La Roque-d'Anthéron

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La Roque-d'Anthéron
Clinique du château de Floransà La Roque-d'Anthéron.
Clinique du château de Florans
à La Roque-d'Anthéron.
Blason de La Roque-d'Anthéron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Aix-en-Provence
Canton Pélissanne
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix)
Maire
Mandat
Jean-Pierre Serrus LREM
2014-2020
Code postal 13640
Code commune 13084
Démographie
Gentilé Rocassiers
Population
municipale
5 469 hab. (2015 en augmentation de 5,46 % par rapport à 2010)
Densité 215 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 56″ nord, 5° 18′ 41″ est
Altitude 175 m
Min. 128 m
Max. 484 m
Superficie 25,49 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-laroquedantheron.fr

La Roque-d'Anthéron est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Rocassiers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est baignée par la Durance.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22,0 25,8 29,4 29,0 25,0 19,9 14,2 11,6 19,4
Températures moyennes (°C) 6,1 7,2 9,7 12,0 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7,0 13,9
Températures minimales (°C) 1,2 2,0 4,0 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Précipitations (hauteur en mm) 59 47 44 63 52 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France[1] / Station de Salon-de-Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Citée en 1037 sous le toponyme de Roca, elle a ensuite une étymologie controversée : La Rocca d'An Tarron (en 1200), Roccha Tarroni (en 1274), Rocca d'en Tarron[2].[réf. incomplète]

Au début du XIVe siècle, le chevalier Boniface de La Fare, docteur en droit, juge mage et maitre-rational de 1320 à 1341, est coseigneur de La Roque-d'Anthéron. Son fils André de La Fare fut pourvu par le roi Robert d'un quelconque office. En 1357, André abandonna ses droits sur La Roque-d'Anthéron, en faveur de l'abbaye de Silvacane[3]. En 1359, il acheta plusieurs terres situées à Gardanne pour 100 florins d'or. Il fut condamné à mort et ses biens furent confisqués.

En 1336, Albert de Affuvello (Fuveau), coseigneur de La Roque-d'Anthéron, est molesté à Aix par le noble Pons de Auronis[4].

Jean II, seigneur de La Barben et d'Autan dont est issue la branche des Forbin la Barben continuée à ce jour. Il épouse le 29 octobre 1447 Marthe Delli Pazzi. Leur fils Jean de Forbin signe avec 70 familles de colons un « acte d'habitation » : La Roque-d'Anthéron renaît. Parmi ces colons, un grand nombre sont des fils des colons vaudois implantés depuis une génération sur le piémont du Luberon. Trente ans plus tard dans ce village de La Roque, Adam de Craponne, ingénieur du Roy, ouvre un canal révolutionnaire transportant l'eau de la Durance depuis La Roque-d'Anthéron jusqu'à Salon-de-Provence. Ce canal éloigne le spectre de la soif dans la ville de Nostradamus et permet la construction de moulins sur son cours[5].

Un bac à traille traversait la Durance dès le milieu du Moyen Âge (il est cité en 1037), à Gontard et face à Cadenet[6]. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l’église du podii Sanguinetti, un village fortifié aujourd’hui disparu[7].

La période moderne[modifier | modifier le code]

En avril 1545, une persécution est organisée contre les vaudois du Luberon. Les troupes de Paulin de La Garde, de Joseph d'Agoult et de Redortier, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix, Maynier, seigneur d'Oppède, pillent le village. Les terres sont confisquées, les hommes massacrés, les femmes violées avant d’être tuées[8].

Avec la promulgation de l’édit de Nantes, La Roque-d’Anthéron est une des dernières places fortes de sûreté des protestants en Provence, qu’ils tiennent encore en 1620[9].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Roque-d'Anthéron est notamment connue pour un événement dramatique survenu lors de la Seconde Guerre mondiale. Le , la Gestapo arrête un résistant, Aldéric Chave. Le lendemain, 8 juin, elle arrête devant la maison située au n° 1 de la rue Hoche des policiers en civil ainsi que huit résistants qui se sont réunis chez l'un d'eux, Robert Daugey. Le 13 juin, un convoi de vingt-huit prisonniers est amené dans la clairière du vallon de Fenouillet, entre Charleval et La Roque-d'Anthéron. Dix d’entre eux avaient été arrêtés la veille lors de la chasse à l’homme de la chaîne des Côtes. Les dix-huit autres viennent des prisons de la Gestapo à Marseille et sont amenés au Fenouillet pour y être exécutés. Ces 28 hommes sont fusillés sur place sans autre forme de procès. Leurs corps (dont celui d'Arthur Favaro de Miramas) seront retrouvés en septembre 1944. Un monument aux morts a été érigé sur le lieu de leur exécution.

Le 11 juin, 3 000 hommes de l’armée allemande encerclent le plateau de Manivert dans la colline de Sainte-Anne, où sont retranchés environ 400 maquisards. Toute la journée du 12 juin, les combats font rage. Les résistants se battent avec acharnement, et infligent de sévères pertes à un ennemi supérieur en nombre et en armement. Mais les munitions s’épuisent. Pour les obliger à se rendre, les Allemands mettent le feu au maquis. Les chefs résistants sont obligés de donner l’ordre de dispersion. Les Allemands se livrent alors à une chasse à l’homme. Ils font de nombreux prisonniers, notamment parmi les blessés. La plupart sont interrogés, torturés puis fusillés. Au soir du 12 juin, le maquis des Côtes compte 62 morts.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

Église paroissiale.

