Viol en tant qu'arme de génocide

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le viol en tant qu'arme de génocide est la pratique de viols massifs et de viols collectifs perpétrés contre les membres du groupe visé dans un contexte de génocide[1]. Ces crimes, en tant que partie intégrante du processus génocidaire, ont participé à définir le viol comme une arme de génocide[2]. Même si les viols de guerre sont récurrents dans l'histoire des conflits humains, ils sont souvent considérés comme un « dommage collatéral » au lieu d'être analysés comme un élément constitutif de la stratégie militaire[3].

Les viols en tant qu'arme d'un génocide se sont produits au cours du massacre de Nankin, de la Shoah[4], de la guerre de libération du Bangladesh[5],[6],[7],[8], des guerres de Yougoslavie[9], du génocide des Tutsi au Rwanda[6],[10], du génocide des Yézidis, de la guerre civile sud-soudanaise, du génocide des Rohingya et du génocide des Ouïghours[11],[12]. Certains auteurs classent dans les viols en tant que génocide les agressions sexuelles commises contre les femmes lors de la partition des Indes[13].

Débats sur la place des viols dans un génocide[modifier | modifier le code]

Certains auteurs estiment que la Convention sur le génocide de 1948 devrait clarifier que les viols massifs s'inscrivent parmi les crimes génocidaires[Note 1],[2],[14],[15]. D'autres spécialistes estiment le viol en tant qu'arme de génocide est déjà inclus dans l'article 2 de la Convention. Catherine MacKinnon soutient que le viol est un procédé qui, en passant par les femmes, vise à détruire l'ensemble d'un groupe ethnique[16].

Siobhan Fisher déclare que le caractère génocidaire réside dans la grossesse forcée et non dans le viol lui-même. Selon elle, « le viol répété des victimes est "seulement" un viol alors que la volonté de féconder les victimes est un processus plus grave »[5],[17]. Lisa Sharlach critique cette définition, trop restreinte, car un viol de masse ne doit pas être considéré comme génocidaire uniquement si les victimes sont fécondées par contrainte[5].

Le viol en tant qu'arme de génocide[modifier | modifier le code]

D'après Amnesty International, le recours au viol en temps de guerre n'est pas un dommage collatéral des conflits mais, au contraire, une stratégie militaire délibérée et préparée[18]. Au cours des vingt-cinq dernières années, la guerre a changé : au lieu de conflits entre États, il devient plus courant d'assister à des guerres civiles communautaires au sein d'un État. Dans ces conflits, il est de plus en plus banal de voir des criminels (rattachés ou non à l'autorité de l'État) perpétrer des viols contre la population civile. Les journalistes et les ONG des droits humains ont recensé des campagnes de viols dans plusieurs cadres : en ex-Yougoslavie, au Sierra Leone (en), au Rwanda, au Liberia, au Soudan, en Ouganda et au Congo (en)[19].

Ces viols massifs servent deux objectifs. D'abord, semer la terreur chez la population civile, dans l'intention de forcer les groupes à fuir en abandonnant leurs biens. Ensuite, affaiblir les perspectives d'un retour et d'une reconstitution du groupe visé, après lui avoir infligé des humiliations et déstabilisé sa cohésion sociale. Ces deux objectifs revêtent une importance stratégique pour les criminels non rattachés à un État, car ils cherchent à éliminer la présence physique de leurs victimes. Le viol de masse se prête bien aux opérations de « nettoyage ethnique » et de génocide, car l'objectif est de détruire une population, de la déplacer de force et de tuer toute velléité d'un retour[19].

Le viol en tant qu'arme de génocide vise aussi à imposer des grossesses : l'agresseur ne se borne pas à envahir les terres d'une population, mais il interfère aussi dans les filiations et les communautés familiales. Néanmoins, les viols n'épargnent pas les femmes qui ne peuvent pas tomber enceintes : les agressions concernent une large tranche d'âge, depuis les enfants jusqu'aux femmes de quatre-vingt ans[20],[21].

Crime contre l'humanité et crime de guerre[modifier | modifier le code]

Le Statut de Rome inclut la prostitution forcée dans les crimes contre l'humanité (article 7) et les crimes de guerre (article 8).

« Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l'humanité l'un quelconque des actes ci-après lorsqu'il est commis dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :
Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable[22]. »

« Aux fins du Statut, on entend par « crimes de guerre » :
xxii) Le viol, l'esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, telle que définie à l'article 7, paragraphe 2, alinéa f), la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle constituant une infraction grave aux Conventions de Genève[22]. »

Cas documentés[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre de libération du Bangladesh en 1971, les militaires pakistanais et les milices bihari et razakar alliées ont violé entre 200 000[23] et 400 000[24] femmes bangladaises dans le cadre d'un campagne de viols systématiques. Certaines victimes ont été violées jusqu'à 80 fois en une nuit[25].

