Paul Cézanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Cézanne)
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Sézanne.
Paul Cézanne
Paul cezanne 1861.jpg
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement

Paul Cézanne, né le à Aix-en-Provence, mort le dans la même ville, est un peintre français, membre du mouvement impressionniste, considéré comme le précurseur du cubisme. Il est l'auteur de nombreux paysages de Provence, et particulièrement de la campagne d'Aix-en-Provence. Il a notamment réalisé plusieurs toiles ayant pour sujet la montagne Sainte-Victoire. Ami d'enfance de l'écrivain Émile Zola qu'il rencontra à Aix-en-Provence, il se brouillera avec lui dans ses dernières années.

Biographie[modifier | modifier le code]

Autoportrait (1875), huile sur toile, 66 x 55 cm, collection particulière
Sa résidence du Jas de Bouffan (1878), huile sur toile, 52.5 x 56 cm, collection particulière
Portrait d'Achille Emperaire (vers 1868), huile sur toile, 197 x 120 cm, Musée d'Orsay, Paris
Autoportrait (1898-1900), huile sur toile, 63.5 x 50.8 cm, Musée des beaux-arts de Boston, Boston

Enfance et origines de la famille Cézanne[modifier | modifier le code]

Son père, Louis Auguste Cézanne, est originaire de Saint-Zacharie (Var), propriétaire à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)[1]. La famille de Paul Cézanne possède une chapellerie sur le cours Mirabeau.Sa mère se nommait Anne Elisabeth Honorine Aubert. La famille est relativement aisée et le père fonde une banque, le , à laquelle il donne le nom de « Banque Cézanne et Cabassol »[2], de son nom propre et de celui de son associé.

Débuts dans la carrière de peintre[modifier | modifier le code]

Paul Cézanne fréquente le collège Bourbon (devenu lycée Mignet), où il se lie d'amitié avec Émile Zola. Il entreprend sans enthousiasme des études de droit à l'Université d'Aix. Il suit des cours à l'École de dessin d'Aix-en-Provence et réside dans la bastide du Jas de Bouffan, résidence que son père a achetée. Au total, 36 huiles et 17 aquarelles y ont été réalisées entre 1859 et 1899. Il se rend une première fois à Paris en avril 1861, poussé par son ami Émile Zola, mais n'y reste que quelques mois et retourne dans le domaine familial à l'automne, inaugurant ainsi une série d'allers retours entre la ville-lumière et la Provence.

En 1862, il abandonne la carrière juridique et s'établit à Paris. Il travaille à l'Académie de Charles Suisse et y rencontre Camille Pissarro, Pierre-Auguste Renoir, Claude Monet, Alfred Sisley et un autre Aixois, Achille Emperaire, dont il fera plus tard un portrait, resté célèbre. Il est refusé à l'École des beaux-arts en raison d'un tempérament jugé excessif.

La liaison cachée avec Hortense[modifier | modifier le code]

Durant l'année 1869, il rencontre Hortense Fiquet avec qui il aura un fils en janvier 1872. Il cachera cette liaison et cette naissance à son père, Louis-Auguste Cézanne, qui, ouvrant le courrier de son fils au Jas de Bouffan, n'apprendra qu'il est grand-père qu'en 1876. Alors, il acceptera le mariage de son fils au Jas de Bouffan en avril 1886, quelques mois avant sa mort en octobre de la même année. Paul s'installe à L'Estaque, petit village sur la côte, lorsqu'il n'est pas dans la capitale.

Auvers-sur-Oise[modifier | modifier le code]

En 1872, il s'installe à Auvers-sur-Oise, où il peint avec Pissarro, et travaille dans la maison du docteur Gachet. En 1874, les impressionnistes organisent leur première exposition collective dans l'atelier du photographe Nadar et le public réserve un accueil peu encourageant, voire scandalisé, aux toiles de Cézanne qui en présente trois (Une moderne Olympia, La Maison du pendu et Étude, paysage d'Auvers). Il ne présente aucun tableau au cours de la seconde exposition impressionniste, mais montre 16 œuvres en 1877 à la troisième manifestation. Les critiques sont très mitigées et il se détache du groupe impressionniste et rejoint la Provence à partir de 1882, d'abord à L'Estaque, puis à Gardanne en 1885, petit village près d'Aix. Là, il commence son cycle de peintures sur la montagne Sainte-Victoire, qu'il représente dans près de 80 œuvres (pour moitié à l'aquarelle). Sa situation financière reste précaire, d'autant que son père diminue son soutien.

