Garde de fer

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Légion de l'Archange Michel
(ro) Legiunea Arhanghelului Mihail
Image illustrative de l’article Garde de fer
Logotype officiel.
Présentation
Căpitanul Corneliu Codreanu (1927–1938)
Horia Sima (1938–1941)
Fondation
Scission de Ligue de défense national-chrétienne
Disparition (interdit)
Siège Maison verte, Bucarest, Royaume de Roumanie[1]
Journaux Cuvântul (Le Mot)
Buna Vestire (Les Bonnes Nouvelles)
Axa (L'Axe)
Organisation de jeunesse Confrérie de la Croix
Organisation syndicale Corpul Muncitoresc Legionar (en) (1936–1941)
Organisation paramilitaire Garde de fer (en) (1930–1941)
Escadrons d'action Nicadori (en) (1933)
Decemviri (en) (1936)
Răzbunători (en) (1939)
Slogan « Echipa Morții »
("Équipe de la mort")
Hymne « Sfântă Tinerețe Legionară »
("Jeunesse légionnaire sainte")
Religion Église orthodoxe roumaine
Positionnement Extrême droite
Idéologie Fascisme clérical
Nationalisme roumain (en)
Antisémitisme
Hungarophobie
Anticommunisme
Monarchisme
Adhérents 272 000 (1937)
Couleurs Vert, noir et blanc
Représentation
Députés (1937)
66 / 387
Sénateurs (1937)
4 / 113
Vignette de l'« entraide légionnaire » d'un Leu.

La Garde de fer (en roumain : Garda de Fier) est un parti fasciste qui exista dans le royaume de Roumanie entre 1927 et le début de la Seconde Guerre mondiale.

Nom[modifier | modifier le code]

Le nom officiel du mouvement était « Légion de l'Archange Michel » (en roumain : Legiunea Arhanghelului Mihail), d'où le nom de « Légionnaires » et de « Mouvement légionnaire » (en roumain : Mișcarea Legionară) adopté par ses 23 000 membres[2] quels que soient les changements de nom de l'organisation. Son emblème représentait six faisceaux noirs (trois verticaux et trois horizontaux) sur une croix verte, et fut appelé par dérision « les barreaux de fer » (en roumain : Garda de fier). Son fondateur, Corneliu Codreanu, sut récupérer ce sobriquet en le transformant en « Garde de fer », nom qui finit par désigner le mouvement. Plus tard, en juin 1939, la Légion forma un parti politique dénommé « Tout pour le pays » (en roumain : Totul pentru Țară).

Historique[modifier | modifier le code]

Des débuts difficiles[modifier | modifier le code]

Fondé le à Iași par l'instituteur d'origine polonaise Kornelius Zieliński qui se faisait appeler Corneliu Codreanu, le mouvement fut dirigé par lui jusqu'à son exécution par la police en 1938. Dans la première partie de son histoire, la Garde de fer est un mouvement très minoritaire, souvent pris en dérision et persécuté par la monarchie parlementaire roumaine, pro-alliée et membre de la Petite Entente. Il séduisit surtout des étudiants et des jeunes d'origine modeste, révulsés par la corruption. La crise de 1929, en accentuant les inégalités, profita au mouvement, qui se développait dans une Roumanie qui avait réalisé son unité politique à l'issue de la Première Guerre mondiale, mais où les minorités (dominantes avant 1918 dans les territoires ayant appartenu aux empires austro-hongrois et russe) avaient globalement un meilleur niveau d'éducation et de vie que la majorité roumaine rurale, et accédaient plus facilement à l'Université et aux hautes sphères économiques et culturelles[3]. Dans ce contexte, les « Légionnaires », souvent de jeunes paysans ou ouvriers, se voyaient eux-mêmes comme « l'essence de la nation » alors que les citadins occidentalisés les percevaient comme frustes et ignares[4]. La monarchie carliste en emprisonna beaucoup et en abattit quelques-uns lors de plusieurs incidents. Cela radicalisa les « Légionnaires » qui basculèrent dans la violence politique et raciste : en mars 1930, Codreanu forma la branche paramilitaire et politique de la « Légion »[5].

Le , le Premier ministre libéral roumain Ion Duca interdit la Garde de fer. Ses membres se vengent en assassinant Duca le dans la gare de Sinaia.

Membres de la Garde de fer abattus en 1938 et 1939 dans la rue par la gendarmerie sous le régime carliste : la banderole proclame « ainsi finissent les assassins traîtres à leur pays », les « Légionnaires » étant considérés comme des « agents de l'Allemagne », tout comme les communistes étaient traités en « agents de l'URSS ».

