Bataille de Budapest

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Bataille de Budapest
Informations générales
Date Du 29 décembre 1944 au 13 février 1945
Lieu Budapest, Hongrie
Issue Victoire soviétique
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau du Royaume de Hongrie Royaume de Hongrie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie
Commandants
Drapeau de l'Allemagne Karl Pfeffer-Wildenbruch
Drapeau de la Hongrie Iván Hindy
Drapeau de l'URSS Rodion Malinovski
Drapeau de l'URSS Fiodor Tolboukhine
Drapeau de l'URSS Ivan Afonine
Drapeau de la Roumanie Teodor Tulaş
Forces en présence
180 000 (90 000 pour la défense de la ville) 500 000 (170 000 pour l'assaut de la ville)
Pertes
~ 40 000 civils tués
Estimation basse:
~ 48 000 morts,
~ 51 000 prisonniers,
Estimation haute:
~ 150 000 tués ou prisonniers

Estimation basse::
~ 70 000 tués,
Estimation haute:
~ 160 000 tués

Seconde Guerre mondiale

Batailles

Front de l’Est
Prémices : Campagne de Pologne · Guerre d’Hiver


Guerre Germano-sovietique :

  • 1941 : L'invasion de l'URSS

Opération Barbarossa
Front nord : Guerre de Continuation · Opération Silberfuchs · Siège de Léningrad
Front central : Bataille de Białystok–Minsk · 1re bataille de Smolensk · Bataille de Kiev
Front sud : Siège d'Odessa · Campagne de Crimée

  • 1941-1942 : La contre-offensive soviétique

Front nord : Poche de Demiansk · Poche de Kholm
Front central : Bataille de Moscou
Front sud : Seconde bataille de Kharkov

  • 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov

Front nord : Offensive de Siniavino · Opération Iskra · Bataille de Krasny Bor
Front central : Opération Mars
Front sud : Bataille du Caucase (Opération Fall Blau) · Bataille de Stalingrad · Opération Uranus · Opération Saturne · Offensive Ostrogojsk-Rossoch · Offensive Voronej-Kastornoe · Troisième bataille de Kharkov

  • 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

Front central : 2e bataille de Smolensk · Opération Bagration
Front sud: Bataille de Koursk · Bataille du Dniepr · Offensive Dniepr-Carpates · Offensive de Crimée · Offensive Lvov-Sandomierz

  • 1944-45 : Campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

Allemagne : Offensive Vistule-Oder · Offensive de Poméranie orientale · Siège de Breslau · Offensive de Prusse-Orientale · Bataille de Königsberg · Bataille de Seelow · Bataille de Bautzen · Bataille de Berlin · Capitulation allemande
Finlande : Guerre de Laponie
Europe orientale : Insurrection de Varsovie · Soulèvement national slovaque · Bataille de Budapest · Offensive Vienne · Insurrection de Prague · Offensive Prague · Bataille de Slivice


Front d’Europe de l’Ouest


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l’Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

La bataille de Budapest (en hongrois : Budapest ostroma) est un siège qui se déroula du 29 décembre 1944 au 13 février 1945, au terme duquel les forces soviétiques et roumaines prirent la ville de Budapest aux soldats SS allemands et aux forces hongroises, lors de la Seconde Guerre mondiale. Ce fut l'un des sièges les plus sanglants de la guerre, étant comparable, du point de vue du nombre de morts, aux sièges de Berlin et de Stalingrad.

Situation générale[modifier | modifier le code]

À la fin de 1944, la Hongrie demeure l'un des seuls alliés du Troisième Reich. Des efforts désespérés sont donc entrepris pour conserver dans l'alliance allemande ce pays dont les richesses sont nécessaires au Reich et à son effort de guerre, d'autant plus que la dernière raffinerie de pétrole de l'Axe encore intacte se trouvait dans le sud ouest du pays.

Le 16 octobre 1944, l'Allemagne force le Régent hongrois Miklós Horthy à remettre ses pouvoirs, et à nommer premier ministre Ferenc Szálasi, chef du parti fasciste hongrois, les Croix Fléchées (Nyilaskereszt), comme Premier ministre. Tout espoir d'une issue pacifique pour la Hongrie est perdu.

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Ordre de bataille soviétique[modifier | modifier le code]

Ordre de bataille germano-hongrois[modifier | modifier le code]

La majeure partie de l'armée royale hongroise s'étant ralliée au régime qui se met en place à partir du 16 octobre 1944, les troupes qui défendent la ville et ses abords sont composées d'unités allemandes et hongroises.

