Georges Seurat

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Georges Seurat
Georges Seurat 1888.jpg

Georges Seurat en 1888.

Naissance
Décès
(à 31 ans)
Paris
Nom de naissance
Georges-Pierre Seurat
Nationalité
Activités
Formation
Maîtres
Mouvement
Influencé par
Œuvres réputées
Seurat autograph.png

signature

Georges-Pierre Seurat (Paris - Paris ), est un peintre et dessinateur français, pionnier de la technique de chromo-luminarisme, ou peinture optique, appelée plus couramment pointillisme ou divisionnisme. Peintre de genre, figures, portraits, paysages animés, paysages, peintre à la gouache, dessinateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges-Pierre Seurat naît le 2 décembre 1859 à Paris, dans une famille bourgeoise. Son père Chrysostome Antoine Seurat, un huissier de justice auprès du tribunal de la Seine, est un homme solitaire, un caractère dont hérite son fils. Sa mère, Ernestine Faivre, a une sœur, Anaïs, épouse de Paul Haumonté, marchand de toile et peintre amateur qui comptera dans la première formation du jeune Georges. Georges Seurat peindra sa tante sur son lit de mort en 1887[1].

En 1877, il s'inscrit à l'École des beaux-arts de Paris où il fréquente l'atelier d'Henri Lehmann, mais ses études sont interrompues par son service militaire qu'il effectue à Brest, où il réalise de nombreuses esquisses de bateaux, de plages et de la mer. En 1882, il se consacre à la maîtrise du noir et blanc et commence à peindre réellement.

Il invente la technique du chromo-luminarisme (plus couramment appelé pointillisme), qui s'inspire des écrits théoriques du critique Charles Blanc (Grammaire des arts du dessin, 1867) et de sa lecture de la loi du contraste simultané des couleurs du chimiste Michel-Eugène Chevreul et de la Théorie scientifique des couleurs, (1881) , d'Ogden Rood[2]. Il achève, en 1884, Une baignade à Asnières (Londres, National Gallery), le premier des six grands tableaux qu'il va peindre dans sa courte vie. Sa technique séduit rapidement de jeunes peintres, Paul Signac, Henri-Edmond Cross, Charles Angrand, Maximilien Luce, ainsi que Camille Pissarro.

Seurat participera à la formation de la Société des artistes indépendants, ouverte sans jury ni récompenses. Il est fortement soutenu dans ses recherches picturales par le critique Félix Fénéon, qui acquerra Une baignade à Asnières, sera son exécuteur testamentaire avec Paul Signac et Maximilien Luce, et l'initiateur du catalogue raisonné de son œuvre - achevé par César M. de Hauke en 1961.

L'été 1890, le peintre réside à Gravelines, où il exécute quatre toiles de marines ainsi que quelques dessins et « croquetons », petits panneaux de bois peints qu'il avait ainsi baptisés. Ses paysages assujettissent la nature aux rigoureuses « ponctuations » de sa théorie des couleurs, et il s’en dégage une paix intérieure prenant superbement le pas sur la confusion de la réalité. Il écrit une révision des concordances entre les caractères des tons (sombres ou claires), des teintes (froides ou chaudes), des lignes (tombantes et tristes ou ascendantes et gaies). À son retour à Paris, il met en projet son tableau Le Cirque qu'il montre, inachevé, au huitième Salon des indépendants.

Il meurt subitement, pendant l'exposition, à l'âge de 31 ans, probablement des suites d'une angine infectieuse (ou diphtérie)[3]. Sa famille découvrira à cette occasion qu'il entretenait depuis plusieurs années une liaison avec Madeleine Knobloch, de qui il avait eu un fils, Pierre Georges Knobloch, né le 16 février 1891[4], et qui devait d'ailleurs mourir deux semaines après son père, de la même infection. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (66e division)[5].

Sépulture de la famille Seurat, Paris, cimetière du Père-Lachaise (division 66).

Les techniques du peintre[modifier | modifier le code]

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Seurat incarnait une nouvelle génération de peintres qui annonçait la désintégration de l’idéal impressionniste et l’avènement de conceptions nouvelles. Au cours de sa brève existence, ce peintre cérébral, cultivé, sophistiqué, dépasse avec détermination l’immédiateté de la peinture impressionniste pour élaborer une méthode picturale qu'il prétend fonder sur des lois scientifiques et révolutionner le concept même de l’art figuratif. Son problème étant de trouver un lien entre l’art et la science et, plus précisément, entre la peinture, la physiologie et la psychologie de la perception.

