André Derain

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André Derain
André Derain 1928.jpg

André Derain en 1928

Naissance
Décès
(à 74 ans)
Garches (France)
Nom de naissance
André Louis Derain
Nationalité
Française
Activité
Formation
Mouvement
Influencé par
signature d'André Derain

signature

André Derain, né le à Chatou (Yvelines) et mort le à Garches (Hauts-de-Seine)[1], est un peintre français et l'un des fondateurs du fauvisme. Il est également peintre de décors et costumes de ballets et de théâtre, graveur et illustrateur.

Salué comme le pionnier d'un nouvel art, le fauvisme, avant la guerre de 1914, il s'oriente après 1918 vers un réalisme au classicisme renouvelé où s'exprime son goût du théâtre et des lettres qui en fait une des figures majeures de l'entre-deux-guerres. Mis en cause à la Libération comme collaborateur, blâmé[2], Derain apparaît après la Seconde Guerre mondiale comme le survivant d'un ancien monde pour « qui la violence a donné l'illusion de la force[3] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

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Premier Salon d'automne, 1903, couverture du catalogue.

André Derain est né à Chatou, dans une famille aisée[4]. Son père Louis-Charlemagne, crémier-glacier au 87, rue Saint-Germain[5] est conseiller municipal. Sa mère, Clémentine Angélique Baffé, a perdu plusieurs enfants en bas-âge, seul restait un frère aîné, René (1870-1890[6]). André Derain est placé dans une famille nourricière à Orgeval. Il commence à peindre vers 15 ans alors qu'il termine ses études secondaires au lycée Chaptal. À 18 ans, il entre à l'académie Camillo, dirigée par Eugène Carrière, un ami de Pierre Puvis de Chavannes. En 1900, il rencontre Maurice de Vlaminck dans un train de banlieue. En 1901, il fait la connaissance d'Henri Matisse au Louvre alors qu'ils effectuent des copies[5] .

Jeunes peintres démunis avec Vlaminck, ils partagent un atelier dans la Maison Levanneur à Chatou. Il effectue son service militaire entre 1901 et 1904. Il commence à peindre ses premiers paysages et illustre les premiers romans de Vlaminck dont D'un lit dans l'autre[5]. Il rencontre le poète et critique Guillaume Apollinaire qui dédicacera un poème dans son recueil Alcools. Autodidacte, il fréquente assidûment les musées et nourrit sa réflexion esthétique d'un grand nombre de lectures (Zola, Nietzsche…). À l'influence déterminante de Vincent van Gogh, qu'il découvre en 1901, s'ajoute celle des néo-impressionnistes et surtout l'œuvre de Paul Cézanne qu'il voit au premier Salon d'automne en 1903.

L'invention du fauvisme[modifier | modifier le code]

Publié dans L'Illustration, 4 novembre 1905, « Les Fauves. Exposition au Salon d'automne 1905 ».
Affiche officielle de l'exposition Armory Show (New York, 1913).

Après avoir suivi les cours de l'académie Julian[7], Derain rejoint Matisse à Collioure en 1905. Ensemble ils créent la première révolution esthétique du XXe siècle : le Fauvisme (couleurs vives, dessin simplifié,... (Collioure, huile sur toile, 81 × 100,3 cm, 1905, Metropolitan Museum of Art, New York).

Il expose au Salon d'automne, en 1905, dans la Salle aux fauves avec Matisse, Vlaminck, Braque, Camoin, Marquet, Girieud ; il signe la même année son contrat avec Ambroise Vollard (Bougival, huile sur toile, 41 × 33 cm, 1905, musée du Havre). En 1905 et 1906, il voyage à Londres (Regent Street, Londres, huile sur toile, 66 × 99,4 cm, 1906, Metropolitan Museum of Art, New York). Il est alors considéré comme un des meilleurs représentants du fauvisme[5].

En 1906-1907, il est bouleversé par la découverte des arts « primitifs » à Londres et commence avec Vlaminck à collectionner ce que l'on appelle, alors, l’« art nègre ». Il achète un masque Fang. En étroite relation avec Matisse, il poursuit sa réflexion sur les liens entre décoration et expression. Il s'intéresse aux arts décoratifs : céramique, bas-reliefs en bois, sculpture qu'il pratique sur pierre. Il réalise de grands panneaux sur le thème de l'âge d'or, de la danse ou des baigneuses. Après 1906, l'influence de Paul Gauguin décroit sur sa peinture, sa palette change. Puis l'année suivante, il déménage à Montmartre pour se rapprocher de ses amis Pablo Picasso, Braque, Apollinaire, Kees van Dongen et Max Jacob… Il fréquente le Bateau-Lavoir, est influencé par Picasso. Il rencontre alors à Montmartre Alice Géry, la femme de Maurice Princet, mathématicien et théoricien du cubisme[5]. Elle se sépare de son mari et épousera André Derain en 1926 ; ce dernier peindra à de nombreuses reprises son visage sévère et élégant[8].

Alice Géry (1884-1975)[modifier | modifier le code]

Alice Géry est une fille d'ouvrier qui ressemblait à une « Madone aux cheveux libres », suivant la description que fait d'elle Gertrude Stein dans ses mémoires : « Elle a les pouces solides[9]. » Elle est un des modèles de Picasso de la période bleue (Jeune fille accoudée, dessin, 1903). « Femme sauvage », selon Gertrude Stein, qui dit l'avoir toujours aimée[10]. Alice a un caractère trempé ; elle et Derain assumeront l'éducation de sa nièce Geneviève, née en 1919. Mme Derain organise la vie et supporte les aventures de son mari André. Elle pose pour Charles Despiau en 1922[11].

Le retour au classicisme[modifier | modifier le code]

En 1906, Derain séjourne à l'Estaque où il travaille avec Braque. En 1907 il passe l'été à Cassis où Matisse le visite.

En 1908, Derain séjourne à MartiguesFriesz, Braque et Dufy sont ses voisins. Il peint une série de paysages pré-cubistes représentant la ville et ses environs puis avec Dufy à L'Estaque. Il illustre le premier livre de poésie de Guillaume Apollinaire, L'Enchanteur pourrissant (1909). Après avoir peint des paysages de Cagnes-sur-Mer, il rejoint Picasso en Espagne à Cadaquès en 1910[12]. Il participe avec Braque et Picasso à la première phase de l'invention du cubisme dite cézano-cubiste : 1908-1910 (Maisons au bord de l'eau, huile sur toile, 61 × 102,3 cm, 1910, musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg). Il s'installe au 13, rue Bonaparte dans le VIe arrondissement. Dès 1911, il revient à une facture qui semble plus traditionnelle, amorce un retour à la perspective et au clair-obscur, à la suite d'un séjour dans le nord et le centre de la France. Il anticipe alors le retour au classicisme qui s'imposera après 1918 à Picasso, Braque et à la nouvelle génération des peintres. Cette période de son œuvre, dite gothique ou byzantine, d'une grande originalité, a fortement influencé la peinture métaphysique italienne d'après-guerre (Chirico, Sironi, etc.) et la peinture allemande de la Nouvelle Objectivité. Elle a également beaucoup impressionné les futurs poètes surréalistes français (Breton, Aragon, Desnos...)[13].

