Frédéric Chatillon

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Frédéric Chatillon
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Activités
Chef d'entreprise, militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata

Frédéric Chatillon, né le à Armentières (Nord), est un chef d'entreprise et militant politique français.

Président du Groupe union défense (GUD) pendant ses études, il est ensuite patron de l'agence de communication Riwal, prestataire de services pour le Front national et le micro-parti Jeanne. Il occupe également la fonction de conseiller de Marine Le Pen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Nord, Frédéric Chatillon a vécu dix-sept ans entre le Maroc et la Côte d'Ivoire, avant de venir étudier au lycée militaire de La Flèche dans la Sarthe[1]. Il part ensuite à Paris où il est étudiant en informatique[2] avant de se reconvertir en 1995 dans la communication par l'intermédiaire de sa société Riwal[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Frédéric Chatillon est séparé de Marie d’Herbais de Thun[n 1], amie d'enfance de Marine Le Pen, présentatrice du blog vidéo de Jean-Marie Le Pen[5] et employée au service de communication du FN[6],[7] . Celle-ci s'est présentée à deux reprises aux législatives, la dernière fois en 2012 dans la deuxième circonscription de la Sarthe[8],[9], où elle obtint un peu moins de 15 % derrière Marietta Karamanli (PS, 43,46 %) et Philippe Métivier (UMP, 29,32 %)[10]. Elle quitte le FN en [11]. Le couple a quatre filles et deux fils[6]. Jean-Marie Le Pen est le parrain de l'une de ses filles[12].

Sa nouvelle compagne est Sighild Blanc[13] née le 2 août 1982 à Dieppe[14]. Elle est dirigeante de la société Unanime[15] qui a réalisé, une maquette et l'impression de journaux du FN en 2012[16]. Par ailleurs, elle a déposé à l'Institut national de la propriété industrielle le nouveau slogan « Au nom du peuple », de la candidate Marine Le Pen pour l'élection présidentielle française de 2017[17]. Elle est aussi mise en examen pour abus de biens sociaux, recel et blanchiment d’abus de biens sociaux dans de l'affaire du financement du FN et de Jeanne[18].

Activité professionnelle[modifier | modifier le code]

Via sa société Riwal, il travaille pour des entreprises et associations, dont des groupes de l'agro-alimentaire ou encore la Fondation Brigitte-Bardot[5]. Frédéric Chatillon fonde également, avec ses amis Jildaz Mahé O'Chinal et Philippe Péninque[n 2], la petite société Taliesin qui édite le magazine Cigale distribué gratuitement dans les boulangeries[19].

Liens et activités à l'étranger[modifier | modifier le code]

En Syrie[modifier | modifier le code]

En 1994, il se rapproche de Moustapha Tlass ministre de la Défense syrien ; d'après Le Journal du dimanche, « le régime d'Hafez el-Assad finance alors les activités du GUD et voit en Chatillon une porte ouverte sur les mouvements dissidents occidentaux »[12]. Riwal élargit ses activités, notamment avec sa filiale Riwal Syria, « spécialisée dans la promotion des sociétés privées et des institutions publiques syriennes en France »[20]. Ainsi, en décembre 2009, Riwal Syria réalise une campagne pour le ministère syrien du tourisme, en faisant tourner un car dans Paris pendant deux semaines, avec le slogan « Syrie, une nouvelle aire »[21]. Selon Le Monde, Chatillon, « fervent supporter du Hezbollah », « a, de longue date, des amitiés solides et haut placées à Damas ». Il effectue ainsi un voyage, en 2006, au Liban et en Syrie en compagnie d'Alain Soral et de Dieudonné[21], ainsi qu'un autre voyage de presse en août 2011, aux côtés de Thierry Meyssan, l'animateur du Réseau Voltaire[20],[22]. Ami de Moustapha Tlass, ancien ministre de la défense d'Hafez el-Assad, père de l'actuel président ; Frédéric Chatillon fréquente également Manaf Tlass, ex-général de la garde présidentielle[22]. En octobre 2011, Chatillon participait ainsi à la manifestation pro-Assad au Panthéon, à Paris[20].

