Opération Bodenplatte

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Opération Bodenplatte
Bataille des Ardennes
Description de cette image, également commentée ci-après
Chasseurs américains détruits au sol sur l'aérodrome Y-34
Informations générales
Date
Lieu Belgique
Sud des Pays-Bas
Nord-est de la France
Issue Victoire tactique allemande
Victoire stratégique alliée
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Forces en présence
Roundel of the USAF.svg US Air Force
RAF roundel.svg Royal Air Force
8e Air Force américaine
9e Air Force américaine
2e Tactical Air Force britannique
Balkenkreuz.svg Luftwaffe
Environ 1 035 avions, dont 900 chasseurs et chasseurs bombardiers
Pertes
465 avions endommagés ou détruits 304 avions perdus
238 pilotes morts, disparus ou capturés

Seconde Guerre mondiale

Batailles

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Dans le cadre de la bataille des Ardennes, l'opération Bodenplatte[1] fut une opération de la Luftwaffe destinée à paralyser les forces des Alliés aux Pays-Bas (Hollande). Il s'agissait d'acquérir la supériorité aérienne au-dessus du champ de bataille pour soulager les troupes engagées dans la contre-attaque allemande et permettre leur soutien. Mettant en œuvre près de 900 avions (chasseurs et chasseurs bombardiers), son objectif était la destruction des avions alliés basés dans une zone comprenant le nord est de la France, l'est de la Belgique et le sud des Hollande. L'opération fut programmée pour le mais fut repoussée de manière répétée du fait du mauvais temps jusqu'au jour de l'An, le premier jour qui fut possible[2].

Le secret fut si bien gardé qu'une partie des forces de terre et de mer allemandes n'étaient pas informées de l'opération. Certains avions souffrirent des "tirs amis". Bien que les services Ultra britanniques enregistrèrent des mouvements, ils ne réalisèrent pas l'imminence des attaques. Il en résultat une certaine surprise chez les Alliés et un certains succès tactique allemand qui se transforma en échec final. Les avions alliés détruits furent remplacés dans la semaine qui suivit alors que la majorité des pertes allemandes en avions et en pilotes expérimentés ne furent jamais remplacées.

Les analyses post-combats suggèrent que sur les 34 groupes de combat Gruupen attaquèrent en temps voulu et par surprise. Cependant, l'opération échoua à obtenir la supériorité aérienne, même temporairement, les forces aériennes allemandes continuèrent à être exposées aux attaques des Alliés. Bodenplatte fut la dernière offensive stratégique à grande échelle montée par la Luftwaffe pendant la 2e guerre mondiale.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors du lancement de la bataille des Ardennes, le temps couvert ne permit pas à l’aviation des deux camps d’effectuer des missions en nombre, à de rares exceptions près. Cependant, il était évident que, une fois le beau temps revenu, la Royal Air Force et l’USAAF reprendraient leurs sorties, constituant alors une grave menace pour la contre-offensive des troupes allemandes.

Le commandement allemand en était conscient, une opération fut alors montée dans le but de désorganiser et d’affaiblir pour quelques semaines les Alliés. Mais pendant près d’un mois, les conditions ne permirent pas sa mise en œuvre, faisant croire à son annulation. Cependant, en cette toute fin d'année, les conditions s’améliorèrent et la mission fut finalement confirmée et prévue pour le 1er janvier, les Allemands tablant sur « l’esprit de fête » des Alliés, lesquels devaient « baisser leur garde »[3].

« Avec une grandiose irresponsabilité, Göring avait mobilisé près d'un millier d'avions pour l'appui au sol. Cet effort pour impressionner Hitler conduisit à l'anihilation de la Luftwaffe comme force effective et assura aux Alliés une suprématie aérienne à-peu-près totale. »

— A. Beevor, op. cit., 2002, p. 47

Organisation[modifier | modifier le code]

Le plan était simple : de nombreux chasseurs et chasseurs bombardiers devaient décoller et attaquer au petit matin en rase-motte différentes bases entre Liège et Bruxelles. Dans le même temps, une mission de diversion eut lieu, au cours de laquelle quelques avions à réaction Ar 234 bombardèrent Bruxelles, Anvers et Rotterdam. La force principale était composée de Messerschmitt Bf 109 et de Focke-Wulf Fw 190. Certains de ceux-ci, appartenant au IV/JG 3 faisaient partie d’un Sturmgruppe, groupe d'attaque équipé d’avions mieux armés et blindés (donc moins maniables) censés abattre les bombardiers tels les Boeing B-17 Flying Fortress.

Planification[modifier | modifier le code]

En septembre 1944, le Führer décida de récupérer des aléas de la détérioration des positions allemandes en lançant une offensive à l'ouest. Le , Hitler ordonna au Generalleutnant Werner Kreipe—Chef de l'état-major général- de préparer les avions nécessaires pour une offensive à l'ouest. Le , Kreipe ordonna à la flotte aérienne qui défendait la Grande Allemagne, la (Reich Luftflotte), de prendre sept Jagdgeschwader et Schlachtgeschwader au commandement aérien de l'ouest (Luftwaffenkommando West) en vue d'une future offensive[4].

Le , Hermann Göring (Commandant-en-Chef de la Luftwaffe) ordonna au 2. Jagddivision et au 3. Jagddivision de préparer leurs unités pour une attaque au sol de grande envergure dans les Ardennes. Les préparatifs devaient être terminés le . L'attaque devait être menée le premier jour de l'offensive[5].