Profitant de la crise économique et de l'ascension des fascismes dans toute l'Europe, la Garde de fer acquiert une aura de « martyre de la nation » ployant sous la corruption des élites internationalistes, et commence à séduire des électeurs (d'autant que n'étant pas athée, mais au contraire chrétienne affichée, elle ne choque pas les anciennes générations et notamment les anciens combattants). En 1937, elle devient le 3e parti au Parlement, et le Premier ministre Octavian Goga accède à certaines revendications des « Légionnaires », formulées par d'autres électeurs aussi, en instituant un numerus clausus dans les universités, l'administration et l'armée, pour en limiter l'accès des minorités et favoriser celui des « roumains de souche ». Cette politique discriminatoire fut reprochée à la Roumanie par les Alliés bien qu'elle soit alors appliquée dans d'autres pays européens (Allemagne, Hongrie, Pologne, Italie, mais aussi Grande-Bretagne et France à leurs « indigènes » d'outre-mer) et dans plusieurs États des États-Unis. D'un autre côté, le gouvernement roumain continua à combattre la Garde de fer et en février 1938, le roi Carol II dissout le parlement où les députés « Légionnaires » formaient une minorité de blocage[6].

Codreanu est arrêté et emprisonné en avril 1938. Avec d'autres « Légionnaires », il est tué durant la nuit du 29 au , officiellement en tentant de s'échapper, en fait en représailles pour le meurtre d'un ami du ministre de l'intérieur Armand Călinescu.

Le , Călinescu devient le Premier ministre d'un nouveau gouvernement carliste. Il est assassiné le par des « Légionnaires » qui veulent « venger Codreanu »[7],[8]. Des représailles mutuelles s'ensuivent, une ambiance de violence et de guerre civile s'installe dans le pays. Des intellectuels prennent position, certains approuvant la répression contre la Garde de fer (Tudor Arghezi, Nicolae Iorga, Mihail Sadoveanu), d'autres défendant le mouvement même s'ils n'approuvent pas sa violence (Emil Cioran, Neagu Djuvara, Mircea Eliade)[9].

Brève ascension[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Roumanie est officiellement neutre jusqu'en juin 1941, mais conformément à son traité avec la Pologne, elle accueille le gouvernement, le Trésor et les troupes rescapées des invasions allemande et soviétique de ce pays, que les navires du Service maritime roumain amènent à Alexandrie, où elles rejoignirent les forces britanniques. Le pacte germano-soviétique du laissait aux Soviétiques le champ libre en Bessarabie et avec l'effondrement de la France, les garanties des Alliés signées le valaient encore moins que pour Varsovie. Aussi, malgré l'assassinat de Călinescu, le roi Carol II tente un rapprochement avec l'Axe.

Ce changement politique est perçu favorablement par les « Légionnaires » survivants. Le gouvernement d'Ion Gigurtu formé le est le premier à inclure un membre de la Légion. Mais au moment où le mouvement obtenait une part du pouvoir, la plupart de ses dirigeants avaient déjà été tués, à l'exception de Horia Sima qui succède à Codreanu.

Le , la « Légion » s'allia avec le général (futur maréchal) Ion Antonescu afin de former le gouvernement de l'« État national-légionnaire », qui força Carol II à abdiquer en faveur de son fils Mihai, et se rapprocha encore plus de l'Axe. La Roumanie rejoignit officiellement l'Axe en juin 1941. Horia Sima devint le vice-président du conseil des ministres.

Une fois au pouvoir, la Légion augmenta la dureté de la législation discriminatoire instituée par le gouvernement Goga, en y introduisant de nouvelles mesures antisémites (entre-autres, la nationalité roumaine fut retirée à 120 000 Juifs naturalisés après 1918). Elle lança en toute impunité une campagne de pogroms (118 juifs tués à Bucarest en [10]) et d'assassinats politiques. De plus, elle pratiqua le clientélisme, l'extorsion et le chantage dans de nombreux secteurs commerciaux et financiers, et imposa par la violence son contrôle sur les médias et dans le monde de la culture[9]. Plus de soixante intellectuels, anciens dignitaires ou officiels sont exécutés à la prison Jilava sans être jugés. L'historien et ancien Premier ministre Nicolae Iorga ainsi que l'économiste Virgil Madgearu, également un ancien ministre, sont assassinés sans même le prétexte d'une arrestation.