La théorie de la peinture de Seurat se fonde sur l’optique, ou plus précisément sur un concept appelé le « chromo-luminarisme ». Celui-ci repose sur l'idée que la lumière résulte de la combinaison de plusieurs couleurs, et que donc un ensemble de points colorés juxtaposés peuvent, observés depuis une certaine distance, recomposer l’unité de ton et rendre la vibration lumineuse avec d’avantage d’exactitude.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses six œuvres principales, peintures définitives pour lesquelles Seurat a réalisé plusieurs dessins et esquisses peintes qu'on retrouve aujourd'hui dans quelques collections publiques ou plus rarement sur le marché de l'art, sont :

Parmi les autres œuvres :

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • (en) W. Pach, Seurat, New York : Duffield & co., The Arts, 1923.
  • L. Cousturier, Georges Seurat, Paris : G. Crès & Cie, 1926.
  • C. Roger-Marx, Seurat, Paris : G. Crès, 1931.
  • R. Rey, La Renaissance du sentiment classique dans la peinture française à la fin du XIXe siècle : Degas, Gauguin, Renoir, Cézanne, Seurat, Paris : Les Beaux-Arts, 1931.
  • J. de Laprade, Seurat, Paris : J. Taupin, 1945.
  • J. Rewald, Seurat, Paris : A. Michel, 1948.
  • (en) Seurat : paintings and drawings, D. C. Rich et R. L. Herbert (éd.), catalogue de l'exposition (Chicago, The Art Institute-New York, MOMA, 1958), Chicago : Institut d'art, 1958.
  • H. Dorra et J. Rewald, Seurat. L'œuvre peint : biographie et catalogue critique, Paris : Les Beaux-Arts, 1959.
  • C. M. de Hauke, Seurat et son œuvre, Paris : Gründ, 1961, 2 vol.
  • (en) R. L. Herbert, Seurat's Drawings, New York, Shorewood Publishers, 1962.
  • (en) W. Homer, Seurat and the science of painting, Cambridge, 1964.
  • (it) L. Hautecoeur, Georges Seurat, Milano : F. Fabbri, 1972.
  • F. Minervino, Tout l'œuvre peint de Seurat, Paris : Flammarion, 1973. Préface d'André Chastel.
  • Antoine Terrasse, L'Univers de Seurat - Les Carnets de dessins, Diffusion Weber, 1976.
  • A. Madeleine-Perdrillat, Seurat, Genève : Skira, 1990.
  • A. Distel, Seurat, Paris : Édition du Chêne, 1992.
  • P. Courthion, Seurat, Paris : Cercle d'Art, 1969. Nouv. éd., 1994.
  • Seurat, R. L. Herbert et Fr. Cachin (éd.), catalogue de l'exposition (Paris, Grand Palais- New York, The Metropolitan Museum, 1991), Paris : Réunion des musées nationaux, 1991.
  • H. Duchting, Seurat, Cologne : Taschen, 1999.
  • (en) R. L. Herbert, Seurat: drawings and paintings, Yale : Yale University Press, 2001.
  • (en) Seurat and the making of 'La Grande Jatte', catalogue de l'exposition (Chicago : The Art Institute, 2004), Chicago : The Art Institute, 2004.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no 50350232004 », base Joconde, ministère français de la Culture
  2. Georges Roque, Art et science de la couleur : Chevreul et les peintres, de Delacroix à l'abstraction, Paris, Gallimard, coll. « Tel » (no 363),‎ , p. 350
  3. Vora SK. Death of Seurat, Emerg Infect Dis, 2005;11:162-166
  4. Acte de naissance aux AD de Paris en ligne, Paris 18, V4E 7566, vue 28/31, acte 1453, reconnu par ses deux parents le 30 mars 1891.
  5. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ (ISBN 978-2914611480), p. 720
  6. Anciennement collection Bernhard Koehler à Berlin
  7. Notice sur le site arts-graphiques.louvre.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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