Christian Bouchet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bouchet.
Christian Bouchet
CBouchet2.JPG

Christian Bouchet à Livré-la-Touche en 2012.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
AngersVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Loïc Baudoin
Lionel PlacetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Écrivain, militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Directeur de thèse

Christian Bouchet est un écrivain et militant politique français né le à Angers.

Classé à l'extrême droite, il est issu du courant nationaliste-révolutionnaire. Il occupe des responsabilités au Mouvement national républicain (MNR), de 1999 à 2002, puis au Front national (FN), depuis 2008.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Né le à Angers, Christian Bouchet grandit dans une famille d'artisans et de commerçants de la « petite bourgeoisie provinciale[1] ». Son père est officier de marine[2].

Il est diplômé d'études approfondies en droit des affaires, certifié de sciences économiques, maître en histoire et docteur en ethnologie (avec une thèse sur Aleister Crowley soutenue en 1994[3]).

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Débuts dans la mouvance nationaliste révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Élève dans un collège catholique, il y crée en 1969 un groupe antigauchiste. En 1970, il est brièvement membre de la Restauration nationale (RN), avant de rejoindre en 1971 la Nouvelle Action française (NAF)[4].

En 1973, résidant alors à Nantes, il quitte les milieux monarchistes pour l'Organisation lutte du peuple (OLP), mouvement nationaliste-révolutionnaire issu d'une scission du mouvement Ordre nouveau et défendant les mouvements nationalistes du Tiers-monde, notamment les régimes arabes opposés au sionisme et à l'« impérialisme américain ».

Au début des années 1980, il indique avoir quitté le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) de Jean-Gilles Malliarakis, dont il met en cause « l’inadéquation des thèses [...] avec la vie réelle », pour rejoindre les Comités d'action républicaine (CAR) de Bruno Mégret[1]. Il est également proche à cette époque de la Nouvelle Droite : il fréquente à la fois le Club de l'horloge et le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE)[5].

Après l'élection de Bruno Mégret comme député lors des élections législatives de 1986 grâce à une alliance avec le Front national (FN), il sollicite les responsables locaux du FN à la demande de la direction des CAR mais, déçu par l'accueil que ceux-ci lui offrent, il quitte les CAR et dit revenir à ses « premières amours » en rejoignant Troisième Voie[1]. Il devient alors un cadre dirigeant du mouvement nationaliste-révolutionnaire européen[6] : il est successivement secrétaire général des mouvements Troisième Voie (TV), Nouvelle Résistance (NR) et Unité radicale (UR), l'un des fondateurs du Réseau radical puis de l'association Les Nôtres[n 1], et un des animateurs du mouvement Front européen de libération.

Il continue aujourd'hui de se réclamer du nationalisme révolutionnaire[7].

Au MNR (1999-2002)[modifier | modifier le code]

De 1998 à 2002, il anime la tendance dite « radicale » au sein du Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret. Il intègre le conseil national du parti, pour lequel il se présente à diverses élections : aux cantonales de 2001 à Rezé où il obtient 6,75 % des voix, puis aux législatives de 2002 dans la quatrième circonscription de la Loire-Atlantique — qui couvre notamment Rezé — où il n'obtient que 0,54 % des suffrages.

Il quitte UR en 2002, quelques semaines avant la tentative d'assassinat de Jacques Chirac par Maxime Brunerie[8].

Au FN (depuis 2008)[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet lors d'une réunion publique du FN en 2012 à Nantes.

Ayant rompu avec l'activisme mouvementiste, Christian Bouchet soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007 dans le cadre des Nationalistes avec Le Pen, structure membre de l'Union des patriotes souhaitée par le candidat[réf. nécessaire]. Dans la foulée, il rejoint le FN en , où il occupe des responsabilités au niveau départemental avant d'être nommé au poste de secrétaire départemental adjoint du FN de Loire-Atlantique d' à [9]. À cette date, il quitte ce poste tout en restant membre du bureau : si Louis Aliot avance qu'il a été poussé à ce départ en raison de son animation du site Vox NR, l'intéressé présente ce changement comme une réorganisation locale qui « n'a aucune raison politique ou idéologique », et réaffirme son soutien à Marine Le Pen[10]. Christian Bouchet est de nouveau nommé secrétaire départemental adjoint du FN de Loire-Atlantique en et occupe ce poste jusqu'en .

Lors de la campagne interne pour la présidence du FN, Christian Bouchet promeut activement la candidature de Marine Le Pen et rejoint, en , son comité de soutien.