Le Generalmajor Dietrich Peltz fut désigné comme planificateur et promu commandant en chef du II. Fliegerkorps le . Le Luftwaffenkommando Ouest ordonna à toutes les unités —à l'exception des Jagdgeschwader 300 et 301— d'assister à la réunion principale de planification à Flammersfeld le . Le , Peltz lança officiellement les plans pour une attaque majeure contre les Alliés au nod-ouest de l'Europe. Peltz n'était pas un pilote de chasse ; son expérience de combat était celle du bombardement en piqué sur les Junkers Ju 87 Stuka. Son expérience de la campagne de Pologne, la bataille de France, et sur le front de l'est en avait fait un expert de l'attaque au sol, en faisant un candidat idéal pour planifier Bodenplatte[6].

Le , ce plan fut mis en chantier avec l'aide des responsables de la Luftwaffe (des Jagd-Geschwaderkommodore), parmi eux Gotthard Handrick (Jagdabschnittsführer Mittelrhein = secteur de chasse du Rhin moyen), Walter Grabmann et Karl Hentschel, respectivement commandants de la 3. et 5. Jagddivision. Il fut prévu initialement pour appuyer la bataille du saillant (l'offensive de l'armée allemande qui débuta le ). Toutefois, le même mauvais temps qui empêcha la RAF et l'USAAF de soutenir leurs forces terrestres empêcha aussi la Luftwaffe de mener à bien l'opération projetée. Cependant, elle ne fut pas lancée jusqu'au . À ce moment, l'armée allemande avait perdu son élan devant la résistance des Alliés et l'amélioration du temps qui permirent aux forces aériennes alliées d'opérer. L'armée allemande tenta de relancer son attaque en lançant l'Operation Northwind (Unternehmen Nordwind). La Luftwaffe devait appuyer cette offensive par Bodenplatte[6].

Le plan de Bodenplatte prévoyait une attaque surprise contre 16 bases aériennes alliées en Belgique, aux Pays-Bas et en France[6]. L'objectif était de détruire ou de paralyser le maximum d'avions alliés, hangars et pistes. Chaque escadrille d'avion de chasse et d'avion bombardier couramment couplées avec la défense anti-aérienne le long du front ouest furent redéployées. Des unités de chasseurs de nuit supplémentaires (Nachtjagdgeschwader) et de bombardiers moyens (Kampfgeschwader) jouaient le rôle d'éclaireurs. Les formations de choc elle-mêmes étaient dotées de monomoteurs, chasseurs Messerschmitt Bf 109 et Focke-Wulf Fw 190[7].

Cependant, une bourde fut commise. Les planificateurs avaient établi des trajectoires de vol qui faisaient passer de nombreuses unités au-dessus des zones les plus lourdement défendues du continent, notamment la zone de lancement de V2 autour de La Haye. Ces sites étaient protégés par de nombreuses unités de défense anti-aérienne (Unités de Flak). Autour de 1944/45, le commandement de l'air Ouest avait 267 batteries lourdes et 277 batteries moyennes ou légères de Flak auxquelles s'ajoutaient 100 batteries de Flak de la Kriegsmarine le long de la côte hollandaise. La plupart d'entre elles se situaient dans le secteur de la 16e division AAA, avec une station de contrôle à Doetinchem, 15 mi (24 km) au nord-est d'Arnhem[8]. Quelques-unes des unités de Flak avaient été prévenues de l'opération aérienne mais ne furent pas tenues au courant de la date ni des changements de la chronologie et du plan de vol des formations allemandes. ILe résultat fut que bon nombre de chasseurs allemands furent abattus par des « tirs amis » avant d'avoir pu commencer leurs attaques[9].

Après cinq années de guerre et une lourde attrition, bien des pilotes de la Luftwaffe étaient inexpérimentés et pauvrement entraînés, déficient au tir et en dextérité de vol. Il y avait une carence d'instructeurs expérimentés et bien des unités d'entraînement étaient forcées de voler dans les zones d'opérations de façon à renforcer la ligne de front des Jagdgeschwader[10]. Les chasseurs à long rayon d'action des alliés aggravaient cette situation en tirant de nombreux avions d'entraînement. Vers la fin de 1944, il n'y avait plus de zones sûres où un pilote pouvait s'entraîner sans être attaqué. Le personnel allié qui pratiquaient ces attaques remarquaient fréquemment le manque de combattivité de ces avions. Bien des avions de la Luftwaffe descendus par la DCA alliée furent pris parce qu'ils volaient lentement et trop haut. Le carburant pour avions devenait rare[11].

Le plan appelait les unités à maintenir un strict silence radio et le secret de façon à garantir la surprise. Les cartes étaient à moitié complètes, identifiant seulement les installations ennemies, sans tracé des routes de vol au cas où les documents tomberaient entre les mains des Alliés et leur permettant de tracer le point de départ des chasseurs allemands. La plupart des commandants se virent aussi refuser la permission de briefer leurs pilotes jusqu'à quelques instants avant le décollage. Ceci créa de la confusion opérationnelle. Les commandants ne donnèrent que les bases essentielles du plan. Quand les opérations démarrèrent, bien des pilotes allemands ne comprenaient pas à quoi allait servir l'opération, ou ce qui était exactement attendu d'eux[7],[12]. Ils étaient convaincus de faire juste une reconnaissance en force au-dessus du front et étaient heureux de suivre leurs leaders de vol sur cette base[7].

