Front national de la jeunesse

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Front national de la jeunesse
Image illustrative de l'article Front national de la jeunesse
Logotype officiel.
Présentation
Directeur National Gaëtan Dussausaye
Fondation 1973
Siège 76-78 rue des Suisses
92000 Nanterre
Directeurs adjoints Davy Rodriguez
Louis Lo Faro
Adhérents 25 000
de 16 à 30 ans
Idéologie Patriotisme
Euroscepticisme
Souverainisme
Nationalisme
Républicanisme
Affiliation européenne Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés
Coalition Rassemblement bleu Marine
Couleurs bleu, blanc, rouge
Site web fnjeunesse.fr

Le Front national de la jeunesse (FNJ) est un mouvement de jeunesse créé en 1973, affilié au Front national (FN) dont il représente l'organisation de jeunesse historique. Sa présidente statutaire est, depuis janvier 2011, Marine Le Pen, et son directeur national, depuis , Gaëtan Dussausaye. Il revendique 25 000 adhérents âgés de 16 à 30 ans[1],[2] (16 à 25 jusqu'en février 2011).

Généralités[modifier | modifier le code]

Fondé en 1973, il est présidé par Jean-Marie Le Pen. Après une longue période de structuration sous Samuel Maréchal (1992-1999), alors gendre de Jean-Marie Le Pen, il est dirigé par des cadres moins médiatisés. En 2009, le FNJ subit une refonte dont la mesure la plus importante est la suppression du poste de directeur national pour celui de « coordinateur national ». En janvier 2011, Marine Le Pen, nouvelle présidente du Front national, rétablit le poste de directeur national en nommant Nathalie Pigeot, âgée de 38 ans, alors que la limite d'âge pour militer au sein du FNJ est de 30 ans. Marine Le Pen a déclaré vouloir « quelqu’un qui soit formé politiquement[3] ».

Historiquement, le FNJ permet souvent l'accès à un poste de cadre au FN ; de nombreux anciens directeurs comptant parmi les dirigeants du FN : Christian Baeckeroot (premier directeur, futur député de 1986 à 1988), Carl Lang (futur député européen de 1999 à 2009), Martial Bild, Jildaz Mahé et Samuel Maréchal. Cette règle a néanmoins des exceptions : Guillaume Luyt, démissionnaire après le Congrès de Paris (avril 2000), choisit de rejoindre le groupuscule nationaliste-révolutionnaire Unité radicale, puis de cofonder, en 2003, le Bloc identitaire.

Le FNJ revendique[réf. nécessaire] un certain nombre d'actions prosélytes : création de l'ARPEJ (Association de recherche pour l'emploi des jeunes, qui milite pour la préférence nationale dans le recrutement des travailleurs), vente de « Z'Card » et de briquets.

Alors que Samuel Maréchal affirme avoir fait du FNJ le premier mouvement de jeunesse, une note conjointe des services de Bruno Gollnisch et Bruno Mégret fuite dans L'Express pour certifier que la structure comptait 2 068 adhérents en 1993 et 1 993 en 1997. Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg y voient la « preuve de l'irritation que provoque le gendre de Jean-Marie Le Pen »[4].

Après la scission mégrétiste de l'hiver 1998, qui voit une grande partie des cadres du Front national quitter le mouvement, et en fonder un nouveau, le Mouvement national républicain (MNR), dans la perspective des élections européennes à venir, le FNJ est partiellement abandonné et ne bénéficie plus de financements aussi importants.

Son leader historique, Samuel Maréchal, démissionne en février 1999, nommant son adjoint, Guillaume Luyt, comme nouveau directeur du FNJ. La publication périodique du FNJ, Agir, cesse d'être publié après l'élection présidentielle de 2007, qui voient un net recul électoral du FN (10,4 % des suffrages).

La reprise partielle, après les élections européennes de 2009, de la structure jeune du Front national, sous l'impulsion de David Rachline, conseiller municipal de Fréjus, aboutit à la constitution d'une première « Coordination nationale » de six membres (David Rachline, Florian Dufait, Fabrice Singier, Laura Lussaud et Stéphanie Koca), présentée publiquement à l'occasion du Conseil national du 14 novembre 2009. Cette structure est la première ébauche de la future « Direction nationale » succédant au Congrès électif de Tours, en janvier 2011. Grégory Gennaro, transfuge du Centre national des indépendants (CNI), rejoint la Coordination nationale du FNJ en janvier 2010 et met alors en place le nouveau site national des jeunes FN, fnjeunesse.fr, deux ans après la fermeture de l'ancien site.

Avant le Congrès de Tours, la Coordination nationale du FNJ voit le départ de différents membres — Laura Lussaud et Florian Dufait — et la nomination d'Antoine Mellies, Paul-Alexandre Martin et Gauthier Bouchet (septembre 2010). Alors que Marine Le Pen est élue présidente du Front national, le Front national de la jeunesse revendique la constitution, souvent ex nihilo, compte tenu des défections passées des responsables locaux, de soixante-dix fédérations départementales, implantées dans quinze régions métropolitaines, régulièrement réunies, depuis l'été 2009, en Journées d'actions régionales (JAR), chargés de la formation des jeunes militants FN.