Cependant, la Légion surestime sa puissance. Le elle tente un coup d'État militaire pour écarter Antonescu, jugé trop tiède, mais l'armée reste fidèle à ce dernier et la légion perd son rôle au sein du gouvernement, ainsi que sa protection. Horia Sima et de nombreux autres légionnaires se réfugient dans l'Espagne franquiste ou la France vichyste[11]. D'autres sont accueillis en Allemagne nazie où la plupart sont assignés à résidence, mais quelques-uns, nazis convaincus ou ayant des origines allemandes s'engagent dans la Waffen-SS[12]. Ceux restés en Roumanie sont emprisonnés.

Un mouvement fasciste ?[modifier | modifier le code]

Les historiens Neagu Djuvara et Florin Constantiniu discutent le qualificatif de « fasciste » communément appliqué à la Garde de fer. Il y a certes des points communs (usage de la violence politique, anticommunisme, culte d'un État autoritaire, culte du chef) et Corneliu Zelea Codreanu ou Horia Sima avaient étudié les écrits de Charles Maurras, l'Action française ainsi que le fascisme italien ; toutefois, c'est du Franquisme espagnol que la Garde de fer se rapproche le plus, car c'est avant tout un mouvement intégriste chrétien. Par ailleurs, il est sans animosité envers les bourgeois, les intellectuels ou les capitalistes, pourvu qu'ils soient « roumains de souche »[8],[9].

Éxegèse[modifier | modifier le code]

L'exégèse de la genèse, du parcours historique et des crimes de la Garde de Fer peut exprimer l'un ou plusieurs de ces quatre points de vue :

  • l'approche communiste en fait un avatar du « régime bourgeois-aristocratique de la monarchie roumaine, en son ultime exacerbation fasciste » sans référence à la centralité de l'antisémitisme chez les légionnaires[13] ;
  • l'approche nationaliste oppose « juifs » et « roumains » sur le mode « nation contre nation », ce qui présuppose qu'on ne peut pas être l'un et l'autre à la fois. Ce point de vie oppose juifs et chrétiens : c'est celui de la Garde de Fer mais aussi d'une partie de l'église orthodoxe roumaine, qui affirment qu'on ne peut pas être roumain si l'on n'est pas chrétien. Les roumanophobes, pour leur part, attribuent les opinions de la Garde de Fer à tous les roumains et parlent de « peuple profondément antisémite »[14], ce qui revient à considérer l'ensemble des non-juifs de Roumanie comme des criminels ou des complices des criminels[15] ;
  • l'approche négationniste et complotiste met en doute les témoignages pour tenter de minimiser la portée des évènements, en occultant le rôle des légionnaires, leur idéologie, les rumeurs qu'ils ont sciemment répandues, et le nombre de participants aux pillages, viols et meurtres : cette approche prétend que les faits ont été grossis par des « complotistes anti-roumains », ce qui revient à recycler les mythes du complot judéo-maçonnique et judéo-communiste[16] ;
  • l'approche historique universitaire qui se base sur les archives roumaines et le rapport de la Commission Wiesel, ne privilégie aucun des points de vue précédents et s'en tient aux sources, ce qui revient à faire la part des causes et à les décrire dans toute leur complexité, sans exonérer les criminels et les décideurs de leurs responsabilités et sans instrumentaliser la mémoire des victimes au profit des militantismes politiques postérieurs à la tragédie[17].

Autres mouvements du même nom[modifier | modifier le code]

Ces deux mouvements n'ont pas de lien direct avec le mouvement de Codreanu, même si la Garda de Fier de Faust Brădescu s'en inspire[18].

Le seul équivalent actuel n'utilise pas la dénomination de « Garde de fer » : c'est le petit parti d'extrême-droite Noua Dreaptă (« Nouvelle droite »).