Cibles et ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Il n'est pas établi clairement si toutes les cibles détaillées ci-dessous furent délibérément désignées. Les faits suggèrent que Grimbergen, Knocke and Ophoven furent ciblées par erreur[13], comme pour Heesch[14]. En tout, le Haut-Commandement de la Luftwaffe (OKL) déploya 1 035 avions[15] venant de plusieurs Jagdgeschwader (JG — Escadrille de chasse) Kampfgeschwader (KG — Escadrille de bombardement), Nachtjadggeschwader (NJG — Escadrille de chasseurs de nuit) and Schlachtgeschwader (SG — Escadrille d'attaque au sol) ; de ceux-ci, 38,5 % étaient des Bf 109, 38,5 % des Fw 190A, et 23 % des Fw 190D[16].

Ci-dessous, nous donnons la liste allemande des cibles[17],[18] :

Cible Code cible (Alliés) Force aérienne alliée Prinipaux types d'avions Luftwaffe
escadrille de combat
Deurne-Belgique B.70 RAF Hawker Typhoon/Supermarine Spitfire/North American Mustang JG 77
Asch Y-29 USAAF Republic P-47 Thunderbolt/P-51 Mustang JG 11
BruxellesEvere B.56 USAAF / RAF Supermarine Spitfire JG 26 et JG 54
Bruxelles—Grimbergen B.60 USAAF Boeing B-17 Flying Fortress/P-51 Mustang[19] JG 26 et JG 54
Bruxelles—Melsbroek B.58 RAF North American Mitchell[19] JG 27 et JG 54
Eindhoven B.78 RAF / RCAF Hawker Typhoon/Supermarine Spitfire JG 3
Ghent/Sint-Denijs-Westrem B.61 RAF / Polish Wing Supermarine Spitfire JG 1
Gilze en Rijen B.77 RAF Supermarine Spitfire/NA Mustang KG 51 et JG 3
Heesch (Pays-Bas) B.88 RCAF Supermarine Spitfire JG 6
Le Culot A-89 USAAF P-38 Lightning JG 4
Maldegem B.65 PAF / RNZAF / RAF Supermarine Spitfire[19] JG 1
Metz-Frescaty A-90 USAAF / RAF P-47 Thunderbolt JG 53
Ophoven Y-32 RAF Supermarine Spitfire JG 4
Sint-Truiden A-92 USAAF P-47 Thunderbolt SG 4 et JG 2
Volkel B.80 RAF Hawker Typhoon/Hawker Tempest JG 6
Woensdrecht B.79 RAF Supermarine Spitfire JG 77
Ursel B.67 USAAF /RAF de Havilland Mosquito/Avro Lancaster/B-17 (petit nombre)[20] JG 1

Noms de code[modifier | modifier le code]

À la suite des raids de l'opération Unternehmen Bodenplatte, les Alliés retrouvèrent plusieurs journaux de bord d'avions allemands abattus. Dans quelques-uns, l'entrée « Auftrag Hermann 1.1. 1945, Zeit: 9.20 Uhr » fut traduite comme « Opération Hermann à commencer le 1er janvier 1945, à 9:20 AM. » Ceci conduisit les Alliés à croire que l'opération elle-même avait été nommée Hermann pour Reichsmarschall Hermann Göring[21]. Cinq autres codes différents furent utilisés pour l'attaque :

  • Varus : Indicant que l'opération était « a go » et qu'elle surviendrait dans les 24 heures de l'ordre Varus, ordre étant donné[5] ;
  • Teutonicus : Autorisation pour briefer les pilotes, pour lancer l'armement des avions et les tenir prêts rangés sur le côté de l'aérodrome[5] ;
  • Hermann : Donnant la date exacte et l'heure de l'attaque[5] ;
  • Dorothea : Indiquant un délai pour l'attaque[5] ;
  • Spätlese : Annulation de l'attaque après le décollage des formations[5].

Renseignement allié[modifier | modifier le code]

Les services de renseignement alliés ne réussirent pas à détecter les intentions allemandes. Dans les transcriptions Ultra, il n'y avait que quelques indications de ce qui se préparait de l'autre côté du front. Le , , le II Jagdkorps ordonna de stocker des aides à la navigation telles que les feux de Bengale, et les bombes fumigènes. Les services de renseignement ne firent pas d'observations écrites de ces communications. Ils négligèrent aussi les communications aux groupes de Junkers JU88 concernant ces signaux pour guider les formations. Le renseignement conclut que ces instructions étaient envoyées pour des missions d'appui au sol plutôt que pour des interceptions[22].

Le , un message de la 3. Jagddivision fut intercepté confirmant que les emplacements d'atterrissage d'urgence pendant un « décollage spécial » demeuraient inchangés. Ceci était une claire indication que quelque chose avait été manqué mais les services de renseignement n'en firent aucun commentaire. Il y eut aussi des messages ignorés indiquant que des attaques à basse altitude étaient pratiquées à l'entraînement[22]. Les services alliés de renseignement, vers le , avaient suivi les remaniements des formations de l'armée allemande et de la Luftwaffe, formations opposées aux troupes américaines tenant le front des Ardennes. Ainsi, rien d'important ne fut suspecté[22].