Antoine Mellies, militant du Front national de la jeunesse au défilé du 1er-Mai, à Paris.

Les membres du FNJ se regroupent annuellement en « université d'été » durant une semaine, pour se former au militantisme et discuter de sujets de société tels que l'immigration, la fiscalité ou encore la bioéthique. Ces universités réunissent habituellement quarante à soixante-dix participants. Les dernières se sont tenues en Nièvre (juillet 2008), à Cormont, dans le Pas-de-Calais (août 2010) et à Nice (septembre 2011), pour cette dernière sous le titre de « Journées d'été Les Jeunes avec Marine », en préalable des Journées d'été de Marine Le Pen, tenues les 10 et 11 septembre 2011 au Palais Acropolis. Jusqu'en 2010, les Université d'été du FNJ désignent des majors, que l'on retrouve en général parmi les cadres nationaux du FN durant les années suivantes (ainsi, Louis Aliot, major FNJ en 1990, devient secrétaire général puis vice-président du Front national). Le dernier major en date est Antoine Mellies, nommé en septembre 2010 à la Direction nationale du FNJ.

Durant l’élection présidentielle de 2012, Julien Rochedy met le Front national de la jeunesse (FNJ) de côté pour créer, avec les Jeunes du Front national, les « Jeunes avec Marine » (LJAM), collectif de jeunes partisans de la candidature de Marine Le Pen. Il promet toutefois que le FNJ recouvrera ses fonctions à l'automne suivant. Durant la campagne législative de 2012, Julien Rochedy, par ailleurs candidat dans le Rhône, est évoqué comme futur "président du Front national de la jeunesse", nommé à la rentrée suivante par Marine Le Pen selon l'AFP.

Refonte du FNJ après l'élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Julien Rochedy, directeur national du FNJ, le 22 septembre 2012 à La Baule.

Une Convention nationale du FNJ est annoncée dans le cadre de l'université d'été du Front national, les 22 et 23 septembre 2012 à La Baule, mais annulée. Dans le même temps, la nomination officielle de Julien Rochedy comme nouveau directeur du FNJ, en remplacement de Nathalie Pigeot et, fait nouveau, sous l'autorité nominale de Steeve Briois, secrétaire général du FN, est entérinée, peu avant, le 29 août 2012. Julien Rochedy publie alors un premier communiqué de presse sur le site Internet du Front national non plus en tant que porte-parole mais "directeur du Front national de la jeunesse", intitulé "Nouveaux programmes d’Histoire : Ils veulent oublier la France !".

Nouvellement nommé à la direction du Front national de la jeunesse, Julien Rochedy détaille, en octobre 2012, dans une brochure intitulée Organisation et fonctionnement du FNJ, 2012-2013, les réformes structurelles apportées au mouvement de jeunesse frontiste : suppression des secrétaires régionaux du FNJ au profit de secrétaires départementaux encadré par un Bureau national (BN) dont les membres sont en partie choisis pour leur ancrage géographique, relance d'un site national du FNJ, organisation d'une Université d'été du FNJ à l'été 2013 et de conseils nationaux réguliers avant cette échéance, départementalisation des pages Facebook FNJ (jusqu'ici, le maillage est uniquement régional) et fermeture des pages Twitter existantes, mise en place d'un règlement intérieur des responsables FNJ, que ceux-ci doivent en conséquence signer.

En octobre 2014, Gaëtan Dussausaye, jusqu'alors secrétaire départemental du FNJ Paris, prend la succession de Julien Rochedy à la tête du FNJ. Deux adjoints sont nommés à ses côtés : Jean-Baptiste Vendeville, chargé de la communication et Véronique Fornilli, chargée de l'événementiel et de l'implantation locale. Un nouveau bureau national est mis également en place avec la nomination de « coordinateurs de départements ». Objectifs : étendre l'implantation départementale et locale du FNJ, former les adhérents, et développer la communication numérique du FNJ sur les réseaux sociaux.

Début 2016, la Direction nationale du FNJ est renouvelée : Davy Rodriguez est nommé Adjoint à la Direction nationale chargé de l'implantation locale, et Louis Lo Faro au poste d'Adjoint à la Direction nationale chargé de la communication numérique. De nouveaux coordinateurs de départements sont nommés et permettent d'agrandir le Bureau national du FNJ.