En 1912, il séjourne à Vers (Lot), près de Cahors. Il loge dans le presbytère (Église à Vers, huile sur toile, 65,5 × 92,3 cm, 1912, musée de Cardiff). Plusieurs des toiles qu'il a peintes alors se trouvent aujourd'hui au MoMA à New York ou en Russie. Il participe à Londres à la Second Postimpressionnist Exhibition[5]. Il illustre un recueil de poèmes de Max Jacob en 1912 : Œuvres burlesques et mystiques du frère Matorel mort au parloir. En 1913, il retrouve Vlaminck à Martigues et participe à l'exposition de la Toison d'Or à Moscou et de l'Armory Show à New York. En 1914, il expose dans les galeries de l'expressionnisme allemand, à la Neue Galerie de Berlin ; puis à Düsseldorf, enfin à Dresde. Pendant l'été il est à Montfavet près d’Avignon, avec Braque et Picasso, quand éclate la guerre. Il s'éloignera de Picasso à l'issue de la guerre, leurs liens s'étant distendus.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, Derain est mobilisé dans l'artillerie, au régiment d'infanterie de Lisieux. Il sert en Champagne, dans la Somme, à Verdun, au chemin des Dames jusqu'en 1917, puis dans l’Aisne et les Vosges. Le 11 novembre 1914, il écrit à sa femme Alice : « J'avais toujours pensé, espéré même, tout d'une guerre et je crois que je ne suis tout de même pas à la hauteur. Je n'y comprends rien au fond. Cette guerre continuelle, journalière, sans histoire, est vraiment terrible. C'est pourquoi on n'en sortira difficilement. Jamais on ne comprendra. » Il est donné une fois pour mort. À partir de 1915, Derain est mentionné dans diverses revues expressionnistes allemandes comme symbole d'amitié et de respect. En 1915, le peintre et poète allemand Carl Einstein fait paraître un long poème Gedenken des André Derain (Souvenir d'André Derain) dans la revue berlinoise et expressionniste Aktion (nos 20-21 du 19 mai 1917[14]).

En 1919, Derain fournit des illustrations pour le premier livre d'André Breton, Mont de Piété. Il reste peu de dessins connus de la période, et le titre d'une seule toile perdue : Le Cabaret du Front, vue par André Breton en 1921 dans l'atelier du peintre[15]. Il est démobilisé en 1919 ; on peut lire sur son livret militaire : « Campagne contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 10 mars 1919. Pas de blessures ni de décoration. Sait lire et écrire. Ne sait pas nager[16]. » Derain est porté à l’ordre du jour du régiment en février 1916 pour sa conduite sur la route de Bras à Douaumont[17].

Le retour à l'ordre[modifier | modifier le code]

André Derain en 1910[18].

En 1919, Cocteau, dans son article « Au revoir, Derain », explique la rupture qu'opère Derain, par rapport au cubisme de Braque et de Picasso (période 1911-1912) dans lequel il n'a pas prolongé son engagement : « Les enseignes, des fresques de boulangers, de marchands de poisson à Pompéi légitiment ses natures mortes pour ceux qui veulent reconnaître[19]. », présentant ainsi l'idéal néo-classique de Derain en rupture avec l'avant-garde d'avant la Première Guerre mondiale..

Il se brouille avec Vlaminck. Et accueille définitivement sa belle-sœur, Suzanne Géry, avec sa fille Geneviève (née en 1919), que Derain adorait ; il la peindra une centaine de fois[20] (Le Peintre et sa famille, huile sur toile, 176 × 124 cm, 1939, Tate Gallery, Londres).

Un décorateur de théâtre et de ballet demandé[modifier | modifier le code]

Pour le ballet La Boutique fantasque, de Diaghilev, animateur des Ballets russes, joué à Londres en juin 1919, il crée des marionnettes mécaniques[21]. La création a lieu à Londres, cette expérience l'amène à concevoir de nombreux décors et costumes de ballets pendant les années 1920 et 1930 pour la scène[22]. Pendant la guerre, il a créé des masques avec des boîtes et des coquillages ; en 1919 les costumes et décors pour L’Annonce faite à Marie de Paul Claudel, pour une tournée en Scandinavie. En 1924, il participe au premier film de Jean Renoir, La Fille de l'eau, dans le rôle du patron du café, avec Catherine Hessling en vedette et dont il a fait le portrait. En 1926, il dessine les décors pour le ballet Jack in the Box, musique d’Erik Satie pour les Ballets russes (Serge Grigoriev's photo album/scrapbook, Library of Congress, Washington, USA). Il réalise les décors pour les ballets : La Concurrence, en 1932, Les Fastes et Les Songes, en 1933, dont il a écrit les arguments[22]. Au total, « Entre 1918 et 1953, il a créé les décors et costumes de 13 ballets, 2 opéras, et 2 pièces de théâtre »[23].

Il renouvelle son contrat avec la galerie Kahnweiler en 1920. En 1922, il expose ses tableaux à Stockholm, à Berlin, Munich et à New York. Paul Guillaume devient son marchand attitré en 1923. Sa réputation grandit encore lorsqu'il reçoit le prix Carnegie en 1928 pour le tableau La Chasse et continue à exposer dans le monde entier : à Londres, Berlin, Francfort, Düsseldorf, New York et Cincinnati. Entre 1925 et 1928, les prix des tableaux de Derain passent de 10 000 F à 87 000 F[24]. Célèbre figure des Années folles, cet homme de haute taille (1,83 m), collectionne les voitures[25] (les Bugatti), les châteaux (à Chailly-en-Bière, à Parouzeau) et les conquêtes féminines[26].

En 1929, il se fait construire une maison-atelier par l'architecte Zielensky au 5, rue du Douanier-Rousseau dans le 14e arrondissement de Paris, en face de chez Braque. Il étonne par son esprit pratique, il aime réparer les voitures, pratiquer la musique, jouer du piano ou de l'orgue, monter des maquettes d'avion ou tirer les cartes au tarot… Ainsi, en 1931, il écrit à la demande d'André Breton, qui le considère comme le peintre du « trouble moderne[27],[28] », un petit traité du tarot, « Le Critérium des as », qui est publié dans la revue du surréalisme, Le Minotaure. Certains critiques y voient un touche-à-tout fantasque, velléitaire. En 1931, un numéro spécial des Chroniques du Jour paraît : « Pour ou contre Derain[29] ». Pour ses partisans, Derain devient le représentant d'une peinture classique de tradition française réaliste, aux références éclectiques et assumées. Sa palette est caractérisée par des couleurs brunes et des clairs-obscurs, ses natures mortes et nus féminins évoquent Courbet, ses paysages l'École de Barbizon ou Corot. Il est alors qualifié de « plus grand peintre français vivant », de « régulateur », loué par Élie Faure[30] et André Salmon.

En 1931, la galerie Paul Guillaume fait une grande exposition de ses tableaux personnels à Paris; Derain y a une grande place.