Hypothèse de la brouille avec Émile Zola[modifier | modifier le code]

Sur la base d'une lettre de Cézanne à Émile Zola de nombreux biographes pensent qu'à partir de 1886 le peintre rompt tout contact avec le romancier, qu'il connaissait depuis son enfance et ses années d'études au lycée d'Aix-en-Provence [3]. La cause de la brouille serait le roman L'Œuvre (racontant l'histoire d'un peintre maudit et pourchassé par le destin incapable d'achever sa « grande œuvre »), que le peintre a inspiré[4]. Cette hypothèse est aujourd'hui remise en cause par la découverte d'une lettre postérieure à celle sur laquelle se base l'hypothèse[5]. Le 28 avril, il épouse Hortense[6]. La même année, son père meurt, lui laissant un héritage confortable qui le met à l'abri financièrement. Sa première exposition personnelle, organisée par le marchand de tableau Ambroise Vollard en 1895 en l'absence du peintre, se heurte encore à l'incompréhension du public, mais lui vaut l'estime des artistes. Sa renommée devient internationale et il remporte à Bruxelles un grand succès lors des expositions des Indépendants.

Les dernières années de Cézanne[modifier | modifier le code]

Dès novembre 1895, Cézanne loue un cabanon aux Carrières de Bibémus afin d'y entreposer son matériel de peinture et ses toiles et où il passe une bonne partie de son temps, voire de ses nuits, jusqu'en 1904[7],[8].

Il se fait construire en 1901-1902 un atelier dans la périphérie d'Aix, l'atelier des Lauves où il travaille tous les matins de 1902 à sa mort.

En octobre 1906, alors qu'il peint sur le motif, dans le massif de la Sainte-Victoire, un violent orage s'abat. Cézanne a un malaise. Il est recueilli par des charretiers et déposé dans sa maison de la rue Boulegon, à Aix, où il mourra, le 22, emporté par une pneumonie. Sa tombe se trouve au cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Parmi ceux des peintres du XIXe siècle rangés sous l’étiquette « impressionnistes », l’œuvre de Cézanne est au-delà de l'impressionnisme et donc probablement le plus difficile et celui qui fut et reste encore aujourd'hui le plus mal compris, voire le plus controversé. Ce sont ses amis peintres, notamment Pissarro, Renoir et Degas qui surent, les premiers, déceler ses intentions et reconnaître ses qualités. Pissarro écrivait  :

« Pendant que j'étais à admirer le côté curieux, déconcertant de Cézanne que je ressens depuis nombre d'années, arrive Renoir. Mais mon enthousiasme n'est que de la Saint-Jean à côté de celui de Renoir, Degas lui-même qui subit le charme de cette nature de sauvage raffiné, Monet, tous... sommes-nous dans l'erreur ?... je ne le crois pas... Les seuls qui ne subissent pas le charme, sont justement des artistes ou des amateurs qui par leurs erreurs nous montrent bien qu'un sens leur fait défaut. Du reste, ils évoquent tous logiquement des défauts que nous voyons, qui crèvent les yeux, mais le charme... ils ne le voient pas... Comme Renoir me le disait très justement, il y a un je ne sais quoi d'analogue aux choses de Pompéi si frustes et si admirables... »

— Lettre de Pissarro à son fils Lucien, du 21 novembre 1895

Cézanne a peint environ trois cents tableaux[9].

De 1862 à 1870 est une période que Cézanne appelait dans sa verve méridionale et, avec un peu d'exagération, sa « période couillarde », et que les historiens nomment sa période romantique ou sa phase baroque, influencée par les baroques italiens ou espagnols (Ribera, Zurbaran), les caravagesques des églises aixoises ou les collections du musée Granet, ou encore par Eugène Delacroix, Courbet et Manet. Cézanne s’exprime alors généralement dans une pâte épaisse, avec une palette sombre et des fonds noirs : Pains et œufs (1866), Portrait de Louis-Auguste Cézanne (1866), Tête de vieillard (1866), Antony Vallabrègue (1866), La Madeleine (1868-1869), Achille Emperaire (1868-1869), Une Moderne Olympia (1869-1870), Nature-morte à la bouilloire (1869), Nature-morte à la pendule noire.

