Christian Bouchet

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Christian Bouchet
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Christian Bouchet à Livré-la-Touche en 2012.

Alias
Loïc Baudoin
Lionel Placet
Naissance (61 ans)
Angers
Nationalité Française
Profession

Christian Bouchet, né le à Angers, est un militant politique, éditeur et écrivain français.

Classé à l'extrême droite, il est issu du courant nationaliste-révolutionnaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Né le à Angers, Christian Bouchet grandit dans une famille d'artisans et de commerçants de la « petite bourgeoisie provinciale[1] ».

Plusieurs membres de sa famille[Lesquels ?] furent liés à des mouvements d'extrême droite avant, pendant ou après la Seconde Guerre mondiale[réf. insuffisante][2]. Son père est officier de marine[3].

Il est diplômé d'études approfondies en droit des affaires, titulaire du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) de sciences économiques, maître en histoire et docteur en ethnologie de l'université Paris-VII, avec une thèse sur Aleister Crowley — Aleister Crowley (1875-1947) et le Mouvement thélémite — soutenue le à l'université Paris-Diderot sous la direction de Robert Amadou[4],[5].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Élève dans un collège catholique, il y crée en 1969 un groupe antigauchiste. En 1970, il est brièvement membre de la Restauration nationale (RN), avant de rejoindre en 1971 la Nouvelle Action française (NAF)[2],[1].

En 1973, résidant alors à Nantes, il quitte les milieux monarchistes pour l'Organisation lutte du peuple (OLP), mouvement nationaliste-révolutionnaire issu d'une scission du mouvement Ordre nouveau et défendant les mouvements nationalistes du Tiers-monde, notamment les régimes arabes opposés au sionisme et à l'« impérialisme américain ».

Au début des années 1980, il indique avoir quitté le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) de Jean-Gilles Malliarakis, dont il met en cause « l’inadéquation des thèses [...] avec la vie réelle », pour rejoindre les Comités d'action républicaine (CAR) de Bruno Mégret[1]. Il est également proche à cette époque de la Nouvelle Droite : il fréquente le club de l'Horloge comme le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE)[1],[6].

Après l'élection de Bruno Mégret comme député lors des élections législatives de 1986 grâce à une alliance avec le Front national (FN), il sollicite les responsables locaux du FN à la demande de la direction des CAR mais, déçu par l'accueil que ceux-ci lui offrent, il quitte les CAR et dit revenir à ses « premières amours » en rejoignant Troisième voie[1]. Il devient alors un cadre dirigeant du mouvement nationaliste-révolutionnaire européen[7] : il est successivement secrétaire général des mouvements Troisième voie (TV), Nouvelle résistance (NR) et Unité radicale (UR), l'un des fondateurs du Réseau radical puis de l'association Les Nôtres[n 1], et un des animateurs du mouvement Front européen de libération.

Au MNR (1999-2002)[modifier | modifier le code]

De 1998 à 2002, il anime la tendance dite « radicale » au sein du Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret. Il intègre le conseil national du parti, pour lequel il se présente à diverses élections : aux cantonales de 2001 à Rezé où il obtient 6,75 % des voix, puis aux législatives de 2002 dans la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique — qui couvre notamment Rezé — où il n'obtient que 0,54 % des suffrages.

Il quitte UR en 2002, quelques semaines avant la tentative d'assassinat de Jacques Chirac par Maxime Brunerie[8].

Au FN (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet lors d'une réunion publique du FN en 2012 à Nantes.

Ayant rompu avec l'activisme mouvementiste, Christian Bouchet soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007 dans le cadre des Nationalistes avec Le Pen, structure membre de l'Union des patriotes souhaitée par le candidat[réf. nécessaire]. Dans la foulée, il rejoint le FN en , où il occupe des responsabilités au niveau départemental avant d'être nommé au poste de secrétaire départemental adjoint du FN de Loire-Atlantique d' à [9]. À cette date, il quitte ce poste tout en restant membre du bureau : si Louis Aliot avance qu'il a été poussé à ce départ en raison de son animation du site Vox NR, l'intéressé présente ce changement comme une réorganisation locale qui « n'a aucune raison politique ou idéologique », et réaffirme son soutien à Marine Le Pen[10]. Christian Bouchet est de nouveau nommé secrétaire départemental adjoint du FN de Loire-Atlantique en et occupe ce poste jusqu'en .

Lors de la campagne interne pour la présidence du FN, Christian Bouchet promeut activement la candidature de Marine Le Pen et rejoint, en , son comité de soutien.

Il est par ailleurs candidat sous l'étiquette du parti à différentes élections : suppléant d'Oriane Borja à Rezé lors des élections cantonales de 2008 ; deuxième de liste en Loire-Atlantique lors de l'élection régionale de 2010 dans les Pays de la Loire ; candidat aux élections cantonales de 2011 à La Baule-Escoublac, où il obtient 12,80 % des suffrages[11].

Il obtient l'investiture du FN pour être candidat aux élections législatives de 2012 dans la troisième circonscription de la Loire-Atlantique après avoir cessé de contribuer à Vox NR[12] ; il affronte alors le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et arrive en troisième position avec 8,50 % des voix. Il est ensuite candidat tête de liste à l'élection municipale de 2014 à Nantes, où il arrive en quatrième position avec un score de 8,14 % ; candidat aux élections départementales de 2015, dans le canton de Nantes-5 en binôme avec Béatrice Le Naour, où il arrive en troisième position avec 15,23 % des voix[réf. nécessaire]. Lors de l'élection régionale de 2015 dans les Pays de la Loire, il figure en 5e position (éligible) sur la liste du FN en Loire-Atlantique[13],[14].