En 1934-1935, Derain renforce ses liens avec un jeune peintre admirateur, Balthus, lequel exécute son portrait, qui se trouve aujourd'hui au MoMA de New York. Le , son marchand Paul Guillaume meurt. Dorénavant, Derain n'a plus de marchands attitrés. En 1935, il vend ses propriétés et achète une grande maison à Chambourcy avec un domaine qui « comporte des bassins et leurs cascades, des arbres immenses et centenaires, un terrain de tennis à l’abandon, une « petite folie japonisante », un verger, un potager, une serre et des roses et une orangerie où il peindra ses grands formats et où il installera par la suite un four et un atelier de potier. Il aménagera son atelier au premier étage de la demeure, dans une pièce avec double ouverture sur cour et sur parc, donnant accès à la terrasse[31] ». Là il recevra ses amis Braque, Poiret, Lifar, Jouhandeau, Balthus, Malraux et Louise de Vilmorin, auxquels il fait découvrir le désert de Retz. C'est à cette époque qu'il rencontre Giacometti.

Un illustrateur prolixe[modifier | modifier le code]

Son activité d'illustrateur de 1932 à 1942 devient essentielle : Ovide, Oscar Wilde, Rabelais, et aussi Héliogabale, d’Antonin Artaud. En 1934, il grave 33 burins sur cuivre pour un projet d'illustration du Satyricon de Pétrone, commandé par Ambroise Vollard[32]. En 1935, la Kunsthalle de Berne organise la première grande rétrospective de ses œuvres. En 1937, à l'occasion de l'Exposition universelle, une exposition de groupe est organisée au Salon des Indépendants, au Petit Palais, à Paris. L'œuvre de Derain bénéficie d'une salle d'exposition particulière.

En 1938, Derain, avec Arp, Braque, Auguste Herbin, Picasso, participe au comité antinazi pour la défense d'Otto Freundlich, peintre et sculpteur allemand pionnier de l'abstraction, dont une des sculptures figure sur la couverture de l'exposition « L'Art dégénéré » (Entartete Kunst), à Munich[33]. Cependant, aux dires d'Otto Abetz, Derain aurait été invité à l'ambassade d'Allemagne. La femme de l'ambassadeur avait posé pour le peintre[34], au cours des années 1920, comme elle avait posé pour Picasso et d'autres. De même, Demetra Massala, la femme du sculpteur nazi Arno Breker, avait également été leur modèle. Brecker, qui avait longtemps vécu à Montparnasse dans les années 1920 et 1930, fréquentait les artistes et collectionnait des tableaux : il y avait des œuvres de Derain, mais aussi de Picasso, Vlaminck, Léger et Ozenfant, dans son château de Jäckelsbruch près de Berlin[35]. En 1939, Derain expose à New York. Waldemar George, dans un article intitulé « André Derain ou l'apprenti sorcier » paru en mars 1939, qualifie l'œuvre d'André Derain, en opposition à celle de Picasso et de Matisse, comme étant d'essence « contre-révolutionnaire[36] " dans le domaine esthétique.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Image de propagande allemande publiée en 1942 présentant la réconciliation de Derain et Vlaminck.

Pendant l'exode de 1940, il fuit avec sa famille vers le sud, en Ariège, et y retrouve Braque. Sa maison de Chambourcy est occupée et pillée par l'armée allemande, en novembre 1940. Aussi Alice Derain aurait demandé à Werner Lange, officier allemand chargé de la Propaganda Staffel, la restitution de La Roseraie. Derain continue de peindre dans l'atelier de son ami Léopold Lévy, 112, rue d'Assas, parti prendre la direction des Beaux-Arts d'Istanbul. Il s'établit avec Alice rue de Varennes et installe Boby, le fils qu'il a eu avec son modèle Raymonde Knaublich, et cette dernière, rue Vavin.

Pendant l'occupation allemande de la France, Derain vit à Paris. Il réalise des cartons de tapisseries. L'éditeur suisse Albert Skira lui commande cent soixante-dix-neuf bois gravés en couleurs pour illustrer le Pantagruel de Rabelais[37]. Derain refusera toute exposition publique dans la capitale pendant la durée de la guerre. En outre, André Derain ne s’implique pas dans la politique culturelle du gouvernement de Vichy. Il refuse la proposition de Georges Hilaire de prendre la direction de l'école des Beaux-Arts et il n’accepte aucune responsabilité officielle.

Néanmoins, aux dires de Werner Lange et Otto Abetz, il aurait été en contact avec ces derniers. Et c'est Abetz lui-même qui réconcilie Derain et Vlaminck[38]. Derain est courtisé par les Allemands comme symbole prestigieux de la culture française, alors qu'il expose à la Pierre Matisse Gallery à New York la même année. En échange de la promesse de libération de prisonniers français et de récupérer sa maison de Chambourcy[39], il accepte une invitation d'artistes français pour une visite officielle en Allemagne en 1941, avec notamment Paul Landowski et son ami Maurice de Vlaminck, Kees van Dongen ou encore le sculpteur Paul Belmondo, vice-président de la section des arts plastiques du groupe Collaboration[40], avec lequel il est au comité de l'exposition « Arno Breker », inaugurée le 15 mai 1942 à l'Orangerie de Paris[41]. C'est Jean Cocteau qui ouvre par un discours cette exposition.

Ce voyage organisé par la propagande allemande a un grand retentissement et sera reproché à ses participants. Selon Breker, Derain et Maillol auraient reçu des commandes de Berlin[42] auxquels les artistes n'ont pas donné suite. L'architecte Albert Speer précise dans ses mémoires, Au cœur du Troisième Reich qu'il a aidé Derain, Vlaminck et Despiau à plusieurs reprises, en leur passant différentes commandes[43]. Pour Jean Hélion, Derain donne dans « la sénilité, la platitude et le léchage de botte des nazis[42] ». Un artiste anonyme, qui prend de manière abusive le pseudonyme d'André Deran pour créer la confusion, travaille pour le service Kultur de la propagande allemande et réalise des affiches. L'une signée en 1941 : Les bobards… sortent toujours du même nid, violemment antisémite, stigmatise les francs-maçons et les alliés. Cela peut expliquer qu'André Derain apparaît alors sur une liste noire de collaborateurs français qui devaient être assassinés ou jugés après la Libération, avec Céline, Jacques Chardonne, Jean Luchaire, Pétain, Pierre Laval, etc. liste publiée par Life Magazine aux États-Unis, le 24 août 1942[44]. À la Libération, Derain est mis en cause en raison de sa participation au voyage de 1941[45],[46],[47],[48]. Le 3 octobre 1944, un collectif de « juges improvisés » se réunit sous la présidence de Picasso. Derain est exonéré des accusations portées contre lui[49]. En revanche, un an plus tard, le comité national des artistes institué par les pouvoirs publics frappe Derain d'une interdiction professionnelle d'exposer pendant un an. Derain n'acceptera jamais ce verdict et se retirera dans sa maison de Chambourcy[50].