Vient ensuite la période « impressionniste », sous l’influence de Pissarro, auprès duquel il s’installe à Auvers-sur-Oise, vers 1872-1873. Il y fréquente Guillaumin et le docteur Gachet. Dans ses œuvres d’alors, le ton, par touches toujours épaisses mais plus subtiles que dans la période romantique, se substitue au modelé classique : la Maison du pendu (1873), La Route du village à Auvers (1872-73), La maison du docteur Gachet (1873).

Déjà s’annoncent, dans cette période impressionniste, d’autres préoccupations qui l’éloigneront des recherches propres aux impressionnistes, sans qu’il renie jamais la leçon de fraîcheur, de vibrations colorées et lumineuses que celles-ci apportèrent à la peinture de leur époque. Chez lui, la modulation de la couleur recherche désormais davantage à exprimer les volumes que les effets atmosphériques et la luminosité. Renoir disait, en parlant du critique d’art Castagnary : « J’enrage à l’idée qu’il n’a pas compris qu’"Une Moderne Olympia" de Cézanne (dans sa version de 1873) était un chef-d’œuvre classique plus près de Giorgione que de Claude Monet et qu’il avait devant les yeux l’exemple parfait d’un peintre déjà sorti de l’impressionnisme. »[10] C’est encore Renoir qui rapporte l’incompréhension d’Emile Zola quand Cézanne lui confiait sa préoccupation de « trouver les volumes » : Zola essayait de lui démontrer la vanité d’une telle recherche. « Tu es doué. Si tu voulais seulement soigner l’expression. Tes personnages n’expriment rien ! » Un jour, Cézanne se fâcha : « Et mes fesses, est-ce qu’elles expriment quelque chose? »[10].

« Trouver les volumes », voilà quelle était la véritable obsession de Cézanne, « faire du Poussin sur nature », « quelque chose de solide comme l'art des musées[11] ».

Ce grand dessein, c’est avec une technique qui lui est personnelle que Cézanne veut le réaliser. Cette technique, écrit Léon Gard, peintre et écrivain d'art du XXe siècle, « veut résoudre le problème de la peinture sans recourir au moyen du dessin-ligne, ni à celui du clair-obscur. Comme il l’a dit lui-même, il a voulu, par les diaprures, conjuguer les problèmes du dessin et du modelé, rejoignant ainsi le vieux peintre de Le Chef-d'œuvre inconnu de Balzac qui s’écriait : "Le dessin n’existe pas !", voulant dire par là que dans une œuvre de peinture tout doit être exprimé, dessin et valeurs, par la seule modulation de la couleur [12]

Jon Kear a d'ailleurs fait le rapprochement entre la représentation du nu chez Cézanne et la nouvelle de Balzac en soulignant la ressemblance entre l'attitude de Cézanne et celle du vieux peintre Frenhofer, tandis que le jeune Poussin et Pourbus assistent à ses démêlées avec l'expression totale[13].

On voit s’affirmer cette tendance vers 1880 : citons le Pont à Maincy (1879), l’Estaque, les autoportraits ou les natures-mortes du musée d’Orsay, celles du musée de l'Ermitage ou de Philadelphie, La Montagne Sainte-Victoire vue de Bellevue (Metropolitan Museum), La Plaine au pied de la montagne Sainte-Victoire et Les Bords de la Marne (musée Pouchkine).

Cézanne s’engagera toujours plus loin dans cette voie qui s'achèvera en 1906 sur « le motif », ne cessant de se recommander de la nature : « L’étude réelle et précieuse à entreprendre c’est la diversité du tableau de la nature » ; « j’en reviens toujours à ceci : le peintre doit se consacrer entièrement à l’étude de la nature, et tâcher de produire des tableaux qui soient un enseignement. »[14] Mais il avait conscience du défi qu’il s’imposait à lui-même et le doute l’étreignait souvent : « On n’est ni trop scrupuleux, ni trop sincère, ni trop soumis à la nature; mais on est plus ou moins maître de son modèle et surtout de ses moyens d’expression[15]. ». De fait, il se plaint que « Les sensations colorées qui donnent la lumière sont chez lui cause d’abstractions qui ne lui permettent pas de couvrir sa toile, ni de poursuivre la délimitation des objets quand les points de contacts sont ténus, délicats »[16]. Par discipline, Cézanne ne « fondait » jamais : d’où l’aspect d’incomplétude que présentent certaines études de la montagne Sainte-Victoire, ou le caractère abrupt, rébarbatif pour le profane de ses personnages, voire informe des Baigneurs ou des Baigneuses pour lesquels s'ajoute le manque de modèles dans l'endroit voulu. « D’un autre côté, les plans tombent les uns sur les autres »[16], avoue-t-il. C’est que la formule cézannienne est d’une ambition démesurée.