Déroulement[modifier | modifier le code]

La mission des Ar 234 se déroula sans encombre, bien qu’elle ne fit pas diversion et chaque avion revint sain et sauf à sa base. À h, ce fut au tour de la force principale d’entrer en action. Les 900 chasseurs se dirigèrent vers une dizaine de bases alliées. Leurs résultats furent eux plus mitigés. Si l’opération connut un franc succès sur certains objectifs, elle fut à d’autres endroits un sanglant échec pour l’agresseur. Par exemple la JG 3 avec 72 avions mena une mission sur l’aérodrome d’Eindhoven surprenant au sol les Hawker Typhoon des escadrons canadiens 438 et 439. Agissant méthodiquement, les Allemands détruisirent en règle l’ensemble du parc de ces deux escadrons. Il en fut de même sur les bases de Melsbroek, Saint Denis-Westrem et Maldegem. Par contre les attaques menées contre Metz-Frescaty, Volkel, Anvers-Deurne et Le Culot furent très confuses et se révélèrent des échecs.

Le détail des opérations, cible par cible, est donné ci-après :

Maldegem, Ursel et St. Denijs Westrem[modifier | modifier le code]

Unités I, II, III./JG 1
Avions 71
Avions perdus 29
Endommagés inconnu
Pilotes tuès ou capturés 25

Le Jagdgeschwader 1 (JG 1) fut responsable de cette attaque sur les aérodromes d'Ursel et de Maldegem. L'Oberstleutnant Herbert Ihlefeld menait le Geschwader. La formation était mixte ; Le Stab. attaché à chaque Geschwader), I. and II./JG 1 utilisaient le Fw 190 tandis que le III./JG 1 volait sur le Bf 109. Le I./JG 1 perdit quatre appareils du fait de tirs anit-aériens amis. Trois des quatre pilotes furent tués[23].

Les attaques sur Maldegem et Ursel commencèrent à 08:30. Ensemble, les I and II./JG 1 furent impliqués dans d'intenses combats tournoyants. Le III./JG 1 perdit seulement un avion au-dessus de sa cible (pas du fait d'un tir ennemi)[24]. Le I./JG perdit un autre Fw 190 du fait de tirs anti-aériens amis sur sa route vers Ursel. Le III./JG 1 perdit au moins deux autres Fw 190s du fait de tirs anti-aériens amis[25]. Les pertes auraient pu être plus lourdes, si les défenses anti-aériennes britanniques de l'aéroport de Maldegen n'avaient pas été retirées en décembre[26].

Les Stab. et I./JG 1 perdirent 13 Fw 190s et neuf pilotes manquèrent ; cinq furent tués et quatre furent capturés. Ainsi les taux de pertes en personnel et en matériel furent respectivement 39 et 56 %. Le III./JG 1 perdit seulement trois Bf 109 avec un pilote tué et deux capturés. Le I./JG 1 revendiqua 30 Spitfires britanniques détruits au sol et deux abattus au-dessus de Maldegem. À Maldegem, 16 avions furent détruits et à Ursel seulement six furent perdus. La revendication du I./JG 1 fut actualisée en ligne avec les pertes britanniques à Maldegen et Ursel. Le No. 131 Wing RAF / Polish Wing perdit 13 Spitfires plus deux endommagés en réparation, un total de 15 perdus[27]. À Ursel, six avions furent détruits, incluant un B-17, deux Lancasters et un Mosquito. Les I. et III./JG 1 perdirent un total de 16 avions et 12 pilotes — pas un bon bilan[28].

Le II./JG 1 attaqua l'aérodrome de St. Denis Westrem. Sur les 36 Fw 190 qui décollèrent, 17 furent abattus, un pourcentage de pertes de 47 %. Parmi les pilotes perdus figuraient plusieurs aviateurs expérimentés. En échange, les allemands descendirent deux Spitfires et sept firent un Atterrissage forcé. À St. Denis, 18 Spitfires furent détruits au sol[29],[30].

Au total, le JG 1 perdit 25 pilotes and 29 avions. Au regard des 60 avions ennemis (54 au sol) ceci ne peut être donsidéré comme un succès complet, au total les dommages à St. Denijs Westrem et Maldegem ont été significatifs[31]. Juste neuf des chasseurs perdus par le JG 1 ont été confirmés comme descendus en combat contre les Spitfires. Il est possible que, ultérieurement, trois de plus furent descendus par des Spitfires, ou peut-être par l'artillerie anti-aérienne[32]. Deux Spitfires furent abattus et détruits, avec deux de plusendommagès[33]. Un pilote de chaque Squadron (308 and 317) fut tués. Le total des pertes de Spitfire peut être de 32[30].

Sint-Truiden[modifier | modifier le code]

Unités I, II, III./JG 77 et SG 4
Avions 144
Avions perdus 46
Endommagès 12
Pilotes tués ou capturés 23

Les Schlachtgeschwader 4 et Jagdgeschwader 2 (SG 4 and JG 2) allèrent attaquer la base aérienne de Sint-Truidem. Le JG 2 était commandé par Kurt Bühligen. Le personnel du sol du I./JG 2 essaya de rendre opérationnels 35 des 46 Fw 190, 29 desquels étaient des Fw 190D. Seulement 33 pilotes furent disponibles. Aussi, le Gruppe rendit compte de seulement 33 Fw 190 prêts. Le II./JG 2 ne put aligner que 20 de ses 29 Bf 109. Le Stab./JG 2 avait trois Fw 190 prêts pour la mission. Il n'est pas clair si Bühligen prit part à la mission. Le III./JG 2 rendit compte que 40 Fw 190 étaient opérationnels, dont 34 Fw 190D. cependant, seulement 28 des 43 pilotes de l'unité étaient opérationnels et la formation mit en vol 28 chasseus. Au total, 84 avions furent prêts le , y compris 28 Fw 190D-9[34].