Sa nièce Geneviève se marie en août 1943 avec Joseph Robert Taillade. Braque est son témoin[6] (Geneviève Taillade (nièce de l'artiste) avec un manteau orange, huile sur toile, 61,6 × 50,5 cm, 1928, musée des beaux-arts de Boston).

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, il refuse toute manifestation publique de sa production. Il quitte l'atelier de la rue d'Assas et rend l'appartement du 20 rue de Varennes qu'il avait loué à Mme Aron où il s'était installé en janvier 1941[51],[52].Il vit dans sa demeure de Chambourcy (Yvelines), avec sa femme, sa belle-sœur, ainsi que sa nièce, son mari et leurs enfants, tout en travaillant sur des décors de ballets et d'opéras. En 1947, il dessine les costumes et décors de Mam’zelle Angot, un ballet représenté à Covent Garden à Londres[53]. En 1948, il réalise les décors et costumes de Le Diable l’emporte pour les ballets de Roland Petit au théâtre Marigny de Paris. Roland Petit déclare alors : « Derain, lui, a tout fait. Il a choisi la musique et l'orchestrateur. Il a écrit le sujet du ballet pour finir par faire ce pour quoi il avait du génie, c'est-à-dire les costumes et les décors[22]. » Il illustre « le Génie du vin » pour les établissements Nicolas.

C'est à cette époque que l'imprimeur Pierre Mourlot tente de réunir dans un livre en trois volumes l'œuvre peint de l'artiste, l'un pour les nus, le deuxième pour les paysages, le troisième pour les décors, préfacés par Marcel Camus. Le projet apportait la caution morale d'un « résistant littéraire » à l'artiste. Le projet échoua[54]. En 1947, il rencontre Edmonde Charles-Roux, journaliste à Vogue, de quarante ans sa benjamine, avec qui il noue une idylle. Elle pose régulièrement, voir par exemple le Portrait d'Edmonde de Charles-Roux au collier de perles [55]. Avec elle, Balthus et Giacometti viennent souvent rendre visite au vieux maître. En 1949, la galerie de Berri lui rend hommage par une exposition. Marcel Duchamp écrit alors dans le catalogue de la Société anonyme, légué à la Yale University : « Derain fut constamment l'adversaire des théories. Il a toujours été un vrai croyant du message artistique, non falsifié par des explications méthodiques et appartient jusqu'à ce jour au petit groupe d'artistes qui “vivent” leur art[56]. »

En 1950, Derain illustre les Contes de La Fontaine et Citadelle, un roman de Saint-Exupéry et recommence à pratiquer la sculpture et le modelage. Grâce à l'entregent d'Edmonde Charles-Roux, il conçoit les décors de L'Enlèvement au sérail de Mozart, pour le festival d'Aix-en-Provence et, un an avant sa mort, ceux du Barbier de Séville pour le même festival. Les relations avec sa femme se dégradèrent jusqu'au point où Alice Derain fit saisir les comptes de son mari. De 1947 à 1954, Derain est assisté par la jeune sculptrice Nicole Algan, formée par Charles Despiau. Derain aurait eu un fils (caché) avec elle, selon Michel Charzat[57].

Il est atteint soudain d’une maladie des yeux. Alors qu’il s'en remet progressivement, il meurt à l'hôpital de Garches, le des suites d'un accident de voiture. Il est enterré au cimetière de Chambourcy.

On retrouve dans son atelier, plusieurs documents inachevés d'un Traité de la peinture dont des notes sont publiées par la galerie Maeght, en 1957, dans sa revue Derrière le miroir[58], ainsi qu'un manuscrit-plaidoyer où il tente d'expliquer les pressions qui l'ont amené à accepter le voyage en Allemagne. Néanmoins, des historiens comme Jonathan Petropoulos [59] prétendent que Derain aurait accepté le mécénat de Ribbentrop[60]. Rappelons que ce dernier avait dépêché un émissaire pour lui proposer de passer l'été dans son château au Tyrol et faire le portrait des membres de sa famille. Derain, tenant tête à Ribbentrop, avait refusé.

Après 1954[modifier | modifier le code]

Le musée national d'art moderne à Paris lui consacre une rétrospective, du 11 décembre 1954 au 30 janvier 1955, sous le commissariat de Jean Cassou. Alberto Giacometti manifeste toujours son admiration pour Derain[61]. « Depuis le jour, […] en 1936, où une toile de Derain vue par hasard dans une galerie — trois poires sur une toile se détachant sur un immense fond noir — m'a arrêté, m'a frappé. […] Les qualités de Derain n'existent qu'au-delà du ratage, de l'échec, de la perdition totale […] Derain est le peintre qui me passionne le plus[62]. » Le 30 décembre 1954, le sculpteur Paul Landowski lui écrit : « Exposition de l'ensemble de l'œuvre de Derain. Et bien, non, celui-là non plus n'est pas un grand bonhomme. De manière générale c'est faible et impersonnel dans le mauvais sens du terme. L'homme est habile, mais cherche souvent le vent. Avant de se mettre à un tableau, il devait lever son pinceau, ou son doigt mouillé, pour sentir d'où venait le vent. C'est comme pour Dufy, quoique mieux peint et moins antipathique. C'est dommage. Il y avait là un don. Encore une victime de l'époque. Si d’une époque passée on a pu la qualifier de Belle Époque, celle-ci mérite le nom de la Sale Époque. Et en grande partie ce sont les hommes de lettres sans courage les responsables[63]. » Marcel Duchamp déclare quant à lui : « Derain a toujours cru fermement au message artistique vierge de toute explication méthodique et aujourd’hui encore appartient au petit groupe d’artistes qui vivent leur art »[64].

Pour régler les frais de succession, sa femme Alice Derain et le fils du peintre, Boby, mettent en vente les 9 et 10 mars 1955, les objets de Chine de haute époque, d'art africain et précolombien, du Louristan, d'Égypte, de Grèce, de l'Antiquité classique et du Moyen Âge, ainsi que la collection d'instruments de musique, les marionnettes, les ex-votos, etc., que Derain avait collectionnés. Puis, le 22 mars 1955, ce fut au tour de la collection de peintures, de dessins et autres de Cézanne, Corot, Ingres, Modigliani, Renoir, Seurat, Toulouse-Lautrec, Utrillo, Vlaminck, d'être vendue[65].

Son épouse Alice est morte le 20 juillet 1975, à 91 ans. Sa nièce Geneviève Taillade vend la maison de Chambourcy en 1989 ; sa fille, Geneviève Taillade, dite « Javotte », petite-nièce du peintre[66] est actrice[67] et présidente de l'association des amis d'André Derain.

Une partie de l'œuvre de Derain, provenant de l'ancienne collection de son fils, André Charlemagne Derain, dit « Boby » (1939-1992), soit 4 200 dessins a été dispersée aux enchères à Saint-Germain-en-Laye, les 23 et 24 mars 2002 (succession de madame Raymonde Knaublich, mère de Boby[68]).

En novembre 2016, les ayant-droits d'André Derain mettaient en vente chez Christie's[69] les photographies d'Eugène Atget découvertes fortuitement lors du déménagement de la Roseraie.