Elles comptent, sous le commandement de Karl Pfeffer-Wildenbruch, 42 divisions d'infanterie, 4 de cavalerie, 2 brigades mixtes cavalerie et engins motorisées, 9 divisions blindées et 4 divisions motorisées. Ces unités sont renforcées en décembre 1944 par le IVe Panzerkorps SS, prélevé sur le front de la Vistule[1], puis, le 31 décembre, par quatre divisions, prélevées sur le front de l'Ouest[2]. Ces multiples prélèvements sur le front de la Vistule ont des conséquences préjudiciables pour les autres fronts : les Soviétiques sont ainsi informés du renforcement du front de Budapest par des élements transférés depuis la Vistule dès le lendemain du début du transfert[3].

À ces unités terrestres s'ajoutent les forces aériennes du royaume de Hongrie, recomposées entre l'automne et l'hiver 1944, puis renforcées au fil des mois. Ainsi, le royaume aligne 32 escadrilles de chasse dans la défense de sa capitale[4].

Budapest, enjeu politique[modifier | modifier le code]

Objectif soviétique[modifier | modifier le code]

Budapest constitue une cible majeure pour les Soviétiques. Dès la fin du mois d'octobre, une consigne de la Stavka ordonne la prise de la ville[5].

En effet, la conférence de Yalta approche et Staline souhaite montrer sa puissance à Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt. Il envoie donc des directives au général Rodion Malinovski, lui ordonnant de prendre la ville le plus vite possible.

Le 29 décembre 1944, Rodion Malinovski envoie deux émissaires pour négocier la capitulation de la ville. Ces émissaires ne reviennent jamais. Plusieurs hypothèses sont envisagées. Certains historiens anglais et hongrois pensent que les émissaires sont exécutés. D'autres pensent qu'ils sont accidentellement tués sur le chemin du retour. En tout cas, les commandants soviétiques considèrent cet acte comme un refus et commencent le siège de la ville.

Budapest et les Allemands[modifier | modifier le code]

Pour le Reich, le contrôle de la Hongrie, appuyé sur un régime totalement soumis au Reich, constitue un élément stratégique pour la conduite de la guerre.

La plaine Hongroise est en effet productrice d'hydrocarbures et constitue, à l'automne 1944, la dernière source d'approvisionnement du Reich. En effet, depuis la perte des gisements roumains, en août 1944, le royaume de Hongrie fournit la majeure partie des hydrocarbures nécessaires à l'effort de guerre du Reich[6]

De plus, Budapest et la Hongrie occidentale constituent le dernier rempart avant la conquête de l'Autriche, que Hitler et Jodl privilégient, au détriment de la Prusse et de l'Allemagne orientale, chères à Guderian[7].

Opérations autour de la ville[modifier | modifier le code]

Le 29 octobre 1944, l'Armée rouge et les forces roumaines commencent leur offensive sur Budapest. Les troupes germano-hongroises multiplient les contre-offensives afin de tenter l'éloigner l'Armée Rouge de la capitale hongroise[5]. plus de 1 000 000 d'hommes se divisent en deux corps se ruant en direction de la ville, dans le but de la couper du reste des troupes germano-hongroises, concentrées dans l'Ouest du pays. Le caractère massif de ces opérations menées par les Soviétiques et les Roumains en Hongrie induit les service de renseignement allemand en erreur : en octobre, puis en novembre 1944 Gehlen propose une analyse faisant de la poussée soviétique dans la plaine hongroise l'une des tenailles destinées à écraser le Reich dans les délais les plus rapides[8].

Le 7 novembre 1944, les troupes Alliées entrent dans Budapest par les faubourgs est, à 20 km de la Vieille Ville, puis se mettent en défense. Très peu d'habitants décident de quitter la ville.

Le 19 décembre, après une pause, les Alliés reprennent leur offensive. Le 26 décembre, la route reliant Vienne à Budapest est coupée par l'Armée rouge, encerclant ainsi la ville.

Le sort des Juifs dans Budapest menacée puis encerclée[modifier | modifier le code]

Les Juifs ayant survécu aux déportations du printemps et de l'été précédent vivent regroupés dans deux ghettos, l'un peuplé de 32 000 Juifs hongrois, l'autre, le ghetto international, peuplé de 150 000 Juifs officiellement ressortissants d’États neutres, placé sous la protection précaire de diplomates suisses, suédois, portugais et espagnols[9].