Le SG 4 était commandé par Alfred Druschel. Il avit 152 machines en puissance, desquelles juste 60 étaient opérationnelles, encore que les 129 pilotes étaient dispnibles. Le Stab./SG 4 avait 3 Fw 190 et deux pilotes. Le I./SG 4 avait 21 Fw 190 opérationnels et 27 pilotes prêts. Le II./SG affichait 27 Fw 190 prêts, mais la capacité des pilotes n'était pas connue. Le III./SG affichait 24 Fw 190, mais seulement 16 étaient disponibles sur les aérodromes avancés. La capacité des pilotes est inconnue. Les meilleures estimations donnaient autour de 60 Fw 190s opérationnels, sur lesquels 55 participèrent[34],[35].

À 09:12, le JG 2 passa la ligne de front à Malmedy et fut accueilli par un énorme volume d'artillerie anti-aérienne alliée. La totalité de la zone était lourdement défendedue par l'artillerie anti-aérienne, depuis que la zone avait été le thèâtre de violents combats mais aussi avait été attaquée par des missiles V-1 et V-2. Le I./JG 2 perdit au moins sept chasseurs uniquement par le (feu terrestre). Le III./JG 2 perdit 10 chasseurs. Il est possible que sept Bf 109 du II./JG 2 furent aussi perdus à cause de la DCA. Le JG 2 attaqua les aérodromes d'Asch et d'Ophoven par erreur[36].

La mission du JG 2 fut un désastre. Le I./JG 2 perdit 18 Fw 190 et 6 de plus furent endommagés par des tirs terrestres et des avions ennemis. Ceci représentait 73 % de leurs forces. Sur les 15 pilotes manquants, six survivront comme POW. Le II./JG 2 perdit 5 Bf 109 et 3 furent endommagés, un taux de pertes de 40 %. Les pertes de pilotes furent trois manquants, un mort et un blessé. Le III./JG 2 perdit 19 Fw 190 et trois furent endommagés, un taux de pertes de 79 %. Neuf pilotes furent tués, deux furent blessés et quatre furent capturés[37]. Les pertes du JG 2, selon une autre source atteignaient 40 %. Les pertes en pilotes furent de 24 tués ou portés manquants, 10 capturés et 4 blessés[38]. Une autre source affime que les pertes en pilotes étaient de 23 tués ou manquants[39].

La mission du SG 4 fut aussi un désastre. Pendant la phase de regroupement, ils volèrent à travers la route du JG 11 et la formation fut cassée. Quelques pilotes rejoignirent le JG 11 dans la formation. Dans l'impossibilité de retrouver leur formation, les I et II./SG 4 décidèrent de revenir à leur terrain. Le Kommodore Druschel continua avec cinq autres pilotes du III./SG 4 qui avait perdu le cntact avec leur Gruppe. Ils traversèrent le front près de Hürtgenwald vers 09:10. Les batteries américaines de DCA ouvrirent le feu réclamant sept avions dans les 30 minutes suivantes. Seuls six des 50 Fw 190 du SG 4 menèrent une attaquec ontre les aérodromes près d'Aachen et celui d'Asch. Sur ces six, quatre ne revinrent pas. Druschel lui-même fut porté manquant[40].

Volkel et Hesch[modifier | modifier le code]

Unités I, II, III./JG 6
Avions 78
Avions perdus 27
Endommagès 5
Pilotes tués ou capturés 23

La cible du Jagdgeschwader 6 (JG 6) était Volkel. Les I and III./JG 6 devaient attaquer pendant que le II./JG 6 fournissait une couverture contre les chasseurs alliés. Le I./JG 6 travaiila pour avoir 29 de ses 34 Fw 190 prêts tandis que 25 des chasseurs du II./JG 6 participaient. En tout la plupart des 99 Fw 190 furent rendus disponibles pour l'opération. Le III./JG 6 reçut des ordres pour cibler uniquement les installations pétrolières de l'aérodrome. Seulement 78 Fw 190 décollèrent[41].

Toujours en formation, le JG 6 approacha l'aérodrome de Heesch et quelques-uns de ses pilotes supposent quil s'agit de la base aérienne de Volkel. Il est impensable que le terrain de Heesch, construit en octobre 1944 ne soit pas connu de la Luftwaffe. Le No. 126 Wing RCAF était basé là et avait distribué ses 411 et 442 escadrons pour des mission de reconnaissance tôt le matin, la majorité des unités était en l'air. Son 401 Squadron était en préparation pour décoller quand le JG 6 apparut à 09:15. La plupart des pilotes allemands avait failli dans la reconnaissance des aérodromes, se concentrant à garder la formation à basse altitude. Le 401 Squadron décolla en urgence. Quelques chasseurs allemands furent autorisés à engager le combat, tandis que le gros de la troupe continuait à chercher Volkel. Les Stab., et II./JG 6 trébuchèrent sur une autre piste à Helmond où il n'y avait aucun avion. Plusieurs pilotes allemands crurent que c'était Volkel et attaquèrent, plusieurs furet touchés par la DCA.[42] Le II./JG 6 furent sévèrement touchés par les Spitfire and Tempests basés à Helmond. Peu de dommages furent infligés à Heesch ou Helmond[43].