Il est par ailleurs candidat sous l'étiquette du parti à différentes élections : suppléant d'Oriane Borja à Rezé lors des élections cantonales de 2008 ; deuxième de liste en Loire-Atlantique lors de l'élection régionale de 2010 dans les Pays de la Loire ; candidat aux élections cantonales de 2011 à La Baule-Escoublac, où il obtient 12,80 % des suffrages[11].

En 2011, à l'occasion d'une conférence sur l'histoire du nationalisme révolutionnaire, il revendique l'héritage de personnalités de l'entre-deux-guerres comme Philippe Lamour ou Pierre Winter :

« Quand Valois dissout le Faisceau en mars 1928, une partie de ses proches manifestent leur désaccord avec lui et créent le Parti fasciste révolutionnaire avec Philippe Lamour et Pierre Winter. On les retrouvera peu de temps après parmi les animateurs de ce qu’on a nommé les « non-conformistes des années 30 », créant, avec l’architecte Le Corbusier, des revues comme Plans et Prélude, travaillant de concert avec des groupes de petites taille comme Ordre nouveau, le Mouvement travailliste français, le Front social ou le Front national syndicaliste. C’est incontestablement d’eux dont nous sommes les héritiers directs, 1000 fois plus que des ligues[12]. »

Il obtient l'investiture du FN pour être candidat aux élections législatives de 2012 dans la troisième circonscription de la Loire-Atlantique après avoir cessé de contribuer à Vox NR[13] ; il affronte alors le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et arrive en troisième position avec 8,50 % des voix. Il est ensuite candidat tête de liste à l'élection municipale de 2014 à Nantes, où il arrive en quatrième position avec un score de 8,14 % ; candidat aux élections départementales de 2015, dans le canton de Nantes-5 en binôme avec Béatrice Le Naour, où il arrive en troisième position avec 15,23 % des voix[réf. nécessaire]. Lors des élections régionales de 2015 dans les Pays de la Loire, il figure en 5e position (éligible) sur la liste du FN en Loire-Atlantique[14],[15].

En , il démissionne de ses responsabilités au sein de ce parti et disparaît de son organigramme[16],[7]. Il est remplacé par Samuel Potier, lequel l'accusera d'avoir laissé « une fédération en ruine », ce qu'il conteste[17]. Après le second tour de l'élection présidentielle de 2017, il estime que le « très important recul du FN en Loire-Atlantique » est dû à l'« inaction » de « sa nouvelle équipe dirigeante »[18].

Éditeur et journaliste[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet dirige les revues Lutte du peuple (1991-1996) et Résistance (1997-2010). Il est l'éditorialiste du site Vox NR et le correspondant en France du quotidien italien Rinascita jusqu'en 2011 et rédacteur en chef adjoint, chargé des pages internationales, du bimensuel Flash (2008-2011).

Il utilise les pseudonymes « Loïc Baudoin » et « Lionel Placet »[19].

Il est, enfin, le directeur des éditions Ars magna et Avatar.

Travaux polémiques sur les « spiritualités de marge »[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet mène durant de nombreuses années des recherches sur les « spiritualités de marge » et sur la conjonction entre croyance religieuse et engagement politique. À ce titre, il fait partie de 1990 à 1993 du groupe de Thèbes[20]. Membre du cercle Ernest-Renan de 1997 à 2008, il est conseiller à la rédaction de la revue de celui-ci de 2005 à 2008.

Du fait de ses travaux sur les spiritualités de marge, il a été soupçonné d'appartenance à diverses structures païennes, paramaçonniques ou sectaires[n 2]

Vie privée et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Veuf d'une enseignante depuis 1995[4], il a ensuite été le conjoint d'Oriane Borja[21], et s'est remarié[22].

Il est le père de Gauthier Bouchet, engagé au FN et conseiller municipal de Saint-Nazaire[23],[24].

Il est successivement chef de service à la mairie de Vertou, agent immobilier et professeur de sciences économiques et mercatique en section de technicien supérieur[2] au lycée agricole d'Angers[25].