Dans l'actuelle guerre du Darfour, les milices janjawid ont perpétré des crimes (en) décrits comme des viols en tant que génocide, non seulement sur les femmes mais aussi des enfants et des bébés, frappés à mort ; la mutilation sexuelle des victimes est courante[26].

Pendant la guerre sino-japonaise de 1937-1945, l'armée impériale japonaise qui a envahi Nankin a commis des agressions que la postérité connaît sous le nom de « viol de Nankin ». Adam Jones y voit « l'un des pires exemples de viol en tant qu'arme de génocide ». Au cours de cette campagne, des dizaines de milliers de femmes sont victimes de viols collectifs et d'assassinats[27]. Le tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient estime le nombre de victimes à 20 000, dont de jeunes enfants et des femmes âgées[28]. Nombre de ces agressions étaient systématiques : les soldats entraient dans chaque logement pour s'emparer des jeunes filles ; beaucoup de femmes, retenues prisonnières, subissaient un viol collectif[29]. Les victimes étaient souvent tuées aussitôt après avoir subi des viols et les méthodes d'exécution consistent parfois à leur infliger de graves mutilations sexuelles[30] ; d'autres étaient mutilées par l'insertion d'une baïonnette, d'un bâton de bambou ou d'autres objets dans le vagin. Les jeunes enfants aussi étaient visées : les soldats japonais élargissaient leurs organes au couteau pour les pénétrer[31]. Le , le révérend James M. McCallum écrit dans son journal :

« Je ne sais pas quand cela se terminera. Jamais je n'ai entendu ou lu autant de brutalité. Viol ! Viol ! Viol ! Nous estimons au moins 1 000 cas par nuit et beaucoup de jour. En cas de résistance ou tout ce qui ressemble à une réprobation, il y a un coup de baïonnette ou une balle… Les gens sont hystériques… Les femmes sont emportées chaque matin, après-midi et soir. Toute l'armée japonaise semble libre d'aller et venir comme elle veut et de faire ce qui lui plaît[32]. »

Au cours du génocide au Rwanda, la violence a pris une tournure particulière car les femmes et les filles étaient les cibles d'agressions sexuelles systématiques. Le viol a frappé entre 250 000 et 500 000 victimes[33],[34]. Les survivantes subissent la stigmatisation sociale et beaucoup d'entre elles se sont aussi trouvées infectées par le VIH. En conséquence, les victimes ont été déchues de leurs droits sur les biens et les héritages et leurs perspectives d'embauche sont réduites[35]. La première femme accusée et condamnée pour viol en tant qu'arme de génocide est Pauline Nyiramasuhuko[36].

En 1996, Beverly Allen écrit Rape Warfare: The Hidden Genocide in Bosnia-Herzegovina and Croatia où, pour la première fois, apparaît le terme « viol génocidaire » (genocidal rape) pour décrire les crimes des forces armées serbes concernant leur politique de viols avec l'intention de perpétrer un génocide[37]. Dans son ouvrage, Beverly Allen compare le viol en tant qu'arme d'un génocide avec la guerre biologique[38]. Dans le cadre du conflit en Bosnie-Herzégovine, Allen propose la définition suivante : « une politique militaire de viols à des fins de génocide, actuellement pratiquée en Bosnie-Herzégovine et en Croatie par l'armée yougoslave, les forces serbes de Bosnie et les milices irrégulières appelées Chetniks »[39]. En raison de la couverture médiatique des viols massifs pendant le nettoyage ethnique perpétré par les milices serbes dans les années 1990, des experts se sont intéressés à sa dimension génocidaire. D'après Catherine MacKinnon, les viols massifs commis par les armées serbes « révèlent à la fois la misogynie et le génocide » ; elle pense que le viol peut représenter une forme d'extermination[Note 2],[5],[40].

Le cas Dominic Ongwen[modifier | modifier le code]