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Avant la Première Guerre mondiale, Derain pratique un art pictural d'avant-garde, post-impressionniste et fauve, fait de couleurs pures, franches et juxtaposées. Après, son œuvre réaliste se concentre sur des sujets et thèmes classiques qui font écho aux œuvres des musées, dans une volonté de prolongement ou de retour à une tradition classique. Ce mouvement, également appelé par Jean Cocteau le « retour à l'ordre », caractérise l'art néo-classique figuratif des années 1920 aux années 1940[70].

Si l'œuvre de Derain est essentiellement picturale, il a également signé les décors et les costumes de nombreux ballets, illustré une trentaine de livres et réalisé des affiches. Il est également connu comme sculpteur. Une grande partie de son œuvre (80 peintures, 77 sculptures, des dessins, mais aussi des objets d'art primitif lui ayant appartenu), précédemment dans la collection Pierre et Denise Lévy, est présentée au musée d'art moderne de Troyes[71]. Elle est représentée dans un nombre considérable de musées dans le monde et en France.

En 2012, le galeriste Michael Werner donne 16 œuvres de Derain, provenant de galeries allemandes, au musée d'art moderne de la ville de Paris.

Élèves[modifier | modifier le code]

  • Constantin Nepo, portraitiste d'origine russe[72]
  • Balthus

Décors et costumes de ballets, opéras et théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1918 : La Boutique fantasque, ballet de Diaghilev, musique de Rossini, les Ballets russes (repris en 1950 à l'Opéra-Comique de Paris)
  • 1918 : L’Annonce faite à Marie, de Paul Claudel
  • 1924 : Gigue, ballet de Leonid Massine
  • 1926 : Jack in the Box, ballet de Diaghilev, musique d’Erik Satie, les Ballets Russes
  • 1932 : La Concurrence, ballet de Balanchine, les Ballets Russes
  • 1933 : Les Fastes, ballet de Balanchine, musique d'Henri Sauguet, les Ballets Russes, théâtre des Champs-Élysées
  • 1933 : Les Songes, ballet de Balanchine, musique de Darius Milhaud, les Ballets Russes, théâtre des Champs-Élysées
  • 1935 : Salade, ballet de Serge Lifar, musique d'Albert Flamand et de Darius Milhaud, les Ballets Russes, théâtre des Champs-Élysées
  • 1935 : Dreams, ballet de Balanchine, musique Georges Antheil, Adelphi Theater, New York
  • 1936 : L'Épreuve d'amour au Chang-Yang, ballet de Fokine, les Ballets de Monte-Carlo
  • 1936 : Le Mandarin cupide, ballet de Fokine, musique de Mozart, les Ballets de Monte-Carlo
  • 1937 : Le Misanthrope de Molière, théâtre universitaire de Cambridge
  • 1938 : Harlequin in the Street, Massine et le Sadlers Well Ballet, musique de Couperin, Covent Garden, Londres[73]
  • 1941 : Divertiemento (Songes), American Ballet Caravan, Theatro Municipal, Rio de Janeiro
  • 1947 : Mam’zelle Angot, Massine et le Sadlers Well Ballet, Covent Garden, Londres
  • 1948 : Que le diable l’emporte, ballet de Roland Petit, théâtre Marigny, Paris
  • 1949 : Les Femmes de bonne humeur, ballet de Massine, prod. marquis de las Cuevas[74]
  • 1950 : La Valse, ballet de Massine, musique de Maurice Ravel, Opéra-Comique de Paris
  • 1950 : L'Enlèvement au sérail de Mozart pour le festival d'Aix-en-Provence
  • 1951 : Le Barbier de Séville de Rossini pour le festival d'Aix-en-Provence

Projets de films (abandonnés ou perdus)[modifier | modifier le code]

  • 1932 : N'Bongo, scénario d'André Derain, film de Jean Renoir avec Michel Simon[75]
  • sd : suite de courts-métrages avec Georges Braque, perdus en 1940.

Peinture[modifier | modifier le code]

Signatures d'André Derain.

Musées étrangers[modifier | modifier le code]

  • Musée national d'Écosse (Édimbourg)
    • Collioure, huile sur toile (60,2 × 73,5 cm), 1905[76]
  • Musée national de Cardiff (pays de Galles)
  • Detroit Institute of Arts
  • Musée des beaux-arts de San Francisco
    • Tête d'un jeune modèle, huile sur toile (47 × 40 cm), 1926[81]
  • Metropolitan Museum of Art (New York)
    • Moïse Kisling, huile sur toile (74,3 × 60,3 cm), 1921[82]
    • Lucien Gilbert, huile sur toile (81,3 × 60,3 cm), 1905[83]
    • Le Boa noir, huile sur toile (162,6 × 97,8 cm), 1935[84]
    • Regent Street, London, huile sur toile (66 × 99,4 cm), 1906[85]
    • Dikran G. Kelekian, huile sur contreplaqué (54,9 × 45,4 cm), 1924[86]
    • Plateau de pêches, huile sur toile (19,1 × 24,4 cm), 1907-1908[87]
    • Le Palais de Westminster, huile sur toile (78,7 × 99,1 cm), 1906-1907[88]
    • Le Chemin creux, L'Estaque, huile sur toile (41,3 × 33,3 cm), 1906[89]
    • Pichet et plats, huile sur toile (46 × 54,9 cm), 1912[90]
    • Bateaux de pêche, Collioure, huile sur toile (81 × 100,3 cm), 1905[91]
    • La Table, huile sur toile (96,5 × 131,1 cm), 1911[92]
    • L'Artiste dans son studio, gouache sur papier (57,8 × 42,9 cm), 1920[93]
  • Musée Solomon R. Guggenheim (New York)
    • Portrait de jeune homme, huile sur toile et graphite (91,8 × 73,6 cm), 1913-1914[94]
  • Institut d'art de Chicago
    • Raisins, huile sur toile (25 × 44,1 cm), 1920[95]
    • Fontaine, huile sur panneau (27,6 × 34,9 cm), 1920[96]
    • Le Dernier Repas, huile sur toile, 1911[97]
    • Danseuse de ballet, huile sur toile (45,6 × 37 cm), 1920[98]
    • Paysage provençal, huile sur panneau (37,8 × 55 cm), 1930[99]
  • Musée des beaux-arts de Boston
    • Geneviève Taillade (nièce de l'artiste) avec un manteau orange, huile sur toile (61,6 × 50,5 cm), 1928[100]
  • Musée des beaux-arts de Houston
    • Cagnes-sur-Mer, huile sur toile (65,4 × 92,1 cm), 1910[101]
    • Le Virage, L'Estaque, huile sur toile (129,5 × 194,9 cm), 1906[102]
  • Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa)
    • Côte d'Azur près d'Agay, huile sur toile (54,6 × 65 cm), 1905[103]
  • Galerie nationale d'Australie (Canberra)
    • Le Cavalier au cheval blanc, huile sur toile, 1905[104]
    • Autoportrait, huile sur toile (42,2 × 34,6 cm), 1903[105]
  • Musée de l'Ermitage (Saint-Pétersbourg)
    • Martigues, huile sur toile (141 × 90 cm), 1913[106]
    • Nature morte avec pichet en terre cuite et serviette blanche, huile sur toile (61 × 50 cm), 1912[107]
    • Nature morte. Corbeille à pain et vin rouge, huile sur toile (100,5 × 118 cm), 1913[108]
    • Portrait d'homme avec journal, huile sur toile (162,5 × 97,5 cm), 1911-1914[109]
    • Table et chaises, huile sur toile (88 × 86,5 cm), 1912[110]
    • Nature morte avec crâne, huile sur toile (72 × 119 cm), 1912[111]
    • Bosquet, huile sur toile (116,5 × 91,3 cm), 1912[112]
    • Chemin de montagne, huile sur toile (81 × 100 cm), 1907[113]
    • Paysage avec bateau sur la berge, huile sur toile (100 × 65 cm), 1915[114]
    • Maisons au bord de l'eau, huile sur toile (61 × 102,3 cm), 1910[115]
    • Falaises, huile sur toile (60,5 × 81 cm), 1912[116]
    • Femme en noir, huile sur toile (93 × 60,5 cm), 1913[117]
    • Port, huile sur toile (62 × 73 cm), 1905[118]
    • Portrait d'une femme en noir, huile sur toile (116,5 × 89,3 cm), 1913[119]
    • Martigues (port de Provence), huile sur toile (141 × 90 cm), 1913[120]
  • Musée du Petit Palais (Genève)
    • La Clairière ou Le Déjeuner sur l'herbe

