Air Littoral

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Air Littoral

La Compagnie des gens du sud

AITA OACI Indicatif d'appel
FU LIT AIR LITTORAL
Repères historiques
Date de création
Date de disparition 2004
Généralités
Basée à Aéroport de Montpellier Méditerranée
Autres bases Aéroport de Lyon St Exupéry , Aéroport de Nice
Taille de la flotte 17
Siège social Montpellier

Air Littoral ( code IATA : FU, code OACI : LIT , Indicatif : Air Littoral) était une compagnie aérienne française régionale basée à l'aéroport de Montpellier qui a été créée en 1974 et qui a déposé son bilan en 2004.

Elle desservait une vingtaine de destinations en France en Espagne, Italie, Maroc en partage de code. Marc Dufour en fut le président.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fokker 100 d'Air Littoral

Créée en 1973, initialement la compagnie portait le nom de Logistair et était basée au Castellet. Mais les quelques lignes opérées sur Mende, Millau et la Corse n'ont pas permis d'acquérir une situation saine. Suite à une mise en redressement, la banque principale de Logistair proposa à Robert Daros, un pilote qui avait le sens des affaires, de tenter une reprise de Logistair. Robert Daros accepta alors que la compagnie n'avait plus qu'un Britten Norman BN2 en état de vol. En quelques années, Logistair est rebaptisée Air Littoral et rebasée à Montpellier dans l'ancienne aérogare de l'aéroport. Surtout, elle a acquis l'entrée dans son capital de gens comme Marc Jorel, importateur des avions brésiliens Embraer, grâce auquel la compagnie a investi dans une flotte d'Embraer Bandeirante (E110) , puis de Brasilia (E120). Les premiers avions supérieurs à 5T7 furent des Nord 262 pour lesquels il fallait des pilotes détenant la licence de PP1. C'est à cette époque que Robert Daros demanda à Paul Fardel, un ami de longue date et instructeur pour le SFACT (aujourd'hui SEFA), de rejoindre la compagnie.

Le développement de la compagnie se fit notamment par la fusion avec la CAL (Compagnie aérienne du Languedoc) dont la flotte et le réseau étaient complémentaires, dans les années 1986-1987.

Souhaitant pouvoir évoluer vers des avions supérieurs à 20 tonnes, Air Littoral a profité d'une opportunité offerte par la disparition du constructeur d'avions hollandais Fokker. KLM avait été sollicitée par le gouvernement hollandais pour acquérir des Fokker 100 afin de tenter de renflouer l'entreprise. Cela ne sauva pas Fokker mais KLM se retrouva avec des avions qui n'avaient pas de logique dans son exploitation et donc, chercha à les revendre. Portugalia, une compagnie portugaise, en prit quelques uns ainsi qu'Air Littoral. Au cours des transactions, il s'imposa la logique que KLM puisse rentrer dans le capital d'Air Littoral et prenne Air Littoral comme partenaire.

Mais le partenariat avec KLM ne fut pas poursuivi par la nouvelle direction d'Air Littoral, menée au début des années 90 par Marc Dufour. Une tentative de partenariat avec la Lufthansa ne dura pas non plus, et Air Littoral fit le choix de se marier avec Swissair. Or ce fut la période de la fin des années 90 où tous les partenaires de Swissair disparurent dans des accords désastreux alors que Swissair avait été saluée pour ses résultats commerciaux et financiers peu de temps avant. Swissair disparu, une nouvelle compagnie suisse émergea : Swiss.

Air Littoral fit un gros travail de restructuration ,en vain. Dans le début des années 2000, l'exploitation était devenue rentable mais le passif était trop important. Un dépôt de bilan fut tenté pour remettre un rachat dans de bonnes conditions financières.

Il est à noter qu'Air Littoral fut la compagnie de lancement de l'ATR42, avion franco-italien et du CRJ, en Europe.

En février 2004, lors de la cessation d'activité, elle était dirigée par Marc Dufour et Jean Durand en était le directeur financier. Air Littoral exploitait 17 CRJ200 (jets régionaux de 50 places) ainsi que douze ATR 42-500 (turbo propulseurs de 42 places) et 5 Fokker 100. Son réseau était essentiellement centré sur les bases de Montpellier, Marseille Lyon et Nice. La compagnie faisait vivre l'aéroport de Montpellier. En 2004, à la disparition de la compagnie, la plate-forme de Montpellier a perdu une grande partie de son trafic aérien. Elle avait fait, avant sa disparition, l'objet d'une offre d'achat par la Filature du Favreuil, derrière laquelle se trouvait Alain Duménil[1]. Celle-ci fut finalement retirée[2].

Aujourd'hui, il ne reste d'Air Littoral qu'une de ses ex-filiales : l'ESMA (École Supérieure des Métiers de l'Aéronautique) qui a été reprise par Aeroconseil, puis, en décembre 2006, par une holding chinoise, DE HEERD Investment Ltd basée à Hong Kong. L'ESMA forme des futurs professionnels de l'aérien (pilotes, hôtesses et stewards, mécaniciens et personnels au sol).

Accidents et Incidents[modifier | modifier le code]

1987[modifier | modifier le code]

  • Le 21 décembre 1987, le vol AF1919 opéré par Air Littoral pour le compte d'Air France assurait la ligne Bruxelles-Bordeaux en Embraer 120 (F-GEGH). Le décollage s'effectue à 12h30, la météo prévoit du brouillard sur Bordeaux. Néanmoins, des déroutements sont prévus sur l'aéroport de Biarritz Pays Basque et l'aéroport de Toulouse-Blagnac. L'accident causera la mort des 16 personnes qui se trouvaient à bord (13 passagers, les 2 pilotes et un agent de bord)

1997[modifier | modifier le code]

  • Le 30 juillet 1997, le vol Air Littoral 701, opéré par un ATR 42 (F-GPYE) s'écrase à Florence après son départ de Nice. L'avion a atterri trop rapidement, 40 nœuds au-dessus de la vitesse limite au seuil de la piste), il efface les 1 650 m de la piste 23. L' ATR 42 s'immobile le nez sur le côté de l'autoroute A11. L'unique victime à déplorer a été le Commandant de bord, Jean-Rémy Cuculière.
Un ATR 42, similaire à celui qui s'est écrasé.

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Références[modifier | modifier le code]