En 2016, pour la première fois, la Cour pénale internationale juge le cas d'un individu poursuivi pour « grossesse forcée » : Dominic Ongwen, commandant de la brigade Sinia au sein de l’Armée de résistance du seigneur[41],[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "...le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
    a) Meurtre de membres du groupe ;
    b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
    c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
    d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
    e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.
    Article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide
  2. « Des viols jusqu'à la mort, des massacres par viol, des viols pour tuer les victimes et leur faire souhaiter la mort. Des viols comme instrument d'exil forcé, des viols pour conduire les cibles à quitter leur maison et s'interdire toute perspective de retour. Des viols destinés à être entendus, regardés et racontés à autrui, des viols offerts en spectacle. Des viols pour séparer des communautés, écraser une société, détruire un peuple. C'est cela, le viol en tant qu'arme de génocide. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Totten et Bartrop 2007, p. 159–160.
  2. a et b Miller 2009, p. 53.
  3. Fisher 1996, p. 91–133.
  4. « Sexual Violence in the Holocaust: Perspectives from Ghettos and Camps in Ukraine »
  5. a b c et d Sharlach 2000, p. 92–93.
  6. a et b Sajjad 2012, p. 225.
  7. Ghadbian et Bermanzohn 2002, p. 111.
  8. Mookherjee et Virgili 2012, p. 68.
  9. « Rape and Rape Avoidance in Ethno-National Conflicts: Sexual Violence in Liminalized States on JSTOR »
  10. Sharlach 2000, p. 90.
  11. « China breaching every article in genocide convention, says legal report on Uighurs | Uighurs | The Guardian »
  12. « ‘Credible’ case of Chinese government genocide against Uighur Muslims, say lawyers | The Independent »
  13. Paul R. Brass, « The partition of India and retributive genocide in the Punjab, 1946–47: means, methods, and purposes », dans Journal of Genocide Research, vol. 5, , 71–101 p. (DOI 10.1080/14623520305657)
  14. Totten et Bartrop 2007, p. 159.
  15. Sharlach 2000, p. 89–102.
  16. MacKinnon 2006, p. 209–233.
  17. Bisaz 2012, p. 90–91.
  18. Smith-Spark 2004.
  19. a et b Leaning, Bartels et Mowafi 2009, p. 174.
  20. « Genocide Watch- Ten Stages of Genocide »
  21. Smith 2013, p. 94.
  22. a et b « Statut de Rome de la Cour pénale internationale », sur icc-cpi.int. [PDF]
  23. Saikia 2011b, p. 157.
  24. Riedel 2011, p. 10.
  25. Brownmiller 1975, p. 83.
  26. Rothe 2009, p. 53.
  27. Jones 2006, p. 329.
  28. Paragraph 2, p. 1012, Judgment International Military Tribunal for the Far East.
  29. « Japanese Imperialism and the Massacre in Nanjing: Chapter X: Widespread Incidents of Rape », Museums.cnd.org (consulté le )
  30. "A Debt of Blood: An Eyewitness Account of the Barbarous Acts of the Japanese Invaders in Nanjing," 7 February 1938, Dagong Daily, Wuhan edition Museums.cnd.org
  31. Gao Xingzu, Wu Shimin, Hu Yungong et Cha Ruizhen, Japanese Imperialism and the Massacre in Nanjing, Museums.cnd.org, coll. « Chapter X: Widespread Incidents of Rape » (lire en ligne)
  32. Hua-ling Hu, American Goddess at the Rape of Nanking: The Courage of Minnie Vautrin (en), 2000, p. 97.
  33. Eftekhari 2004, p. 7.
  34. Poloni-Staudinger et Ortbals 2012, p. 21.
  35. De Brouwer 2010, p. 19.
  36. Fielding 2012, p. 25.
  37. Card 2008, p. 176–189.
  38. Allen 1996, p. 131.
  39. Vetlesen 2005, p. 196–200.
  40. Russell-Brown 2003, p. 1.
  41. « Affaire Ongwen. Le Procureur c. Dominic Ongwen », sur icc-cpi.int
  42. Grey 2017.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Beverly Allen, Rape Warfare: The Hidden Genocide in Bosnia-Herzegovina and Croatia, University of Minnesota Press, (ISBN 978-0816628186, lire en ligne)
  • Kelly Dawn Askin, War Crimes Against Women: Prosecution in International War Crimes Tribunals, Martinus Nijhoff Publishers, (ISBN 978-90-411-0486-1, lire en ligne)
  • Corsin Bisaz, The Concept of Group Rights in International Law: Groups as Contested Right-Holders, Subjects and Legal Persons, Martinus Nijhoff, (ISBN 978-9004228702)
  • Susan Brownmiller, Against Our Will: Men, Women, and Rape, Simon & Schuster, (ISBN 978-0-449-90820-4)
