Paul Rebeyrolle

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Paul Rebeyrolle
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Naissance
Décès
Nationalité
français
Activité
Mouvement
Œuvres réputées

Paul Rebeyrolle, né le à Eymoutiers (Haute-Vienne) et mort le à Boudreville (Côte-d'Or), est un peintre, lithographe et sculpteur[1] expressionniste et matiériste français, rattaché au courant de la Nouvelle figuration.

Biographie[modifier | modifier le code]

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L'enfance de Paul Rebeyrolle est marquée par une tuberculose osseuse, l'obligeant à de longs moments d'immobilité. Il étudie à Limoges avant de rejoindre Paris à la Libération. Il découvre alors les peintres contemporains ainsi que la peinture classique au musée du Louvre.

Il est acteur engagé du Manifeste de l'homme témoin qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, prône autour du critique d'art Jean Bouret un retour au réalisme contre les tendances de l'art contemporain. Il participe ainsi le 21 juin 1948 à la galerie du Bac à l'exposition de « L'homme témoin » (avec Bernard Lorjou, Yvonne Mottet, Michel Thompson et Michel de Gallard). Ce groupe de L'homme témoin sera fondateur du mouvement de la Jeune Peinture.

Ainsi, en 1949, Rebeyrolle est à l'origine du « Salon de la Jeune Peinture » avec Denys Chevalier, Pierre Descargues, Philippe Cara Costea et Gaëtan de Rosnay, dont la première édition se tient le 26 janvier 1950 à la Galerie des beaux-arts.

Membre du parti communiste français à partir de 1953, Rebeyrolle rompt avec ce dernier en 1956 lors de l'invasion russe en Hongrie et du fait de la duplicité du parti face à la guerre d'Algérie. À cette occasion, il peint un grand tableau intitulé À bientôt j'espère.

En 1959, à 33 ans, il exécute à Eymoutiers Planchemouton, un grand tableau commandé par le comité de la première Biennale de Paris, pour orner l'escalier du Palais des Beaux-arts. En 1963, il quitte Paris et s'installe à la campagne pour y vivre et y travailler, d'abord dans l'Aube puis en Côte d'Or.

À partir de 1968, il commence un cycle de séries souvent définies par le terme de « politique », que l'on peut énumérer par leurs titres[2] :

  • 1968 : « Guérilleros »
  • 1970 : « Coexistences »
  • 1972 : « Les Prisonniers »
  • 1973 : « Faillite de la Science Bourgeoise »
  • 1975 : « Natures mortes et Pouvoir »
  • 1980-1982 : « Les Évasions manquées »
  • 1983 : « Le Sac de Madame Tellikjian »
  • 1984-1985 : « On dit qu'ils ont la rage »
  • 1986 : « Germinal »
  • 1987 : « Au Royaume des aveugles »
  • 1990-1991 : « Les Panthéons »
  • 1993 : « Splendeur de la Vérité »

Son œuvre, immense, toujours figurative, est marquée par la violence, la rage, la révolte face à l'oppression ou l'engagement politique. Elle est ponctuée de tableaux animaliers et paysagers, ainsi que de tableaux employant des matières collées sur la toile (terre, crin, ferraille...).

Peu médiatisée de son vivant, méconnue du grand public ainsi que de certaines institutions, cette œuvre a néanmoins été appréciée par les philosophes Jean-Paul Sartre ou Michel Foucault ainsi que par certains collectionneurs, tel François Pinault.

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Centre d'art[modifier | modifier le code]

L'Espace Rebeyrolle[5] a été construit à Eymoutiers, village natal de l'artiste, consacré principalement à son œuvre (plusieurs dizaines y sont exposées). Le centre présente aussi, chaque année, des expositions temporaires.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. notice d'autorité du catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Rebeyrolle, publication de l'Espace Paul-Rebeyrolle, avec le concours du ministère de la Culture, délégation aux arts plastiques, texte de Jacques Kerchache, 1995 (ISBN 2-911195-00-0).
  3. Site centrepompidou.fr, Michel Ragon, galerie Mathias Fels, « Nouvelle figuration II », à propos d'un document : lire (consulté le 27 juin 2013).
  4. Musée de l'Abbaye, Paul Rebeyrolle et La Jeune Peinture, présentation de l'exposition, 2016
  5. Site de l'Espace Rebeyrolle.
  6. (ISSN 0011-9113)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Rondeau, Rebeyrolle ou le journal d'un peintre, Sodaperage, éd. RMN, collection Centre national des arts plastiques, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]