Extrême droite par pays

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L'extrême droite est une famille politique aux contours relativement flous[1]. Ainsi, ce terme[2] peut qualifier des courants fascistes (néo-fascistes) ou nazis (néo-nazis), des groupes traditionalistes, intégristes ou fondamentalistes, des attitudes racistes[3] ou différencialistes, jusqu'à certains partis nationalistes ou populistes[4]. Dans les pays musulmans, elle peut désigner les partis intégristes[5].

Selon les pays et les contextes, le terme « extrême droite » est, de fait, utilisé pour trois types de visions ou de mouvances :

La présence de ces mouvements par pays est aussi très variable. La situation des États-Unis, avec des mouvements d'extrême droite à l'influence marginale s'oppose ainsi à celles de plusieurs pays européens (Danemark, Autriche, Norvège, Suède, par exemple), où la présence parlementaire est de plus en plus marquée. De façon intermédiaire, des pays tels que le Japon disposent de mouvements d'extrême droite non parlementaire, mais ayant une forte capacité d'influence sur le principal parti au pouvoir.

Afrique[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Front national algérien.

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Le logotype officiel du Mouvement de résistance afrikaner.

En Afrique du Sud, le nationalisme afrikaner a été représenté pendant près de 80 ans par le Parti national qui, en 1948, instaura le système d'apartheid. L'extrême droite s'est parfois exprimée au sein du Parti National mais le plus souvent par le biais de dissidences fondamentalistes (« Nouvel Ordre » avec Oswald Pirow, la « Sentinelle des chars à bœuf » (Ossewa Brandwag) dans les années 1940, le Parti national reconstitué à partir de 1969) ou conservatrices (Parti conservateur d'Afrique du Sud en 1982). À partir des années 1970, des groupes paramilitaires d'inspiration néo-nazie se formèrent. Le plus symbolique et représentatif d'entre eux fut le Mouvement de résistance afrikaner (AWB) d'Eugène Terre'Blanche fondé en 1973.

En 1994, le Front de la liberté est un nouveau parti issu de la droite et de l'extrême droite sud-africaine qui refuse le recours à la violence et participe aux premières élections multiraciales du pays. Avec encore quatre députés en 2005, il a vampirisé son espace politique et est devenu un parti respectable et respecté alors que l'ancien Parti national finit sa carrière en fusionnant avec l'ANC en 2004.

Amérique[modifier | modifier le code]

Amérique latine[modifier | modifier le code]

L'Amérique latine a connu plusieurs dictatures et des groupes paramilitaires d'extrême droite (Autodéfenses unies de Colombie, Contras, groupes paramilitaires pro-gouvernementaux au Guatemala et au Salvador)[6]. Le terme de « populisme » y était utilisé de préférence pour qualifier des régimes, comme celui de Juan Perón en Argentine de 1946 à 1955, de Getúlio Vargas au Brésil de 1930 à 1945. Mais dans les années 1970, le terme de dictature militaire a prévalu pour l'ensemble des pays victimes de dictatures militaires regroupées sous le nom d'Opération Condor[7], déclenchée en 1975 dans toute l'Amérique du Sud[8] et qui a abouti a des massacres, des enlèvements, et des tortures, par dizaine de milliers de personnes[9]. Le Plan condor englobait, entre autres : la Dictature militaire au Brésil (1964-1985), la dictature militaire d'Augusto Pinochet au Chili[10], la Dictature militaire en Argentine (1976-1983), la Dictature militaire de l'Uruguay (1973-1985) et la dictature militaire Alfredo Stroessner au Paraguay (1954-1989).

« Avec la crise de 1930, on voit apparaître toute une série de dictatures militaires liées à la « grande dépression », à la réduction du revenu national et au fait que les élites craignaient que, dans un cadre démocratique ne remette en question les relations de (leur) domination... au Guatemala on a vu par exemple des chefs de la guérilla qui sortaient des écoles militaires[6] ». Actuellement, l'extrême droite sud-américaine a presque disparu, il reste quand même certains mouvements comme le Front nationaliste du Mexique, les Carecas do ABC et d'autres petits partis.

Canada[modifier | modifier le code]

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Adrien Arcand (Parti national social chrétien) et Paul Bouchard (fondateur du journal La Nation) représentèrent des groupuscules d'extrême droite fascisants au Québec durant les années 1930. Les Jeune-Canada, mouvement de jeunes de la même décennie, étaient également proche de ces idées. Paul Bouchard fut directeur d'un périodique nationaliste tenté par l'indépendance du Québec et inspiré par les idées de Salazar et Mussolini. L'ultra-fédéraliste et anglophile Arcand fonda, quant à lui, différents journaux antisémites où il défendait des idées corporatistes tout en se revendiquant de Hitler et de certains mouvements anglais à prétention fasciste comme celui d'Oswald Mosley. Les activités de nombreux militants furent interrompues brusquement au début de la Seconde Guerre mondiale, alors qu'on fit emprisonner beaucoup de sympathisants fascistes en vertu de la loi des mesures de guerre. L'historien et journaliste Jean-François Nadeau a publié une biographie sur le personnage intitulée Adrien Arcand, führer canadien au printemps 2010.

Plusieurs représentants du clergé canadien menèrent une lutte soutenue contre le communisme et fondèrent différents périodiques anticommunistes durant la Guerre froide. Adrien Arcand se recycla à cette tâche durant les années 1950. Le Parti de l'Héritage chrétien du Canada (en anglais le Christian Heritage Party of Canada) demeure marginal. Aucunement lié avec le Parti conservateur du Canada, il revendique de manière plus catégorique des valeurs conservatrices partagées par plusieurs mouvances politiques nord-américaines, entre autres en militant contre les droits accordés ou reconnus à quelques minorités sexuelles et religieuses. Le Heritage Front (en), mouvement nationaliste d'extrême droite actif en Ontario et dans l'Ouest canadien. Ses activités sont concentrées dans la région de Toronto.

La politique canadienne se situant souvent au centre gauche, le Parti conservateur du Canada tout comme plusieurs politiciens indépendants sont parfois décrits à tort comme étant d'extrême droite, bien qu'ils ne supportent aucunement les idéologies de l'extrême droite, ni dans leurs programmes, ni dans leurs rangs pas plus que dans leurs valeurs. En effet, au Canada, il n'existe aucun parti d'extrême droite organisé comparable au Front national français, par exemple. Le Ku Klux Klan (qui comprend plusieurs divisions dans l'ouest canadien en particulier) et Aryan Nations sont implantés surtout au Canada anglais, mais leur influence est très restreinte. Le négationniste Ernst Zündel qui a longtemps vécu au Canada a encore plusieurs disciples dans la région de Toronto qui perpétuent son activité éditoriale et négationniste.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le blason du National Socialist Movement.

L'un des partis les plus importants est le Parti de la Constitution (Constitution Party), nationaliste et populiste, qui accorde une très grande importance à la défense de l'identité nationale et à la lutte contre l'immigration. D'autres formations viennent concurrencer le Constitution Party : le chrétien et ultra-conservateur American Heritage Party (en) (Parti de l'héritage américain) ainsi que le très nationaliste American Patriot Party.

De nombreux groupes racistes et néofascistes existent également, la Constitution leur garantissant une liberté d'expression très large. C'est le cas du célèbre Ku Klux Klan, du Parti nazi américain, du Mouvement national-socialiste, ainsi que de l'Alliance nationale, mais aussi de toute une série de groupuscules dont l'influence n'est souvent que locale. Lors de l'élection présidentielle de 2008, le National Socialist Movement présenta un candidat, John Taylor Bowles[11], lequel se réclame du White Power.