Il est en outre capitaine de réserve[26].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Aleister Crowley (1875-1947) : approche historique d'un magicien contemporain (mémoire de diplôme d'études approfondies en histoire remanié), Nantes, Ars, , 134 p..
  • Aleister Crowley et le Mouvement thélémite (thèse de doctorat en ethnologie remaniée), Château-Thébaud, Le Chaos, (réimpr. 2011), 232 p. (ISBN 2-912159-06-7, notice BnF no FRBNF36993251).
  • Crowley, Puiseaux, Pardès, coll. « Qui suis-je ? », , 127 p. (ISBN 2-86714-194-X, notice BnF no FRBNF37623180) — traduit en allemand et en portugais.
  • Occultisme, Puiseaux, Pardès, coll. « B.A-BA », , 127 p. (ISBN 2-86714-224-5, notice BnF no FRBNF37115631) — traduit en portugais.
  • Wicca, Puiseaux, Pardès, coll. « B.A-BA », (réimpr. 2016), 127 p. (ISBN 2-86714-233-4, notice BnF no FRBNF37625267) — traduit en italien.
  • Gurdjieff, Puiseaux, Pardès, coll. « Qui suis-je ? », (réimpr. 2015), 127 p. (ISBN 2-86714-253-9, notice BnF no FRBNF37659286).
  • Les Nouveaux Nationalistes (préf. Roland Gaucher), Paris, Déterna, coll. « Politiquement incorrect », , 320 p. (ISBN 2-913044-39-5, notice BnF no FRBNF38842253) — sont évoqués André-Yves Beck, Jean-François Colombani, Sébastien Legentil, Guillaume Luyt, Eddy Marsan, Benoît Merlin, Stéphane Parédé, Fabrice Robert, Franck Vandekerkof et Philippe Vardon.
  • Néo-paganisme, Puiseaux, Pardès, coll. « B.A-BA », , 127 p. (ISBN 2-86714-243-1, notice BnF no FRBNF37638097).
  • Islamisme, Puiseaux, Pardès, coll. « B.A-BA », , 127 p. (ISBN 2-86714-266-0, notice BnF no FRBNF38954363).
  • Kardec, Puiseaux, Pardès, coll. « Qui suis-je ? », , 127 p. (ISBN 2-86714-293-8, notice BnF no FRBNF39099393).
  • Les Liaisons dangereuses de Julius Evola : Aleister Crowley, Gerald Brousseau Gardner et Maria de Naglowska, Nantes, Ars magna, coll. « Les Documents d'Ars magna », , 24 p..
  • Spiritisme, Puiseaux, Pardès, coll. « B.A-BA », , 127 p. (ISBN 2-86714-292-X, notice BnF no FRBNF39287212).
  • Les Nouveaux Païens, Paris, Dualpha, coll. « Politiquement incorrect », , 338 p. (ISBN 2-915461-34-1, notice BnF no FRBNF39986868).
  • Steiner, Grez-sur-Loing, Pardès, coll. « Qui suis-je ? », , 127 p. (ISBN 2-86714-361-6, notice BnF no FRBNF39998441) — traduit en italien.
  • Anthroposophie, Grez-sur-Loing, Pardès, coll. « B.A-BA », , 127 p. (ISBN 2-86714-371-3, notice BnF no FRBNF40104336).
  • Karl Maria Wiligut le Raspoutine d'Himmler, Étampes, Avatar, coll. « Sonnenwende », , 100 p. (ISBN 978-0-9555-1322-0, lire en ligne) — traduit en portugais et en espagnol.
  • Islam et Combat national : pour une approche pragmatique, Nantes, Ars magna, coll. « Les Documents d'Ars magna », , 25 p. (ISBN 2-912164-59-1, notice BnF no FRBNF41459384).
  • Jeunes nationalistes d'aujourd'hui : qui sont-ils, que veulent-ils ?, Coulommiers, Déterna, coll. « Politiquement incorrect », , 197 p. (ISBN 978-2-913044-70-8, notice BnF no FRBNF41267147) — entretiens avec David Rachline, Romain Vincent, Thierry Boudreaux, Kavan Herbin, Evgueni Ivanov, Ayar Lozano et Bertrand Le Digabel.