« Pratiquement, dit Léon Gard, c’est presque une chimère que de vouloir appliquer à la lettre cette formule, car on se heurte toujours à l’imperfection et à la limite du matériau, avec lequel il faut toujours ruser. Néanmoins, s’il est scabreux de suivre cette grandiose théorie lorsqu’on n’a pas des dons exceptionnels, il est évident qu'un Cézanne, dont l’œil était capable de peser les tons, les valeurs comme au milligramme, peut créer des chefs-d’œuvre, et même aboutir à des échecs qui restent supérieurs aux réussites de la plupart des autres peintres[17]. »

Dans une interview donnée à Denise Glaser[18], Salvador Dalí dit de Cézanne : « Le peintre le plus mauvais de la France s'appelle Paul Cézanne, c'est le plus maladroit, le plus catastrophique, celui qui a plongé l'art moderne dans la m... qui est en train de nous engloutir...»

Nature morte[modifier | modifier le code]

Nature morte aux pommes et aux oranges (1895-1900), huile sur toile, 73 x 92 cm, Musée d'Orsay, Paris

Parmi ses premières « obsessions picturales », ce sont les natures mortes et notamment les pommes pour signifier sa nouvelle conquête picturale[19].Pour Cézanne, la nature morte est un motif comme un autre, équivalent à un corps humain ou à une montagne, mais qui se prête particulièrement bien à des recherches sur l'espace, la géométrie des volumes, le rapport entre couleurs et formes : « quand la couleur, est à sa puissance, la forme est à sa plénitude » disait-il.

Incomprises en leur temps, elles sont ensuite devenues l'un des traits caractéristiques de son génie.

À la mort de Cézanne, certains peintres voulant créer de nouveaux mouvements se réclamèrent de lui. Le cas le plus notoire est celui des Cubistes. Malgré tout ce qu’on a pu dire et écrire, il reste douteux que Cézanne eût reconnu cette paternité. Il n’est plus là pour répondre, mais sa correspondance conserve quelques phrases que l’on peut méditer ; par exemple, celle-ci : « Il faut se méfier de l’esprit littérateur qui fait si souvent le peintre s’écarter de sa vraie voie — l’étude concrète de la nature — pour se perdre trop longtemps dans des spéculations intangibles. »[20].

Quelques-unes de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Œuvre volée au Ashmolean Museum d'Oxford[modifier | modifier le code]

Paysage d'Auvers-sur-Oise, huile sur toile, Ashmolean Museum, Oxford

Le 31 décembre 1999, pendant le feu d'artifice qui a accompagné la célébration du millénaire, des voleurs ont utilisé l'échafaudage se trouvant devant un bâtiment attenant, pour monter sur le toit du Musée, pour dérober un tableau de Cézanne : Paysage d'Auvers-sur-Oise. Estimée à 3 millions de livres sterling, la peinture a été décrite comme un travail important, illustrant la transition vers la maturité de la peinture de Cézanne. Comme les voleurs ont ignoré d'autres œuvres importantes dans la même salle d'exposition, et que depuis lors, le tableau n'a pas été mis en vente, le Musée estime que vol a été organisé pour honorer une commande[23],[24].

La Maison du pendu[modifier | modifier le code]

Œuvre la maison du pendu paul cézanne
La Maison du pendu, Auvers-sur-Oise (1873), huile sur toile, 55.5 x 66.3 cm, Musée d'Orsay, Paris

La Maison du pendu est une œuvre qui a été présentée par Paul Cézanne, parmi trois autres de ces œuvres, à la première exposition impressionniste d'Avril, boulevard des Capucines, dans un appartement prêté par le photographe Nadar.