Dans cet épisode, les quatre Gruppen ne réussirent pas à trouver Volkel et ses Tempest-Typhoon restèrent intacts[44]. Le seul succès du JG 6 fut celui de l'attaque par erreur du I./JG′s à Eindhoven : il revendiqua 33 chasseurs et six bombardiers moyens. Comme Volkel, Helmond et Heesch avaient échappé aux dommages. Dans les combats tournants au-dessus d'Helmond, le JG 6 revendiqua 6 victoires. En fait, seulement 2 Spitfires furent descendus et un gravement endommagé. Seulement un chasseur de plus, un Hawker Typhoon fut descendu. Le Stab./JG 6 perdit le Kommodore Kogler qui fut internés comme POW. Du I./JG, 29 Fw 190, 7 furent perdus et 2 endommagès ; du II./JG 6, 25 Fw 190, 8 furent détruits et 2endommagés ; le III./JG 6 perdit 12 de ses 20 Bf 109. Au total, le JG 6 perdit 43 % de ses forces et 16 pilotes tués ou manquants et 7 capturés. Comme Kogler, un autre de ses officiers fut perdu, le Gruppenkommandeure Helmut Kühle. Trois Staffelkapitane furent perdus : le Hauptmann Ewald Trost capturé, le Hauptmann Norbert Katz tué et Lothar Gerlach porté manquant présumé tué[45],[46].

Anvers-Deurne et Woensdrecht[modifier | modifier le code]

Unités I, II, III./JG 77
Avions 59
Avions perdus 11
Damaged
Pilotes tués ou capturés 11

L'aérodrome de Deurne devait être détruit par le Jagdgeschwader 77 (JG 77). Anvers hébergeait le plus gros contingent allié avec neuf Squadrons. Il avait été continuellement attaqué par des V-1 missiles de croisière et des missiles balistiques SRBM V-2. Il était doté d'une forte défense anti-aérienne[47].

À 08:00, deux formations de 18 Bf 109 du I and III./JG 77, menées par le Major Siegfried Freytag, décollèrent avec leurs éclaireurs. Au même moment 23 Bf 109 du II./JG 77 décollèrent également. Autour de la zone de Bocholt ils se regroupèrent avec les deux autres Gruppen. Cap au sud et toujours au nord d'Anvers, le JG 77 passa Woensdrecht airfield. Il y avait là le No. 132 Wing RAF et ses cinq squadrons de Spitfire ; le No. 331 Squadron RAF, le No. 332 Squadron RAF (Norwegian), le No. 66 Squadron RAF, le No. 127 Squadron RAF et le No. 322 Squadron RAF (Dutch). Quelques pilotes du II./JG 77 crurent à tort qu'il s'agissait d'Anvers, ou pensèrent que l'occasion était trop belle pour la manquer. Deux chasseurs allemands furent renvendiqués, et un pilote capturé. Cependant, aucune des pertes du JG 77 ne correspondent à cette description[48].

La formation principale continua sur Anvers. Quelque 12–30 chasseurs allemands attaquèrent l'aérodrome de 09:25 à 09:40. Les défenses au sol furent alertées et les formations allemandes attaquées de façon désordonnée. Le 145 Wing RAF fut manqué complètement et considérant le grand nombre de cibles, les destructions furent lègères avec seulement 12 Spitfires furent détruits[49].

Au total, 14 avions alliés furent détruits et neuf endommagés. Le JG 77 perdit 11 Bf 109 et leurs pilotes. Six furent tués et cinq capturés, selon des sources alliées. Cependant, les registres allemands font état de 10 pilotes seulement perdus. Quatre sont listés capturés[50],[51].

Metz-Frescaty[modifier | modifier le code]

P-47 détruits sur l'aérodrome Y-34 de Metz-Frescaty.
Unités Stab., II., III., IV./JG 53
Avions 80
Avions perdus 30
Endommagès 8
Pilotes tués ou capturés 17

Le Jagdgeschwader 53 (JG 53) reçut pour mission les opération contre l'aérodrome de l'USAAF à Metz-Frescaty. Les Stab. II., III. et IV./JG 53 étaient disponibles[52]. Le III./JG 53 devait détruire les installations anti-aériennes de la zone de Metz, tandis que les autres Gruppen attaqueraient autour des aérodromes[53].

Le Tactical Air Command XIX de l'USAAF avait établi une forte présence au nord-est de la France et appuyait la 3e Armée U.S.. Le JG 53 allait le frapper dans ses aérodromes[54]. Quelque 26 Bf 109 déollèrent mais furent interceptés par 12 P-47s du 367e Fighter Squadron, 358e Fighter Group. Les P-47s revendiquèrent 13 détruits, un probable et six endommagés contre aucune perte. Sur le chemin de retour, à 09:20, le III./JG 53 fut intercepté par le 366e Fighter Squadron. Au total, le III./JG 53 perdit 10 Bf 109 et un endommagé dans le 358e Fighter Group[55]. Du 25 III./JG, sur les 53 Bf 109 qui prirent part, 11 furent descendus, représentant 40 % des forces attaquantes. Le 358e Fighter Group reçut la citation Distinguished Unit' pour avoir empêché l'attaque de l'aérodrome du 362e Fighter Groups[56].

