Exode des Pieds-noirs

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L'exode des Pieds-noirs ou rapatriement des Français d'Algérie suivant l'appellation officielle, désigne les vagues successives de migration de la communauté pied-noir des départements français d'Algérie vers la France métropolitaine (et tout particulièrement la «vague» massive d'avril à juillet 1962, avec la fin de la guerre d'Algérie et l'accession à l'indépendance du pays.

Selon une estimation[réf. nécessaire], environ 500 000 départs sur cette période, auxquels s'ajouteraient 200 000 départs avant le 31 décembre 1961, et 36 000 départs entre le 1er janvier et le 31 mars 1962. Environ 200 000 Pieds-noirs restent en Algérie après l'indépendance.

Rapatriés d'Algérie[modifier | modifier le code]

Les rapatriés[1] sont des migrants et leurs descendants vivant en Algérie, «européens» (Maltais, Espagnols, Italiens, Suisses…), français (dont des Alsaciens et Lorrains installés en Algérie après l'annexion par l'Allemagne en 1870), ou des autochtones («musulmans» naturalisés par décret; juifs naturalisés par le décret Crémieux ou en 1961 pour les habitants du Mzab[2]).

Ils bénéficient d'un statut différent des Algériens «réfugiés» comme les harkis[3].

Arrivée en métropole[modifier | modifier le code]

Une partie des rapatriés se sont installés dans les régions du Sud de la France, intensifiant la croissance démographique de celles-ci[réf. nécessaire]. Les principaux ports d'accueil des rapatriés ont été Marseille et Nice en Provence-Alpes-Côte d'Azur, ainsi que Port-Vendres en Languedoc-Roussillon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le statut de rapatriés est créé par la loi Boulin du 26/12/1961. Il concerne également 300 000 personnes venues d'autres anciens territoires français (Shepard [2008], chap. 5).
  2. Shepard [2008], chap. 9.
  3. Shepard [2008], chap. 8.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]