Sa cote[modifier | modifier le code]

  • Rideau, cruchon et compotier a été vendu en 1999 pour la somme de 56,41 millions d'euros, ce qui constitua la quatrième enchère la plus forte, jamais atteinte pour un tableau.
  • Bouilloire et fruits a été vendu en décembre 1999 pour la somme de 44,67 millions d'euros.
  • Nature morte au melon vert aquarelle vendue 25,5M$ en 2007.
  • Début 2012, la fille de l'émir du Qatar a déboursé 190 millions d'euros pour l'une des cinq versions (1890-1895) de Les Joueurs de cartes désormais le tableau le plus cher au monde. Cette œuvre appartenait à la famille de l'armateur grec Embiricos.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Le dernier billet de 100 francs (1997-2001) lui a rendu hommage.
  • un timbre postal, d'une valeur de 0,85 franc représentant Les joueurs de cartes, a été émis le 10 novembre 1961[25].
  • Depuis 2005, l'université Aix-Marseille 3 est dénommée Université Paul Cézanne Aix Marseille 3.
  • La chanson Cézanne peint (1984) de France Gall est également un hommage au peintre français.
  • Dans Sur l'écriture, Ernest Hemingway fait de Cézanne le maître de son personnage autobiographique, Nick : « Lui, Nick, avait envie d'écrire comme Cézanne peignait. Cézanne avait commencé avec tous les trucs. Puis il avait tout foutu en l'air et il avait construit un vrai machin. C'était affreusement difficile à faire. Cézanne était le plus grand de tous. Le plus grand pour toujours. Ce n'était pas un culte. Lui, Nick, voulait écrire sur la campagne de telle façon qu'elle soit aussi présente que celle de Cézanne dans ses tableaux. Pour y arriver, il fallait se la tirer du dedans de soi-même. Il n'existait aucun truc pour ça. [...] Cézanne savait peindre les gens aussi. Mais ça c'était plus facile ; il se servait de ce qu'il tirait des paysages pour faire les gens. [...] Il savait exactement comment Cézanne peindrait ce bout de rivière. Ah, s'il était là pour le faire ! Mais ces types-là mouraient et c'était bien le malheur[26]. »