En , il démissionne de ses responsabilités au sein de ce parti et disparaît de son organigramme[15][réf. insuffisante].

Éditeur et journaliste[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet dirige les revues Lutte du peuple (1991-1996) et Résistance (1997-2010). Il est l'éditorialiste du site Voxnr et le correspondant en France du quotidien italien Rinascita jusqu'en 2011 et rédacteur en chef adjoint, chargé des pages internationales, du bimensuel Flash (2008-2011).

Il est, enfin, l'un des animateurs des éditions Ars magna et Avatar.

Travaux sur les nouveaux mouvements religieux et polémique[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet mène durant de nombreuses années des recherches sur les « spiritualités de marge » et sur la conjonction entre croyance religieuse et engagement politique. À ce titre, il fait partie de 1990 à 1993 du groupe de Thèbes[16]. Membre du cercle Ernest-Renan de 1997 à 2008, il est conseiller à la rédaction de la revue de celui-ci de 2005 à 2008.

Du fait de ses travaux sur les spiritualités de marge, il a été soupçonné d'appartenance à diverses structures païennes, paramaçonniques ou sectaires[n 2]

Vie privée et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Veuf d'une enseignante depuis 1995[17], il est remarié.

Il est le père de Gauthier Bouchet, engagé au FN et notamment conseiller municipal de Saint-Nazaire[18].

Il est successivement chef de service à la mairie de Vertou, agent immobilier et professeur de sciences économiques et mercatique en section de technicien supérieur[3] au lycée agricole d'Angers[19].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Chapitres[modifier | modifier le code]

Préfaces et postfaces[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nom choisi en référence aux Nachi russes.
  2. Ce qu'il a contesté dans un droit de réponse paru dans Le Parisien (20 août 2002) :

    « J’aurais « partagé un engouement pour le paganisme ». Cela aussi est faux. Catholique baptisé mais non pratiquant, je ne me reconnais nullement dans le paganisme qui me semble relever plus de la parodie que de la religion. [...] En ce qui concerne plus particulièrement l’OTO, l’affirmation de votre journaliste repose sur une analyse biaisée de mes recherches universitaires. Il se trouve en effet que j’ai réalisé une maîtrise, puis un doctorat en ethnologie (à l’université Paris-VII) qui a porté sur la personnalité du franc-maçon dissident et magicien Aleister Crowley, ainsi que sur l’activité de ses disciples. La rédaction de cette maîtrise puis de ce doctorat m’a conduit à fréquenter quelques structures maçonniques, paramaçonniques et initiatiques [...]. Cette fréquentation, que l’on nomme en langage universitaire de l’« ethnologie d’immersion » ou de l’« ethnologie participative » n’a été effectuée, sur les conseils et sous le contrôle de mon maître de thèse, que dans le cadre de ces travaux et a cessé dès ceux-ci terminés (il y a plus de sept années). Elle n’a jamais été motivée par autre chose que par l’étude. »

    (lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Ce qu’était réellement Unité radicale », vox NR, 16 août 2002.
  2. a et b Bouchet 2001.
  3. a et b Marc Le Duc, « Christian Bouchet, candidat populiste », sur ouest-france.fr,‎ .
  4. Notice sur WorldCat.
  5. « Christian Bouchet, Aleister Crowley (1875-1947) et le Mouvement thélémite », sur theses.fr.
  6. Nicolas Lebourg, « La Fonction productrice de l'histoire dans le renouvellement du fascisme à partir des années 1960 », dans Sylvain Crépon et Sébastien Mosbah-Natanson (dir.), Les Sciences sociales au prisme de l'extrême droite : enjeux et usages d'une récupération idéologique, L'Harmattan, coll. « Les Cahiers politiques de l'IRISES/Paris Dauphine (UMR 7170) », (lire en ligne), pp.213-243
  7. Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite, Presses universitaires de Perpignan, 2011 et http://francepolitique.free.fr/PUR1.htm.
  8. « Le candidat FN Christian Bouchet et Bachar al-Assad », sur laregledujeu.org,‎ (consulté le 14 avril 2016).
  9. http://fn-loire-atlantique.fr/?page_id=147
  10. Abel Mestre, Caroline Monnot, « FN : Vous avez dit « purges »? », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr,‎ (consulté le 14 avril 2016).
  11. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/CN2011/044/04457.html
  12. David Doucet, « A Nantes, le FN mise sur un candidat sulfureux », sur lesinrocks.com,‎ (consulté le 14 avril 2016).
  13. « Front national. Samuel Potier, nouveau patron du FN 44 (interview) », sur http://www.breizh-info.com/,‎ (consulté le 14 avril 2016).
  14. « Les candidats du FN en Loire-Atlantique », sur http://www.ouest-france.fr/,‎ (consulté le 14 avril 2016).
  15. Secrétaires de circonscriptions du FN 44.
  16. "Groupe de Thèbes - Ombres et lumières", entretien accordé à Dominique Dubois par Rémi Boyer dans Historia Occultae, nº3 sept. 2010.
  17. http://fn-loire-atlantique.fr/?p=1728.
  18. David Doucet, « Les dix nouveaux visages du Front national », sur lesinrocks.com,‎ (consulté le 14 avril 2016).
  19. « Nantes : qui est Christian Bouchet le candidat Front National aux municipales », sur France 3 pays de la loire,‎ '"`uniq--nowiki-00000065-qinu`"' (consulté le 29 janvier 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]