Aryan Nations et The Orders sont deux partis ouvertement néo-nazi qui pratiquent un « terrorisme brun » à l'instar de groupes allemands[12]. Ils inspirent à leur tour l'extrême droite allemande selon Le Monde diplomatique[13]. Dans les années 1990, la Michigan Militia, la plus grande milice américaine, compte autour de 10 000 membres[14]. En 1995, Timothy McVeigh, proche des milices, tue 168 personnes lors de l'attentat d'Oklahoma City.

Depuis les années 2000, le nombre d'organisations et de groupuscules de l’extrême droite radicale est en augmentation constante. En 2017, les groupes suprémacistes blancs réuniraient 100 000 personnes[15]. Depuis la fin des années 2000, le mouvement « alt-right », qui manifeste une orientation pro-Amérique blanche, anti-homosexuels, anti-féministe, anti-réfugiés et pro-armes, se développe également[16] Selon les études de l'Anti-Defamation League, les mouvements d’extrême droite américains sont responsables de 71 % des meurtres à motivations politiques perpétrés aux États-Unis entre 2008 et 2017, les groupes islamistes de 26 % et les mouvements d’extrême gauche (anarchistes ou nationalistes noirs) de 3 %[17].

Lors de sa campagne électorale en vue de la présidentielle de 2016, le candidat républicain Donald Trump a été soutenu par de nombreux militants et mouvements d'extrême droite, agrégeant aussi bien des membres du Ku Klux Klan que des néo-nazis[18]. Dans l'exercice de ses fonctions de chef d’État, il lui est parfois reproché de tenir une attitude complaisante vis-à-vis de ces groupes, en refusant de condamner leurs actes de violence à l'encontre des populations afro-américaines et d'autres minorités ethniques[19],[20],[21].

En 2012, un suprémaciste blanc abat sept personnes dans une attaque contre un temple sikh à Oak Creek. En 2015, un autre suprémaciste tue neuf Afro-américains dans une église de Charleston. En octobre 2018, un militant d’extrême droite abat onze juifs dans une synagogue de Pittsburgh[22].

Asie[modifier | modifier le code]

Bangladesh[modifier | modifier le code]

Le Bangladesh Jamaat-e-Islami, parti politique islamiste, est le principal parti d'extrême droite du pays[23],[24]. Ce parti, qui milite pour le rattachement du Bangladesh au Pakistan et qui avait collaboré avec les troupes pakistanaises lors de la Guerre de Libération de 1971, a été interdit à deux reprises par les autorités, la première fois à la suite de l'indépendance du Bangladesh en raison de sa collaboration avec le Pakistan. Légalisé en 1978, il est déclaré illégal une seconde fois le par la Cour suprême du Bangladesh[25],[26],[27],[28]. Plusieurs de ses membres ont par ailleurs été jugés et condamnés pour des crimes commis durant la Guerre de Libération[29].

Chine (République de Chine (1927-1949) à Taïwan)[modifier | modifier le code]

En République de Chine (Taïwan), le Kuomintang et les autres partis de la coalition pan-bleue sont principalement des partis ayant un spectre politique couvert de centre à extrême droite. La faction de droite de Chiang Kai-Shek, de la période du Gouvernement nationaliste en Chine continentale, avait vaincu la faction gauchiste de Wang Jingwei (Gouvernement de Wuhan à ne pas confondre avec le gouvernement collaborationniste pro-japonais dirigé par Wang Jingwei qui à ce moment-là (durant la Seconde Guerre mondiale) s'était converti à l'extrême droite). De plus, durant le gouvernement de Chiang Kai-Shek, les Chemises bleues étaient la milice fasciste du Kuomintang.

Inde[modifier | modifier le code]

Les partis d'extrême droite indiens sont surtout des nationalistes hindous. Les principaux mouvements d'extrême droite sont le Shiv Sena, le Rashtriya Swayamsevak Sangh, dont l'aile politique est le Bharatiya Janata Party, qui est un des deux principaux partis en Inde.

Israël[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Extrême droite en Israël.
Logotype du Foyer juif, principal parti d’extrême droite israélien.

L’extrême droite israélienne est divisée entre laïcs et religieux :

Au niveau socio-économique, les partis nationalistes laïcs israéliens partagent beaucoup de valeurs avec les partis de la droite européenne : conservatisme social, libéralisme économique, protection de l'identité nationale ainsi que la lutte contre l'immigration illégale.

  • L’extrême droite israélienne religieuse est surtout néosioniste et sioniste religieuse. Ce qui veut dire qu'elle s'oppose à la création d'un État palestinien et soutient une révision de la constitution pour faire voter des lois tirées de la loi juive. Ses membres se retrouvent au sein du Foyer juif, des formations politiques mineures de l'Union nationale ou bien des mouvements kahanistes. La principale formation nationale et religieuse, le Foyer juif (ancien parti national religieux) est arrivé 6e avec 6,74 % des voix lors des législatives de 2015. Le parti fait partie de la coalition au pouvoir.

Iran[modifier | modifier le code]

D'autre part, l'ancien président de la république, Mahmoud Ahmadinejad, a tenu des propos négationnistes[30],[31],[32]. Le 13 avril 2010, Seyed Mehdi Miraboutalebi, alors ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique d'Iran en France rencontre à Paris divers membres de l'extrême droite radicale française[33],[34].

Japon[modifier | modifier le code]

Manifestation du mouvemment d'extrême droite japonais, Minzoku no Ishi Domei

La mouvance d'extrême droite nippone est essentiellement liée au militarisme et aux nostalgiques de l'expansionnisme shôwa. Ces nostalgiques, représentés notamment par les Uyoku dantai, contestent la validité des tribunaux de guerre internationaux comme le Tribunal de Tokyo et constituent la partie visible des nombreux groupes orientant l'idéologie de certains courant de la principale organisation de droite du pays, le Parti libéral démocrate (PLD), notamment quant au révisionnisme des manuels scolaires. La lutte antisyndicale de ces organisations est aussi parfois liée à la branche la plus conservatrice du patronat nippon. Désireux de ne pas s'aliéner une bonne part de leur base, les politiciens de ce parti émettent fréquemment des déclarations à teneur négationniste sur les crimes de guerre japonais ; les déclarations de l'ancien Premier ministre PLD Shinzō Abe réfutant l'implication de l'armée impériale japonaise et de la marine impériale japonaise dans le dossier des femmes de réconfort en constituant l'exemple le plus probant.

Le sanctuaire de Yasukuni où sont honorés des criminels de guerre du régime shôwa constitue l'un des principaux points de ralliement des extrémistes. L'ex premier ministre (PLD) Koizumi a soulevé l'ire de ses voisins asiatiques par ses nombreux pèlerinages à cet endroit. Le 26 décembre 2013, un an jour pour jour après son retour au pouvoir, Shinzō Abe s'est à nouveau rendu au sanctuaire - où la dernière visite d'un chef de gouvernement remonte à 2006 - où il a passé une dizaine de minutes à prier, ce qui a ravivé les tensions avec la Chine et la Corée du Sud[35]. Plusieurs politiciens nippons impliqués au sein de la dictature shôwa, suspectés de crimes de guerre et emprisonnés par les forces d'occupation ont par la suite occupé des fonctions politiques importantes, le plus célèbre étant Nobusuke Kishi, premier ministre en 1957. Pour l'historien John W. Dower, « Même les pacifistes japonais qui ont endossé les idéaux de Nuremberg et de Tokyo et qui ont travaillé à documenter et à publiciser les atrocités du régime shôwa, ne peuvent justifier la décision américaine d'exonérer l'empereur (Hirohito) de sa responsabilité pour la guerre et ensuite, au sommet de la guerre froide, de libérer et peu après de se lier à des criminels de guerre d'extrême droite accusés comme le futur premier ministre Nobusuke Kishi[36]. ».

