Antoine Guillemet

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Antoine Guillemet
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Antoine Guillemet photographié par Étienne Moreau-Nélaton, Paris, BnF.
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MareuilVoir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres principales
Bercy en décembre (d), Equihen (d), La Plage de Villers (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Antoine Guillemet
Signature de Guillemet dans son dossier de Légion d’honneur.

Jean Baptiste Antoine Guillemet, né le [1],[2] à Chantilly et mort le à Mareuil-sur-Belle, est un peintre français.

Paysagiste rattaché à l'école de Barbizon, c'est un proche du cercle des impressionnistes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Jean Baptiste Antoine du Rosoy à l'état civil le 30 juin 1841 à Chantilly, il porte le nom de sa mère, Louise du Rosoy[3], avant d'être reconnu ultérieurement par Arsace Guillemet dont il prend le nom par la suite. Élève de Charles-François Daubigny et de Jean-Baptiste Camille Corot, Antoine Guillemet commence sa carrière en 1859 à l'occasion d'une commande pour une copie du tableau de Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse. Il rencontre Paul Cézanne en 1861 et le présente à Édouard Manet. Il fréquente des peintres comme Camille Pissarro, Alfred Stevens, Claude Monet et Gustave Courbet. Entre 1868 et 1869, Manet fait poser Antoine Guillemet pour son tableau Le Balcon (Paris, musée d'Orsay).

À partir de 1872, sous l'influence de sa longue amitié avec Émile Zola, il se tourne vers le naturalisme. Zola s'inspire des ardeurs révolutionnaires de Guillemet pour créer le personnage de Gagnière dans L'Œuvre.

S'il se voit refusé aux Salons de 1866 et de 1867, le succès et les honneurs viennent vite. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1880, officier en 1896, commandeur en 1910[4], il aide Monet et soutient Cézanne. La seule toile de Cézanne reçue au Salon l'est grâce à Guillemet en 1882, alors qu'il est membre du jury[5]. En 1883, il réalise un dessin, intitulé Et pendant que le vieux moulin ne battait que d'une aile, pour illustrer la pièce, Le Rêve d'un Viveur, de Jean-Louis Dubut de Laforest, il est publié dans le recueil de la pièce[6].

Descendant d'un armateur rouennais, Guillemet découvre, dès 1881, le Cotentin et le Val de Saire, qui lui inspirent des œuvres comme La Plage à Saint-Vaast-la-Hougue exposée au Salon des artistes français de 1881, Morsalines (Salon de 1882), Le Hameau de Landemer (Salon de 1886), La Baie de Morsalines et La Hougue (Salon de 1887), La Chapelle des marins à Saint-Vaast-la-Hougue (Salon de 1888), La Baie de Saint-Vaast et Coup de vent (Salon de 1890), Saint-Vaast-la-Hougue (Salon de 1893), Mer basse sur Saint-Vaast-la-Hougue (Salon de 1895), Barfleur (Salon de 1896), La Tour de la Hougue (Exposition universelle de 1900 à Paris).

Le musée des Pêcheries de Fécamp conserve un de ses paysages : Le Village de Moret (1876)[7].

Guy de Maupassant lui dédie sa nouvelle Le Baptême en .

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. musee-orsay.fr.
  2. Archives de Paris acte de mariage no 109 dressé à Paris 9ème le 29/01/1914, vue 6 / 31
  3. Archives départementales de l'Oise acte de naissance no 90 dressé le 30/06/1841, vue 577 / 691
  4. Archives Nationales, « Dossier : LH/1237/27 », sur Base Léonore, (consulté le )
  5. Brigitte Scart, Regards de peintres en Cotentin : XIXe – XXe siècle, Association festival en Cotentin, 1993.
  6. Jean-Louis Dubut de Laforest (ill. Jean Béraud, Boutet, Chevalier, Dillon, Feyen-Perrin, G. Fraipont, Guillemet, Lebourgeois, Maincent, Henri Pille, H. Rivière, Paul Robert, R. Salis, de Sta, Steinlen, Tiret-Bognet, de Vuillefroy, Willette), Le Rêve d'un Viveur, Paris, Éd. Rouveyre et G. Blond imprimeurs-éditeurs, , 88 p. (lire en ligne), p. 67 et 87-88.
  7. Musée de Fécamp, Catalogue des peintures, Éd. Point de Vues, 2010, p. 112.
  8. « Nécrologie », La Chronique des arts et de la curiosité, vol. 8,‎ , p. 63 (lire en ligne, consulté le ).
  9. Dictionnaire Bénézit.
  10. Francis Villadier, Anne Lance, Jean Constant Pape, peintre 1865-1920, [catalogue d'exposition], Ville de Meudon, 1990.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Martin, « Jean Baptiste Antoine Guillemet », Nos peintres et sculpteurs, graveurs, dessinateurs, Paris , Flammarion, 1897, p. 199.(en ligne).
  • « Guillemet », Album Mariani : portraits, biographies, autographes, Paris, Librairie Henri Floury, 1897, p. 126.(en ligne sur Gallica).
  • « Un amateur d'art anglais à la recherche des œuvres cotentines d'Antoine Guillemet », La Presse de la Manche, .
  • Yann Gobert-Sergent, « Antoine Guillemet (1841-1918) - Un grand peintre parisien sur les chemins d'Equihen », Le Portel, Revue du Cercle Historique Portelois, , p. 11–17.

Liens externes[modifier | modifier le code]