En juin 2011, trois mois après le début des manifestations contre Assad, le président de la Syrie, Chatillon lance le site InfoSyrie, présenté comme « organe de réinformation ». Ce site accusa le général Manaf Tlass d'avoir commis « une désertion devant l'ennemi » en s'exilant à Paris. Selon le service de recherche Whois, InfoSyrie est domicilié à la même adresse et enregistré au nom de Riwal[5]. Chatillon confirme avoir construit le site, mais, selon lui, si Riwal est « chargé du développement et de la maintenance [la société] n'intervient en aucun cas sur le contenu ou la ligne éditoriale » d'InfoSyrie[20].

En mars 2016, il figure dans la délégation française reçue par Bachar el-Assad, qui mêle députés Les Républicains et figures d'extrême droite[12].

Il assure la communication du régime dans l’Hexagone via la création du site du ministère du Tourisme syrien[23] et tient par ailleurs un blog de réinformation en soutien au régime d'Assad[24].

Au Liban[modifier | modifier le code]

D'après Mediapart, Frédéric Chatillon « a de solides amitiés en Syrie et au Liban. Parmi lesquelles des cadres du Hezbollah et le président Aoun lui-même »[25].

En Italie[modifier | modifier le code]

Dans le courant de l'année 2014, l’information judiciaire ouverte en avril sur les malversations présumées de sa société Riwal et Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, dont il a été le prestataire de service presque exclusif, le pousse à s'installer en Italie et à y transférer le cœur de ses affaires en créant notamment Riwal Italia SRL.

Il s'appuie là-bas sur ses contacts issus de CasaPound, mouvement néofasciste italien. Il avait également participé activement aux voyages de Marine Le Pen en Italie en mars et octobre 2011, puis en 2012[26],[5],[27]. Il fréquente également la Ligue du Nord[27].

En 2013, alors que le Front national connaissait des difficultés financières, il parvient à obtenir un prêt de 10 millions d'euros auprès de banques italiennes[28].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Militantisme à l'extrême droite radicale[modifier | modifier le code]

Frédéric Chatillon est un ancien cadre du GUD, un groupe d'extrême droite dont il est le principal animateur parisien durant les années 1990 (c'est à cette époque qu'il rencontre Marine Le Pen à Assas[6],[29]). Il en prend la tête en 1992. L'année suivante, une note rédigée par la police signale que l'aggravation constatée de la violence en milieu étudiant serait le fait du « Groupe Union Défense », la « formation la plus virulente actuellement, dont la vacuité idéologique n’a d’égale que cette propension débridée à la violence »[30]. En 1993, pour les 25 ans du GUD, il choisit une affiche provocatrice antisioniste[2]. En 1994, il organise une manifestation à Paris, avec le slogan « Bienvenue aux ennemis de l'Europe ! », afin de protester contre les bombardements annoncés de l'Otan sur la Serbie[24].

Il cosigne, avec Thomas Lagane et Jack Marchal, un livre consacré à l'histoire de ce mouvement[31], et dans lequel son compagnon du GUD Axel Loustau signe quelques textes. Étudiant, il avait créé avec Jildaz Mahé O'Chinal une association, « Le Marteau de Thor », spécialisée dans les arts martiaux[21] ; en 2009, O'Chinal, cofondateur d'Égalité et Réconciliation, le mouvement d'Alain Soral, travaille avec Chatillon à l'agence Riwal, dont Axel Loustau est actionnaire[21].

En 2006, il se rend au Liban et en Syrie accompagné de Dieudonné, Thierry Meyssan et Alain Soral, des personnalités réputées pour leur antisionisme[32].

Avec d'autres « gudards », Frédéric Chatillon a notamment assuré la protection des négationnistes Robert Faurisson et Roger Garaudy. Il a également travaillé dans la principale librairie négationniste de France, Ogmios[33]. En 1993, il fait partie des quatre personnes — avec Philippe Randa — qui y sont interpellées lors d'une descente de police[34].

En 1992, il effectue deux voyages en Espagne pour y rencontrer Léon Degrelle — ce qu'il qualifie en 2009 de « moments très très forts » — et se rend en Belgique pour assister au 50e anniversaire de la « Légion SS Wallonie »[30].

