Guerre de Laponie

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Guerre de Laponie
Description de cette image, également commentée ci-après
Soldats finlandais dressant un drapeau à la frontière norvégienne lors de la victoire
Informations générales
Date septembre 1944avril 1945
Lieu Laponie
Issue Victoire finlandaise
Belligérants
Drapeau de la Finlande Finlande Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Hjalmar Siilasvuo Lothar Rendulic
Forces en présence
60 000 hommes 200 000 hommes
Pertes
774 tués,
3 000 blessés,
174 prisonniers,
262 disparus
950 tués,
2 000 blessés,
1 300 prisonniers

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Front de l’Est
Prémices : Campagne de Pologne · Guerre d’Hiver


Guerre Germano-sovietique :

  • 1941 : L'invasion de l'URSS

Opération Barbarossa
Front Nord : Guerre de Continuation · Opération Silberfuchs · Siège de Léningrad
Front Central : Bataille de Białystok–Minsk · 1re bataille de Smolensk · Bataille de Kiev
Front Sud : Siège d'Odessa · Campagne de Crimée

  • 1941-1942 : La contre-offensive soviétique

Front Nord : Poche de Demiansk · Poche de Kholm
Front Central : Bataille de Moscou
Front Sud : Seconde bataille de Kharkov

  • 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov

Front Nord : Offensive Siniavino · Opération Iskra · Bataille de Krasny Bor · Opération Polyarnaya Zvezda
Front Central : Opération Mars
Front Sud : Bataille du Caucase (opération Fall Blau) · Bataille de Stalingrad · Opération Uranus · Opération Saturne · Offensive Ostrogojsk-Rossoch · Offensive Voronej-Kastornoe · Troisième bataille de Kharkov

  • 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

Front Central : 2e bataille de Smolensk · Opération Bagration
Front Sud: Bataille de Koursk · Bataille du Dniepr · Offensive Dniepr-Carpates · Offensive de Crimée · Offensive Lvov-Sandomir

  • 1944-45 : Campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

Allemagne : Offensive Vistule-Oder · Offensive de Poméranie orientale · Siège de Breslau · Offensive de Prusse-Orientale · Bataille de Königsberg · Bataille de Seelow · Bataille de Bautzen · Bataille de Berlin · Capitulation allemande
Front Nord et Finlande : Guerre de Laponie · Offensive Leningrad–Novgorod · Bataille de Narva
Europe orientale : Insurrection de Varsovie · Soulèvement national slovaque · Bataille de Budapest · Offensive Vienne · Insurrection de Prague · Offensive Prague · Bataille de Slivice


Front d’Europe de l’Ouest


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l’Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

La guerre de Laponie (en finnois : Lapin sota, en suédois : Lapplandskriget et en allemand : Lapplandkrieg) est un conflit qui s'est déroulé entre et , à la fin de la Seconde Guerre mondiale, opposant la Finlande et l'Allemagne pour le contrôle des mines de nickel (en), de la région de Petsamo. Pour les Finlandais, il s'agit d'un conflit distinct, similaire à la guerre de Continuation. Du point de vue allemand, la retraite, à travers la Laponie, faisait partie de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de leurs deux campagnes d'évacuation du nord de la Finlande et du nord de la Norvège : l'opération Birke et l'opération Nordlicht. L'armée finlandaise devait démobiliser ses forces tout en luttant pour forcer l'armée allemande à quitter la Finlande. Les forces allemandes se retirent en Norvège et la Finlande parvient à s'acquitter des obligations qui lui incombaient en vertu de l'armistice de Moscou, bien qu'elle fût officiellement en guerre avec l'Union soviétique, le Royaume-Uni et les dominions britanniques jusqu' à ce que la fin officielle de la guerre de continuation fût ratifiée par le Traité de paix de Paris, en 1947.

Contexte[modifier | modifier le code]

plan de l'offensive Petsamo-Kirkenes
Article détaillé : Offensive Petsamo-Kirkenes.

Après la guerre d'Hiver, la Finlande avait conclu, le , un accord de coopération économique et militaire avec l'Allemagne, qui permettait aux troupes du Reich de stationner sur le territoire finlandais, dans le cadre de la guerre de Continuation. Constatant le retournement de la situation militaire, pendant l'été 1943 le haut-commandement allemand se prépare à une possible paix séparée entre la Finlande et l'URSS. Il déplace ses troupes au nord afin de protéger les mines de nickel près de Petsamo[1].