Cinquante mille Juifs sont alors évacués vers Vienne au cours de marches forcées, encadrées par des gendarmes hongrois, puis, dans le Reich, des SS allemands, dans le but d'ériger des fortifications dans Vienne, elle aussi menacée par l'Armée rouge[10]. Organisés en bataillons de travail, 35 000 Juifs et plusieurs milliers de Roms restant à Budapest sont alors affectés à la construction de lignes de défense ; ces Juifs et Roms deviennent alors la cible privilégiée des Croix fléchées, qui les assassinent en grand nombre lors de leur retraite vers la ville[11], malgré des velléités de protection de la part du gouvernement militaire de la cité assiégée[10].

Rendus furieux par les défaites essuyées par les armées allemandes et hongroises, les escadrons du parti des Croix fléchées assassinent par fusillade, sur les berges du Danube, ou par noyade les Juifs de la ville assiégée, ainsi que les Roms, les opposants au régime fasciste et les soldats qui refusent de combattre ; les corps sont abandonnés sur place ou jetés dans le fleuve[12].

Les offensives allemandes de dégagement[modifier | modifier le code]

362 050 soldats soviétiques se virent décerner cette médaille (Pour la Capture de Budapest) établie le 9 juin 1945 par décret du Præsidium du Soviet suprême.

L'offensive soviéto-roumaine débute dans les quartiers est, avançant à travers Pest, profitant des larges avenues centrales pour accélérer la progression. Les défenseurs allemands et hongrois, écrasés, essayèrent de gagner du temps. Finalement ils se retirent pour raccourcir leurs lignes, en espérant tirer profit de la nature accidentée de Buda.

Après l'offensive des Ardennes, le haut-commandement allemand procède à un dernier renversement des priorités, redéployant ainsi ses troupes face aux Soviétiques. Dans le cadre de ce changement stratégique, les unités demandées par Guderian depuis l'automne sont déployées en Hongrie[N 2],[13]. Les Allemands décident d'organiser plusieurs offensive pour débloquer Budapest et sécuriser les puits de pétrole hongrois, dernière source d'approvisionnement du Reich en hydrocarbures[13]. En effet, au mois de janvier 1945, les Allemands lancèrent trois offensives successives, sous le nom d'Operation Konrad (en). Les opérations Konrad I, II et III constituent des tentatives germano-hongroises pour libérer la garnison encerclée de Budapest.

Les opérations Konrad I et Konrad II[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier, l'opération Konrad I est lancée. La 3e Panzerdivision SS Totenkopf allemand attaque de Tata à travers le terrain accidenté du nord de Budapest pour briser le siège soviétique. Simultanément, des forces Waffen-SS frappent à l'ouest de Budapest tentant d'obtenir un avantage tactique. Le 3 janvier, le commandement soviétique envoie quatre divisions de plus pour contenir la menace. Cette action soviétique bloque l'offensive près de Bicske à moins de 20 kilomètres au nord de Budapest. Le 12 janvier, les Allemands sont alors forcés de reculer.

Le 7 janvier, les Allemands lancent l'opération Konrad II. La 3e Panzerdivision SS Totenkopf allemand attaque de Esztergom vers l'aéroport de Budapest. Il essaie de capturer l'aéroport pour améliorer le ravitaillement aérien de la cité. L'offensive est stoppée à proximité de l'aéroport.

L'opération Konrad III[modifier | modifier le code]

Cependant, après l'échec de ces deux tentatives, les Allemands ne s'avouent pas encore vaincus. Et à partir du 11 janvier et dans le plus grand secret, le IV.SS.Panzer Korps du général Gille est envoyé un peu plus au sud pour lancer une dernière offensive pour sauver la garnison de Budapest, Konrad III. A priori, l'Axe a regroupé un ensemble de troupes impressionnant pour lancer son offensive, il regroupe ainsi 3 corps d'armée :

Cet ensemble est renforcé avant l'offensive par deux Schwere Panzer-Abteilung (littéralement bataillon de chars lourds), composés de Tiger II, de plusieurs unités d'artillerie et des divisions hongroises du 8e Corps d'armée Hongrois. Mais cette liste ne doit pas cacher la force réelle des unités engagées dans cette opération : au total, pour Konrad III, les forces allemandes alignent 6 000 fantassins et 300 blindés, soit deux fois moins que ce que les Soviétiques peuvent aligner en face.

