Le Bonhomme

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Le Bonhomme
La route principale au milieu du village du Bonhomme.
La route principale au milieu du village du Bonhomme.
Blason de Le Bonhomme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Sainte-Marie-aux-Mines
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Kaysersberg
Maire
Mandat
Jean-François Bottinelli
2014-2020
Code postal 68650
Code commune 68044
Démographie
Population
municipale
812 hab. (2012)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 24″ N 7° 06′ 51″ E / 48.1733, 7.114248° 10′ 24″ Nord 7° 06′ 51″ Est / 48.1733, 7.1142  
Altitude Min. 644 m – Max. 1 231 m
Superficie 21,98 km2
Localisation

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Le Bonhomme est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Son nom allemand est Diedolshausen.

Ses habitants sont appelés les Bonhommiens et les Bonhommiennes.

L'église du Bonhomme.
Quelques fermes dispersées sur les collines.
Vue sur quelques fermes disséminées sur les hauteurs.
Bâtiment abritant les services de la mairie.
Le monument aux morts.
Calvaire sur le circuit de la chapelle Saint-Claire.
Calvaire sur le circuit de la Chapelle Sainte-Claire, appelée aussi Croix de la Barricade. À l'arrière-plan, le flanc nord qui conduit au Col des Bagenelles.
Grotte de Notre Dame de Lourdes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le versant est du massif des Vosges, 6 km en contrebas du col du Bonhomme situé à 949 mètres d'altitude. La commune est un village de montagne situé sur la RD 415 entre Colmar et Saint-Dié. Elle fait partie du canton de Lapoutroie et de l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé. La commune occupe la partie haute de la vallée de la Béhine, affluent de la Weiss, 5 km en amont du chef-lieu de canton Lapoutroie. Le Bonhomme est le dernier village du versant alsacien avant de pénétrer dans le département des Vosges. L'étendue du ban du Bonhomme est de 2 212 ha, dont environ 1 200 de forêts.

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Au champ du Maire
  • Au Château
  • Aux Eaux
  • Au rupt de Faurupt
  • Au Pateu (Au Trou)
  • Beauregard
  • Belle Fourrière
  • Bois Brûlé
  • champ Rieth
  • Chèvregoutte
  • Chez Bervique
  • Chiblin(Le) (mentionné en 1441)
  • Faine
  • Faurupt (une partie est située à Lapoutroie)
  • Ferme Petitcolas
  • Graine Béry
  • Grands Prés
  • Graude (La)
  • Haut Pré
  • Hopel
  • La Barricade
  • La Basse
  • La Basse de la Chapelle
  • La Basse du Haut
  • La Chapelle
  • La Chaume Jean claude
  • La chaume Miclo
  • La Chaume Thiriet
  • La Goutte au Rupt
  • La Grand Basse
  • La Grand Ferme
  • La Hintergass
  • La Hollée
  • La Maze
  • La Petite Ferme
  • La Quioserie
  • La Verse
  • La Violette
  • Le Cerisier
  • Le Gazon Kéda
  • Le Grand Pré
  • Le Hagis de la Graude
  • Le Louschbach
  • Le Pont de la Violette
  • Le Pré Mochoux
  • Le Pré Pierrot
  • Le Pré Schwob
  • Le Pré Simon
  • Le Rain Colas Pierre
  • Le Rain de la Hollée
  • Le Rain des Genièvres
  • Le Rain Marcot
  • Le Reissberg
  • Le Sarrain
  • Les Bagenelles
  • Les Haies
  • Les Immerlings
  • Les Pierres Blanches
  • Les Tournées
  • Petites Gammes
  • Petite Montagne
  • Poil du Chien
  • Poture
  • Pres du Col
  • Rain de la Verse
  • Rain des Fourches
  • Renaud Rautsch ou Renaud Roches ou Renoroche
  • Rond Gazon
  • Rossberg
  • Tête des Faux (la)

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg provient du latin bono homine en référence à un ermite du nom de Saint Déodat, qui a fondé un ermitage sur la commune du Bonhomme, et par la suite celui du monastère de Jointure à Saint-Dié.