Musées français[modifier | modifier le code]

Dessins[modifier | modifier le code]

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives des Yvelines, commune de Chatou, acte de naissance no 88, année 1880 (avec mentions marginales de mariage et de décès) (pages 109/241).
  2. Par le comité national d’épuration des artistes peintres, dessinateurs, sculpteurs et graveurs, le 5 avril 1946 à un an de suspension professionnelle. Procès-verbal du 5 avril 1946, in Paul Landowski, Journal, à lire sur http://journal.paul-landowski.com/node/177
  3. Selon le mot de Pierre Francastel, cité dans le Grand Larousse, article « Derain », 1973, p. 3770.
  4. « Le peintre », sur andrederain.fr, (consulté le 19 juin 2017)
  5. a, b, c, d, e et f Pierre Cabanne, André Derain, Somogy, Paris, 1990, p. 134.
  6. a et b Conférence de Geneviève-Javotte Taillade, http://www.amisfournaisechatou.com/_documents/gazettes/Gazette_N10.pdf
  7. Dictionnaire Delarge http://www.ledelarge.fr/fiche_bio.php?IDFiche=19277&artiste=DERAIN%2C+Andr%E9
  8. (en) « L'œuvre Portrait d'Alice Derain - Centre Pompidou », Centrepompidou.fr (consulté le 1er avril 2017)
  9. She was rather a madonna like creature, with large lovely eyes and charming hair. Fernande afterwards explained that she was the daughter of a workingman and had the brutal thumbs that of course were a characteristic of workingmen. She had been, so Fernande explained, for seven years with Princet who was in the government employ and she had been faithful to him in the fashion of Montmartre. Then they married. No sooner were they married than Alice Princet met Dérain and Derain met her. It was wat the french call un coup de foudre… She and Derain went off together and they have never separated since. I always liked Alice Derain. She had a certain wild quality that perhaps had to do with her brutal thumbs and was curiously in accord with her madonna face, dans http://bioart.pbworks.com/w/page/7918466/Alice%20Princet
  10. (en) « artists / Alice Princet », Bioart.pbworks.com (consulté le 1er avril 2017)
  11. Voir répertoire de la sculpture française : http://frenchsculpture.org/fr/sculpture/1963-madame-alice-derain?rk=39
  12. « "Le peintre" », sur andrederain.fr
  13. Michel Charzat, Le titan foudroyé, Hazan,
  14. Liliane Meffre, Carl Einstein, 1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne, PUS, Paris 2002, p. 50.
  15. « La couleur des larmes. Les peintres de la Grande Guerre », mémorial de Caen, http://www.memorial-caen.fr/10EVENT/EXPO1418/fr/present.html
  16. Patrice Bachelard, Derain, un fauve pas ordinaire, Gallimard, 1994, p. 52-53.
  17. Michel Charzat, André Derain, Le titan foudroyé, Paris, Hazan, , p. 105
  18. (en) Gelett Burgess, The Wild Men of Paris, Architectural Record, mai 1910, sculpture Nu debout (Standing Woman), 1907.
  19. Jean Cocteau, Le Rappel à l'ordre, Éditions Stock, Paris, 1926, p. 95.
  20. (en) André Derain18801954, « La Nièce du peintre | Musée de l'Orangerie », Musee-orangerie.fr (consulté le 1er avril 2017)
  21. Une photographie Photograph of Boutique Fantasque, n.d, Library of Congress, Washington DC.
  22. a, b et c (en) « La scène selon Derain », Chroniques.bnf.fr (consulté le 1er avril 2017)
  23. Hélène Celhay de Larrard, André Derain et la scène, Paris, Bibliothèque nationale de France BNF, , 48 p. (ISBN 9782717722734), page 4
  24. François Chaubet, Histoire intellectuelle de l'entre-deux-guerres. Culture et politique, Nouveau Monde Éditions, Paris, 2006.
  25. Il était considéré comme un fou du volant et deux de ses amies meurent carbonisées dans une course poursuite effrénée avec lui, dans Le Populaire, 6 novembre 1929.
  26. Christiane Duparc, « Les infidélités d'André Derain », L'Express, 24 novembre 1994.
  27. André Breton, « Idées d'un peintre. André Derain », Les Pas perdus, 1924.
  28. Catalogue André Derain, « Le peintre du trouble moderne », musée d'art moderne de la Ville de Paris, 1994.
  29. in Patrice Bachelard, André Derain, un fauve pas ordinaire, p. 110-115.
  30. (en) « Encyclopédie Larousse en ligne - André Derain », Larousse.fr (consulté le 1er avril 2017)
  31. Conférence de Geneviève-Javotte Taillade, 2e semestre 2014, in http://www.amisfournaisechatou.com/_documents/gazettes/Gazette_N10.pdf
  32. Notice bibliographique du catalogue général de la BnF.
  33. Laurence Bertrand-Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1944, Éditions du Seuil, Paris 1993, p. 329.
  34. (en) Alex Danchev, On Art, On War and Terror, Edinburgh, Edinburgh University Press, 2009, p. 113.
  35. (en) Jonathan Petropoulos, The Faustian Bargain: The Art World in Nazi Germany, Oxford University Press Inc., New York, 2000, p. 231.
  36. Waldemar George, André Derain ou l'apprenti sorcier, La Renaissance, Paris, 1939, p. 37-41.
  37. Pierre Cabanne, André Derain, 1990, p. 112.
  38. Werner Lange, Les Artistes en France sous l'Occupation, Éditions du Rocher, Paris, 2015, p. 89-90.
  39. Laurence Bertrand-Dorléac, L'Art de la défaite 1940-1944, p. 78-79.
  40. Laurence Bertrand-Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1944, p. 292.
  41. Limore Yagil, Au nom de l'art, 1933-1945 : exils, solidarités et engagements, Fayard, 2015.
  42. a et b Alex Dantchev, Georges Braque, le défi silencieux, Éditions Hazan, Paris, 2013, p. 219.
  43. Albert Speer, Au cœur du Troisième Reich, Éditions Pluriels, Paris, 2011.
  44. (en) Life Magazine, Richard de Rochemont, « The French Underground, Black List », 24 août 1942, p. 86.
  45. Laurence Bertrand-Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1944, p. 291.
  46. « À l’époque, je les [Derain et Vlaminck] ai jugés sévèrement et aujourd’hui, je continue à réprouver leur attitude. Mais de là à les arrêter et à les empêcher de peindre, il y a un abîme que Picasso a comblé allègrement. Il se débarrasse de la concurrence et fait le démagogue », in Maurice Garçon, de l’Académie française, Journal (1939-1945), édition établie, présentée et annotée par Pascal Fouché et Pascale Froment, Les Belles Lettres, Paris, 2015.
  47. Pierre Cabanne, André Derain, p. 113.
  48. Paul Landowki, « Un an de suspension professionnelle », Journal, procès-verbal du 5 avril 1946, à lire sur http://journal.paul-landowski.com/node/177
  49. Michel Charzat, André Derain, Le titan foudroyé, Hazan, page 309
  50. Laurence Bertrand Dorléac, L'Art de la défaite
  51. Michel charzat, Derain, le titan foudroyé, Hazan
  52. Michel Charzat, Derain, le titan foudroyé, Paris, Hazan,
  53. Biographie publiée par Galerie Broomhead Junker : http://www.bj-fineart.com/info/derain-andré/andré-derain-biographie
  54. Pierre Cabanne, André Derain, p. 115.
  55. Jean-Noël Liaut, Elle, Edmonde, Allary Éditions, 2017.
  56. Pierre Cabanne, André Derain, p. 116.
  57. Michel Charzat, André Derain. Le titan foudroyé, Paris, Hazan, 2015. L'auteur y évoque une centaine de lettres écrites par Derain à Nicole Algan entre 1947 et 1954.
  58. (en) Rosanna Warren, « A Metaphysic of Painting: The Notes of André Derain », in The Georgia Review, vol. 32, no 1, printemps 1978, p. 94-120.
  59. (en) Jonathan Petropoulos, Art as Politicsin the Third Reich, Univesity of North Carolina Press, 1992-2003 (ISBN 978-1-405-51360-9), pages 200-210
  60. Pierre Cabanne, André Derain, p. 109-110.
  61. « Une soirée avec Giacometti. Carnet d'un collectionneur », Che vuoi ?, 1/2003 (no 19), p. 87-91.
  62. Alberto Giacometti, Écrits, Hermann éditeurs, Paris, 2001, p. 75-76.
  63. (en) « Décembre-1954 | Journal de Paul Landowski », Journal.paul-landowski.com (consulté le 1er avril 2017)
