Cloisonnisme

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Le cloisonnisme est le nom que le critique Édouard Dujardin a trouvé en 1888[1] pour une technique picturale consistant à peindre en aplats de couleur séparés par un trait plus sombre, comme dans les émaux cloisonnés[2], le vitrail, les estampes japonaises que découvraient alors les artistes, les images d'Épinal et les arts primitifs[3], en attribuant la théorie et le premier développement au peintre Louis Anquetin, qui cependant avait collaboré avec Émile Bernard[réf. souhaitée].

La critique voit dans la systématisation du cloisonnement un développement du japonisme. Le plus en vue des adeptes du cloisonnisme est Paul Gauguin [2] ; l'École de Pont-Aven servira de catalyseur et de diffuseur à cette technique. D'autres artistes, tels Maurice Denis, Vincent van Gogh ou Henri de Toulouse-Lautrec se rapprocheront du cloisonnisme, chacun à leur manière. Mouvement éphémère et dépourvu de manifeste ou de théorie, le cloisonnisme disparaîtra rapidement, tandis que les artistes qui l'avaient pratiqué passent à autre chose[4], qui, en ce qui concerne Gauguin, Anquetin et Bernard, s'appelle le synthétisme[5].

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Références[modifier | modifier le code]

  1. * Michel Laclotte (dir.), Jean-Pierre Cuzin (dir.) et Arnauld Pierre, Dictionnaire de la peinture, Paris, Larousse, (lire en ligne), p. 159 ; « Chronique », La Justice,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  2. a et b André Béguin, Dictionnaire technique de la peinture, , p. 171 « Cloisonnement ».
  3. Édouard Dujardin, « Aux XX et aux Indépendants », La Revue indépendante,‎ (lire en ligne)
  4. Gustave Geffroy, « L'art d'aujourd'hui », Le Journal,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  5. Cuzin 2003, p. 827.