durs combats, la Ligne Hindenburg est franchie sur le Canal de Saint-Quentin et peu à peu les Allemands, attaqués par les troupes franco-australiennes reculent de village en village. Le 12 octobre, Fonsomme est enfin libérée [13]. Contrairement à d'autres villages des alentours, Fonsomme a subi peu de dégâts. Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 26 octobre 1920 [14]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 26 soldats de la commune morts pour la France et 5 victimes civiles [15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Après avoir été fugacement chef-lieu du canton de Fonsommes de 1793 à 1801, Elle faisait partie depuis cette date du canton de Saint-Quentin. Celui-ci a été scindé par décret du et la commune rattachée au canton de Saint-Quentin-Nord[16]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle est désormais intégrée au canton de Saint-Quentin-2.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, créée fin 1999 et qui et qui succédait au District de Saint-Quentin, créé le 9 février 1960, rassemblant à l'origine 11 communes afin notamment de créer et développer des zones industrielles[17].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du 30 mars 2016[18] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[19].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[20].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Pierre Brun DVG  
mars 2001 mars 2008 Lucien Olejniczak    
mars 2008[22] mars 2014 Claude Ducornet   Directeur d'école
mars 2014[23] mai 2020 Christian Pierret SE Retraité de l'enseignement
mai 2020[24] En cours
(au 6 juin 2020)
Colette Noël    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2018, la commune comptait 479 habitants[Note 3], en diminution de 6,99 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304315335435577644661702670
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
755810792803796768703701692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
685675592514546528507452501
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
564564538494545554521535486
2018 - - - - - - - -
479--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fonsomme Blason
D'argent au pal flamboyant d'azur chargé d'une gerbe de blé d'or liée de gueules et accompagné en chef de deux lions affrontés du même[29].
Détails
Création Jean-François Binon adoptée par la municipalité en 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rigole du Noirieux (----0402) » (consulté le 22 décembre 2012)
  2. Magali FILOU avec nos correspondants, « La rigole du Noirieu à sec », L'Aisne nouvelle, (consulté le 22 décembre 2012)
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  8. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 6 juin 2020).
  9. « [Illustrations de Antiquités et monuments du département de l'Aisne.] / Edouard Fleury, grav. ; Edouard Fleury, aut. du texte », sur Gallica (consulté le 6 juin 2020).
  10. « Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés. T. I, A-L / par Dom L.-H. Cottineau,... », sur Gallica (consulté le 6 juin 2020).
  11. « Dictionnaire topographique de la France. , Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / réd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques », sur Gallica, (consulté le 6 juin 2020).
  12. http://www.carto1418.fr/19140828.php
  13. http://www.carto1418.fr/target/19181010.html
  14. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  15. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=197995&individu_filter=CALONNE&rubrique=monuments
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Loïc Rossignol, « Mise en place d'un service de transport à la demande : position de l'exploitant » [PDF], sur https://dumas.ccsd.cnrs.fr, (consulté le 12 janvier 2017), p. 25.
  18. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant Schéma départemental de coopération intercommunale de l'Aisne » [PDF], Approbation du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de l'Aisne (consulté le 6 janvier 2017).
  19. « Schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Intercommunalité dans l'Aisne, Préfecture de l'Aisne, (consulté le 6 janvier 2017), p. 34 et 41-44.
  20. Préfecture de l'Aisne, « Arrêté n°2016-1077 en date du 15 décembre 2016 portant fusion de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin et de la communauté de communes du canton de Saint-Simon - Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne du mois de décembre 2016 - Partie 2 » [PDF], sur http://www.aisne.gouv.fr/, (consulté le 23 décembre 2016), p. 55-59.
  21. « Les maires de Fonsommes », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 14 janvier 2017).
  22. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  23. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  24. « À Fonsomme, Colette Noël est élue maire et succède à Christian Pierret », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juin 2020) « Lydia Briatte devient première adjointe, Guillaume Caillet est le second adjoint et Annie Poizot la troisième ».
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. « Église Saint-Pierre - 02319 Fonsomme », clochers.org (consulté le 22 décembre 2012)
  29. « 02319 Fonsomme (Aisne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le 28 décembre 2018).