L'ancien gouverneur de Tokyo, Shintarō Ishihara est souvent classé à l'extrême droite de l'échiquier politique japonais[réf. nécessaire].

La principale organisation d'extrême droite au Japon est le Nippon Kaigi, un mouvement ouvertement révisioniste qui compte parmi ses membres de nombreux ministres et quelques premiers ministres[réf. nécessaire].

Mongolie[modifier | modifier le code]

Moyen-Orient et monde arabe[modifier | modifier le code]

Dans ces pays l’extrême droite se ressemble : ce sont des mouvements islamistes comme les salafistes, le Hezbollah et le Hamas. Ils prônent une haine de l'Occident et d’Israël et se sont rendus coupables de plusieurs attentats. Ils sont pour le mondialisme islamique ou panislamisme (Elkhalifa) et pas seulement pour la défense du pays contre les étrangers, contrairement aux autres partis d’extrême droite en Europe[37]. On note aussi que certains mouvements nationalistes arabes ou islamistes sont comme certains mouvements d’extrême droite européens, de grands admirateurs d'Hitler. Les Frères musulmans, le Hamas et les gouvernements du Golfe sont considérés comme d’extrême droite puisqu'ils prônent une réaction et sont très liés aux mouvements armés qui prônent l'islamisme.

Les nationalistes arabes (les baathistes ou les nasséristes) sont plutôt de gauche voir d'extrême gauche, tant par leurs alliances avec des régimes d'extrême gauche (URSS[38],[39],[40], Chine, Cuba[41], Corée du Nord[42],[43],[44]), leurs idéaux tiers-mondistes farouchement anticolonialistes et anti-impérialistes dans la lignée de leur idole Gamal Abdel Nasser (ex : Nelson Mandela, figure de la lutte contre l'apartheid et considéré comme un terroriste par Jean-Marie Le Pen[45] ainsi que par l'ensemble de l'extrême droite française[46], était activement soutenu par Kadhafi[47]), l'appartenance de leurs partis politiques à l'Internationale socialiste, ou encore leurs collusions avec des mouvances communistes ou anarchistes (Action directe, Fraction armée rouge, Brigades rouges soutenues par la Libye de Kadhafi) mais ils sont soutenus par l’extrême droite européenne en raison de leur hostilité aux islamistes[48], à l'exception de l'Algérie dont le régime de Bouteflika est détesté par le Front National à cause de la Guerre d'Algérie et de la nostalgie de l'Algérie française chez une grande partie de l'extrême droite française[49],[50],[51],[52].

Palestine[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Nationalisme palestinien et Antisionisme.

L'extrême droite palestinienne était influente quand Mohammed Amin al-Husseini occupait le rang de Mufti de Jérusalem. Mohammed Amin al-Husseini[53] était la figure incontestée de l'extrême droite en Palestine, la plupart des nationalistes palestiniens d'extrême droite ont pris part au conflit pendant la Guerre israélo-arabe de 1948.

L'extrême droite palestinienne était représentée par le Parti arabe palestinien dans l'entre-deux-guerres.

Aujourd'hui, bien que le Hamas n'ait aucune étiquette politique, il peut être considéré comme étant d'extrême droite du fait qu'il soit ultranationaliste, et du fait qu'il soit rival avec les groupes palestiniens de gauche.

Pakistan[modifier | modifier le code]

Au Pakistan, l'extrême droite est représentée par des partis et des coalitions de partis religieux, d'idéologie islamiste, tels que le Muttahida Majlis-e-Amal[54], alliance fondée en 2002 et qui rassemble notamment le Jamaat-e-Islami (plus ancien parti politique du pays) ainsi que la Jamiat Ulema-e-Islam ; ou encore le Tehreek-e-Labbaik Pakistan[55],[56],[57], parti fondé en 2015 et dont les militants organisent régulièrement des manifestations et des sit-in dans le but d'obtenir un renforcement de la législation anti-blasphématoire.

Le Lashkar-e-Toiba est la principale organisation armée d'extrême droite[55],[58], elle est d'idéologie salafiste et milite pour le rattachement du Jammu-et-Cachemire, actuellement occupée par l'Inde, au Pakistan.

Turquie[modifier | modifier le code]

Le Parti d'action nationaliste (MHP) et sa milice privée, les « Loups gris » sont les principales organisations extrémistes turques depuis 1969. Une idéologie national-islamiste est à la base de leurs actions violentes (les Loups gris sont considérés comme responsables de l'assassinat de quelque 700 personnes, durant les « années de plomb » 1974-1980). Ils s'opposent à toute concession sur les droits des Kurdes ainsi qu'à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Ils entretiennent aussi des liens étroits avec des cercles politiques et militaires turcs (un des chefs « clandestins » de la milice a été tué dans un accident de voiture en compagnie d'un ministre de l'État). D'autres mouvements et partis politiques mineurs comme le Parti de la grande unité ou le Parti de la félicité sont aussi considérés comme appartenant à l'extrême droite de par leurs idéologies islamistes et nationalistes.

Europe[modifier | modifier le code]

Albanie[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Le logotype du NPD.

L'extrême droite a été au pouvoir en Allemagne de 1933 à 1945, représentée par le Parti national-socialiste des travailleurs allemands. Antisémite, anticommuniste, nationaliste, anticapitaliste[59] et völkisch, le parti nazi, dirigé par Adolf Hitler, est arrivé au pouvoir en s'alliant avec des partis de la droite traditionnelle comme le Parti populaire national allemand[60]. Le régime d'Hitler prit le nom de Troisième Reich, dictature qui s'est rendue responsable de crimes contre l’humanité, dont le plus marquant est la Shoah.

En 2016 en Allemagne, il existe au moins trois partis d'extrême droite :

Le mouvement PEGIDA, lancé en 2014, qui milite contre l'islamisation de l'Europe et la politique d'immigration allemande, est aussi considéré d'extrême droite pour ses demandes et ses discours populistes. Certains membres de ce mouvement sont aussi orientés à l'extrême droite[61] .

Le Mouvement de citoyens du Reich (Reichsbürgerbewegung) qui désigne plusieurs groupes dispersés et sectaires[62] de théoriciens du complot et d'extrême droite en Allemagne, qui se décrivent "citoyens du Reich", "gouvernement du Reich", "ressortissants de l'État libre de Prusse" ou encore "personnes naturelles"[63]. Apparus dans les années 1980, ils se renforcent depuis les années 2010[64].

Autriche[modifier | modifier le code]

Le logotype du FPÖ.

L'Autriche est le pays européen au sein duquel l'extrême droite obtient l'audience la plus importante. Le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) y est représenté au Parlement depuis 1956. Le FPÖ doit se contenter de scores avoisinant les 5 % jusqu'en 1986, date à laquelle il effectue une percée avec 9,7 % des voix, avant de battre un nouveau record quatre ans plus tard, avec 16,6 % aux élections législatives de 1990. Les scores du parti ne cessent d'augmenter lors des scrutins législatifs suivants jusqu'à atteindre 27 % des voix en 1999. Le FPÖ était alors la deuxième force politique d'Autriche. Il s'effondre ensuite lors des deux législatives suivantes avec un score de 10 %. Les législatives de 2008 ont cependant vu un retour en force de l'extrême droite autrichienne, avec un score de 17,5 % pour le FPÖ et de 10,7 % pour sa scission de l'Alliance pour l'avenir de l'Autriche (BZÖ) pour un total cumulé record de 28 % des suffrages exprimés. Mais il talonne à nouveau les 20 % à partir de 2013, puis au second tour de l'élection présidentielle de 2016, le candidat du FPÖ Norbert Hofer obtient 49,65 % des voix. Le scrutin est invalidé par la Cour constitutionnelle le 1er juillet 2016, en raison d'irrégularités[65]. Ce second tour se tiendra finalement le et consacrera la victoire définitive de l'écologiste Alexander Van der Bellen, tandis que Hofer s'incline cette fois plus lourdement que lors du scrutin initial qui avait été annulé[66]. Lors des législatives de 2017, le parti rassemble 26 % de l'électorat et forme une coalition avec l'ÖVP conservatrice.

