Deuxième exposition des impressionnistes

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Deuxième exposition impressionniste
Type Exposition artistique
Pays Drapeau de la France France
Localisation Paris
Date de la première édition 1874
Exposition précédente Première exposition impressionniste
Exposition suivante Troisième exposition impressionniste
Date d'ouverture
Date de clôture
Organisateur(s) Paul Durand-Ruel

La deuxième exposition des impressionnistes, organisée par Paul Durand-Ruel, s'est tenue du au à Paris dans la galerie Durand-Ruel, 11, rue Le Peletier, et a rassemblé 252 œuvres réalisées par dix-neuf peintres impressionnistes.

Histoire et artistes exposants[modifier | modifier le code]

Raboteurs de parquets Gustave Caillebotte, Musée d'Orsay

Pour pouvoir exposer, chaque artiste devait régler la somme de 25 francs.[réf. nécessaire]

De nombreuses dissensions ont précédé cette seconde exposition. Treize peintres se sont retirés, soit parce qu'ils sont déçus par la première exposition, soit comme Cézanne qu'ils refusent d'exposer chez un marchand de tableaux considérant « qu'il faut exposer soit dans un salon officiel, soit chez soi c'est à dire dans un local loué par les artistes eux-mêmes. » Cependant il y a quand même des nouveaux venus : Gustave Caillebotte, que Giuseppe De Nittis a poussé à exposer avec les indépendants, et d'anciens amis de Degas : Alphonse Legros qui vit en Angleterre où Pissaro l'a rencontré en 1871, Marcellin Desboutin revenu d'Italie, Charles Tillot et Jacques François (Mme de Rambures)

Les œuvres exposées[modifier | modifier le code]

Liste issue des pages 235 à 239 de Sophie Monneret : L'Impressionnisme et son époque tome 2

Édouard Béliard[modifier | modifier le code]

  1. Bords de l'Oise
  2. Fabriques au bord de l'Oise
  3. Rue de village
  4. La rue de Chauffour à Étampes, effet de neige
  5. Le Fort de Granville
  6. Rue de L'Hermitage à Pontoise
  7. Rue Dorée à Pontoise
  8. Promenade des fossés à Pontoise[4].

Pierre Isidore Bureau[modifier | modifier le code]

  1. Route de Champagne près de l'Isle-Adam
  2. Jouy-le-Comte, clair de lune
  3. Château de Valmondois
  4. Entrée de village à Champagne, près de l'Isle-Adam
  5. Meules au clair de lune
  6. Entrée de Nesles
  7. Avoines dans la plaine de Champagne
  8. Usine à Pacy-sur-Eure

Gustave Caillebotte[modifier | modifier le code]

  1. Roboteurs de parquets
  2. Raboteurs de parquet
  3. Jeune homme jouant du piano
  4. Jeune Homme à la fenêtre
  5. Le Déjeuner
  6. Jardin
  7. Jardin
  8. Après déjeuner

Dans la presse[modifier | modifier le code]

Les visiteurs sont moins nombreux qu'à la Première exposition des peintres impressionnistes. Les journalistes sont également moins nombreux, malgré le dévouement de Victor Chocquet qui essaie de convaincre la critique. Il y a d'abord pourtant des articles favorables, notamment dans Le Gaulois qui, lui approuve[5]. Dans un article rédigé par Alexandre Pothey, qui a succédé à Jules Barbey d'Aurevilly (dans le Gaulois), il est dit qu'il est idiot de traiter les impressionnistes de communards. « ... des dissidents tout au plus groupés et associés afin de montrer au public l'ensemble de leur œuvre dans d'excellentes conditions de place et de lumière que le Salon ne sautait leur offrir[6]. » Alexandre Pothey est en particulier un ardent défenseur de Degas. Mais ni Pothey qui écrit aussi dans La Presse, toujours favorablement pour les impressionnistes, ni Duranty qui rédige une brochure intitulée La Nouvelle peinture, à propos du groupe d'artistes qui exposent dans les galeries de Durand-Ruel[7], ni Armand Silvestre dans L'Opinion nationale, ni la mise au point de Castagnary dans Le Siècle, ces soutiens n'arrivent à convaincre une opinion générale mal disposée à l'égard des impressionnistes. La Revue politique et littéraire, et Le Moniteur universel, mettent leurs lecteurs en garde contre « les intransigeants de l'art. » En particulier Albert Wolff dans Le Figaro du , présente ainsi l'exposition :

« La rue Le Peletier a du malheur. Après l'incendie de l'Opéra, voici un nouveau désastre qui s'abat sur le quartier. On vient d'ouvrir chez Durand Ruel une exposition qu'on dit être de peinture. Le passant inoffensif attiré, par les drapeaux qui décorent la façade, entre, et à ses yeux épouvantés, s'offre un spectacle cruel. Cinq ou six aliénés dont une femme, un groupe de malheureux atteint de la folie de l'ambition, s'y sont donne rendez-vous pour exposer leur œuvre... »

— Lire l'intégralité de l'article sur Gallica[8]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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