  64. Marcel Duchamp, Duchamp du signe, Paris, Flammarion, , page 199
  65. Pierre Cabanne, André Derain, p. 120.
  66. Catalogue de l'exposition « Les Enfants modèles », du 25 novembre 2009 au 8 mars 2010, musée de l'Orangerie, RMN, Paris 2010.
  67. C'est une voix bien connue pour tous ceux de la génération Amuse 3 et du Club Dorothée, http://www.planete-jeunesse.com/staff-1674-genevieve-taillade.html
  68. Voir sur lesechos.fr du 14 mars 2002.
  69. Paris, vente du 10 novembre 2016.
  70. Kenneth Silver, Vers le retour à l'ordre, Flammarion, Paris, 1991, p. 377.
  71. Voir sur musees-de-france-champagne-ardenne.culture.fr..
  72. Association des études tsiganes, Études tsiganes, Paris, janvier 1987, p. 32.
  73. J. P. Wearing, The London Stage 1930-1939: A Calendar of Productions, Performers, and Personnel, Snd éditions, p. 715.
  74. Debra Craine et Judith Mackrell, The Oxford Dictionary of Dance, article « Derain », Oxford University, 2010 p. 129.
  75. Pascal Mérigeau, Jean Renoir, Flammarion, Paris, 2012, p. 171.
  76. Collioure
  77. (en) « André Derain - French, 1880–1954 - Madame Zborowska, 1919 - Oil on canvas - Purchased by Margaret Davies, 1920 (p. 19) » [PDF], sur www.corcoran.org.
  78. (en) « Anna Hanka, Madame Zborowska », sur www.museumwales.ac.uk
  79. Église à Vers.
  80. Baie de La Ciotat.
  81. Tête d'un jeune modèle.
  82. Moïse Kisling.
  83. Lucien Gilbert.
  84. Le Boa noir.
  85. Regent Street.
  86. Dikran G. Kelekian.
  87. Plateau de pêches.
  88. Le Palais de Westminster.
  89. Le Chemin creux, L'Estaque.
  90. Pichet et plats.
  91. Bateaux de pêche, Collioure.
  92. La Table.
  93. L'Artiste dans son studio.
  94. Portrait de jeune homme.
  95. Raisins.
  96. Fontaine.
  97. Le Dernier Repas.
  98. Danseuse de ballet.
  99. Paysage provençal.
  100. Geneviève Taillade….
  101. Cagnes-sur-Mer.
  102. Le Virage, L'Estaque.
  103. Côte d'Azur près d'Agay.
  104. Le Cavalier au cheval blanc.
  105. Autoportrait.
  106. Martigues.
  107. Nature morte avec pichet en terre cuite et serviette blanche.
  108. Nature morte. Corbeille à pain et vin rouge.
  109. Portrait d'homme avec journal.
  110. Table et chaises.
  111. Nature morte avec crâne.
  112. Bosquet.
  113. Chemin de montagne.
  114. Paysage avec bateau sur la berge.
  115. Maisons au bord de l'eau.
  116. Falaises.
  117. Femme en noir.
  118. Port.
  119. Portrait d'une femme en noir.
  120. Martigues (port de Provence).
  121. « Paysage de l'Île de France », notice no M9038000161, base Joconde, ministère français de la Culture
  122. « La Chapelle Saint-Léonard à Croissy-sur-Seine (vue de l'île) », notice no M9038000160, base Joconde, ministère français de la Culture
  123. « Cyprès à Cassis », notice no 09940000366, base Joconde, ministère français de la Culture
  124. « Jeune métis à la chemise blanche », notice no 09940000033, base Joconde, ministère français de la Culture
  125. « Femme nue », notice no 09940000027, base Joconde, ministère français de la Culture.
  126. « Portrait de Paul Poiret », notice no 09940000036, base Joconde, ministère français de la Culture
  127. « Bougival », notice no 07200002009, base Joconde, ministère français de la Culture.
  128. Bougival.
  129. « Le Repos », notice no 000PE029126, base Joconde, ministère français de la Culture.
  130. « Paysage au pont », notice no 000PE029130, base Joconde, ministère français de la Culture
  131. « Paysage aux pins parasols », notice no 000PE029128, base Joconde, ministère français de la Culture
  132. « Paysage de Bretagne. Le port de Granville », notice no 000PE029125, base Joconde, ministère français de la Culture
  133. « Tête de femme au corsage rose », notice no 000PE029124, base Joconde, ministère français de la Culture
  134. « Tête de femme brune », notice no 000PE029129, base Joconde, ministère français de la Culture
  135. « La Femme aux cheveux bouclés », notice no 000PE029127, base Joconde, ministère français de la Culture
  136. « Pinède, Cassis », notice no 09150100169, base Joconde, ministère français de la Culture
  137. « Portrait de Matisse », notice no 00000068026, base Joconde, ministère français de la Culture
  138. « Amiens », notice no 000PE028503, base Joconde, ministère français de la Culture.
  139. « Le Port de Collioure », notice no 000PE028456, base Joconde, ministère français de la Culture
  140. « Big Ben », notice no 000PE028457, base Joconde, ministère français de la Culture.
  141. « Les Chasseurs », notice no 03630000268, base Joconde, ministère français de la Culture
  142. Les Chasseurs.
  143. Arlequin et Pierrot.
  144. Arlequin à la guitare.
  145. La Gibecière.
  146. Portrait de paul Guillaume.
  147. Poires et cruche.
  148. Nature morte champêtre.
  149. Nature morte au verre de vin.
  150. Melon et fruits.
  151. Nature morte au panier.
  152. « Arbres et village », notice no 00000089465, base Joconde, ministère français de la Culture
  153. Arbres et village
  154. Portrait de madame Paul Guillaume au grand chapeau.
  155. Paysage du midi.
  156. Paysage de Provence.
  157. Roses dans un vase.
  158. Roses sur fond noir.
  159. Nu à la cruche.
  160. Nu au canapé.
  161. Grand nu couché.
  162. La Danseuse Sonia.
  163. La Nièce du peintre assise.
  164. Le Noir à la mandoline.
  165. Le Modèle blond.
  166. Le Beau modèle.
  167. Le Gros Arbre.
  168. « Enfant courant sur la plage », notice no 000PE013708, base Joconde, ministère français de la Culture
  169. Enfant courant sur la plage.
  170. Le Pont de Charing Cross.
  171. « Le Pont de Charing Cross », notice no 000PE003764, base Joconde, ministère français de la Culture
  172. « Portrait de jeune fille », notice no 50430000702, base Joconde, ministère français de la Culture
  173. « Portrait de femme », notice no 07290022635, base Joconde, ministère français de la Culture
  174. « Effets de soleil sur l'eau », notice no 000PE024065, base Joconde, ministère français de la Culture
  175. « Forêt de Fontainebleau », notice no 000PE024069, base Joconde, ministère français de la Culture
  176. « Westminster », notice no 000PE024066, base Joconde, ministère français de la Culture
  177. « Pont sur la Tamise », notice no 000PE024067, base Joconde, ministère français de la Culture
  178. « Portrait de jeune femme », notice no 000PE024068, base Joconde, ministère français de la Culture
  179. « Baigneuses à la cascade », notice no 06830000086, base Joconde, ministère français de la Culture
  180. « Nu au foulard », notice no 06830000069, base Joconde, ministère français de la Culture
  181. « Donnemarie-en-Montois », notice no 06830000085, base Joconde, ministère français de la Culture
  182. « La Balustrade », notice no 06830000067, base Joconde, ministère français de la Culture
  183. « Baigneuses », notice no 06390000079, base Joconde, ministère français de la Culture.
  184. Baigneuses.
  185. « Portrait de Picasso », notice no 50430000701, base Joconde, ministère français de la Culture
  186. « Paysage », notice no 00160003721, base Joconde, ministère français de la Culture.
  187. Livre d'artiste fait à Paris chez H. Kahnweiler, format 27 × 20 cm, en 106 exemplaires, impression du texte et des gravures par P. Birault, cf. W.-J. Strachan, The Artist and the Book in France, éd. P. Owen, Londres, 1969, p. 38, 45-46, 49, 330.
  188. Plusieurs éditions de 1934 à 1951 ; voir les notices bibliographiques du catalogue général de la BnF. Plus celle du Club français du livre de 1959.
  189. Voir sur moma.org.
  190. Musée d'art moderne de la ville de paris