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée Le Sceptre d'Ottokar, Hergé met en scène la Bordurie, pays fictif qui tient à la fois de l'Allemagne nazie et de l'URSS stalinienne, qui cherche à envahir et annexer sa voisine démocratique la Syldavie au moyen d'un complot contre le roi syldave Muskar XII dont Tintin sauve le trône : l'Anschluss bordure échoue et le gouvernement syldave dissout le mouvement pro-bordure Garde d'Acier et son bras armé le Z.Z.R.K. (sigle de Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät, en français Comité Central Révolutionnaire Syldave inspiré par l'ORIM), dirigés par un certain Müsstler.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Picture of the Green House
  2. Dont 10 % de femmes selon Maria Bucur, article Roumanie, pp. 57–78 dans (en) Women, Gender and Fascism in Europe, 1919–1945, éd. Kevin Passmore, Rutgers University Press, New Brunswick 2003
  3. Une particularité importante de l'histoire de la Roumanie, sans laquelle le nationalisme roumain reste inexplicable, est que la majorité roumaine a été, durant de longues périodes, en position d'asservissement et de soumission politique à des pouvoirs qui lui étaient étrangers (selon les territoires : Empire grec, Empire bulgare, Empire mongol, Royaume de Hongrie, Empire turc, Empire autrichien, Empire russe…).
    Même dans les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie, où la monarchie était élective, le souverain (voïvode, hospodar ou domnitor selon les époques et les sources) était élu par (et souvent parmi) les boyards, puis agréé par les Ottomans, car jusqu'en 1878 les deux principautés (unies en 1859) étaient vassales et tributaires de la « Sublime Porte ». Outre le tribut à verser aux Ottomans et à leurs alliés tatars, outre la dîme versée par les églises et monastères moldaves et valaques aux monastères byzantins de l'Athos et au patriarche de Constantinople, le souverain, pour être nommé, régner et se maintenir, devait acheter l'appui des partis de boyards et des puissances voisines, hongroise, habsbourgeoise, russe et surtout turque de sorte que, pour rembourser ses dettes, il devait affermer des offices moldaves et valaques à des « arendaches », pour la plupart d'origine arménienne, juive, levantine ou phanariote, qui exploitaient durement les masses paysannes : (ro) Constantin C. Giurescu & Dinu C. Giurescu, Istoria Românilor Volume II (1352-1606), Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucureşti, 1976 ; Gilles Veinstein et Mihnea Berindei : L'Empire ottoman et les pays roumains, EHESS, Paris, 1987 ; Jean Nouzille La Moldavie, Histoire tragique d'une région européenne, Ed. Bieler, (ISBN 2-9520012-1-9) ; Joëlle Dalegre Grecs et Ottomans 1453-1923. De la chute de Constantinople à la fin de l’Empire Ottoman L’Harmattan Paris (2002) (ISBN 2747521621). La seule minorité encore moins favorisée que la majorité roumaine, était celle des Roms.
    Tant que la renaissance culturelle roumaine, avant 1918, n'avait pas encore accompli son idéal (l'émancipation de tous les roumains) le nationalisme roumain n'était pas particulièrement xénophobe, mais il l'est devenu avec la grande Dépression, la corruption endémique et la violence du régime carliste pro-occidental, et c'est ce qui a favorisé l'antisémitisme et la Garde de fer : (ro) Ioan Scurtu (coord.), Istoria Românilor Volume VIII (România Intregită 1918-1940), Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucarest 2016, 1008 p., (ISBN 9789734506965).
  4. Although he was well aware of the disastrous condition of the Romanian peasantry, he refused to examine its causes. He wrote: There is no doubt that our peasantry is the most backward in all of Europe; in no other country, not even in Turkey has the peasantry been left so far behind as the peasantry in the Romanian kingdom. - Radu Ioanid, „Nicolae Iorga and Fascism”, Journal of Contemporary History, Vol. 27, n° 3 (juillet 1992), pp. 467-492, Sage Publications, Ltd.
  5. D. Deletant, Springer, 2006, Hitler's Forgotten Ally: Ion Antonescu and his Regime, Romania 1940-1944, p. 53
  6. Lilly Marcou, Le roi trahi. Carol II de Roumanie, Paris, Pygmalion,
  7. La Garde de fer, Synthèse nationale, coll. Samizdat, Paris 2005 [rééd. de Éditions Prométhée, Paris, 1938, éd. or. 1935], 458 p
  8. a et b Bertand 2010.
  9. a b et c Sandu 2014.
  10. Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d'Europe, op. cit., p. 1414-1415.
  11. Après que Sima ait d'abord été assigné à domicile en Allemagne, à Berkenbrück, près de Berlin.
  12. Norbert Spannenberger : Der Volksbund der Deutschen in Ungarn 1938–1945 unter Horthy und Hitler, Oldenburg 2005, (ISBN 3-486-57728-X) (Seite 309), Mariana Hausleitner : Die Rumänisierung der Bukowina, Oldenbourg 2001, (ISBN 3-486-56585-0) et Die Heranziehung der Rumänien-Deutschen zum Dienst in der Waffen-SS: von der ersten „1000-Mann-Aktion” bis zum SS-Abkommen des Jahres 1943.
  13. Mihai Manea, Bogdan Teodorescu, Istoria Românilor. Epoca modernă și contemporană, Bucarest 1983
  14. Zvi Yavetz, „An Eyewitness Note: Reflections on the Rumanian Iron Guard”, Journal of Contemporary History, Vol. 26, No. 3/4, republié dans The Impact of Western Nationalisms : Essays Dedicated to Walter Z. Laqueur on the Occasion of His 70th Birthday (Sep., 1991), pp. 597-610, Sage Publications, Ltd.
  15. Ce point de vue, exprimé à travers des adjectifs polémiques, sous-tend le commentaire critique d'Alexandra Laignel-Lavastine du livre de Matatias Carp Cartea neagră, le livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie, 1940-1944, Denoël, 2009 et le compte rendu par Marc Semo L'horreur est roumaine dans Libération du 26 février 2009.
  16. Paul Goma, La semaine rouge 28 juin - 3 juillet 1940 ou la Bessarabie et les Juifs, ed. Vremea, Bucarest 2004.
  17. Elie Wiesel (coord.), Comisia Internațională pentru Studierea Holocaustului în România : raport final, (« Rapport final de la commission internationale pour l'étude de l'holocauste en Roumanie ») ed. Polirom, Iași 2005, (ISBN 973-681-990-6), [1].
  18. Dénonciation de ces mouvements par Michel Korne, périodique Lupta/Le Combat, Ville d'Avray, 1970-1990