  • Gothahus ze Judelinshus, 1317 (origine germanique)
  • Judelishuss : maison de Judelin. Judelin était peut-être le responsable d'un hospice situé au Bonhomme et en même temps un douanier, 1317
  • Pedagium de Bono homine : l'homme bon serait saint Dié (origine latine), 1343
  • Paissaige don Boinhomme (origine romane), 1361
  • Güdelinshof en 1441
  • Domus Judelin : maison de Judelin, 1394
  • Judelshausen, 1476
  • Le Bonhomme, 1507
  • Diedoltzhusen, 1570
  • Diedelbus, 1650
  • Diedolshausen (en Allemand), 1566
  • Le Bonhomme, 1793[1]
  • Diedolshausen/Diedolshofen, 1871-1918

Le premier nom est celui d'un nom allemand, Judo ou Judelin et n'a aucun rapport avec un nom juif. Le troisième nom rappelle saint Déodat et sa bonté. Dans le dialecte alsacien, la ville de Saint-Dié est mentionnée sous le nom de Sankt Diedel.

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire[modifier | modifier le code]

La glorification de saint Déodat (B. Prot, 1662)

L'endroit était connu des Romains qui y avaient fait passer la via Petrosa. Cette route romaine venait du col du Bonhomme et conduisait au Grand Trait vers le hameau de Ribeaugoutte à Lapoutroie.Ce village doit son nom de Diedolshausen à saint Déodat un moine réputé pour sa bonté, qui, à ce que l'on croit, s'y était retiré au VIIe siècle avant d'aller dans le Val de Galilée, où il bâtit le monastère de Jointure, à l'endroit où existe aujourd'hui la ville de Saint-Dié. Avec le soutien de Childéric II, roi d'Austrasie, il aurait d'abord parcourut les régions d'Ingersheim, de Kientzheim, de Sigolsheim et d'Ammerschwihr où dans ce dernier village il fut fort mal accepté. Il s'arrêta dans un lieu appelé Wilra et y bâtit un ermitage près d'une source. Ce Wilra devait se situer entre Ammerschwihr et Katzenthal car il existe toujours une fontaine à l'endroit appelée « fontaine de saint Dié ». Il se dirigea ensuite vers Hunawihr où les habitants et le comte Hunon et son épouse Sainte Huna[2] lui offrirent l'hospitalité. Childéric II lui octroya le Val de Galilée ainsi que la région de Fraize et Provenchères pour y fonder d'autres cellules monastiques. Avant de se rendre à Saint-Dié, il aurait également fondé un ermitage à Breitenau venant du Chalmont où il aurait rencontré Saint Arbogast et Saint Colomban et un ermite du nom de Bobolino [3]. Le nom de Bobolinocella est mentionné dans le diplôme de Charlemagne en 774 où il énumère les biens qu'il lègue à Fulrad. À la suite de tous ces déboires, Déodat se dirigea vers le col du Bonhomme où il continuera son chemin jusqu'au Val de Galilée et se désaltéra devant plusieurs fontaines qu'il découvrit au cours de son périple. Il s'arrêta ensuite au pied d'une montagne, appelé Kemberg et se fixa dans une grotte qui attira de nombreux visiteurs. Il fit construire une petite église dédiée à Notre Dame de Galilée où il fut inhumé, puis ses restes transférés par la suite dans la cathédrale de Saint-Dié.

Apparition du bourg[modifier | modifier le code]

L'existence du bourg est attestée depuis le XIIe siècle. Il appartient à cette époque aux comtes d'Eguisheim qui le cèdent aux comtes de Ferrette qui à leur tour le cèdent aux seigneurs de Ribeaupierre puis il devient un fief des Habsbourg. En 1317, les Ribeaupierre font leur apparition et contrôlent le village. En 1329 le village passe en fief à la famille d'Aveline. Il revint en 1441 aux Ribeaupierre qui resteront maîtres de la localité jusqu'au Traité de Westphalie en 1648 rattachant l'Alsace à la France.

La Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Le village est détruit presque entièrement, après avoir été pillé et incendié, lors de la guerre de Trente Ans. Le bourg resta vide pendant plusieurs années.

Dans la mouvance de la France[modifier | modifier le code]

Avec le traité de Westphalie en 1648, la commune du Bonhomme est rattachée à la France. Après la guerre de Trente Ans, la commune est repeuplée par des gens venus de l'ouest. L'activité agricole repart, ainsi que l'élevage et la production de fromages. En 1828, le roi de France Charles X venant de Strasbourg s'arrête dans le village. Il est accueilli avec enthousiasme par la population tout ravis de cet évènement extraordinaire.

L'activité industrielle[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle une entreprise de tissage s'implante dans la commune. De 1839 à 1843 une nouvelle route est construite allant jusqu'au col du Bonhomme laquelle sera reliée ensuite jusqu'à Lapoutroie entre 1843 et 1858 permettant ainsi de désenclaver la vallée.