Belgique[modifier | modifier le code]

Observatoire de l'extrême droite en Belgique, RésistanceS propose un tableau synthétique des résultats des différentes listes d’extrême droite présentes lors des dernières élections communales (2012) en Wallonie et dans la région bruxelloise[67].

Les principales formations politiques d'extrême droite belges sont le Vlaams Belang et le Front national.

Logotype du Vlaams Belang.
  • Le Vlaams Belang (signifiant « Intérêt flamand »), qui s'appelait Vlaams Blok (« Bloc flamand ») jusqu'au , est un parti politique nationaliste flamand, connu, y compris en dehors de la Belgique, pour ses idées conservatrices, nationalistes et séparatistes. Aux élections du Parlement flamand du , le Vlaams Belang a recueilli 15,30 % des votes, maintenant ainsi sa place de deuxième parti flamand, derrière le CD&V (chrétiens-démocrates), et ce malgré une chute de près de 10 % de son nombre d'électeurs. Un an plus tard, aux élections fédérales flamandes, le Vlaams Belang a encore reculé en n'enlevant que 12,6 % des voix et douze sièges de députés, ce qui le place au rang de cinquième parti flamand[68]. Les élections législatives de mai 2014 ont signé la fin de la représentation nationale du parti, dont beaucoup de membres ont rejoint entretemps la NV-A, avec à peine 3,7 % des suffrages, soit largement en dessous des 5 % requis par le seuil électoral au parlement fédéral.
Logotype du Front national belge.
  • Le Front national était un parti politique belge francophone d'extrême droite, fondé en 1985 par Daniel Féret. Ce parti est issu de trois groupuscules : le Mouvement Social Nationaliste, l'Union pour une nouvelle Démocratie et le groupe Delta. Entre 1989 et 1991, il a été rejoint par la majorité des dirigeants du Front de la jeunesse et du Parti des forces nouvelles (PFN). De manière générale, ce parti n'a eu que peu de succès en Belgique francophone, atteignant son maximum entre 2004 et 2006. Entre sa création et 2007, le parti est contrôlé de manière absolue par Daniel Féret, ce qui provoque une multitude de dissidences. À la suite des ennuis judiciaires de son fondateur à partir de 2007, le parti éclate puis tente de se réunifier en 2011 sous la présidence de Charles Pire, avec le parrainage de Marine Le Pen qui, outre une caution politique, règle temporairement les problèmes liés à l'usage du nom et du sigle du parti français. Toutefois, le décès de Charles Pire en 2012 laisse le parti qu'il tentait de réunifier sans direction. Le FN français met alors fin à l'autorisation d'usage du nom et du sigle, ce qui signifie donc la fin du FN belge, même si différents groupuscules ou partis nés des dissensions passées se réclament de son héritage[69].

Les groupes minoritaires ou disparus incluent notamment :

Bulgarie[modifier | modifier le code]

Le principal parti d’extrême droite bulgare est l'Union nationale Attaque qui est un parti populiste, eurosceptique et à tendance fasciste. Il est dirigé par Volen Nikolov Siderov depuis sa fondation en 2005. Il a été la 4e formation politique pendant une dizaine d'années avec 23 sièges sur 240 au parlement. Quant à sa scission fondée en 2011, le Front national pour le salut de la Bulgarie, elle a recueilli 3 % des voix aux élections de 2013 et 2014 et n'a obtenu aucun élu.

On peut aussi citer le VMRO - Mouvement national bulgare, parti nationaliste et traditionnaliste comme étant d'extrême droite. Le parti avait récolté 7,3 % des voix au sein d'une coalition en 2014 et comptait huit sièges au parlement ainsi qu'un eurodéputé siégeant sous la bannière des Conservateurs et réformistes européens.

En 2017, ces trois partis se sont rassemblés au sein d'une coalition, les Patriotes unis, qui a réuni 9 % des suffrages et obtenu 27 députés.

Chypre[modifier | modifier le code]

Le Front populaire national, de tendance nationaliste, a recueilli 3,71 % des suffrages aux élections législatives en 2016. Il est proche du mouvement grec Aube dorée.

Croatie[modifier | modifier le code]

Les Oustachis, parti politique d'extrême droite est au pouvoir en Croatie de 1941 à 1945. Dirigé par Ante Pavelić, il était un allié de l'Allemagne nazie. Ce régime dictatorial fut, à l'instar du Troisième Reich, responsable de nombreux crimes contre l'humanité commis durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, l'Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya, parti régionaliste et le Parti croate du Droit, parti nationaliste, sont les principaux partis politiques d’extrême droite croates. Ils ont eu deux 8 sièges[pas clair] au Parlement et ont recueilli environ 4 % des voix.

Danemark[modifier | modifier le code]

Logotype du Parti populaire danois.

Depuis 2015, le pays est gouverné par le Parti libéral, l'Alliance libérale et le Parti populaire conservateur avec l'appui des parlementaires du Parti populaire danois, formation nationaliste et populiste connue pour ses prises de positions très dures en matière d'immigration. En progression quasi constante depuis sa fondation en 1995, le DF bat un nouveau record en 2015 en obtenant 37 sièges de députés au Folketing avec un score national de 21,1 % des voix.

Espagne[modifier | modifier le code]

Les principaux partis d’extrême droite espagnols sont :

Estonie[modifier | modifier le code]

Le Parti de l'indépendance estonienne, de tendance nationaliste et eurosceptique, a jusqu'à maintenant obtenu des scores très faibles lors des scrutins.

Finlande[modifier | modifier le code]

Logotype des Vrais Finlandais.

Longtemps absente du paysage politique national, l'extrême droite finlandaise est entrée au Parlement avec le parti Vrais Finlandais en 1999. En 2015, ils détiennent 38 députés sur 200[72], et font leur entrée au gouvernement dans une coalition dirigée par le centriste Juha Sipilä[73],[74].

Le , les déclarations racistes et xénophobes de Olli Immonen et le soutien qu'il a reçu de Jussi Halla-aho ont soulevé l'indignation de la population qui s'est rassemblée à Helsinki pour protester contre ces propos. Olli Immonen avait appelé à « se battre contre le cauchemar du multiculturalisme selon le journal Yle[75] », ce que Halla-aho considère comme un « discours politique normal[75].» Une manifestation a rassemblé 15 000 personnes le 28 juillet à Helsinki pour protester contre ces déclarations selon le Helsinki Times[76].

Membre de l'Alliance européenne des mouvements nationaux, le Front bleu et blanc est aussi d'extrême droite mais n'est pas représenté au parlement.

Les Soldiers of Odin, une organisation de patrouille de rue opposé a l'immigration formé en octobre 2015 à Kemi par Mika Ranta[77].

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Extrême droite en France.
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L'apparition du concept d'extrême droite remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle et coïncide avec la fin de la monarchie. Parmi les idées des mouvements classés à l'extrême droite, ont figuré notamment l'antiparlementarisme, l'antisémitisme et le nationalisme. L'extrême droite intervient pendant les années 1920 et 30, au travers du phénomène des Ligues. Ces dernières sont souvent qualifiées comme étant « fascistes ». Pourtant, seules quelques-unes étaient effectivement fascisantes (comme le PPF de Jacques Doriot ). Du reste, la grande majorité des ligues était composée d'anciens combattants de la Grande Guerre, des partisans du « plus jamais ça », ce qui est opposé au fascisme (qui lui prône au contraire le bellicisme). Au début des années 1940, une partie importante de l'extrême droite appuie la Révolution nationale menée par le maréchal Pétain et le régime de Vichy (collaboration active avec l'Allemagne nazie[78]), dont Robert Brasillach, Charles Maurras, Joseph Darnand et Doriot, tandis que certains s'engagent dans la Résistance (comme Philippe Leclerc de Hauteclocque).