L'offensive est lancée le 18 janvier, au matin, par une aube froide et brumeuse. Contre toute attente, les assaillants ouvrent rapidement une brèche à travers les champs de mines, les combats sont âpres, notamment autour de la ville de Szekesfehérvar. Le lendemain l'offensive se poursuit. Le premier moment de surprise passé, les Soviétiques se ressaisissent et préparent des contre-attaques. Mais le 20, leur contre-attaque blindée échoue et les forces de l'Axe continuent de progresser vers le Danube, qui est atteint ce même jour par la 3e Panzerdivision, semant la panique dans les arrières soviétiques. Le 22, Szekesfehérvar finit par tomber, mais la garnison réussit à s'échapper. Mais ces succès ne peuvent masquer l'état déplorable des unités allemandes, déjà en sous-effectif avant le début de l'offensive. Le 22, elles ne comptent plus que 123 blindés pour toutes les unités engagées, dont 27 pour les deux divisions SS, sans compter les chars Tigre. Néanmoins les Allemands reçoivent le renfort d'un petit Abteilung de 36 chars Panther qui vient renforcer les SS, et permet ainsi aux Allemands de poursuivre leur offensive vers Budapest. Mais les Soviétiques ont rassemblé des réserves et contre attaquent avec 2 corps mécanisés de la Garde et un corps blindé composé de chars soviétiques T-34/76.

Les troupes allemandes sont à bout de souffle, mais le 24 les SS parviennent à repousser les assauts soviétiques. Même incomplètes, les unités allemandes gardent une impressionnante efficacité guerrière qui leur permet de continuer à avancer. La division SS Wiking s'empare de deux têtes de pont sur la rivière Vali mais ne peut les exploiter immédiatement, faute de réserves. Les Allemands ne sont plus qu'à 30 km de Budapest et de sa garnison encerclée. Le 25, la Totenkopf et la 1re Panzerdivision percent les lignes soviétiques à Petend, mais doivent reculer dès le 26, car les positions conquises sont la cible de puissantes contre-attaques.

Chute de la ville[modifier | modifier le code]

Les Allemands sont à bout de force et le 27 les Soviétiques lancent une offensive qui a pour effet de forcer les Allemands à abandonner les positions conquises durant Konrad III. La garnison de Budapest, qui ne tient plus que Buda[14], sans plus aucun espoir de secours, se rend le 13 février, ce qui cause la perte pour l'Axe de près de 190 000 soldats aguerris, 138 000 partent en captivité, tandis que 50 000 ont été tués dans les combats à l'exterieur et l'intérieur de la ville assiégée[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Roumanie avait rejoint les Alliés le 23 août 1944.
  2. le chef de l'OKH aurait souhaité que ces unités soient utilisées pour étayer le front de la Vistule.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lopez, 2010, p. 17
  2. Lopez, 2010, p. 18
  3. Lopez, 2010, p. 142
  4. Olasz, 2013, p. 238
  5. a et b Kershaw, 2012, p. 179
  6. Lopez, 2010, p. 30
  7. Lopez, 2010, p. 19
  8. Lopez, 2010, p. 145
  9. Friedländer, 2008, p. 784
  10. a et b Friedländer, 2008, p. 783
  11. Evans, 2009, p. 761.
  12. Friedländer, 2008, p. 785
  13. a et b Kershaw, 2012, p. 229
  14. Masson, 1994, p. 459
  15. Kershaw, 2012, p. 329

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Richard J. Evans, Le Troisième Reich, 1939-1945, Flammarion Collection Au fil de l'Histoire, Paris, 2009, ISBN 978-2-0812-0955-8
  • (fr) Saul Friedländer, Les Années d'extermination : L'Allemagne nazie et les Juifs. 1939-1945, Paris, Seuil, , 1032 p. (ISBN 978-2-7578-2630-0)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Ian Kershaw, La Fin : Allemagne, 1944-1945, Paris, Seuil, , 665 p. (ISBN 978-2-02-080301-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lopez, Berlin : Les offensives géantes de l'Armée Rouge. Vistule - Oder - Elbe (12 janvier-9 mai 1945), Paris, Economica, , 644 p. (ISBN 978-2-7178-5783-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande. 1939-1945., Paris, Perrin, (ISBN 978-2-262-00844-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Lajos Olasz, « La force aérienne hongroise durant la deuxième guerre mondiale », Stratégique, vol. 1, no 102,‎ , p. 221-239 (lire en ligne)(inscription nécessaire) – via Cairn.info Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]