Paul Aïzpiri

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Paul Aïzpiri
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Naissance

Paris
Décès
(à 96 ans)
Nom de naissance
Paul Augustin Aïzpiri
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Maître
Mouvement

Paul Aïzpiri (1919-2016) était un artiste peintre et lithographe figuratif français[1] appartenant à la Jeune Peinture de l'École de Paris avec , Bernard Buffet, Paul Rebeyrolles, Bernard Lorjou, André Minaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève de l'École Boulle, puis de l'École nationale supérieure des beaux-arts où il est admis en 1936 dans l'atelier de Fernand Sabatté[2], il expose au Salon d'automne juste après la Libération et obtient le troisième prix de la Jeune Peinture en 1951. Il est très connu au Japon où ses œuvres sont exposées en permanence au Nakata Museum (en) d'Onomichi[3],[4].

Lieux de villégiature[modifier | modifier le code]

Il fut pendant plusieurs décennies un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans sa villa de Beauvallon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Contributions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

Fresques murales[modifier | modifier le code]

Parolier de chanson[modifier | modifier le code]

  • La prière au soleil, musique de Jean-Eddie Crémier et Max Alexys, paroles de Roger Couderc et Paul Aïzpiri, interprétée par Armand Mestral, 1949[6].

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie Parvillée, Paris, 1943.
  • Galerie d'Art, Liège, Verviers, 1946.
  • Musée de l'Athénée, Genève, 1952.
  • Galerie Framond, Paris, 1952.
  • Galerie Drouand-David, Paris, 1953.
  • Galerie d'Art, Heerlen, 1953.
  • Galerie Robert Martin, Alger, 1953.
  • Galerie Paul Pétridès, Paris, 1954, juin 1955, 1956, 1957, 1958, 1959, 1961.
  • Galerie Wildenstein, New York, 1956.
  • Galerie Cardo-Matignon, Paris, 1958.
  • Galerie Ohana, Londres, 1959.
  • Galerie Acosta, Los Angeles, 1959.
  • Galerie Paul Pétrides, Paris, novembre 1961
  • Galerie Romanet, Paris, 1963, 1965, juin 1969.
  • Galerie Ducastel, Avignon, 1967, 1969, 1970, 1971, 1972, 1974, 1989, 1996, 1998.
  • Galerie Tamenaga, Tokyo, 1971, 1982, 1984, juin 2016[7].
  • Galerie Tamenaga, Paris, 1972, 1976, juin 1984 (Aïzpiri - Venise), 1987, avril mai 2014, avril 2016[7].
  • Galerie du Bateau ivre, Bruxelles, 1972.
  • Temma-Ya, Hiroshima, Okayama, 1973.
  • Galerie Longchamp, Nice, 1985.
  • Château de Val, Lanobre, 1985.
  • Galerie Ferrero, Genève, 1986.
  • Jean Art Gallery, Seoul, 1986.
  • Château de Val, Lanobre, 1985.
  • Rétrospective Paul Aïzpiri, Espace Cardin, Paris, 1990.
  • Château de Vascœuil, 2000.
  • Yamazaki Mazak Museum, Nagoya, 2016.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Tout se passe comme s'il y avait en lui deux courants, deux tendances qui s'opposent et résolvent leur contradiction dans un heureux accord. Emporté par un lyrisme expressionniste, baroque ensuite, une part de lui réagit et contrôle, tempère et impose. Les fulgurations de ses couleurs ne vont jamais jusqu'à la brutalité, se calmant aussitôt de finesses e-t de subtilités. Les déformations ne sont jamais grimaces des corps, des visages ou des objets, tout en demeurant expressives et faisant bien sentir ce que nous devons éprouver. Cette part lucide, constructive, alliée avec l'autre, qui le pousse à s'extérioriser vigoureusement, impose des cadres solides à ses effusions, les contraint à l'ascèse de la synthèse. » - Jean Dalvèze[14]
  • « Aïzpiri ne nous a pas montré une Venise conventionnelle. Interprétant la doctrine du naturalisme, il a estimé que le peintre avait le droit de voir la nature à travers un tempérament - le sien. Il n'a eu cure ni de la nacre ni de la fluidité du paysage vénitien. Il l'a stabilisé dans des couleurs stridentes. Il a infligé la discipline à cette ville ondoyante dont il a su pourtant fixer ls nuances essentielles sur des toiles de petit format. Il a parfois meurtri Venise : c'est pour en rapporter dans ses filets les émaux du trésor de Saint-Marc, les mosaïques du temps où elles rutilaient. » - Pierre Mazars[15]
  • « L'écriture parée de tons émaillés de cet peintre basque dissimule un fond de mélancolie sous une palette à l'orientale et un graphisme complexe. » - Gérald Schurr[16]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 3e Prix de la Jeune Peinture, 1946.
  • Prix Corsica de peinture, 1948.
  • Prix National, Biennale de Venise, 1951.
  • Prix international du Gemmail, Tours, 1972[17].