  • Claudia Card, « The Paradox of Genocidal Rape Aimed at Enforced Pregnancy », dans The Southern Journal of Philosophy, vol. S1, , 176–189 p. (DOI 10.1111/j.2041-6962.2008.tb00162.x), chap. 46
  • Anne-Marie De Brouwer, The Men Who Killed Me: Rwandan Survivors of Sexual Violence, Douglas & McIntyre, (ISBN 978-1553653103), « Introduction »
  • Shiva Eftekhari, Rwanda, Struggling to Survive: Barriers to Justice for Rape Victims in Rwanda, Human Rights Watch,
  • Leila Fielding, Female Génocidaires: What was the Nature and Motivations for Hutu Female, GRIN Verlag, (ISBN 978-3656324409)
  • Siobhán K. Fisher, « Occupation of the Womb: Forced Impregnation as Genocide », dans Duke Law Journal, vol. 46, , 91–133 p. (DOI 10.2307/1372967, JSTOR 1372967, lire en ligne), chap. 1
  • Najib Ghadbian et Sally A. Bermanzohn, Violence and Politics: Globalization's Paradox, Routledge, (ISBN 978-0-415-93111-3), « Political Islam: Inclusion or violence? »
  • Rosemary Grey, « The ICC’s First ‘Forced Pregnancy’ Case in Historical Perspective », Journal of International Criminal Justice, vol. 15, no 5,‎ , p. 905-930 (lire en ligne).
  • Elisa Von Joeden-Forgey, The Oxford Handbook of Genocide Studies, Oxford University Press, (ISBN 978-0199232116), « Gender and Genocide »
  • Adam Jones, Genocide: A Comprehensive Introduction, Routledge, (ISBN 978-0415353847)
  • Jennifer Leaning, Susan Bartels et Hani Mowafi, Women, Migration, and Conflict: Breaking a Deadly Cycle, Springer, , 173–199 p. (ISBN 978-9048128242), « Sexual Violence during War and Forced Migration »
  • Sarah Clark Miller, Evil, Political Violence, and Forgiveness: Essays in Honor of Claudia Card, Lexington, , 53–76 p. (ISBN 978-0739136508), « Atrocity, Harm, and resistance »
  • Catherine A. MacKinnon, « Genocide Rape Is Different Than War Rape », Center on Law & Globalization,‎ (lire en ligne)
  • Nayanika Mookherjee et Fabrice Virgili, Rape in Wartime, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-0-230-36399-1), « Mass rape and the inscription of gendered and racial domination during the Bangladesh War of 1971 »
  • Lori Poloni-Staudinger et Candice D. Ortbals, Terrorism and Violent Conflict: Women's Agency, Leadership, and Responses, Springer, (ISBN 978-1461456407), « Rape as a Weapon of War and Genocide »
  • Bruce O. Riedel, Deadly Embrace: Pakistan, America, and the Future of the Global Jihad, Brookings Institution, (ISBN 978-0-8157-0557-4)
  • Dawn Rothe, State Criminality: The Crime of All Crimes, Lexington, (ISBN 978-0739126721)
  • Sherrie L. Russell-Brown, « Rape as an Act of Genocide », dans Berkeley Journal of International Law, vol. 21, (lire en ligne), chap. 2
  • Yasmin Saikia, Sexual Violence in Conflict Zones: From the Ancient World to the Era of Human Rights, University of Pennsylvania Press, 2011b, 152–170 p. (ISBN 978-0-8122-4318-5), « War as history, humanity in violence: Women, men and memories of 1971, East Pakistan/Bangladesh »
  • Tazreena Sajjad, Plight and Fate of Women During and Following Genocide, Transaction, , Reprint éd., 219–248 p. (ISBN 978-1412847599), « The Post-Genocidal Period and its Impact on Women »
  • Lisa Sharlach, « Rape as Genocide: Bangladesh, the Former Yugoslavia, and Rwanda », dans New Political Science, vol. 1, , 89–102 p. (DOI 10.1080/713687893), chap. 22
  • Roger W. Smith, Genocide Matters: Ongoing Issues and Emerging Perspectives, Routledge, , 82–105 p. (ISBN 978-0415814966), « Genocide and the Politics of Rape »
  • Laura Smith-Spark, « How did rape become a weapon of war? », British Broadcasting Corporation,‎ (lire en ligne, consulté le )
  • Samuel Totten et Paul R. Bartrop, Dictionary of Genocide, Greenwood, (ISBN 978-0313329678, lire en ligne)
  • Arne Johan Vetlesen, Evil and Human Agency: Understanding Collective Evildoing, Cambridge University Press, (ISBN 978-0521673570)
  • Allison Ruby Reid-Cunningham, « Rape as a Weapon of Genocide », dans Genocide Studies and Prevention, vol. 3, , 279–296 p. (DOI 10.3138/gsp.3.3.279), chap. 3
  • Robin May Schott, « War rape, natality and genocide », dans Journal of Genocide Research, vol. 13, , 5–21 p. (DOI 10.1080/14623528.2011.559111), chap. 1-2
  • (en) Stefan Ihrig, Justifying Genocide: Germany and the Armenians from Bismark to Hitler, Harvard University Press, (ISBN 978-0-674-50479-0), p. 200–201

Lien externe[modifier | modifier le code]