Imhotep

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Imhotep
Image illustrative de l'article Imhotep
Statuette d'Imhotep au musée du Louvre
Nom en hiéroglyphe
M18 m R4
Transcription Im ḥtp
Famille
Père Khanofer (architecte) ou Ptah
Mère Cheredou-ânkh
Conjoint Ronpetnofret

Imhotep (« Ἰμούθης » en grec) dont le nom signifie « celui qui vient en paix », est un personnage historique emblématique de l'Égypte antique.

Ayant vécu au IIIe millénaire avant notre ère[1], il fut un homme aux multiples talents. Vizir et architecte du roi Djéser (IIIe dynastie), on le dit également médecin et philosophe.

Sur le socle d'une statue du roi Djéser (aujourd'hui au musée du Caire), il est présenté comme « Le chancelier du roi de Basse-Égypte, le premier après le roi de Haute-Égypte, administrateur du grand palais, noble héréditaire, grand prêtre d'Héliopolis, Imhotep, le constructeur, le sculpteur ».

Généalogie[modifier | modifier le code]

Des écrits le désignant comme le « Fils de Ptah », sa mère est parfois assimilée à Sekhmet[2].

L'architecte[modifier | modifier le code]

Complexe funéraire de Saqqarah.

Son œuvre architecturale la plus connue est sans conteste le complexe funéraire qu'il édifie à Saqqarah (près du Caire) pour Djéser et plus particulièrement la plus ancienne pyramide à degrés du monde.

Imhotep apporte à l'Égypte quelques innovations :

  • l'historien égyptien Manéthon le crédite de la généralisation de l'utilisation de la pierre comme matériau de construction des temples et tombeaux funéraires, alors qu'ils étaient faits auparavant de briques de terre cuite. Il est aussi le premier à utiliser des colonnes dans l'architecture ;
  • il innove architecturalement avec l'invention de la pyramide à degrés comme tombeau (« demeure d'éternité ») du roi.

Le médecin[modifier | modifier le code]

Imhotep est considéré comme le fondateur de la médecine égyptienne et l'auteur d'un traité médical, le papyrus Ebers (même si le document a été probablement rédigé vers -1700 avec des écrits complémentaires de plusieurs médecins).

Ce texte décrit en détail des observations anatomiques, l'examen, le diagnostic, le traitement et le pronostic de nombreuses blessures. Les traitements sont associés aux formules magiques.

Datant de la même époque le papyrus Edwin Smith est un traité de pathologie interne et de chirurgie osseuse.

Le personnage divinisé[modifier | modifier le code]

Il réforme (semble-t-il sans heurt) la religion égyptienne et introduit le mythe osirien.

Personnage historique de la IIIe dynastie, il est ensuite associé à Thot, dieu de la connaissance et de l'écriture. À la Basse époque, il est divinisé et adoré surtout à Deir el-Bahari. Il connaît son apogée à Memphis où il détrône Néfertoum pour être le fils du puissant Ptah. Plus tard encore, il finit par le surpasser et reçoit le titre de dieu memphite, reléguant Ptah à la seconde place.

À Philæ, un temple lui est consacré près de celui de la déesse Isis.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Vers -2670 d'après Maurizio Damiano-Appia, Dictionnaire encyclopédique de l'ancienne Égypte et des civilisations nubiennes [détail des éditions], p. 141 ; vers -2800 d'après Henri Stierlin, Les pharaons batisseurs, Terrail, (ISBN 2-87939-062-1), p. 19
  2. Miriam Lichtheim, Ancient Egyptian Literature: A Book of Readings, University of California Press, (ISBN 978-0-520-04020-5), p. 106

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]