En février 2014, la justice déboute Frédéric Chatillon de son assignation en référé pour injures contre le journaliste Frédéric Haziza, qui le qualifie de néonazi et de négationniste dans son ouvrage Vol au-dessus d'un nid de fachos[35]. Durant le procès, Denis Le Moal, « ex-gudard » devenu chef d'entreprise à Bruxelles, dresse un portrait idéologique de l'intéressé qui cultive, selon lui, « aujourd’hui comme hier une haine maladive des Juifs ». D'après Denis Le Moal, « il ne s'agit aucunement d'erreurs de jeunesse » : ses « engagements de jeunesse » et ses « rapports avec les milieux néonazis français ou européens ne se sont jamais démentis »[36], l'attestation versée au dossier se termine par ces mots : « Le seul élément contestable, dans l'emploi du qualificatif néonazi, concernant Chatillon, est l'emploi abusif de "néo" ». L'intéressé dément sur son Facebook être nazi[37].

Activité auprès du Front national[modifier | modifier le code]

Prestataire de services pour le FN[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Jeanne (micro-parti) et Affaire Jeanne.

Selon le livre enquête Marine est au courant de tout...(Turchi, Destal, 2017) « consacré à l’ascension du premier cercle de Marine Le Pen », c'est sous l'influence de Philippe Péninque — qui a abandonné le militantisme violent afin de « rentrer dans le système pour le combattre de l’intérieur »[38] — que Frédéric Chatillon et ses camarades du GUD se lancent dans l'entreprenariat, après avoir entendu ce conseil : « Vous êtes des géants militaires, mais des nains politiques. Arrêtez de faire les cons et de vous faire mettre en prison. Maintenant, c’est un autre monde, si vous voulez combattre, il faut faire des études, travailler, devenir puissant, exister. »[39]. Les « gudards » créent des dizaines de sociétés dans lesquelles actionnaires, amis, membres familiaux se croisent et se succèdent. Pour les journalistes, « La plus emblématique de ces entreprises n'est autre que Riwal » constituée en 1995, à la suite de la conquête de trois mairies par le FN lors des élections municipales, une agence de communication qui devient, entre autres, un « prestataire de services » du Front national, selon les termes du parti[5].

Selon Abel Mestre du Monde, « elle a succédé aux éditions des Monts d'Arrée », qui n'ont publié qu'un seul ouvrage, et qui « a rassemblé la fine fleur du GUD — Groupe Union Droit — du début des années 1990 »[21]. Riwal décroche notamment la réalisation du journal municipal de Marignane[40].

En 2011, à la suite d'un signalement de TRACFIN, Chatillon et Riwal font l'objet d'une enquête, qui est close par le parquet en avril 2012 sans donner lieu à des poursuites judiciaires[21].

En 2012, Riwal assure la publication des tracts du FN lors de la campagne présidentielle[5]. La société fabrique également les kits de campagne proposés par le micro-parti Jeanne aux candidats FN pour les cantonales de 2011[5]. Lancé par des proches de Marine Le Pen fin 2010, Jeanne est présidée par Florence Lagarde mariée avec Jildaz Mahé O'Chinal[41], cofondateur d'Égalité et Réconciliation et bras droit de Chatillon à Riwal[21]. Un autre « gudard », Axel Loustau, est le trésorier du micro-parti.

L'Express et Mediapart soutiennent qu'à l'occasion des élections législatives de 2012, l'acquisition du « kit de campagne » — devenu obligatoire — est facturée aux environs de 16 000 euros[42],[43]. La dépense intégrée dans les comptes de campagne des candidats est partiellement remboursée par l'État dès lors que le candidat a obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés[44]. Selon Médiapart, le chiffre d'affaires de Jeanne a atteint 8 917 082 euros et le véritable bénéficiaire de ce système « est l’entreprise de communication prestataire de Jeanne […] Riwal », dirigée par Frédéric Chatillon, « souvent présenté dans les couloirs du FN comme "l’argentier officieux de Marine" »[45].

Conseiller de Marine Le Pen[modifier | modifier le code]

Via sa société, Frédéric Chatillon devient un conseiller officieux de Marine Le Pen. Caroline Fourest, en 2011, considère qu'il a pris la place qu'occupait François Duprat auprès de Jean-Marie Le Pen en tant que représentant de la tendance nationaliste révolutionnaire[46]. À l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, il précise, sur Twitter, avoir voté pour Marine Le Pen au premier tour et Hollande au second[47]. Il est parmi les premiers à conseiller à Marine Le Pen de mettre Jean-Marie Le Pen à l'écart du FN[12]. Sa proximité avec Marine Le Pen est perçue comme une contradiction avec sa stratégie de dédiabolisation ; celle-ci le présente comme « un de [ses] amis et au passage un très bon fournisseur, compétent », et affirme que son engagement à l'extrême droite appartient au passé, à l'instar de nombreuses autres personnalités politiques « qui ont eu, à 20 ans, des engagements à l'extrême droite ou à l'extrême gauche »[12].