Rassemblement national[modifier | modifier le code]

Emblème du Front national.
Jean-Marie Le Pen en meeting (photo à dater, années 1980-1990).
Marine Le Pen, présidente du Front national depuis 2011.

Après la guerre, l'extrême droite reste marginale sur la scène politique, malgré l'existence d'organisations comme Ordre nouveau ou le GUD, jusqu'en 1972, date à laquelle Jean-Marie Le Pen fonde le Front national. Le parti ne pèse guère aux élections à ses débuts, et ce n'est qu'à partir des années 1980 que le FN commencera son ascension.

En 1984, après une première percée de 11 % aux élections européennes, le mouvement de Jean-Marie Le Pen s'ancre durablement dans le débat politique, connaissant des succès croissants (autant lié au contexte économique, social et sécuritaire qu'aux choix politiques de François Mitterrand, qui, en favorisant son extension pensait affaiblir la droite).

Cette montée en puissance atteindra son paroxysme en 2002 lorsque avec 17 % des suffrages Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l'élection présidentielle. Selon les analystes, cela est dû à la forte abstention de vote (28,4 %), aux nombreuses erreurs de Lionel Jospin lors de sa campagne et au nombre record de 16 candidats lors de cette élection. Tous les candidats ont appelé à faire barrage au Front national, excepté Lutte ouvrière (qui ne voulait soutenir aucun des deux candidats en raison de sa position située à l'extrême gauche) et le Mouvement national républicain (qui appelait à voter Le Pen). Cette élection a suscité beaucoup de réactions car c'est la première fois qu'un candidat situé à l'extrême droite accédait au second tour d'une élection présidentielle depuis le début de la Ve République. Jacques Chirac sera finalement réélu avec un record de 82,21 % des suffrages contre Le Pen qui augmenta de quelques dixièmes de % seulement en obtenant 17,79 % (contre 16,86 au premier tour). C'est en revanche la deuxième fois sous la Ve République qu'aucun candidat de gauche n'est au second tour.

Le succès de Le Pen sera régulièrement confirmé lors des scrutins suivant jusqu'à l'élection présidentielle de 2007 au cours de laquelle il « s'effondre » à près de 10,5 % des voix. Le FN subit ensuite une déroute aux élections législatives organisées un mois plus tard avec 4,3 %, un score trop faible pour lui permettre de continuer à peser de manière significative sur la vie politique nationale. Le parti frontiste se maintient depuis à un étiage un peu supérieur, avec notamment un score de 6,3 % aux élections européennes de 2009 qui l'ont tout de même vu perdre quatre de ses sept eurodéputés. Lors des élections régionales de 2010, ce parti a effectué une certaine remontée obtenant lors du premier tour plus de 11,42 %, et une moyenne de plus de 17 % au deuxième tour dans les régions où il était présent.

En 2011, Marine Le Pen devient présidente du Front national et entreprend une stratégie qualifiée de « dédiabolisation » par la classe politique et les médias : mise à l'écart des militants les plus extrémistes, modernisation de l'image du parti et renforcement de sa crédibilité sur des sujets plus techniques (économie notamment). D'un parti d'opposition, elle ambitionne de devenir un parti de gouvernement. L'élection présidentielle de 2012 est un succès pour le FN, qui termine troisième avec près de 18 % des voix ; les analystes soulignent que le vote traditionnellement protestataire de l'extrême droite tend à devenir un vote d'adhésion.

Aux élections législatives qui suivent, le FN confirme sa position de « troisième force » avec 13,60 % : si le mode de scrutin ne lui permet pas de peser autant que des partis réalisant des scores moindres (avec 5 % au niveau national, EELV obtient par exemple 18 députés), le FN fait un retour à l'Assemblée nationale (depuis 1993, il n’avait pu obtenir d'élus) avec deux députés, Marion Maréchal et Gilbert Collard.

Lors des élections européennes du 25 mai 2014, le Front national devient, pour la première fois depuis sa création, le premier parti de France quant aux résultats relatifs, en réalisant un score historique de 24,86 %, devant l'UMP (20,81 %) et largement devant le PS (13,98 %). Le FN envoie donc au Parlement européen 24 députés contre 20 pour l'UMP et 13 pour le PS.

Lors des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, le Front national confirme officiellement sa première place avec des scores avoisinant les 27 % au premier et au second tour au niveau national. Marine Le Pen et Marion Maréchal Le Pen, les candidates têtes-de-liste les mieux placées, ne parviennent toutefois pas à prendre les exécutifs régionaux pour lesquels elles se sont battues. Elles ont recueilli respectivement 42,23 % et 45,22 % des voix, contre les candidats Xavier Bertrand et Christian Estrosi du parti Les Républicains (LR) avec l'aide de la gauche, qui s'est désistée et qui a appelé à voter massivement pour les candidats LR afin de faire rempart au Front national. Toutefois, le Front national devient la principale force d'opposition dans plusieurs conseils régionaux de France.

Le , à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen se qualifie pour le second tour en terminant deuxième avec 21,3% des voix, derrière le candidat d'En marche Emmanuel Macron, crédité quant à lui de 24,01% des suffrages exprimés. C'est la deuxième fois de l'histoire de la Ve République que l'extrême droite française se hisse au second tour, après la qualification surprise de Jean-Marie Le Pen le . Durant l'entre-deux-tours, le front républicain rencontre des réticences contrairement à 2002[79],[80],[81], puisque parmi les candidats battus au premier tour, seuls Benoît Hamon et François Fillon ont appelé à voter Macron[80],[81],[82],[83], bien que tous les sondages donnaient Le Pen perdante. Néanmoins, les autres candidats éliminés au premier tour ne feront aucun geste pour soutenir la candidate frontiste, excepté le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France, qui rallie Marine Le Pen le et propose de faire campagne pour elle en soutenant un projet de "gouvernement élargi"[84]. Un ralliement, justifié par le fait que Macron incarnerait la continuité du mandat du président sortant François Hollande, et qui suscite de nombreux remous au sein de la classe politique française[85]. Dès le lendemain, celle-ci accepte de faire de lui son Premier Ministre si elle est élue[86]. Le , au soir du second tour, la candidate frontiste est nettement battue avec 33,9% des suffrages exprimés, mais elle réussit à recueillir plus de 10,6 millions de voix, ce qui constitue un nouveau record pour le parti[87]. Par ailleurs, cette dernière laisse augurer une possible recomposition de sa formation politique à l'avenir[88].

Civitas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Civitas (mouvement).

L'extrême droite intervient aussi dans les débats de société (liberté d'expression dans les arts, mariage pour tous, etc.). Civitas, aussi connu sous le nom de France Jeunesse Civitas ou Institut Civitas, est un mouvement social et politique français qui se définit lui-même comme un « lobby catholique traditionaliste »[89], un « mouvement dont le but est la restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ »[90].

Civitas ne se contente pas d'intervenir dans le débat d'idées, mais propose aussi « des stages techniques. Ils consistent en un entraînement aux techniques de discussions face à la dialectique subversive, à un apprentissage des savoir-faire fondamentaux pour pratiquer une action efficace : prise de parole en public, organisation de réunions, lancement d'associations, comment mener une action concrète, etc.[91] ». Ce groupe est réputé proche des catholiques intégristes[92] et de l'extrême droite[93]. Il est très fortement lié avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) fondée par l'évêque Marcel Lefebvre en 1970[94].