Préfaces et postfaces[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nom choisi en référence aux Nachi russes.
  2. Ce qu'il a contesté dans un droit de réponse paru dans Le Parisien (20 août 2002) :

    « J’aurais « partagé un engouement pour le paganisme ». Cela aussi est faux. Catholique baptisé mais non pratiquant, je ne me reconnais nullement dans le paganisme qui me semble relever plus de la parodie que de la religion. [...] En ce qui concerne plus particulièrement l’OTO, l’affirmation de votre journaliste repose sur une analyse biaisée de mes recherches universitaires. Il se trouve en effet que j’ai réalisé une maîtrise, puis un doctorat en ethnologie (à l’université Paris-VII) qui a porté sur la personnalité du franc-maçon dissident et magicien Aleister Crowley, ainsi que sur l’activité de ses disciples. La rédaction de cette maîtrise puis de ce doctorat m’a conduit à fréquenter quelques structures maçonniques, paramaçonniques et initiatiques [...]. Cette fréquentation, que l’on nomme en langage universitaire de l’« ethnologie d’immersion » ou de l’« ethnologie participative » n’a été effectuée, sur les conseils et sous le contrôle de mon maître de thèse, que dans le cadre de ces travaux et a cessé dès ceux-ci terminés (il y a plus de sept années). Elle n’a jamais été motivée par autre chose que par l’étude. »

    (lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Ce qu’était réellement Unité radicale », vox NR, 16 août 2002.
  2. a et b Marc Le Duc, « Christian Bouchet, candidat populiste », sur ouest-france.fr, .
  3. Sous la dir. de Robert Amadou, Aleister Crowley (1875-1947) et le mouvement thélémite, 1994 (présentation en ligne).
  4. a et b http://fn-loire-atlantique.fr/?p=1728.
  5. Nicolas Lebourg, « La Fonction productrice de l'histoire dans le renouvellement du fascisme à partir des années 1960 », dans Sylvain Crépon et Sébastien Mosbah-Natanson (dir.), Les Sciences sociales au prisme de l'extrême droite : enjeux et usages d'une récupération idéologique, L'Harmattan, coll. « Les Cahiers politiques de l'IRISES/Paris Dauphine (UMR 7170) », (lire en ligne), pp.213-243
  6. Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite, Presses universitaires de Perpignan, 2011 et http://francepolitique.free.fr/PUR1.htm.
  7. a et b Yann Vallerie, Christian Bouchet, « Nantes. Entretien avec Christian Bouchet, gérant des éditions Ars magna », sur breizh-info.com, (consulté le 7 septembre 2016).
  8. « Le candidat FN Christian Bouchet et Bachar al-Assad », sur laregledujeu.org, (consulté le 14 avril 2016).
  9. http://fn-loire-atlantique.fr/?page_id=147
  10. Abel Mestre, Caroline Monnot, « FN : Vous avez dit « purges »? », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, (consulté le 14 avril 2016).
  11. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/CN2011/044/04457.html
  12. « 1793-2011, des sans-culottes à Troisième Voie, histoire du nationalisme-révolutionnaire français », voxnr.com, 4 avril 2011.
  13. David Doucet, « A Nantes, le FN mise sur un candidat sulfureux », sur lesinrocks.com, (consulté le 14 avril 2016).
  14. « Front national. Samuel Potier, nouveau patron du FN 44 (interview) », sur http://www.breizh-info.com/, (consulté le 14 avril 2016).
  15. « Les candidats du FN en Loire-Atlantique », sur http://www.ouest-france.fr/, (consulté le 14 avril 2016).
  16. Secrétaires de circonscriptions du FN 44.
  17. Yan Gauchard, « Crise au FN : « C’est devenu plus qu’une pétaudière », sur presseocean.fr, .
  18. Thomas Heng, « À 7 %, pourquoi le Front National échoue toujours à Nantes », sur ouest-france.fr, .
  19. « Quand un « spécialiste » nous parle de l'Iran et de Clotilde Reiss... », sur reflexes.samizdat.net, .
  20. "Groupe de Thèbes - Ombres et lumières", entretien accordé à Dominique Dubois par Rémi Boyer dans Historia Occultae, nº3 sept. 2010.
  21. Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Marine Le Pen, Paris, Grasset, (ISBN 978-2-246-78382-4, notice BnF no FRBNF42444886, lire en ligne).
  22. « Christian Bouchet, militant politique », sur reflexes.samizdat.net, .
  23. David Doucet, « Les dix nouveaux visages du Front national », sur lesinrocks.com, (consulté le 14 avril 2016).
  24. J. R., « Gauthier Bouchet, le jeune élu qui monte au Front », sur saintnazaire-infos.fr, .
  25. « Nantes : qui est Christian Bouchet le candidat Front National aux municipales », sur France 3 pays de la loire, '"`uniq--nowiki-00000066-qinu`"' (consulté le 29 janvier 2015)
  26. « Le Front national présente ses candidats », sur ouest-france.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]