En mars 2017, dans un documentaire diffusé par Envoyé spécial le 16 mars 2017, l'ex-conseiller de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade s'exprime pour la première fois sur les « hommes de l'ombre » qui entourent la présidente du FN. Selon lui « Marine Le Pen n'est pas libre, elle est tenue par ces gens [Frédéric Chatillon, Axel Loustau et Philippe Péninque]. Si elle arrive au pouvoir, ces gens seront le pouvoir . Il n'y a aucune raison que ce groupe disparaisse. C'est le groupe qui aura amené Marine Le Pen au pouvoir. C'est l'économie du Front national. Ce sont les secrets de Marine Le Pen »[48].

Durant la campagne présidentielle de 2017, il participe à la recherche de parrainages de maires pour Marine Le Pen[49] et il est salarié à mi-temps de l'équipe de la candidate en tant que « coordinateur technique du print et du web »[28].

Mises en examen[modifier | modifier le code]

Financement des campagnes électorales du FN à partir de 2011[modifier | modifier le code]

Frédéric Chatillon, est mis en examen, le vendredi 23 janvier 2015, à l’issue d’une garde à vue de quarante-huit heures, pour « faux et usage de faux », « escroquerie », « abus de biens sociaux » et « blanchiment d’abus de biens sociaux »[50].

Dans un résumé daté du 30 janvier 2015, Valéry Hache de L'Express établit un parallèle entre l'Affaire Jeanne et l'affaire Bygmalion, la journaliste note « le trait commun dans les défenses des personnes mises en cause. Des deux côtés, on affirme que le financement des campagnes a été validé par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP). »[51], elle rappelle que la CNCCFP n'a pas les moyens de vérifier la surfacturation des prestations : « Cette enquête-là est désormais entre les mains de la justice ».

8 avril 2015: Interdiction de relation commerciale avec le FN[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 2015, Frédéric Chatillon est de nouveau mis en examen — cette fois, en tant que personne morale — pour « financement illégal de parti politique[52] ». Selon les termes de son contrôle judiciaire, la société Riwal a « l’interdiction d'entretenir une relation commerciale directe ou indirecte avec le FN dans le cadre des élections. »

Des journalistes du Monde relèvent cependant que Riwal a édité un tract pour le FN pendant la campagne pour les élections régionales de 2015, mais qui ne fait pas mention de ces dernières et n'est donc pas considéré comme faisant partie de la campagne du FN[53].

En avril 2016, le journal Le Monde dans le cadre des Panama Papers avance qu'« un système offshore sophistiqué a été mis en place [...] pour sortir de l’argent de France, au moyen de sociétés écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français »[54]. Peu de temps après; Frédéric Chatillon montre, documents à l'appui, que ces sommes transférées à l'étranger ont été déclarées dans les bilans comptables et ont été soumis à l'impôt en France[55].

Le journal en Ligne Atlantico démonte les arguments du journal Le Monde et qualifie l'affaire de "pétard mouillé"[56] en insistant sur le fait que les investissements évoqués par Le Monde sont connus depuis 18 mois par les juges Van Ruymbeke et Buresi et qu'ils n’y ont rien trouvé à redire. Même position du côté de l'administration des impôts qui n'engage aucune poursuite, validant ainsi la régularité de ces transactions.

15 février 2017, contrôle judiciaire[modifier | modifier le code]

Le 15 février 2017, Frédéric Chatillon est une troisième fois mis en examen, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en novembre 2015 concernant l'affaire Jeanne[57].