Grèce[modifier | modifier le code]

Manifestation de membres d'Aube Dorée à Athènes en 2012.

Lors de la crise financière que les Grecs subissent en 2012, le parti néonazi Aube dorée, créé en 1980, est devenu le 6e parti en pourcentage de voix en obtenant 6,97 % des suffrages lors des élections de mai 2012 et obtiennent 21 députés sur les 300 que compte le Parlement hellénique[réf. souhaitée]. Lors des élections organisées le mois suivant en raison de l'incapacité des Grecs à constituer un gouvernement, Aube dorée obtient 6,92 % des suffrages exprimés, 18 députés et devient le cinquième parti en pourcentage de voix. En janvier 2015, il obtient 6,3 % des voix, perd un siège mais se hisse à la troisième place. En ce qui concerne celles de septembre, le mouvement revient à son 7 % de départ, regagne un siège et reste en troisième position. Membre de l'Alliance pour la paix et la liberté.

Aube dorée est également au centre de plusieurs poursuites judiciaires pour des agressions à caractère xénophobe[95],[96] voire des meurtres[97].

L'Alerte populaire orthodoxe, parti populiste, nationaliste et conservateur fondé en 2000, a recueilli 7 % des voix aux élections européennes de 2009 puis 5,6 % lors des législatives quatre mois plus tard. Il est en déclin depuis à cause de la concurrence d'Aube dorée et des Grecs indépendants.

Hongrie[modifier | modifier le code]

Logotype du Jobbik.

Le Parti de la justice et de la vie hongroise (MIEP) a été créé en 1993 par des dissidents du principal parti de droite, le Forum démocratique hongrois (MDF). Un de ses dirigeants a déjà été condamné en 2002 pour propos antisémites. Il fait alliance avec la droite hongroise de Viktor Orban, le Fidesz-Union civique hongroise, sur les questions des minorités juives et roms et demande que la nationalité hongroise soit accordée immédiatement à toutes les personnes d'ethnie hongroise de l'étranger, en premier lieu aux Magyars de Slovaquie, Roumanie, Serbie et Ukraine. L'initiative a été rejetée par référendum en 2004.

Le Jobbik est un parti d'extrême droite qui dispose d'un mouvement milicien et paramilitaire, la Garde hongroise. Ce parti plaide, au nom de la préservation de l'identité nationale, pour la mise en place d'une politique social-conservatrice radical (interdiction de l'avortement, criminalisation des « déviances sexuelles ») mais dénonce aussi le Traité de Trianon. Contrairement à d'autres forces de la droite radicale en Europe, le Jobbik ne suit pas une politique pro-Israël[98]. Dans son ouvrage Né un 20 août paru en 2011, Gábor Vona, président du Jobbik, décrit sa fascination pour l'islam qui est à ses yeux un des derniers bastions du traditionalisme[99] et « le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme »[100]. Fait partie de l'AEMN. Lors des législatives de 2014, le parti obtient plus de 20% des voix et devient la 3e force politique du pays.

Le HVIM peut aussi être considéré d'extrême droite pour ces idées irrédentistes et leur liens avec certains mouvements néo-nazis[101]. Le mouvement est aussi implanté dans des pays où vivent une importante communauté magyarophone.

La stratégie de modération et de recentrage du Jobbik amorcée par son ex-président Gábor Vona en 2016 a abouti à l'émergence de formations politiques mineures plus radicales, issues d'une scission du Jobbik ; telles que le Mouvement Notre patrie, qui compte une députée à l'Assemblée nationale (Dóra Dúró) ou le parti Force et détermination (en)[102].

Islande[modifier | modifier le code]

Le Front national islandais est le principal mouvement d'extrême droite islandais. Il se présente aux élections législatives de 2016 et reçoit 0,2 % des voix, ce qui est insuffisant pour avoir une représentation parlementaire. Le parti propose, entre autres, la sortie de l'Islande de l'espace Schengen, la mise en place de la démocratie direct sur le modèle suisse et l'interdiction du port de la burqa.

Italie[modifier | modifier le code]

Insulte homophobe (« Zapatero è frocio », ce qui signifie en français « Zapatero est un pédé ».) sur la façade d'un local de la coalition d'extrême droite Alternativa Sociale ('Piazza dei Partigiani à Pérouse) le 3 juillet 2005.

La Ligue du Nord a longtemps demandé la séparation de la Padanie (régions riches du nord de l'Italie) d'avec le reste du pays, notamment le sud (« pour que les Italiens du Nord arrêtent de payer pour ceux du Sud ») et s'est ensuite reconvertie en un parti national rejoignant notamment la coalition de Silvio Berlusconi.

Il existe également une extrême droite héritière du fascisme (voire du néofascisme). Le Mouvement social italien – Droite nationale a longtemps incarné cette ligne politique, avant de se transformer en Alliance nationale en 1995, incarnant sous la direction de Gianfranco Fini un virage vers le centre-droit, et finissant par s'intégrer au Peuple de la liberté de Silvio Berlusconi en 2009. Contre cette évolution, différents partis et mouvement sont encore aujourd'hui héritiers de cette idéologie, tels que le Mouvement social – Flamme tricolore (AEMN), Forza Nuova (APL), CasaPound ou encore Frères d'Italie.

Il a existé dans les années 1960-70 une extrême droite armée, comme le Movimento Politico Ordine Nuovo, responsable ou soupçonnée d'assassinats et d'attentats tels que celui de la piazza Fontana en 1969.

En Vénétie, un groupuscule ultraviolent, le Veneto Fronte Skinheads fût coupable de nombreux actes de violences politiques et racistes

Lituanie[modifier | modifier le code]

L'Union nationale lituanienne est un mouvement néo-nazi et populiste fondé en 2011.

Norvège[modifier | modifier le code]

Le Parti du progrès (FrP), représenté au Parlement depuis les élections législatives de 1973, est devenu avec le scrutin de 2005 le deuxième parti du pays. Le FrP a la particularité de se classer à l'extrême droite de l'échiquier politique aussi bien sur les thèmes traditionnellement abordés par l'extrême droite (nationalisme, patriotisme, conservatisme social, politiques anti-immigration) qu'au niveau des politiques économiques[réf. nécessaire]. À la fois ultraconservateur et libéral économiquement, le FrP se distingue ainsi des autres partis nationalistes européens, moins libéraux en matière économique.

Avec un score de près de 23 % des suffrages exprimés aux élections législatives de 2009, le FrP s'est imposé comme le parti européen d'extrême droite le mieux représenté dans son pays. Lors de celles de 2013, le parti a récolté 16,3 % des voix et est pour la première fois entré au gouvernement, dans une coalition avec le Parti conservateur[103]. La présidente Siv Jensen est nommée ministre des Finances. En 2017, il a totalisé 15,2 % de l'électorat et la coalition de droite est restée au gouvernement.

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Logotype du PVV.

Généralement considéré comme un parti de droite radicale[104] le Parti pour la liberté est un parti politique nationaliste fondé en 2006 par Geert Wilders. Eurosceptique et militant pour une sortie de la zone euro, son programme comprend des éléments nationalistes et conservateurs sur le plan sociétal et libéraux sur le plan économique. Mais son combat contre ce qu'il appelle « l'islamisation des Pays-Bas »[105] le fait classer à l'extrême droite par certains d'observateurs[106].

Pologne[modifier | modifier le code]

Jeunesses polonaises est un groupe d'extrême droite qui existe depuis 1922, dissous en 1945, et recréé en 1989. Lors de la Parade d'égalité du mouvement de libération gay du , ses membres ont jeté des pierres, des bouteilles, des pavés et des œufs contre les participants de la parade[107].