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 6 543 000 , soit 1 187 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 6 337 000 , soit 1 149 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 3 771 000 , soit 684 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 182 000 , soit 396 par habitant ;
  • endettement : 2 744 000 , soit 499 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 14,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 22,32 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 43,90 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 154 [11].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1989 Paul Onoratini - Conseiller général
mars 1989 juin 1995 Pierre Serre - -
juin 1995 mars 2011 Jean-Louis Turcan UMP Député suppléant
avril 2011 mars 2014 Robert Villevieille DVG -
avril 2014 en cours Jean-Pierre Serrus LR puis LREM[12] Chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 5 469 habitants[Note 1], en augmentation de 5,46 % par rapport à 2010 (Bouches-du-Rhône : +2,26 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2281 3191 2781 3811 5061 4171 4981 5441 474
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4951 5841 5431 4941 6031 5171 5031 4281 522
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4521 5551 5171 3081 2771 1881 1591 1211 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 4152 2822 8763 6923 9234 4464 7225 1435 461
2015 - - - - - - - -
5 469--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

La Roque-d'Anthéron fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 1981, a lieu tous les ans en été (juillet-août) le Festival international de piano de La Roque-d'Anthéron dans ce bourg devenu «  la Mecque du piano »[17],[18],[19],[20],[21].

De nombreuses manifestations se déroulent chaque année à La Roque-d'Anthéron, comme la Fête de la Cerise le 1er juin, le Country Roque Festival en Juillet, ou encore le Festival de Théâtre Amateur "Les Rocatines" (organisé par le Théâtre du Vide) en mai.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole[22].
  • Coopérative agricole (coopérative fruitière) Provence Fruidor[23].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chapelle Sainte Anne de Goiron.
  • Église paroissiale et ses cloches des XVIe et XVIIe siècles[24],[25].
  • Le temple et son orgue[26].
  • Mémorial de guerre.
  • L’abbaye de Silvacane[27] est une abbaye cistercienne, une des plus prospères de Provence sous l’Ancien Régime.
  • Chapelle Sainte-Anne-de-Goiron (également sur commune de Lambesc)[28].
  • Musée de géologie et d'ethnographie.
  • Château de Florans et son parc[29]. Propriété des Forbin jusqu'en 1818, le château et ses terres furent vendus à Louis Raphaël de Cordoue dont une descendante épousa le marquis de Florans dont la propriété garde le nom. En 1937, la marquise Marie de Florans, lègue la propriété à l'archevêché d'Aix-en-Provence. En 1948, Paul Onoratini loue le Château qu'il transforme en centre médical. Il en devient propriétaire neuf ans après. Désormais, le château abrite la clinique du Château de Florans, et son parc le festival international de musique[30].
  • Grottes de Sainte-Anne-de-Goiron (également sur commune de Lambesc)[31].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Météo France
  2. A Dauzat, Ch. Rostaing, 1963, p 570
  3. Coulet, Aix, p.287
  4. Mabilly, inventaire, p.126
  5. Bienvenue chez Victoria - Le village
  6. Philippe Auran, Guy Barruol, Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre: les ponts de Haute-Provence de l'Antiquité à nos jours, Forcalquier : les Alpes de lumière, 2006. Collection Les Alpes de lumière, ISSN 0182-4643 no 153. (ISBN 2-906162-81-7), p 48
  7. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 227
  8. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p 131-133
  9. François de Dainville, « Cartes des places protestantes en 1620, dessinées à la fin du règne de Louis XIII », Journal des savants, 1968, N°4. p. 239.
  10. Les comptes de la commune
  11. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  12. Jean-Pierre Serrus quitte LR pour rejoindre LREM
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. L'express : La Mecque du piano, Erikson Franck, publié le 12/08/1999
  18. Le Parisien : Ils se pressent à La Mecque du piano, Publié le 19.08.2004
  19. Libération, La Mecque du piano mondial, 27 juillet 2001
  20. L'humanité, La Roque-d'Anthéron, la Mecque du piano, Le 27 juillet 2002
  21. Le Figaro, Le piano roi à La Roque-d'Anthéron Jean-Louis Validire, publié le 21/07/2008
  22. « coopérative vinicole », notice no IA13001100, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « coopérative agricole (coopérative fruitière) Provence Fruidor », notice no IA13001126, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. Notice no PM13001408, base Palissy, ministère français de la Culture cloche du XVIe siècle.
  25. Notice no PM13000851, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1662
  26. La Roque d'Anthéron : le temple et son orgue
  27. « Ancienne abbaye de Silvacane », notice no PA00081416, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Chapelle Sainte-Anne-de-Goiron (également sur commune de Lambesc) », notice no PA00081417, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Parc du château de Florans », notice no IA13001028, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. Présentation... La Grande Histoire sur http://www.festival-piano.com consulté le 25/02/2013
  31. « Grottes de Sainte-Anne-de-Goiron (également sur commune de Lambesc) », notice no PA00081418, base Mérimée, ministère français de la Culture