Au cours de l'hiver 1943-1944, les Allemands améliorent les routes entre le nord de la Norvège et le nord de la Finlande en faisant un usage intensif du travail des prisonniers de guerre dans certaines régions[2]. Les pertes, parmi ces prisonniers de guerre, sont élevées, en partie parce que beaucoup d'entre eux ont été capturés dans le sud de l'Europe et qu'ils sont toujours en uniforme d'été. Par ailleurs, après avoir examiné leurs positions défensives, les Allemands prévoient d'évacuer autant de matériel que possible de la région et préparent méticuleusement leur retraite[3]. Le , la première phase de l'opération Birke est lancée[3]. En , les Allemands commencent à construire des fortifications pour contrer une avance ennemie du sud[4]. Le , la mort accidentelle du Generaloberst Eduard Dietl conduit le Généraloberst Lothar Rendulic au commandement de la 20e armée de montagne[5].

Un changement au commandement finlandais, au début du mois d' conduit les Allemands à croire que la Finlande tenterait de conclure un accord séparé avec l'Union soviétique[6]. L'annonce finlandaise du cessez-le-feu déclenche des efforts frénétiques dans la 20ème armée de montagne allemande, qui démarre, le , la seconde phase de l'opération Birke ainsi que d'autres évacuations matérielles de la Finlande. De grandes quantités d'équipements sont évacués du sud de la Finlande et des sanctions sévères sont prévues, en cas d'entrave à la retraite[7]. Les forces finlandaises, qui incluent les 3e, 6e et 11e divisions, la division blindée ainsi que la 15e et les brigades Border Jaeger, sont déplacées pour faire face aux Allemands.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Les soldats finnois durant la guerre de Laponie.

Malgré des tentatives bilatérales pour parvenir à un retrait pacifique de la Wehrmacht, des combats ont lieu entre les forces allemandes et finlandaises avant même la signature du traité de paix soviéto-finlandais. Les combats s'intensifient après l'exigence soviétique de voir toutes les troupes allemandes expulsées de Finlande. Les Finlandais sont ainsi placés dans une situation semblable à celle des Italiens et des Roumains qui, après s'être rendus aux Alliés, ont dû combattre pour libérer leur territoire des forces allemandes. La tâche des forces finlandaises est compliquée par l'exigence soviétique que la plus grande partie de l'armée finlandaise soit démobilisée et ce, avant même la fin de campagne contre les Allemands.

La direction des opérations est confiée au général finlandais Hjalmar Siilasvuo, le vainqueur de la bataille de Suomussalmi. Dès novembre 1944, la majeure partie de la Laponie est libérée. Cependant les forces allemandes du général Lothar Rendulic, principalement la 20. Gebirgsarmee, ont appliqué la politique de la terre brûlée lors de leur retraite.

Bilan et suites[modifier | modifier le code]

La ville de Rovianemi détruite par les Allemands.
La ville de Rovaniemi détruite par les Allemands.
Bombardement de Kemi, par les Allemanands, le 7 octobre 1944.

Plus d'un tiers des habitations de la région ont été détruites, et la capitale de la province, Rovaniemi, a été totalement détruite. Environ 100 000 personnes sont devenues des réfugiés. Après la guerre, le général Rendulic est condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour crimes de guerre, peine qu'il effectuera du 19 février 1948 au 1er février 1951.

Les dernières troupes allemandes sont expulsées en avril 1945. Bien que les officiers fissent un gros effort pour limiter les pertes de chaque côté, un millier de Finlandais et autant d'Allemands périrent durant cette guerre.

La région de Petsamo fut annexée par l'Union soviétique, lors du traité de Paris de 1947.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (fi) Ahto Sampo, Aseveljet vastakkain : Lapin sota 1944–1945, Helsinki, (ISBN 978-951-26-1726-5). .
  • (fi) Kijanen Kalervo, Suomen Laivasto 1918–1968, Helsinki, . .
  • (en) Lunde Henrik O., Finland's War of Choice : The Troubled German-Finnish Alliance in World War II, Newbury, Casemate Publishers, (ISBN 978-1-61200-037-4). .
  • (fi) Leskinen Jari et Juutilainen Antti,, Jatkosodan pikkujättiläinen, Werner Söderström Osakeyhtiö, (ISBN 978-951-0-28690-6).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ahto, p. 15-20.
  2. Ahto, p. 21.
  3. a et b Ahto, p. 37-41.
  4. Ahto, p. 45-46.
  5. Ahto, p. 43.
  6. Ahto, p. 48, 59–61.
  7. Ahto, p. 62–71.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Source de la traduction[modifier | modifier le code]