Bien que le III./JG 53 échoua, l'attaque principale fut un succès en comparaison. Le Stab. II. et le IV./JG 53 ne rencontrèrent aucune difficulté sur la branche extérieurs. Les Allemands causérent des dommages significatifs parmi les chasseurs de l'USAAF garés sur le terrain. Quand l'attaquecontre les aérodromes de Metzfut terminée, les trois JG 53 Gruppen rendirent compte de la perte de 20 Bf 109 et sept endommagés. Ceci représentait plus de 50 % des 52 chasseurs attaquants. Quelque 13 pilotes manquaient, trois étaient tués, six étaint portés disparus et quatre capturés. Trois furent ultérieurement portés blessés. Le JG 53 revendiqua 27 chasseurs de l'USAAF au sol et huit endommagés. À ce total, il faut ajouter quatre victoires aériennes. Au total le JG 53 perdit 30 Bf 109 et huit endommagés dans les deux opérations. Ceci donnait une perte totale de 48%[57]. Les pertes de l'USAAF étaient de 22 appareils détruits, 11 endommagés (tous des P-47t)[58]. Cependant, les effets négatifs de Bodenplatte sur le JG 53 neutralisèrent tous les avantages obtenus[57].

Le Culot et Ophoven[modifier | modifier le code]

Asch[modifier | modifier le code]

Bruxelles-Evere/Grimbergen[modifier | modifier le code]

Bruxelles-Melsbroek[modifier | modifier le code]


Gilze-Rijen et Eindhoven[modifier | modifier le code]

Bilan[modifier | modifier le code]

Dans cette opération, les Alliés perdirent 144 avions et en eurent 62 fortement endommagés et bons pour la ferraille (sans compter 190 autres touchés à des degrés divers). De son côté, la Luftwaffe perdit plus de 300 avions (chiffre exact inconnu) et 237 pilotes furent tués ou disparurent, dont 3 commandants de Geschwadern, 6 de Gruppen et 11 de Staffeln. Ces hommes étaient irremplaçables, formant l’élite de l’aviation allemande lors de ce dernier sursaut. L’Allemagne ne s’en remit jamais et ne lança plus jamais de mission aussi ambitieuse. Ces pertes s’expliquent de plusieurs manières :

  • mauvaise préparation : d’abord reportée, l’opération fut lancée sur un coup de tête sans préparation, presque en totale improvisation ;
  • matériel inadapté : les avions utilisés étaient tous des chasseurs, et leurs pilotes formés à leur usage comme tel. Même si des chasseurs furent souvent utilisés en appui des troupes, ils n’étaient pas conçus dans ce but, et se révélèrent souvent inadéquats dans ce genre d’opération ;
  • inexpérience des pilotes : à cette période de la guerre, la Luftwaffe se mourait : les nouveaux pilotes étaient insuffisamment formés tandis que le noyau des anciens se réduisait de jour en jour, écrasé par la supériorité alliée. Et en ce jour, 20 commandants expérimentés disparurent et ne furent jamais remplacés. Les Alliés ne perdirent presque pas de pilotes.

Si les pertes alliées furent comblées en l’espace de deux semaines, celles des Allemands ne le furent jamais. Bodenplatte, dernier sursaut d’ampleur d’une Luftwaffe à l’agonie, fut à ce titre la pire des calamités connues par cette aviation, ayant vécu son heure de gloire.

Tentatives de lancement de missile V-2[modifier | modifier le code]

Au moins un missile V-2 sur une rampe de lancement mobile Meillerwagen fut observé pendant sa mise en position de lancement par un pilote du 4th Fighter Group de l'USAAF, au-dessus de la route d'attaque du nord de l'Allemagne, près de la ville de Lochem le . Il est possible que compte-tenu que les équipes de lancement aperçurent les chasseurs américains, le missile fut rapidement abaissé depuis l'angle de 85° proche du lancement vers l'angle de 30°[59].

Résultats du raid[modifier | modifier le code]