Le contrôle judiciaire, assorti aux mises en examen, lui interdit, comme à la société Riwal d'entretenir toute « relation commerciale avec le FN dans le cadre des élections ». Frédéric Chatillon assure à Europe 1 qu'il n'a « aucune intention de contourner son contrôle judiciaire », il ajoute que les « sociétés qu'[il] dirige ou qui sont sous [sa] dépendance n'interviendront ni directement, ni indirectement dans les campagnes à venir du Front national »[58]. Axel Loustau reprend le marché du matériel de campagne du parti avec sa société Presses de France, créée en 2015 [59],[60]. Pour les journalistes du Monde, Riwal travaille toujours pour le front national[61], et Frédéric Chatillon qui contrôle le groupe Erer est — avec Paul-Alexandre Martin — un des principaux actionnaires de la société e-Politic[62], qui a réalisé et mis en ligne le site officiel de campagne Marine2017.fr, un « nouvel outil essentiel pour la cause nationale », assure Marine le Pen[63]. Dans un entretien à Télérama, les auteurs de Marine est au courant de tout… confirment, qu'en son nom propre et par le jeu des filiales, Frédéric Chatillon conserve « une part de contrôle sur la campagne »[64].

Interdit de relation commerciale avec le FN, mais salarié du parti[modifier | modifier le code]