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Pays Bas[modifier | modifier le code]

  • Musée des beaux-arts de Heerlen.

Suisse[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

Japon[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Paul Aïzpiri », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)
  2. Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 1, pages 127-128.
  3. Ville d'Onomichi, présentation du Nakata Museum
  4. a et b Connaissance des arts, Benoît Lafay, "Disparition du peintre Paul Aïzpiri", 25.01.2016
  5. Sacred Art Pilgrim, Paul Aïzpiri
  6. La prière au soleil, partition aux éditions Micro, 1949.
  7. a et b Galerie Tamenagan Paul Aïzpiri, 2016
  8. Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992, page 310.
  9. Raymond Nacenta, Lorjou, Aïzpiri, Minaux, Mottet, Sébire, Éditions de la galerie Charpentier, 1953.
  10. a et b Contemporary Arts Center, La collection Julius Fleischmann
  11. a et b Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin Delcroix, De Bonnard à Baselitz, estampes et livres d'artistes, B.N.F., Paris, 1992.
  12. Frac Franche-Comté, Monsieur Sudreau et le Cyclope, présentation de l'exposition, 2013
  13. Musée Baron-Martin, La Jeune Peinture, présentation de l'exposition, 2017
  14. Jean Dalevèze, Aïzpiri, Bibliothèque des arts, 1975.
  15. Pierre Mazars, Aïzpiri, in L'année de la peinture, Calmann-Lévy, 1980, page 122.
  16. Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  17. « Paul Aïzpiri a reçu à Tours le Prix international du Gemmail », La Nouvelle République, 23 mars 1972.
  18. National Gallery of Victoria, Paul Aïzpiri dans les collections

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Descargues, Paul Aïzpiri, Presses littéraires de France, 1952.
  • Pierre Mazars (préface de Georges de Caunes), Les œuvres d'art du paquebot France, Éditions Livror, Genève, 1969.
  • Jean Dalevèze, Aïzpiri, Éditions de la galerie Romanet, 1969.
  • René Huyghe de l'Académie française et Jean Rudel, L'art et le monde moderne, Larousse, 1970.
  • Jean Dalevèze, Aïzpiri, Bibliothèque des arts, 1975.
  • Pierre Mazars, Jean-Marie Dunoyer et Jean Selz, L'année de la peinture, Calmann-Lévy, 1980.
  • Madeleine et Emmanuelle Ducastel, Aîzpiri - Festival d'Avignon 1989, Éditions de la galerie Ducastel, 1989.
  • Philippe Cruysmans, Caroline Anouilh et Pierre Perret, Aïzpiri, Éditions Micolon, Paris, 1992.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, B.N.F., 1992.
  • Lydia Harambourg, L'École de Paris - 1945-1965 - Dictionnaire des peintres, Éditions Ides et Calendes, 1993.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1993.
  • Ouvrage collectif, L'École de Paris ? 1945-1964, Fondation Musée d'art moderne Grand Duc Jean / Musée national d'histoire de l'art, Luxembourg.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001 (lire en ligne).
  • Éric Mercier, Années 50 - La Jeune Peinture - L'alternance figurative, 2 volumes, Art Acatos, 2010 (liste des peintres en ligne).
  • René Chabannes, Quarante ans d'expositions au Chäteau de Val, Artogue, 2014 (lire en ligne).

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Aïzpiri, du rêve à la réalité, film documentaire de Cédric Schiltz, production Tamenaga, Atopia Films. Durée : 26 min.

Liens externes[modifier | modifier le code]