Sources[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Operation Bodenplatte » (voir la liste des auteurs).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antony Beevor (trad. Jean Bourdier), La chute de Berlin [« Berlin, the downfall »], Paris, Editions de Fallois, coll. « Livre de Poche » (no 30159), (1re éd. 2002), 637 p., poche (ISBN 2-253-10964-9)
  • Caldwell, Donald and Muller, Richard. The Luftwaffe Over Germany: Defense of the Reich. Greenhill books. (ISBN 978-1-85367-712-0)
  • Caldwell, Donald. JG 26; Top Guns of the Luftwaffe. New York: Ballantine Books, 1991. (ISBN 0-8041-1050-6)
  • de Zeng, H.L; Stanket, D.G; Creek, E.J. Bomber Units of the Luftwaffe 1933–1945; A Reference Source, Volume 1. Ian Allen Publishing, 2007. (ISBN 978-1-85780-279-5)
  • de Zeng, H.L; Stanket, D.G; Creek, E.J. Bomber Units of the Luftwaffe 1933–1945; A Reference Source, Volume 2. Ian Allen Publishing, 2007. (ISBN 978-1-903223-87-1)
  • Forsythe, Robert. JV 44; The Galland Circus. Burgess Hill, West Sussex, UK: Classic Publications, 1996. (ISBN 0-9526867-0-8)
  • Forsythe, Robert & Laurier, Jagdverband 44: Squadron of Experten. Osprey. Oxford. 2008. (ISBN 978-1-84603-294-3)
  • Franks, Norman The Battle of the Airfields: 1 January 1945. Grub Street, London, 1994. (ISBN 1-898697-15-9)
  • Franks, Norman Fighter Command Losses of the Second World War: Volume 3, Operational Losses, Aircraft and Crews 1944–1945. Incorporating Air Defence Great Britain and 2nd TAF Midland. London, 2000. (ISBN 1-85780-093-1)
  • Girbig, Werner. Start im Morgengrauen. Germany: Pietsch-Verlag Paul Pietsch Verlage GmbH + Co, 1997. (ISBN 3-613-01292-8)
  • Girbig, Werner. Six Months to Oblivion: The Eclipse of the Luftwaffe Fighter Force Over the Western Front, 1944/45. Schiffer Publishing Ltd. 1975. (ISBN 978-0-88740-348-4)
  • Johnson, J.E. Wing Leader (Fighter Pilots). London: Goodall Publications Ltd. 2000 (original edition 1956). (ISBN 0-907579-87-6).
  • Manrho, John & Pütz, Ron. Bodenplatte: The Luftwaffe's Last Hope-The Attack on Allied Airfields, New Year's Day 1945. Ottringham, United Kingdom. Hikoki Publications. (ISBN 1-902109-40-6)
  • Peszke, Michael Alfred A Synopsis of Polish-Allied Military Agreements During World War Two The Journal of Military History. October 1980. Volume 44. Number 3, p. 128–134
  • Parker, Danny S. To Win The Winter Sky: The Air War Over the Ardennes, 1944–1945. Da Capo Press, 1998. (ISBN 0-938289-35-7).
  • Prien, Jochen & Stemmer, Gerhard. Jagdgeschwader 3 "Udet" in World War II. Atlgen, Germany: Schiffer Military History, 2002. (ISBN 0-7643-1681-8)
  • Weal, John. Jagdgeschwader 27 'Afrika'. Osprey, Oxford. 2003. (ISBN 1-84176-538-4)
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  • Weal, John. Bf 109 Defence of the Reich Aces. Osprey, Oxford. 2006. (ISBN 1-84176-879-0)
  • Weinberg, Gerhard. A World At Arms, Cambridge University Press: 2 edition, 2005, (ISBN 978-0-521-61826-7)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Une Bodenplatte est une plaque de fond, un déflecteur de tir ayant une forme qui rappelle un presse-citrons et qui était utilisé sous la table de tir d'un missile V-2, cf. rampe à V-2
  2. Girbig 1975, p. 74.
  3. « "Bodenplatte" 1er janvier 1945, Opération De La Dernière Chance », Aéro Journal, no 28,‎
  4. Manrho & Pütz 2004, p. 7.
  5. a, b, c, d, e et f Manrho & Pütz 2004, p. 8.
  6. a, b et c Franks 1994, p. 13.
  7. a, b et c Girbig 1975, p. 73.
  8. Girbig 1975, p. 75.
  9. Caldwell, 1991, p. 311–312
  10. Caldwell & Muller 2007, p. 205.
  11. Johnson 2000, p. 294–95.
  12. Parker 1998, p. 375.
  13. Girbig 1975, p. 77.
  14. Manrho 2004, p. 125.
  15. Girbig 1975, p. 76. (given in footnote)
  16. Franks 1994, p. 188.
  17. Parker 1998, p. 377.
  18. Parker 1998, p. 381.
  19. a, b et c Franks 1994, p. 198.
  20. Franks 1994, p. 197.
  21. Johnson 2000, p. 291.
  22. a, b et c Manrho & Pütz 2004, p. 10.
  23. Manrho & Pütz 2004, p. 16–18.
  24. Manrho & Pütz 2004, p. 18–22.
  25. Manrho & Pütz 2004, p. 22–28.
  26. Franks 1994, p. 75.
  27. Girbig 1975, p. 83.
  28. Manrho & Pütz 2004, p. 28.
  29. Manrho & Pütz 2004, p. 34.
  30. a et b Girbig 1975, p. 85.
  31. Manrho & Pütz 2004, p. 39.
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  34. a et b Manrho & Pütz 2004, p. 51–52.
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  40. Manrho & Pütz 2004, p. 63–64.
  41. Manrho & Pütz 2004, p. 276, p. 123–24.
  42. Manrho & Pütz 2004, p. 125–35.
  43. Manrho & Pütz 2004, p. 137.
  44. Parker 1998, p. 396.
  45. Weal 1996, p. 83.
  46. Manrho & Pütz 2004, p. 137–38.
  47. Manrho & Pütz 2004, p. 251.
  48. Manrho & Pütz 2004, p. 253–54.
  49. Manrho & Pütz 2004, p. 254–56.
  50. Girbig 1975, p. 108.
  51. Manrho & Pütz 2004, p. 259.
  52. Manrho & Pütz 2004, p. 221.
  53. Franks 1997, p. 139.
  54. Manhro & Pütz 2004, p. 224–25.
  55. Manrho & Pütz 2004, p. 228–35.
  56. Manrho & Pütz 2004, p. 233.
  57. a et b Manrho & Pütz 2004, p. 245.
  58. Manrho & Pütz 2004, p. 294.
  59. Ordway & Sharpe 1979, p. 256.

Documentaires télévisés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Bataille aérienne no 31, Édition Lela Presse
  • (en) Battle of the airfields, bodenplatte, Édition Grub Street
  • Le fana de l'aviation hors série no 28, La dernière année de la Luftwaffe, Édition Larivière
  • (en) Bodenplatte, the Luftwaffe's last hope, par R.Pütz