Le 21 mars 2017 Le Canard enchaîné révèle qu'alors que la justice lui avait interdit toute relation commerciale avec le Front national dans le cadre des élections, Frédéric Chatillon est devenu salarié du parti. Il confirme à l'AFP qu'il est chargé de mission pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen depuis novembre 2016, pour 2 550 euros brut mensuels (mi-temps avec des fonctions de « coordinateur technique du print et du web »)[65]. En février 2017, Louis Aliot et Gilbert Collard prennent leurs distances avec Frédéric Chatillon lors d’une rencontre avec la Confédération des juifs de France et des amis d’Israël (CJFAI)[66]. Louis Alliot déclare que Frédéric Chatillon, salarié du parti, « n'a aucune responsabilité exécutive au sein du Front National », Gilbert Collard affirme lui : « Les gens qui sont discutables, je suis pour qu'on les vire! »[67].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Dir. avec Thomas Lagane et Jack Marchal, Les Rats maudits : histoire des étudiants nationalistes, 1965-1995, Les Monts d'Arrée, 1995 (ISBN 2-911387-00-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marie d’Herbais de Thun est la fille de Pierre-Guillaume et de Katherine d'Herbais de Thun (sœur aînée de Cendrine Le Chevallier née Chéreil de La Rivière)[4]
  2. Taliesin a été fondée en août 2006 avec un petit capital de 10 000 euros par Jildas Mahé O’Chinal (245 parts), F. Chatillon (235), Françoise Cocault (25), Alain Lefebvre (20), Riwal (10) et P. Peninque (465).« Le chemin de Damas de monsieur C. », sur Reflexes.samizdat.net.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marine Turchi et Mathias Destal, Marine est au courant de tout..., Flammarion, , 410 p. (ISBN 2081376911)
  2. a et b « Jeunesse au GUD, accusations d'antisémitisme, combines financières : Frédéric Chatillon, un fidèle toujours dans l'ombre de Marine Le Pen », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  3. « FN : Frédéric Chatillon et son lucratif business », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  4. Le Chevallier à découvert, Jean-Pierre Thiollet, Ed. Laurens, 1998, (ISBN 2-911838-51-3), p. 33-34.
  5. a, b, c, d, e, f et g « Frédéric Chatillon, l’imprimeur radical du Front national », Les Inrocks, 24 mai 2012.
  6. a, b et c « Le “nouveau FN” de Marine Le Pen », Le Monde, 6 septembre 2011.
  7. Clément Guillou, « L’intervieweuse ingénue de Le Pen : une amie d’enfance de Marine, issue de l’ultradroite », sur rue89.nouvelobs.com,
  8. « Candidate. Marie d’Herbais, candidate Front national », Ouest-France, 30 mai 2012.
  9. « Législatives : les candidats gratinés du Rassemblement bleu Marine », Rue89, 25 mai 2012.
  10. « Législatives. Les résultats provisoires de la Sarthe », Le Maine libre, 10 juin 2012.
  11. « La présentatrice frontiste Marie d’Herbais quitte le FN », lesinrocks.com.
  12. a, b, c, d et e Laurent-David Samama, « Frédéric Chatillon, l'homme que le FN voudrait faire oublier », sur lejdd.fr, (consulté le 19 octobre 2016).
  13. Malgré l'affaire Jeanne, Frédéric Chatillon reste au coeur de la machine FN L'Express, 26 septembre 2016 : « Or, cette femme de 34 ans se trouve être nulle autre que... la compagne de Frédéric Chatillon. Gérante de la société de pré-presse Unanime et actionnaire de Riwal, elle est également mise en examen dans l'affaire Jeanne. »
  14. Assemblée générale de la société Dreamwell
  15. Dirigeant : Sighild Blanc société Unanime
  16. La "GUD connection", gardienne de la bourse du FN L'Obs, 18 octobre 2013
  17. FN : Frédéric Chatillon, l'éminence brune de Marine Le Pen Marianne, 15 octobre 2016
  18. Nouvelle mise en examen dans l’affaire du financement des campagnes FN Dauphiné.com, 23 avril 2015
  19. Christophe Forcari, « Frédéric Chatillon, la face cachée de Marine Le Pen », Libération, 25 décembre 2014.
  20. a, b, c et d « Des réseaux français au service de la Syrie », Libération, 9 février 2012.
  21. a, b, c, d, e, f et g « Comment un ancien du GUD fait la promo de la Syrie », Le Monde, 18 décembre 2009.
  22. a et b Pierre Haski, « Syrie : quand le général dissident était l’ami de Dieudonné », Rue89, 29 juillet 2012.
  23. Christophe Forcari, « Frédéric Chatillon, la face cachée de Marine Le Pen », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  24. a et b « Frédéric Chatillon, l'ami de longue date de Marine Le Pen », RTL.fr,‎ (lire en ligne)
  25. Marine Turchi, « Marine Le Pen à l’étranger: des voyages mi-diplomatiques mi-financiers », sur Mediapart, (consulté le 21 février 2017).
  26. Karl Laske et Marine Turchi, « Les jeux d’ombre du prestataire de Le Pen avec les néofascistes italiens », Mediapart, 6 novembre 2014
  27. a et b Joël Gombin, Le Front national, Eyrolles, , 160 p. (lire en ligne)
  28. a et b « Quand l’ex-leader du GUD Frédéric Chatillon cherchait 10 millions pour le FN », Challenges,‎ (lire en ligne)
  29. Vidéo : Clément Le Goff, Olivier Gardette et Elodie Metge, « Jeanne : micro parti, maxi profits ? », sur francetvinfo.fr, (à 00:12:00).
  30. a et b Marine Turchi et Mathias Destal, Marine est au courant de tout... : Argent secret, financements et hommes de l'ombre : une enquête sur Marine Le Pen, Flammarion, coll. « En Quête », , 410 p. (lire en ligne)
  31. Frédéric Chatillon, Thomas Lagane et Jack Marchal (dir.), Les Rats maudits. Histoire des étudiants nationalistes 1965-1995, Éditions des Monts d'Arrée, 1995 (ISBN 2-911387-00-7).
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  38. Turchi, Destal 2017, p. 194
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  40. Marine Turchi, Les villes FN, un nouveau business pour les sociétés proches de l'extrême droite, Mediapart, 28 août 2014
  41. La «GUD connection» tient les finances de Marine Le Pen Médiapart, 23 octobre 2013
  42. « les "millions d'euros" que Jeanne, le microparti de Marine Le Pen, aurait "engrangés" », sur L'Express.fr,
  43. Mathilde Mathieu et Marine Turchi, « Le micro-parti de Marine Le Pen: des euros par millions », Mediapart.fr, (consulté le 24 octobre 2013)
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  49. Marine Turchi, « Les cercles d’influence de Marine Le Pen », sur Mediapart, (consulté le 30 mai 2017).
  50. Abel Mestre, Caroline Monnot et Simon Piel, « Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, a été mis en examen », Le Monde.fr, (consulté le 30 janvier 2015).
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  64. Hélène Marzolf, « Marine Le Pen passe son temps à dire qu’elle ne sait rien des affaires du FN : c'est faux », sur telerama.fr,
  65. Le Monde.fr avec AFP, « Présidentielle 2017 : Marine Le Pen a engagé Frédéric Chatillon pour sa campagne », sur lemonde.fr, (consulté le 22 mars 2017).
  66. Olivier Faye, « Gilbert Collard et Louis Aliot s’en prennent à Frédéric Chatillon », sur lemonde.fr, (consulté le 17 février 2017).
  67. L’ancien gudard Frédéric Chatillon est bien salarié du FN Les Inrocks, 22 mars 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mathias Destal et Marine Turchi, Marine est au courant de tout…, Flammarion collection : EnQuête, , 411 p. (ISBN 2081376911)

Liens externes[modifier | modifier le code]