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Bachelard, André Derain, un fauve pas ordinaire, Gallimard, Paris, 1994, 128 p. (ISBN 978-2070532858).
  • Laurence Bertrand-Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1944, Seuil, Paris, 1993, 396 p. (ISBN 978-2021018806).
  • Arno Breker, Paris, Hitler et moi, Presses de la Cité, Paris, 1970.
  • Pierre Cabanne, André Derain, Somogy, 1990 ; Folio, coll. « Folio Essais », Paris, 1994, 272 p. (ISBN 978-2070328567).
  • Michel Charzat, André Derain, le titan foudroyé, Hazan, Paris, 2015, 384 p. (ISBN 978-2754107457).
  • Philippe Dagen, André Derain, dessins inconnus, 1901-1954, Éditions Maeght, Paris, 1992, 99 p., (ISBN 978-2869411821).
  • André Derain, Lettres à Vlaminck. Suivies de la correspondance de guerre, Philippe Dagen (dir.), Paris, Flammarion, 1994, 298 p., (ISBN 978-2080117564).
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4, Éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030141), p. 458-461.
  • Werner Lange, Les Artistes en France sous l'Occupation. Van Dongen, Picasso, Utrillo, Maillol, Vlaminck, Éditions du Rocher, Paris, 2015, 176 p. (ISBN 978-2268076492).
  • (en) Jane Lee, « The Prints of Andre Derain », Print Quarterly, vol. VII, no 1, 1990.
  • Jean-Noël Liaut, Elle, Edmonde, Éditions Allary, 240 p. (ISBN 978-2370731159).
  • Isabelle Monod-Fontaine, André Derain: An outsider in French art, Copenhague, Statens Museum for Kunst, .
  • Jonathan Petropoulos, The Faustian Bargain: The Art World in Nazi Germany, Oxford University Press Inc., New York, 2000.
  • Albert Speer, Au cœur du Troisième Reich, Éditions Pluriels, Paris, 2011, 848 p. (ISBN 9782818500316).
  • Limore Yagil, Au nom de l'art, 1933-1945. Exils, solidarités et engagements, Éditions Fayard, Paris, 2015 568 p. (ISBN 978-2213680897).
  • Catalogue de l'exposition « André Derain, le peintre du “trouble moderne” », exposition organisée par le musée d'art moderne de la ville de Paris, 18 novembre 1994-19 mars 1995 ; Suzanne Pagé (commissaire général de l'exposition), Françoise Marquet, Miriam Simon, Jacqueline Munck (commissaires de l'exposition).
  • Catalogue de l'exposition « L'Art en guerre, 1938-1947 », Laurence Bertrand-Dorléac (dir.) et de Jacqueline Munck, du 12 octobre 2012 au 17 février 2013, musée d'art moderne de la ville de Paris, Paris Musées, 2012.

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