L'incendie de 1858[modifier | modifier le code]

Le bourg est ravagé le 6 juin 1858 par un violent incendie. La plupart des maisons sont détruites. Treize maisons furent entièrement détruites dont les toits étaient couverts de chaume.

Le Bonhomme devient allemand[modifier | modifier le code]

En 1871, Le Bonhomme est annexé par l'Allemagne. Le village a deux noms officiels : tout en gardant son nom français Le Bonhomme, son nom allemand est Diedolshausen.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le village eut à souffrir des bombardements au cours de la Première Guerre mondiale. Des bombardements ont lieu à la Tête-des-Faux dont des obus atteignent le village. Les Allemands firent construire des fortifications, dont un tunnel d'une longueur d'un kilomètre creusé dans la roche, depuis la roche du Corbeau jusqu'au sommet de la Tête des Faux. Le village est occupé dès le 15 août 1914 par les troupes françaises, puis par les troupes allemandes. En 1918 Le Bonhomme redevient français.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juin 1940, la commune est intégrée au Troisième Reich allemand. Au cours des bombardements, plusieurs maisons sont détruites. Les jeunes hommes sont enrôlés de force dans la Wehrmacht. La commune retrouve sa liberté le 24 décembre 1944.

L'industrie en déclin[modifier | modifier le code]

Depuis la Première Guerre mondiale, l'industrie et l'agriculture déclinent. Le nombre de fermes (70 encore après 1945) a fortement diminué. Aujourd'hui, il en existe encore une vingtaine. Sur le plan industriel, il existait avant la Première Guerre mondiale une usine de textile qui a été rachetée par les Établissements Marchal de Saint-Dié. L'établissement ayant fermé en 1958, c'est une autre société qui a pris la relève avec l'usine Sinpal (Braeker) en 1961. Le Bonhomme se tourne aujourd'hui progressivement vers la forêt et le tourisme.

La vie économique[modifier | modifier le code]

Le Bonhomme s'étend sur une superficie de 2212 ha comprenant des forêts et des pâturages. L'économie est celle d'un village de montagne : élevage de bovins, activités agricoles, fromageries, etc. En 1945, la commune comprenait encore 70 fermes ; en 1975, on n'en dénombrait plus qu'une vingtaine. Le Bonhomme compte actuellement cinq hôtels-restaurants, trois restaurants, une ferme auberge, sept gîtes ruraux, six meublés. La commune dispose également de trois pistes de ski permettant de pratiquer le ski de fond, de six pistes de ski alpin, le tout desservi par cinq remonte-pentes mécaniques.

Le village[modifier | modifier le code]

Une partie du village est groupée autour de l'église et de la mairie, mais il existe aussi des résidences construit à flanc des collines, à proximité de la montagne. Ces habitations un peu à l'écart du village, s'expliquent du fait que la commune dispose de nombreuses sources d'où jaillissent une eau pure, qui ont favorisé l'habitat dans des endroits reculés de la commune. Depuis quelques années, de nombreuses fermes à l'abandon ou vendues ont été achetés par des citadins pour y installer des résidences secondaires. Quelques rares habitants du village parlent encore le welche, un patois roman s'apparentant à celui parlé dans les cantons de Lapoutroie-Orbey-Fréland, du Val de Lièpvre et des Vosges, qui remonte à la plus haute antiquité. La population du Bonhomme travaille sur place ou dans les villes plus importantes.

Les mines[modifier | modifier le code]

À environ un kilomètre du village, sur la route qui va à Sainte Marie-aux-Mines, il existait des mines qui ne sont plus en exploitation aujourd'hui. Elles contenaient des filons de pegmatite dans le gneiss. Un peu plus loin, on découvre encore aujourd'hui des filons identiques qui se trouvent à diverses épaisseurs. Sur le chemin du Louchpach, vers la route qui va au col du Bonhomme, il existait des filons de pegmatite de 60 centi., avec du mica blanc et de la tourmaline englobant des fragments de 10 à 15 cent, de gneiss. Il existait au Moyen Âge une mine de fer exploitée en 1476 et 1551 par les Ribeaupierre à Yudelshusen. Guillaume de Ribeaupierre loua sa forge contre une redevance de 7 quintaux de fer pour chaque quintaux produits. Il existait à cet endroit cinq fours et une forge de fer. En 1752, on exploitait aussi au Bonhomme une mine de charbon. Au Faurupt, on aperçoit encore du granit renfermant des cristaux de plusieurs centimètres dans le gneiss. Au début du XXe siècle, des tentatives d'ouverture de mines de charbon et de fer ont échoué.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Une route romaine traversait le col du Bonhomme jusqu'au Grand Trait vers le hameau de Ribeaugoutte (Lapoutroie). En 1879, dans le ravin du Beau séjour on a trouvé quatre haches de bronze ancien qui se trouvent actuellement au musée de Colmar.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Bonhomme

