Sondernach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sondernach
La mairie de Sondernach.
La mairie de Sondernach.
Blason de Sondernach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Canton Munster
Intercommunalité C.C.de la Vallée de Munster
Maire
Mandat
Jean-Jacques Oberlin
2014-2020
Code postal 68380
Code commune 68311
Démographie
Population
municipale
653 hab. (2012)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 52″ N 7° 04′ 29″ E / 47.9978, 7.074747° 59′ 52″ Nord 7° 04′ 29″ Est / 47.9978, 7.0747
Altitude Min. 497 m – Max. 1 324 m
Superficie 24,72 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte administrative du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Sondernach

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Sondernach

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sondernach

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sondernach
Liens
Site web http://www.sondernach.fr

Sondernach est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges, Sondernach partage avec Mittlach le privilège d'être situé à l'amont d'une grande vallée arrosée par l'un des ruisseaux formant la Fecht[1]. L'altitude du centre est comprise entre 500 et 600 mètres. Sa seule voisine immédiate est la commune de Metzeral au nord.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Schnepfenriedwasen (à cheval sur la commune de Metzeral),
  • Landersen,
  • Landersbach

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Fecht

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est au XIIe siècle que Sondernach apparaît dans les archives. Vers 1240, l'abbaye bénédictine de Munster possède des terres dans le village. À partir de 1287, le village fait partie de la communauté du val regroupant Munster et les dix communes situés au fond de la Fecht. Il est entièrement détruit pendant la Première Guerre mondiale, lors de la bataille de Metzeral,en juin 1915.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L'origine du nom du village n'est pas très claire, il pourrait vouloir dire der Sonne nahe qui veut dire « près du soleil », ou zum sundern Ach qui signifie « près du ruisseau sud », Sondernach étant le village le plus au sud de la vallée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sondernach

Les armes de Sondernach se blasonnent ainsi :
« De gueules à la schlitte d'or. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2009 en cours Jean-Jacques Oberlin    
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2013[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget de la commune était constitué ainsi[3] :

  • total des produits de fonctionnement : 637 000 €, soit 952 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 663 000 €, soit 991 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 107 000 €, soit 160 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 435 000 €, soit 650 € par habitant.
  • endettement : 451 000 €, soit 674 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 6,22 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 6,22 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,42 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 653 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
723 724 840 911 1 027 1 029 1 016 1 040 992
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
976 992 1 000 987 974 1 013 1 023 1 013 994
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 005 1 117 1 144 694 840 807 745 765 702
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
622 588 559 527 540 614 647 651 653
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme, les loisirs[modifier | modifier le code]

Accessibles aux différents types de tourisme, les nombreux circuits de randonnées, réalisés et entretenus régulièrement par le Club vosgien, sont jalonnés de refuges de montagne[8],[9].

La station de ski du "Schnepfenried"[10] et le centre équestre de la grande vallée élargissent les activités de la commune[11].

Fermes-Auberges[modifier | modifier le code]

Les études thématiques du service régional de l'inventaire sur le secteur agricole[12] permettent de retracer la vie économique de ces villages de montagne[13], [14], [15]. La commune comporte à elle seule 8 fermes auberges[16] dont plusieurs ont fait l'objet d'une étude d'inventaire :

  • Ferme, restaurant et fromagerie d'estive Rothenbrunnen[17].
  • Ferme, restaurant et fromagerie Ried[18].

Le patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Les enquêtes régionales du patrimoine industriel (tissage, scieries et de leur matériel tel que la turbine Francis, turbine hydraulique de type « à réaction », également menées par le service régional de l'inventaire, apportent elles-aussi une image de la vie des populations locales qui ont du faire face aux destructions durant les différents conflits mondiaux. Ces recherches témoignent aussi innovations technologiques et reconversions incessantes auxquelles les industriels sont confrontés[19],[20],[21],[22],[23],[24].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Église protestante[modifier | modifier le code]

Église protestante, construite en 1901 elle fut détruite par les bombardements (à l'exception du clocher) en 1915. Après reconstruction avec son haut clocher-porche, elle a été rendue au culte en 1924[25],[26].

L'orgue pneumatique[27] "Opus 33" néo-gothique a été réalisé par Georges Schwenkedel (1897-1981)[28], facteur d'orgues strasbourgeois[29].

L'église-mémorial de lEmm[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Blaise et église de pèlerinage Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, dite église Notre-Dame de l'Emm[30]

Article détaillé : Église de l'Emm.

Cimetière militaire français du Bois-de-Maettle[modifier | modifier le code]

Ce cimetière rassemble les corps de 373 soldats français tombés sur différents champs de bataille dans la vallée de Munster[31]

Le square Anne-Aymone[modifier | modifier le code]

La décision d'aménager un parc sur l'emplacement de celui de la villa de l'industriel Immer-Klein, dont la majorité des sites industriels avait été détuite durant la première guerre mondiale[32], a été prise et, à la demande du maire, Madame Anne-Aymone Giscard d'Estaing, en visite à Sondernach en 1976, donna son accord pour que ce square porte son prénom[33]. Le parcours "Les Roches du Steinberg" (1 177 m), a été également baptisé circuit "Anne-Aymone" par Mme Giscard d'Estaing en visite au Landersen[34].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche cours d'eau : La Fecht (A2--0100)
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Les comptes de la commune de Sondernach
  4. « Maison de Charles Nitschelm, industriel du textile », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Fontaine Atthalin (D) 1844 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  8. « Refuge de montagne des Amis de la Nature de Colmar », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Refuge de montagne du Ski-Club de Colmar », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Le Schnepfenried (1010 m - 1258 m)
  11. Le centre équestre de la grande vallée
  12. « Conditions de réalisation de l'inventaire des maisons et fermes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Ferme construite en 1922 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « ncienne fromagerie d'estive dite marcairie 1913-1927, au lieu-dit Lechterwand », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Ancienne fromagerie d'estive dite marcairie lieu-dit Meyersbuhl », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Les fermes-auberges
  17. « Ferme, restaurant et fromagerie d'estive Rothenbrunnen », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Ferme, restaurant et fromagerie Ried », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Tissage de coton Jean Klein Père et Fils, puis Immer-Klein. L'activité de tissage de Jean Klein (1797-1877) au lieu-dit Landersbach est attestée dès 1820 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Notice no IM68012216 », base Palissy, ministère français de la CultureTurbine hydraulique de type Francis
  21. « Logement patronal », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Cité ouvrière Immer-Klein », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Logement d'ouvriers », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Scierie Iltis, puis Stephan-Iltis, actuellement Ecobois », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Eglise protestante, », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Metzeral, paroisse luthérienne
  27. Inventaire de l'orgue
  28. Le 20 ème siècle : l'école Roethinger
  29. « Notice no IM68012020 », base Palissy, ministère français de la CultureOrgue de l'église protestante
  30. « Eglise paroissiale Saint-Blaise et église de pèlerinage Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, dite église Notre-Dame de l'Emm », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Cimetière militaire français du Bois-de-Maettle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Le village, de hier à aujourd'hui
  33. L'histoire du village et de son patrimoine
  34. http://www.hikr.org/tour/post34160.html