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Rivière, "Cézanne", 1910; réimprimé in Études, Paris, NRF, 1911.
  • Ambroise Vollard, Cézanne, Paris, Vollard, 1914.
  • Joachim Gasquet, Cézanne, Paris, Bernheim jeune, 1921; réédition Paris, Encre Marine, 2002.
  • André Salmon, Cézanne, Paris, Stock, 1923.
  • Émile Bernard, Sur Paul Cézanne, Paris, R.-G. Michel, 1925.
  • Lionello Venturi, Cézanne, son art, son oeuvre, Paris, Rosenberg, 1936.
  • Correspondance, recueillie, annotée et préfacée par John Rewald, Paris, Grasset, 1937; nouvelle édition complète et définitive, Paris, Grasset, 1978.
  • Ambroise Vollard, En écoutant Cézanne, Degas, Renoir, Paris, Grasset, 1938; réédition, Paris, Grasset, 1994.
  • John Rewald, Cézanne, Paris, Albin Michel, 1939; rééd. Paris, Flammarion, 1986.
  • Rainer Maria Rilke, Lettres sur Cézanne, Paris, Corrêa, 1944.
  • Bernard Dorival, Cézanne, Paris, Tisné, 1948.
  • Henri Perruchot, La Vie de Cézanne, Paris, Hachette, 1956.
  • Conversations avec Cézanne, Paris, Macula, 1986.
  • Antoine Terrasse, De Cézanne à Matisse, Famot, 1986.
  • Marcel Brion, Paul Cézanne, Paris, Bordas, 1988.
  • Cézanne, catalogue d'exposition, Paris, Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, 1995.
  • Philippe Sollers, Le Paradis de Cézanne, Paris, Gallimard, 1995 (repris dans Éloge de l'infini, Paris, Gallimard, 2001, coll. "Folio").
  • Antoine Terrasse, Les aquarelles de Cézanne, Paris, Flammarion, 1997.
  • Dictionnaire, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 3, éditions Gründ,‎ , 13440 p. (ISBN 2-7000-3013-3), p. 422-428
  • Paul Cézanne, La peinture couillarde, lettres et propos choisis par Jean-Paul Morel, Paris, Mille et une nuits, 2006.
  • Marcelin Pleynet, Cézanne marginal , Les Mauvais jours, 2007.
  • Marcelin Pleynet, Cézanne, Paris, Gallimard, 2010.
  • Denis Coutagne, Cézanne et Paris, Paris, Gallimard, 2011, coll. "Découvertes. Catalogue de l'exposition au musée du Luxembourg.
  • Michel Hoog, Cézanne, "puissant et solitaire", Paris, Gallimard, 2011, coll. "Découvertes".
  • M. R. Bourges, Conservateur de l’atelier, Itinéraires de Cézanne, Paris, Ville d’Aix-en-Provence,‎ , 46 p.
    Imprimerie Moderne du Lion
    . M. R. Bourges, Conservateur de l’atelier, Cézanne en son atelier, Paris, Ville d’Aix-en-Provence,‎ , 51 p.
    Imprimerie Moderne du Lion
    . M. R. Bourges, Conservateur de l’atelier, Le jardin de Cézanne, L’époque des Lauves, Paris, Ville d’Aix-en-Provence,‎ , 44 p.
    Introduction d'Adrien Chappuis. Imprimerie Moderne du Lion
    .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'origine de la famille Cézanne étant la paroisse Saint-Sauveur à côté d'Embrun dans les Hautes-Alpes actuelles (acte de mariage de la ville d'Aix-en-Provence précisant le mariage d'Honoré Cézanne avec Madeleine Boyer le 22 novembre1654. Cet acte précise que le père d'Honoré Cézanne est Claude Cézanne, marié à Antoinette Blain, originaire de Saint-Sauveur, diocèse d'Embrun. Un des enfants de cette famille est venu s'installer en 1654 en Provence et est à l'origine de la branche dont est issu Paul Cézanne. Les Cézanne existent toujours à la commune de Saint-Sauveur.
  2. Au 24, rue des Cordeliers, établissement qu'il transfère en 1856 13, rue Boulegon. Cf. http://www.atelier-cezanne.com/france/surlespas-aix-ville-de-cezanne-26.htm
  3. Cézanne et Zola à Aix, La République des Lettres http://www.republique-des-lettres.com/cezanne-9782824901640.php
  4. Pleynet M, Cézanne, Folio essais, chapitre II « Cézanne, Zola et les siens »
  5. Société Paul Cézanne - Une lettre de Cézanne à Zola en 1887
  6. Relevé de son mariage.
  7. Rouge, le chemin de Bibémus, Atelier Cézanne.
  8. Chemin de Bibémus, Cézanne en Provence.
  9. Pleynet M, Cézanne, Folio essais, chapitre IX « Les Peintures »
  10. a et b Pierre-Auguste Renoir, mon père, par Jean Renoir
  11. Correspondance de Cézanne
  12. À propos de Pétunias peint par Cézanne, article de Léon Gard paru dans le journal Apollo en 1948.
  13. Jon Kear, Frenhofer, c'est moi : Cézanne's Nudes and Balzac's Le Chef-d'œuvre inconnu, The Cambridge Quarterly, Volume 35, 2006, p.  345-360 (ISSN 0008-199X)
  14. Lettres de Cézanne à Émile Bernard du 12 et 26 mai 1904
  15. Lettre de Cézanne à Émile Bernard du 26 mai 1904
  16. a et b Lettre de Cézanne à Émile Bernard du 24 octobre 1905
  17. À propos de Pétunias peint par Cézanne, article de Léon Gard paru dans le journal Apollo en 1948.
  18. "Interview de Salvador Dali"
  19. « Cézanne et l'art pommesque », sur Espace Trévisse (consulté le 13 octobre 2014)
  20. Lettre de Cézanne à Émile Bernard du 12 mai 1904
  21. « Le ruisseau de Cézanne », sur Espace Trévisse (consulté le 16 octobre 2014)
  22. « L'embrayeur chez Cézanne, Duchamp et Beckett », sur Le Nouveau Cénacle (consulté le 16 octobre 2014)
  23. Au vol! Les plus grands vols d’œuvres d’art de tous les temps, sur le site bridgemanart.com, consulté le 1er mai 2014
  24. (en)Theft of Cezanne’s View of Auvers-sur-Oise, sur le site fbi.gov, consulté le 2 mai 2014
  25. Le timbre Les joueurs de cartes
  26. Ernest Hemingway, "Sur l'écriture", in Œuvres romanesques, Paris, Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade), 1966, t. 1, pp. 1558-1559
  27. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?no_cache=1&nnumid=010891&cHash=713d02a000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]