Les armes de Le Bonhomme se blasonnent ainsi :
« Mi-parti, au 1er d'or au lion de sable, au 2nd d'argent à trois écussons de gueules deux et un, coupé d'azur à la mitre d'évêque d'argent garnie d'or brochant sur une crosse en bande également d'or. »[4]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Roger Bleu   Cadre bancaire, né le 24 novembre 1946[5]
2014 en cours Jean-François Bottinelli    
Les données manquantes sont à compléter.
Intérieur de la chapelle Sainte-Claire.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 812 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 009 1 018 1 166 1 168 1 461 1 255 1 235 1 215 1 160
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 065 1 157 1 172 1 166 1 144 1 187 1 133 1 036 1 051
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 084 1 139 1 179 776 833 860 856 804 801
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
818 850 696 612 607 767 836 813 812
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas, Le Bonhomme.
Chapelle Sainte-Claire.

Une première église est mentionnée depuis 1317[7]. Henri de Ribeaupierre céda l'église et l'hôpital au couvent des Clarisse d'Alspach, mais garda l'avouerie. Elles y nommèrent un prêtre chargé de dire la messe et de s'occuper de la population sur le plan spirituel. La paroisse est rattachée au chapitre rural Ultra Xolles Ottonis de l'évêché de Bâle. Le droit de collation appartenait aux seigneurs de Ribeaupierre, qui y possédaient également la dîme. L'église est de style néo-romane construite une première fois dès le XIVe siècle. Au XVIIe siècle, Le Bonhomme devient une paroisse autonome ; une église placée sous le patronage de Saint-Nicolas est édifiée. L'église devient trop petite pour accueillir tout le monde. Des travaux sont alors entrepris pour agrandir l'église, qui commencent en 1757 et qui vont prendre une bonne dizaine d'années. Le 6 juin 1858, l'église est endommagée à la suite d'un incendie provoqué par un pétard lancé en l'air, qui retombe sur une toiture en chaume à proximité de l'église et qui communique le feu à d'autres maisons. La maison prenant feu est entièrement brûlée, et communique le feu à d'autres maisons d'habitation de la commune. Le centre du village est touché par le sinistre, y compris le presbytère. À la suite de ce gigantesque incendie, le village et l'église sont reconstruits. Cette dernière est reconstruite le 18 juillet 1865, mais subit de nombreuses détériorations pendant les deux guerres mondiales.

Chapelle Sainte-Claire[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Claire construite au XVIIIe siècle était édifiée près d'une ferme-auberge servant aux voyageurs traversant les Vosges. Cette chapelle consacrée à Saint-Dié est remplacée en 1788 par un nouvel édifice plus grand et consacré à Sainte-Claire. Durant la Première Guerre mondiale, cette chapelle est entièrement détruite par les bombardements qui affectent alors la commune du Bonhomme. Une nouvelle chapelle sera ensuite construite. Dans les années 1960, la chapelle sera un lieu de procession, particulièrement pour la fête-Dieu et les Rogations.

Le château de Judenbourg[modifier | modifier le code]

Vue sur les quelques ruines du château de Gutenbourg au Bonhomme : un pan de mur sur un piton rocheux.

Le château de Judenbourg ou Gutenbourg, situé à 800 mètres d'altitude, sur le flanc Nord du village, appartenant au seigneur de Hohnack, Gutenbourg ou Judenbourg, dominait autrefois la route qui conduisait d'Alsace en Lorraine. Il est mentionné dès 1162. Les nobles de Gutenburg sont cités comme vassaux des comtes d'Eguisheim puis de Ferrette jusqu'à la fin du XIIe siècle où il passa à la famille des Ribeaupierre, et aux Habsbourg en 1329 qui le donnent en fief aux Ribeaupierre. Ses occupants surveillent les passages entre l'Alsace et la Lorraine et lèvent un péage. Les Ribeaupierre le confient en arrière-fief à la famille lorraine d'Aveline de 1329 à 1441. En 1372, la veuve du seigneur d'Aveline cède la moitié du château aux Ribeaupierre et l'autre moitié en 1441. L'emplacement de ce château occupant un éperon rocheux permettait de surveiller les allées et venues des troupes lorraines qui passaient par le col du Bonhomme. Au début du XVe siècle, le château revient à la famille Ribeaupierre, qui l'abandonne au siècle suivant. Ce château est aujourd'hui complètement ruiné. En 1551, le seigneur de Hohnack fit construire dans le village des fonderies d'argent dont les minerais proviennent de Sainte Marie-aux-Mines. Aujourd'hui, il ne reste plus que des ruines de ce château qui a été détruit en 1639 par les Suédois.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Grotte Notre Dame de Lourdes[modifier | modifier le code]