Direction[modifier | modifier le code]

Chef[modifier | modifier le code]

Directeurs nationaux (1973-2009)[modifier | modifier le code]

Photo Nom Dates
Sin foto.svg 1973 – 1983 Christian Baeckeroot
Carl Lang.jpg 1983 – 1986 Carl Lang
Sin foto.svg septembre 1986 – mai 1992 Martial Bild
Sin foto.svg mai 1992 – février 1999 Samuel Maréchal
Sin foto.svg février 1999 – avril 2000 Guillaume Luyt
Sin foto.svg avril 2000 – septembre 2001 Erwan Le Gouëllec
Sin foto.svg septembre 2001 – décembre 2004 Louis-Armand de Béjarry
Sin foto.svg janvier – juin 2005 Arnaud Frery
Sin foto.svg juin – novembre 2005 Aucun
Sin foto.svg décembre 2005 – mars 2008 Alexandre Ayroulet
Sin foto.svg mars 2008 – février 2009 Loïc Lemarinier

Coordinateur national (2009-2011)[modifier | modifier le code]

Photo Nom Dates
Hénin-Beaumont - Présentation des candidats du Front national aux élections départementales du Pas-de-Calais le 22 février 2015 (8).JPG 15 juillet 2009 – 20 janvier 2011 David Rachline

Directeurs nationaux (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Photo Nom Dates
Sin foto.svg 20 janvier 2011–29 août 2012 Nathalie Pigeot
Rochedy-230912 (cropped).JPG 29 août 2012–8 octobre 2014 Julien Rochedy
Sin foto.svg Depuis le 8 octobre 2014 Gaëtan Dussausaye

Bureau[modifier | modifier le code]

Direction nationale (DN)[modifier | modifier le code]

Au 30 avril 2016

Au 8 février 2015

  • Direction : Gaëtan Dussausaye
    • adjoints : Véronique Fornilli et Jean-Baptiste Vendeville

Au 30 novembre 2014

  • Direction : Gaëtan Dussausaye
    • adjoints : David Berton, Véronique Fornilli et Jean-Baptiste Vendeville

Au 5 décembre 2012

  • Direction : Julien Rochedy
    • adjoints : Paul-Alexandre Martin et Mathilde Palix-Androuët

Au 29 août 2012

Au 10 juillet 2012

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin

Au 12 septembre 2011

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
  • Internet : Gauthier Bouchet

Au 9 juillet 2011

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Argumentaires : Antoine Mellies
  • Formation politique et porte-parolat : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
  • Internet : Gauthier Bouchet

Au 14 février 2011

  • Direction : Nathalie Pigeot
  • Argumentaires : Antoine Mellies
  • Formation politique : Julien Rochedy
  • Communiqués de presse et communication interne : Paul-Alexandre Martin
  • Internet national : Grégory Gennaro
  • Internet régional, réseaux sociaux et communication vidéo : Gauthier Bouchet

Bureau national (BN)[modifier | modifier le code]

Au 30 avril 2016

  • Bretagne : Alexandre Durudeau
  • Île-de-France : Davy Rodriguez
  • Rhône-Alpes : David Berton
  • Pays-de-la-Loire : Arnaud de Rigné
  • Centre : Julie Apricena
  • Champagne-Ardennes : Jean-Christophe Lefèvre
  • Alsace : Marion Wilhelm
  • Corse : Anthony Escobar-Zannini
  • Occitanie : Nicolas Brunet
  • PACA : Louis Lo Faro
  • Aquitaine-Poitou Charente-Limousin : Julie Rechagneux
  • Lorraine : Emilien Noé
  • Bourgogne-Franche Comté : Roland Watrin

Au 11 janvier 2015

  • Nord Pas-de-Calais : Jean-Baptiste Vendeville
  • Picardie : Étienne de Francqueville
  • Ardennes : Jean-Christophe Lefebvre
  • Bretagne : Marine Sachot
  • Pays de la Loire : Arnaud de Rigné
  • Alsace : Julia Abraham
  • Rhone-Alpes : David Berton
  • Centre : Julie Apricena
  • Ile-de-France : Flavia Mangano

Au 2 décembre 2013

  • Sud-Est : Adrien Grosjean
  • Est : Julia Abraham
  • Île-de-France : Anne-Sophie Lévêque
  • Nord-Ouest : Timothée Houssin, Gianni Meli
  • Sud-Ouest : Julien Leonardelli

Au 5 décembre 2012

  • Sud-Est : Adrien Grosjean
  • Est : Estelle Arnal, Julia Abraham
  • Île-de-France : Anne-Sophie Lévêque
  • Nord-Ouest : Timothée Houssin, Gianni Meli
  • Sud-Ouest : Julien Leonardelli

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Front national de la jeunesse, « À propos » (consulté le 5 septembre 2009)
  2. Hélène Sergent, « Gaëtan Dussausaye (FNJ), le bon petit gars de la Marine », sur lesinrocks.com, (consulté le 8 juin 2017).
  3. « Présidente du FN jeunes à (seulement) 38 ans », Marianne 2, 26 janvier 2011.
  4. Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, Dans l’ombre des Le Pen : Une histoire des numéros 2 du FN, Paris, Nouveau Monde, coll. « Poche », , 396 p. (ISBN 978-2-36583-327-1), p. 314

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]