Col de Puymorens

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Col de Puymorens
Image illustrative de l’article Col de Puymorens
Panneau du col de Puymorens
Altitude 1 920 m[1]
Massif Massif du Carlit (Pyrénées)
Coordonnées 42° 33′ 37″ nord, 1° 48′ 36″ est[1]
PaysDrapeau de la France France
ValléeVallée de l'Ariège
(nord)
Vallée du Carol
(sud-est)
Ascension depuisAx-les-Thermes Latour-de-Carol
Déclivité moy.4,4 % 3,6 %
Déclivité max.7,7 % 5 %
Kilométrage27,2 km 18,8 km
AccèsN 20 - N 320 N 20 - N 320
Fermeture hivernale occasionnelle en fonction des conditions
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Col de Puymorens
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées
(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Col de Puymorens

Le col de Puymorens est un col routier français qui permet de relier la haute vallée de l'Ariège et du Carol dans le département des Pyrénées-Orientales[1] ; il se situe à 1 915 mètres[2]. Il se trouve sur la commune de Porté-Puymorens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le col de Puymorens est cité dès 1034 sous la forme Pimaurent puis en 1047 sous celle de Pimorente. Le premier élément, pi, est l'équivalent du mot « pic » plus que l'équivalent de « puig ». Même si les sens n'est pas très différent. Le second élément est plus incertain. Peut-être s'agit-il d'un adjectif moren(c), avec le sens de « brun ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La RN 320 sur le versant des Pyrénées-Orientales.

Le col relie les bassins de la Garonne et de l'Èbre, et il est sur la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée, comme une partie importante des Pyrénées le long de la frontière franco-espagnole.

Il est ouvert presque toute l'année à la circulation automobile en dehors des périodes où ses accès ne sont pas déneigés (parfois de décembre à mi-avril). La route qui le traverse est la RN 320.

Cet accès est doublé par le tunnel routier du Puymorens, payant et concédé à ASF, ouvert à la circulation des véhicules entre L'Hospitalet-près-l'Andorre et Porté-Puymorens.

Le col est également traversé par le tunnel ferroviaire du Puymorens sur la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière) qui permet de relier Toulouse à Barcelone.

Géologie[modifier | modifier le code]

La mine de Puymorens, ancienne mine de fer exploitée jusqu'en 1966.

À proximité du col, à une altitude d'environ 2 100 m, se trouve la mine de Puymorens, une ancienne mine de fer[3] exploitée jusqu'en 1966.

Le col figure à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous l'intitulé « LRO2018 - Panorama et géomorphologie glaciaire au col de Puymorens »[4].

Le col était sous une épaisse couche de glace pendant les périodes froides du Pléistocène. La glace s'écoulait dans la vallée de l'Ariège, à l'ouest, et dans la vallée du Carol, au sud.

Plusieurs moraines glaciaires, marquant le retrait de la glace, peuvent être observées près du col. Au col même, une moraine s'est déposée il y a 15 000 ans[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant le traité des Pyrénées en 1659, le col de Puymorens marque la frontière entre le royaume de France et la principauté de Catalogne[6].

Lieu d'échange entre l'Espagne et la France, le col est longtemps resté un passage muletier. Il est franchi par la route en 1914[7].

L'essor du tourisme automobile en a fait un lieu touristique important, avec la présence d'installations hôtelières sur les deux faces du col.

En 1958, EDF a percé la galerie Ariège-Carol, ou canal Verdier, sous le Puymorens pour effectuer un échange d'eau entre les deux bassins versants, dans le cadre de l'exploitation de la concession hydroélectrique de l'Hospitalet-Mérens.

En , l'hôtel du col situé à Porté-Puymorens, abandonné depuis plusieurs années, est détruit par un incendie[8].

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le premier vainqueur cycliste du Puymorens fut en 1913 le Belge Marcel Buysse.

Le Tour de France y est passé à plusieurs reprises, notamment :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Carte IGN classique » sur Géoportail.
  2. (en) The Rough Guide to Languedoc and Roussillon, Rough Guides, (ISBN 978-1-843-53244-6), p. 168
  3. Gilles Athier, « Mine de fer de Pimorent », sur curiositespyrenees.blogspot.com, (consulté le ).
  4. « Inventaire National du Patrimoine Naturel », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
  5. « Description géologique », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
  6. Frédéric Mauro, « L'Espagne et le Midi de la France au XVIIe siècle : Aspects économiques et humains », Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien, vol. 11,‎ , p. 151–162 (DOI 10.3406/carav.1968.1208, lire en ligne, consulté le )
  7. Robert Marconis, « L'aménagement de nouvelles liaisons transpyrénéennes, un enjeu européen ? », Revue géographique de l'Est, vol. 29,‎ , p. 287–299 (DOI 10.3406/rgest.1989.1664, lire en ligne, consulté le )
  8. « Porté-Puymorens : l'Hôtel du Col détruit à 70%, le froid ralentit l'intervention des pompiers », sur lindependant.fr.
  9. « Bourg-Madame - Luchon, 235 km », sur memoire-du-cyclisme.eu (consulté le )
  10. « Étape 15 Céret>Andorre-la-Vieille », sur letour.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]