Les calvaires[modifier | modifier le code]

Le Bonhomme dispose de six croix lorraines dont quatre sont disposées au bord de la vieille route qui conduit au col du Bonhomme. L'une d'elle est située au lieu-dit de la Barricade sur le circuit de la chapelle en allant vers le Col. Le long du circuit allant à la chapelle, il existe une autre croix dont on distingue à l'arrière plan la route qui conduit au Col des Bagenelles. Ces deux croix paraissent assez anciennes, peut-être du XVIIIe siècle. Une autre croix est située à proximité du col du Bonhomme, près de l'ancienne maison forestière du général Bataille. Une autre croix vers le col est visible au début de la route qui mène au Col des Bagenelles. Selon les informations que nous avons pu recueillir, cette croix se trouvait auparavant à côté de l'église, puis a été déplacée au Col des Bagenelles et restaurée en 1961.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Tête des Faux (1219 m)[modifier | modifier le code]

Dans ce ban se déroulèrent pendant la Première Guerre mondiale de violents combats, surtout à partir de 1915. Un tunnel de plus de 1 km avait été creusé par les Allemands depuis la roche du corbeau jusqu'au sommet. On y trouve encore aujourd'hui d'importantes fortifications françaises et allemandes[8], [9].

La roche Colas-Pierre[modifier | modifier le code]

Une roche escarpée nommée « Roche Colas-Pierre » existe au Bonhomme. Selon la tradition, c'est de cet endroit qu'en 1814 Colas-Pierre s'est embusqué pour aller canarder les Cosaques qui passaient par la vieille route, qui était à l'époque la seule route qui allait en Lorraine. La roche Colas Pierre située sur le lieu Rain Colas Pierre apparaît dès 1687 dans des actes notariés du Bonhomme[10].

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

  • L'étang du Vallon, lieu de pêche.
  • Station de ski.
  • Cimetière militaire.
  • Crucifix baroque au hameau de La Chapelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Wilhelm Kisch (1874-1952), Juriste, 1933-35 Vice-président de l'Académie de droit allemand

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baquol : L'Alsace ancienne et moderne. Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, 1865
  • Jean-Paul Blatz, « Le clergé paroissial du Bonhomme : paroisse Saint-Nicolas », in Le Clergé séculier et régulier d'Alsace du Moyen Âge à nos jours, vol. 310, Blatz, 2009
  • (de) Mayer (A) « Der Grenzkamm bei Markirch und Diedolsheusen » in Die Vogesen, 1913, p. 278-283
  • Ruyr : Recherches des sainctes antiquités de la Vosge, Epinal, 1633 In 4°
  • Scherlen, Auguste : « Le Bonhomme » in Perle d'Alsace, I, 1926, p. 207-216
  • Schoepflin : Alsatia diplomatica, 2 vol. in-fol, Mannheim, 1772-1854
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal,‎ 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Le Bonhomme[11], p. 168
  • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue,‎ 1995, 663 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
    Bonhomme (Le) : Champ de bataille de la Tête-des-Faux,Lapoutroie et Le Bonhomme, pp. 63-205-206

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Sainte Huna, fille d'un duc, s'est marié à Huno de Hunawetyer (Hunawihr). Elle fut canonisée en 1520 à la demande du duc de Wurtemberg, par le pape Léon X. Elle est décédée en 679. Sa fête est célébrée le 15 avril. Sa tombe fut profanée en 1549 par les habitants d'Hunawihr. Jean Ruyr, Antiquités de la Vosge, p. 116-117
  3. Bois l'Abbesse fait aujourd'hui partie de la commune de Lièpvre qui appartenait avant la Révolution à La Vancelle
  4. Archives Départementales du Haut-Rhin
  5. Annuaire-Mairie.fr
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  7. « Eglise paroissiale Saint-Nicolas », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Champ de bataille de la Tête-des-Faux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Champ de bataille de la Tête-des-Faux (également sur commune de Lapoutroie) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. ADHR 4E122 et 4E47 du Val d'Orbey, cité dans "notariat ancien du Bonhomme" Michel Masson Cercle de généalogie de Mulhouse
  11. « Château fort de Gutenbourg », base Mérimée, ministère français de la Culture