Georges Dufrénoy

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Georges Léon Dufrénoy
Georges.Dufrénoy.jpg
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Marguerite de Baroncelli (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Georges Léon Dufrénoy, né à Thiais le et mort à Salles-en-Beaujolais le , est un peintre postimpressionniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après la Commune, ses parents s'installent dans un appartement au 2 place des Vosges.

Il vit toute sa vie en ce lieu historique. En 1875 il rentre chez les Oratoriens, à l'école Massillon, au 2 quai des Célestins (Paris 4e) où il fera toutes ses études. À 17 ans, il hésite entre deux orientations: être architecte ou artiste peintre, mais cette dernière vocation l'emporte.

En 1887 il suit les cours de l'académie Julian où il travaille avec Jean-Paul Laurens. En 1890 le peintre Désiré Laugier le prend dans son atelier comme unique élève et lui fait faire, pendant deux ans d'un travail intensif, de sérieux progrès.

Au moment de ses débuts en 1895, l'impressionnisme triomphe. Ses premières toiles sont fortement influencées par ses aînés, et il commence à exposer.

En 1902 il fait son premier voyage de travail à Venise et sera profondément impressionné tant par la cité des Doges elle-même que par les maîtres vénitiens Titien, Tintoret, Véronèse... Il s'y tous les ans pour peindre[n 1], à l'exception de la période 1914-1920 et ce jusqu'en 1939.

En 1903 il présente trois toiles au Salon International de Reims.

En 1904 il expose aux Salon des indépendants.

En 1905 il parcourt l'Italie pour peindre avec son ami Pierre Girieud.

Il devient sociétaire du Salon d'automne. Par la suite il devient membre de son comité puis du conseil d'administration. Il y expose jusqu'à sa mort.

Au Salon des Indépendants, Bernheim-jeune lui achète une toile Rue à l'omnibus.

Il fait sa première exposition à la Galerie Druet (située au 20, rue Royale). À partir de ce moment, il fait partie de l'écurie Druet avec Bonnard, Derain, Friesz, Marquet, Vuillard, etc. jusqu'en 1938 date de la fermeture. Ses toiles continuent à être exposées dans plusieurs galeries et plus particulièrement, la Galerie Granoff.

Le , Marius-Ary Leblond publie dans la Revue illustrée un article sur l'œuvre de Dufrénoy sur plusieurs pages et comprenant de nombreuses illustrations, dans lequel, il classe le peintre au premier rang de ceux de la nouvelle génération.

Piéta - Fresque sur mortier frais peinte sur les murs du narthex de la chapelle de l'Ermitage de saint Pancrace à Grambois

Dès lors, Georges Dufrénoy expose régulièrement.

En 1912, il réalise une Pièta dans le narthex de l'Ermitage de saint Pancrace, dépendant du château de Pradine (village de Grambois) et les critiques la saluent comme « une œuvre de décoration monumentale »[n 2]. À la même époque, ses amis Pierre Girieud et Alfred Lombard y composèrent respectivement une fresque également.

Le il épouse, en la cathédrale de Montpellier, Marguerite de Baroncelli-Javon (1886-1976), sœur du célèbre manadier Folco de Baroncelli-Javon et du cinéaste Jacques de Baroncelli. Elle est reine du Félibrige de 1906 à 1913 sous le capoulié (la présidence) de Mistral et l'égérie du poète provençal Joseph d'Arbaud. De leur union naissent deux garçons et deux filles.

Il est ensuite mobilisé durant la première guerre mondiale.

En 1921 il présente des toiles au Salon triennal de Liège.

En 1925 il est nommé, avec son ami Louis Valtat, Chevalier de la légion d'Honneur, par Édouard Herriot qui est un admirateur de son œuvre.

En 1928 il participe aux expositions d'art moderne Français à l'étranger, notamment en Hongrie et Pologne.

En 1929, il reçoit le Prix Carnegie à Pittsburgh aux États-Unis, pour le tableau Nature Morte au Violon, que lui achète la fondation.

En 1930, considéré comme un des plus grands peintres de Venise de sa génération, il participe à la XVIIe exposition des Beaux-Arts de Venise[n 3].

En 1931 il participe à une exposition de peintres français, en Norvège, Suède, Lettonie et Danemark et expose deux toiles au musée de Pittsburgh aux États-Unis.

En 1936 il dessine une affiche au fusain pour le Salon d'automne (Vue de Lyon). Il est nommé membre du jury du Prix de Rome, fonction qu'il assume jusqu'en 1942.

En 1937 il expose six toiles au Petit Palais au Salon Les Maîtres de l'art indépendant. Il dessine la couverture du catalogue du Salon d'automne et de l'invitation au vernissage.

En 1938 il est nommé officier dans l'ordre de la Légion d'Honneur.

En 1940 il se réfugie dans sa demeure du Beaujolais, il monte quelques fois à Paris en franchissant clandestinement la ligne de démarcation entre la zone libre et la zone occupée.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Que ce soit à Venise, Bruxelles, Paris, Lyon... Dufrénoy aime architecturer ses œuvres. Influencé par l'impressionnisme, il va peindre dans les années 1893 à 1895 plusieurs vues de Paris dans la brume (Les Buttes Chaumont, Soleil et brume, Les quais de Bercy...) ainsi que des vues de Lyon, du Beaujolais...

De Venise, il peint des vues des toits, des campaniles, les portes des palais, le pont du Rialto, San Giorgio Maggiore...

Galerie[modifier | modifier le code]

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Musées[modifier | modifier le code]

Musées détenant des œuvres de Georges Dufrénoy.

Musées en France[modifier | modifier le code]

  • Musées de la ville de Paris
    • Le vieil Hôtel Fieubet à Paris 1935
    • Intérieur 1936
    • La villa Paradiso à Gênes 1938
  • Maison Victor Hugo de Paris
    • La maison Victor Hugo à Bruxelles 1933

Musées dans d'autres pays[modifier | modifier le code]

  • Carnegie Institute of Pittsburgh (États-Unis)
    • La nature morte au violon 1929
  • Musée de Birmingham (Royaume-Uni)
    • La Place des Vosges
  • Fondation Chrysler de Détroit (Michigan) (États-Unis)
    • La place de la Bastille achat effectué par M.Chrysler en 1953
  • Musée des Beaux-Arts de Gand (Belgique)
    • Vue de Sienne

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le critique d'art Marius-Ary Leblond écrira au sujet de ses œuvres sur Venise : « il rejoint la grande tradition des maîtres vénitiens, il se marque comme successeur en ligne directe des Italiens; il reste un vénitien opulent et aristocratique dans son œuvre ».
  2. Le critique d'art Joachim Gasquet écrira à propos de cette Pièta « tout y est d'une intensité dramatique qui fait songer au Tintoret, d'un pathétique qui s'apparente on ne sait comment, à quelques phrases désespérées d'une symphonie de Beethoven ».
  3. La même année, le critique d'art Gabriel Mourey publie un livre sur Georges Dufrénoy avec des reproductions de ses œuvres aux éditions Crès.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Le violon sur le site officiel de la Réunion des musées nationaux
  2. (fr) Vue de Sienne sur le site officiel de la Réunion des musées nationaux
  3. (ru) L'omnibus Bastille-Madeleine sur le site officiel du Musée des beaux-arts Pouchkine

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Reproduction de tableaux