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Tharaud et Jean Tharaud, L'envoyé de l'archange, Librairie Plon,
  • (en) Horia Sima, The History of the Legionary Movement, Legionary Press, (ISBN 1-899627-01-4)
  • (en) Alexander E. Ronnett, The Legionary Movement and the Romanian Nationalism, Romanian-American National Congress, (ISBN 0-8294-0232-2)
  • Florin Constantiniu, Une histoire sincère du peuple roumain, Bucarest, Univers Enciclopedic, , p. 341 et suivantes
  • Rapport de la commission internationale, Roumanie, Institut Yad Vashem, chap.  5
  • (en) Nicholas M. Nagy-Talavera, A History of Fascism in Hungary and Rumania, Hoover Institution Press,
  • (en) Eugen Weber, « Romania », in The European Right: A Historical Profile, University of California Press,
  • Eugen Weber, Les hommes de l'Archange, in International Fascism: New Thoughts and Approaches, Publications, (ISBN 0-8039-9842-2 et 0-8039-9843-0)
  • (en) Radu Ioanid, The Sacralised Politics of the Romanian Iron Guard, in Totalitarian Movements & Political Religions, vol. 5, éd. Winter (no 3), , p. 419–453
  • Radu Ioanid, L'épée de l'Archange, Columbia University Press, (ISBN 0-88033-189-5)
  • (en) Stanley G. Payne, Fascism: Comparison and Definition, University of Wisconsin Press, (ISBN 0-299-08060-9), p. 115-118
  • (en) Roger Griffin, « Romania », in Fascism, Part III, A, XI, Oxford University Press, (ISBN 0-19-289249-5), p. 219-222
  • Le suicide de l'Europe: Mémoires du Prince Mihail Sturdza, American Opinion Books, (ISBN 0-88279-214-8)
  • (en) Leon Volovici, Nationalist ideology and antisemitism: The Case of Romanian Intellectuals in the 1930s, Oxford, Pergamon Press,
  • Traian Sandu, Un fascisme roumain : histoire de la Garde de fer, Perrin, , 488 p. (ISBN 978-2-262-03347-7).
  • (de) William Totok, Rechtsradikalismus und Revisionismus in Rumänien (I-VII), in: Halbjahresschrift für südosteuropäische Geschichte Literatur und Politik, 13-16 (2001-2004).
  • (de) William Totok, Pentru legionari (Rumänien, 1936), in: Handbuch des Antisemitismus. Judenfeindschaft in Geschichte und Gegenwart, Publikationen, vol. 6, Berlin/Boston, 2013, p. 530-531.
  • Faust Bradesco, Georges Gondinet (dir.), Un mouvement chevaleresque au XXe siècle - La Garde de Fer, Totalité, 18/19, Puiseaux, Pardès, 1984, 240 p.
  • Michel Bertand, Codreanu et la Garde de Fer - Histoire d'une tragédie (1920-1945), Saint-Genis-Laval, Akribeia, , 472 p. (ISBN 978-2-913612-41-9).
  • Docteur Merlin Christophe Lespagnon, Corneliu Zelea Codreanu - « Capitaine » de la Garde de Fer, Cahiers d'histoire du nationalisme, 16, Paris, Synthèse nationale, 2019, 196 p.
  • Yves Morel, Codreanu, Grez-sur-Loing, Pardès, coll. « Qui suis-je ? », 2019, 128 p. (ISBN 9782867145285).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]