Le , en désaccord avec le centre-droit, le PiS crée une coalition avec le très conservateur Roman Giertych, dirigeant de la Ligue des familles polonaises (LPR), nommé au ministère de l'éducation. Ce dernier a l'intention d'insister dans les programmes scolaires sur « les valeurs chrétiennes de la Pologne éternelle »[108].

Il existe également d'autres mouvements politiques nationalistes tels que l'Alliance polonaise, le Camp national-radical, le Mouvement national-catholique ou encore Renaissance nationale de la Pologne.

Portugal[modifier | modifier le code]

Le Parti national rénovateur est un parti politique nationaliste, d'une orientation politique proche de celle du Front national français, dont les slogans sont « Travail et Nation » et « Le Portugal aux Portugais ». Ce parti n'a jamais dépassé les 1 % de votes. Membre de l'AEMN.

Roumanie[modifier | modifier le code]

Logo du PRM.

Le Parti de la Grande Roumanie est un des principaux mouvements d’extrême droite en Roumanie. Il perd sa représentation parlementaire en 2008. Le PRM a rassemblé 1,2 % des voix lors des élections législatives de 2012, ce qui est insuffisant pour être représentés au Parlement. Son président-fondateur Corneliu Vadim Tudor, qui appelait en 2000 « à gouverner la Roumanie à la mitrailleuse »[109] est mort en 2015.

Il existe aussi un parti d'extrême droite, Noua Dreaptă (« Nouvelle droite » en roumain). Il n'a pas eu d'élus au Parlement depuis sa fondation jusqu'en 2016. Noua Dreaptă se réclame des idéaux de la Garde de fer, parti d'inspiration fasciste et antisémite des années 1930. Noua Dreaptă se revendique comme parti néo-fasciste, irrédentiste et traditionaliste orthodoxe qui dit vouloir protéger la Roumanie des impérialismes américain et russe et la désengager de l'OTAN[110].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Manifestation de l'EDL.

Le Parti national britannique (BNP), dont le leader actuel est Adam Walker, est le principal parti d'extrême droite du pays. Il a recueilli 6,3 % des voix aux européennes de 2009 et obtenu deux députés européens. Victime de la concurrence de UKIP, il tombe à 1,1 % à celles de 2014 et perd ses deux élus. Il est membre de l'AEMN.

Il y a aussi l'English Defence League, mouvement anti-islam très actif ces dernières années, le Front national britannique, parti néofasciste et raciste des années 1970-1980, et Britain First, scission du BNP en 2011, de tendance néofasciste et fondamentaliste chrétien. Le premier parti d’extrême droite britannique est la British Union of Fascists, née en 1932 et dissoute en 1940, qui soutenait Adolf Hitler et Benito Mussolini.

Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni[111] , parti farouchement eurosceptique et anti-immigration, est parfois considéré comme un parti d'extrême droite. Il ne compte que 3 représentants à la Chambre des lords mais vingt eurodéputés, qui siègent dans le groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe au Parlement européen. Il est dirigé par Henry Bolton depuis 2017.

Russie[modifier | modifier le code]

Le principal parti d’extrême droite russe est le Parti libéral-démocrate de Russie, qui est la 3e force politique de Russie et possède 56 sièges sur 450 à la Douma. C'est un parti panslave, nationaliste, réactionnaire et antisioniste. Il y a eu un Parti fasciste russe qui a existé de 1931 à 1936. Actuellement, les mouvements d’extrême droite russe se réclament du panslavisme, du néofascisme ou du national-communisme.

Serbie[modifier | modifier le code]

Des militants du SRS lors des manifestations contre l'indépendance du Kosovo.

Le principal parti d’extrême droite serbe est le Parti radical serbe, un parti nationaliste, panslave et eurosceptique. Il a soutenu notamment Slobodan Milošević et l'expulsion des Albanais, des Bosniaques musulmans, des Hongrois et des Croates de la Grande Serbie. Le parti compte actuellement 22 représentants à l'Assemblée nationale et 10 députés en Voïvodine. On note aussi que le mouvement musical néo-nazi Blood and Honour a une branche en Serbie qui voudrait « propager l'idée révolutionnaire de national-socialisme sans compromis. »

Slovaquie[modifier | modifier le code]

Fondé en 1989, le Parti national slovaque se réclame d’un parti plus ancien, le Slovákov, fondé en 1871. Sa rhétorique est fondée sur l’héritage historique de la Slovaquie qu’il incarnerait. Le SNS est très présent sur la scène politique slovaque : exception faite de la législature 2002-2006, le parti dirigé par Ján Slota a toujours été présent au Parlement depuis 1990. En 2006, fort de 20 députés, il est même entré dans la coalition gouvernementale. Lors des élections de 2010, il a recueilli 5,1 % des voix, n’obtenant ainsi que cinq sièges au Parlement. Traditionaliste et nationaliste, le SNS développe une rhétorique virulente à l’encontre des Roms[112], des Hongrois[113] et des homosexuels[114].

Fondé en 2010, le Parti populaire « Notre Slovaquie », dirigé par Marian Kotleba, président de la région de Banská Bystrica, est aussi un parti d'extrême droite. Il se veut nationaliste, chrétien et social. Depuis 2015, il fait partie de l'Alliance pour la paix et la liberté. Il compte 14 députés sur 150 au Parlement.

Slovénie[modifier | modifier le code]

Le Parti national slovène (SNS) est connu pour ses positions eurosceptiques et pour être opposé à l'adhésion de la Slovénie au sein de l'OTAN. Nostalgique du maréchal Tito, le SNS se situe davantage à gauche de l'échiquier politique en matière d'économie. Par contre, ses prises de positions violentes contre les droits des homosexuels, ainsi qu'à l'encontre de certaines minorités comme les Roms le positionnent parmi les tenants de la droite radicale européenne.

Suède[modifier | modifier le code]

Manifestation des Démocrates suédois à Linköping en 2013.

L'extrême droite suédoise n'a rien connu d'autre que la marginalité de toute l'histoire du royaume depuis l'instauration du suffrage universel à une exception près. En effet, en 1991, la Nouvelle Démocratie, mouvement nationaliste, conservateur et populiste fait son entrée au Riksdag avec un score de 6,7 % des voix. Cette percée restera un épiphénomène, le parti perdant tous ses mandats de députés lors des élections générales suivantes. Il sera dissout quelques années plus tard après une érosion constante.

Un parti plus radical, les Démocrates de Suède (SD), a depuis pris le relais. En progression constante, les SD ont déjà fait leur entrée dans plusieurs conseils municipaux du sud du pays, où leurs électeurs sont les plus nombreux. Avec 2,9 % aux élections générales de 2006, ils ont échoué de peu à obtenir une représentation parlementaire. La progression de l'extrême droite suédoise s'est concrétisée en septembre 2010 lors des élections générales, le parti a obtenu le score de 5,70 % des votes exprimés ce qui lui permet d'obtenir 20 sièges au Riksdag[115]. Aux élections législatives de 2014, ce parti a récolté 13 % des suffrages[116].

Il y a aussi le Mouvement de résistance nordique, néonazi et panscandinaviste, fondé en 2015 à la suite de la dissolution du Parti des Suédois.

Suisse[modifier | modifier le code]

Le logotype officiel du Parti nationaliste suisse

En Suisse, l'extrême droite est actuellement officiellement composée de cinq formations[117] :

L'extrême droite n'occupe à l'heure actuelle aucun mandat électif, que ce soit au niveau fédéral, cantonal ou communal. Le dernier élu fédéral d'extrême droite était le Démocrate suisse Bernhard Hess, non réélu en 2007.

D'autres formations ont aujourd'hui disparu :

Tchéquie[modifier | modifier le code]

Le Parti ouvrier de la justice sociale, fondé en 2003, est ultranationaliste et populiste. Depuis 2015, il fait partie de l'Alliance pour la paix et la liberté.

Il y a également l'Aube – Coalition nationale, de tendance nationaliste et populiste, fondé en 2013. Elle a obtenu 6,9 % des suffrages et 14 élus lors des législatives de 2013. Quant à sa scission Liberté et démocratie directe, créée deux ans plus tard et proche du FN français, elle a récolté 10,6 % des voix et 22 sièges lors des législatives de 2017, se substituant au parti d'origine.

Ukraine[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale ukrainienne - Autodéfense ukrainienne, créée le 30 juin 1990 à Lviv, est une organisation para-militaire[118], voire une milice néo-fasciste[119]. Pendant la Révolution orange, elle soutient le président pro-occidental Viktor Iouchtchenko. L'UNA-UNSO appuie l'Église orthodoxe d'Ukraine (Patriarcat de Kiev). Elle compte environ 10 000 militants dont beaucoup de jeunes. Elle milite pour la réhabilitation des membres de la Division SS Galicie (unité ukrainienne de la Waffen-SS)[120]. Elle développe un violent antisémitisme[121]. En mai 2014, le parti s'est fondu avec d'autres mouvements nationalistes dans le nouveau parti politique Secteur droit.

L'Union panukrainienne « Liberté » (ou Svoboda), fondée en 1991, fait partie de l'AEMN. Ce parti a obtenu l'élection de 38 députés sous ses couleurs lors des élections législatives ukrainiennes de 2012.

Le Congrès des nationalistes ukrainiens, fondé en 1992, fait partie de l'alliance électorale de Viktor Iouchtchenko, Notre Ukraine - Autodéfense populaire.

Océanie[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

Les partis d'extrême droite sont peu présents en Australie. Le plus important est le parti Pauline Hanson's One Nation, fondé en 1997 par Pauline Hanson. S'il n'a jamais remporté qu'un seul siège au Parlement fédéral, il a été un temps influent dans l'État du Queensland. C'est un parti populiste, hostile à l'immigration, au multiculturalisme et aux droits des Aborigènes, et favorable à un « nationalisme économique » protectionniste[122].

Le parti Australia First (en) a été fondé en 1996 par Graeme Campbell (en), ancien député expulsé du Parti travailliste. Jamais représenté au Parlement, il défend un nationalisme économique et un nationalisme blanc, s'opposant à l'immigration et au multiculturalisme. Son dirigeant actuel, Jim Saleam, est un ancien membre du Parti national-socialiste australien (en) (aujourd'hui disparu), condamné dans les années 1980 pour violences raciales[122].

Le parti Rise Up Australia Party (en) (« Lève-toi, Australie »), fondé en 2011, est principalement anti-musulman[122].

Fidji[modifier | modifier le code]

Aux Fidji, l'extrême droite arrive au pouvoir à la suite du coup d'État militaire du colonel Sitiveni Rabuka en 1987. Se définissant lui-même comme étant d'extrême droite, et prônant la suprématie des intérêts de la population autochtone, il fonde le parti Soqosoqo ni Vakavulewa ni Taukei (« Parti politique autochtone »), dominant au cours des années 1990[123].

Après le rétablissement de la démocratie et l'échec d'un nouveau coup d'État raciste en l'an 2000, les partisans de la suprématie politique des autochtones fondent l'Alliance conservatrice. Celle-ci se fond par la suite dans le Parti des Fidji unies, parti de la droite nationaliste autochtone au pouvoir de 2001 à 2006[124].

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Amérique latine[modifier | modifier le code]

  • « Amérique latine : l'état militaire à l'épreuve des transitions. », Revue internationale de politique comparée 1/2008 (Vol. 15) , p. 151-162
  • Patrick Guillaudat et Pierre Mouterde, Les Mouvements sociaux au Chili de 1973 à 1993, Paris, L'Harmattan, , 304 p. (ISBN 2-7384-3214-X)
  • Collectif Cortázar, Muchnik, Silva Castro, Chili, le dossier noir, Paris, Gallimard, 362 p. (ISBN 2-07-075575-4)

Europe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphanie Dechezelles, « Visages et usages de l'extrême droite en Italie. Pour une analyse relationnelle et non substantialiste de la catégorie extrême droite », Revue internationale de politique comparée, vol. 12, no 4,‎ , p. 451-467 (lire en ligne).
  2. Synthèse des travaux de Nonna Meyer, chercheuse au Centre d'études européennes de Sciences Po dans, L'extrême droite en Europe, 24 septembre 2010, lefigaro.fr, lire en ligne.
  3. Nonna Mayer, « Des votes xénophobes ? », dans Le nouveau désordre électoral, Presses de Sciences Po, coll. « Chroniques électorales », , 416 p. (lire en ligne)
  4. Piero Ignazi, « Chapitre 5. Les extrêmes droites en Europe », dans Pascal Perrineau, Le Vote des Douze. Les élections européennes de juin 1994, Presses de Sciences Po, (lire en ligne), p. 123-152.
  5. Marieme Helie Lucas, interviewée par Marc Weitzmann, « Ce qui était visé est la place des femmes en Europe », Le Magazine littéraire, no 566,‎ avril 2016=pages 86-89.
  6. a et b « Amérique latine : l'état militaire à l'épreuve des transitions », Revue internationale de politique comparée, vol. 15, no 1,‎ 0000-00-00, p. 151–162 (ISSN 1370-0731, lire en ligne).
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  112. Caractéristiques : nationaliste, xénophobe (notamment les Hongrois et les Roms) et homophobe. trianglerouge.be
  113. Son leader, Jan Slota, s’est régulièrement signalé par des déclarations prenant à partie à l’importante minorité hongroise vivant dans le pays. Parti national slovaque (SNS)
  114. « Vous êtes une salope », a-t-il lancé à une journaliste qui lui demandait si la majorité gouvernementale, dont le SNS fait partie, allait permettre aux homosexuels de bénéficier du PACS. « Une modification de la loi dans ce sens représenterait un vrai danger pour les gens normaux. Si vous êtes une gouine, ça ne me gêne pas. Mais si vous le manifestez publiquement comme à São Paulo, où il y a 3 millions de pédés, là, ça me gêne. » 21 juin 2007 ; voir sur courrierinternational.com.
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  117. L'Union démocratique du centre (en allemand Schweizerische Volkspartei, SVP ; en italien Unione Democratica di Centro, UDC ; en romanche Partida Populara Svizra, PPS), ne constitue pas un parti d'extrême droite, dans la mesure où elle se réclame des valeurs traditionnelles de la Suisse démocratique, participe aux coalitions gouvernementales et compte parmi ses rangs des personnalités modérées, comme le Bernois Adolf Ogi, ancien Président de la Confédération suisse en 1993 et 2000. Ses adhérents se partagent entre deux courants : un courant national-populiste, particulièrement développé dans la section zurichoise et dont l'homme fort est Christoph Blocher, et un courant plus modéré, plus proche du consensus gouvernemental et dont les bastions sont situés en Suisse romande.
  118. Voir les photos sur le site officiel
  119. Manifestations nazies en Ukraine : ça recommence (...) l’Assemblée Nationale Ukrainienne (UNA-UNSO) (Milice néofasciste) (...) 13-10-2009 liberalisme-democraties
  120. À l'Est, les nazis d'hier sont réhabilités resistances.be
  121. « (...) l'Assemblée Nationale Ukrainienne avec son aile forte para-militaire “L'Auto-Défense Nationale Ukrainienne” (IMA-UNSO) (...) réussit à organiser plusieurs manifestations de masse à Lvov (...) ces manifestations s'accompagnaient de pancartes antisémites et de discours anti-juifs. » Histoire des Juifs d'Ukraine
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  124. Ibid., p. 221.

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