Uber (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Uber

Création 2009
Fondateurs Garrett Camp, Travis Kalanick, Oscar Salazar
Siège social Drapeau San Francisco (États-Unis)
Produits voiture de tourisme avec chauffeur
Effectif 2 200
Site web https://www.uber.com

Uber, anciennement UberCab, est une entreprise qui développe et opère des applications mobiles de mise en contact de clients avec divers services de transport de personnes :

  • Uber est l'application dédiée au service de transport avec voitures de luxe (limousines) ;
  • UberPop est l'application dédiée au service de transport avec voitures ordinaires ;
  • UberTaxi est l'application dédiée au service de transport avec taxis réguliers.

Ces applications, disponibles sur téléphone intelligent, mettent en relation les usagers du service et des conducteurs. Le service permet de localiser, via son téléphone, les véhicules les plus proches et de les réserver. Les utilisateurs peuvent suivre l'approche de la voiture qu'ils ont réservée sur leur téléphone.

L'entreprise est basée dans la ville californienne de San Francisco. En décembre 2013, ses applications étaient commercialisées dans 62 villes de 22 pays[1] comme Vancouver, Toronto, Montréal, Paris, Lyon, Lille, Los Angeles, Seattle, Chicago, Boston, Washington D.C., Philadelphie, Dallas et San Diego.

Historique[modifier | modifier le code]

Uber a été fondé par Garrett Camp, Travis Kalanick et Oscar Salazar en 2009 sous le nom de UberCab. L'idée leur était venue au cours de l'édition 2008 de la conférence LeWeb[2]. En mars 2009, Garrett Camp commence à travailler sur les bases de l'application iOS ; avant le lancement du prototype, il ne s'agit encore pour lui que d'un projet personnel (il travaillait encore pour StumbleUpon).

En 2009, Garrett convainc Kalanik de le rejoindre sur le projet, et ce dernier devient Chief Incubator au cours de l'été avec pour mission de passer le cap du prototype, de trouver un General Manager et de lancer Uber à San Francisco. Le produit est officiellement lancé à San Francisco en 2010[3]. Ryan Graves est alors CEO (il cédera par la suite son poste à Travis Kalanick[2]).

Le nom de domaine uber.com était initialement la propriété d'un service de blogue et de réseautage social, mais l'entreprise qui en avait la propriété ayant fermé en septembre 2008, le nom de domaine est transféré à UberCab en 2009. À ses débuts, le service fonctionne exclusivement par textos; l'application est lancée en 2010 sur iOS et Android. Par la suite l'entreprise a progressivement étendu la couverture de son service à d'autres villes. En décembre 2011, Travis Kalanick déclare que pour répondre à la demande à laquelle fait face Uber, l'entreprise prévoit couvrir 25 villes supplémentaires en dehors des États-Unis dans les mois suivants.

En juin 2014, Uber lève 1,2 milliard de dollars, valorisant l'entreprise à 17 milliards de dollars[4]. Une nouvelle levée de fonds d'1,2 milliard de dollars survient en décembre 2014, la valorisation d'Uber s'élève alors à 40 milliards de dollars[5].

Interdictions[modifier | modifier le code]

Les applications Uber sont interdites dans de nombreuses villes où elles sont considérées par les tribunaux comme illégales et entrant en concurrence déloyale avec les services traditionnels de taxis et de limousines.

  • En France l'arrivée des sociétés de VTC (voitures de tourisme avec chauffeur) provoque, en février 2014, des mouvements de grèves chez les chauffeurs de taxi[6]. Uber est par ailleurs critiqué pour son montage financier complexe, qui lui permet de ne pas payer ses impôts et taxes dans l'hexagone[7],[8]. Le dernier service de covoiturage lancé par Uber est lui considéré comme illégal par la DGCCRF[9]. Par ailleurs, les sociétés de VTC en général et Uber en particulier sont critiquées sur différents points : la rémunération des chauffeurs[10], la sécurité des passagers, la confidentialité des données stockées sur les plateformes[11]. En décembre 2014, le tribunal de commerce de Paris rejette la demande d'interdiction d'UberPOP, formulée en référé par trois sociétés de voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) concurrentes d'Uber[12]. Le gouvernement français annonce en revanche qu'UberPop sera interdite en France dès le 1er janvier 2015, quand la loi Thévenoud sur la régulation de la concurrence avec les taxis entrera en vigueur, puisque la mise en relation de particuliers sera alors passible de deux ans de prison et de 300 000 euros d'amende[13].
  • En Allemagne Uber est interdit à Berlin en août 2014[14], et à Hambourg en septembre[15].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le 8 mai 2014 le PDG d'Uber Travis Kalanick explique au cours d'une conférence qu'il veut à terme remplacer la flotte de véhicules de l'entreprise par des voitures autonomes et ne plus avoir à embaucher de chauffeurs[16].

Le 7 décembre 2014 un conducteur Uber est arrêté en Inde pour avoir violé une passagère[17]. Le lendemain, le service est interdit dans la ville de New Delhi. Le commissaire de police de la ville, Madhur Verma, déclare par la suite que la justice va poursuivre Uber pour ne pas avoir vérifié les antécédents judiciaires du conducteur et ne pas l'avoir obligé à avoir un GPS fonctionnant constamment dans son véhicule (le conducteurs avait désactivé sa géolocalisation au moment des faits[18])[19].

Guerre des prix[modifier | modifier le code]

Après sa levée de fonds de 1,2 milliard de dollars, Uber annonce une baisse des prix de 25% des tarifs UberX (chauffeurs particuliers). En Californie, le service fonctionne à perte pour s'assurer la fidélité de nouveaux clients[20].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Uber, la start-up qui veut révolutionner le transport en ville, à Paris comme à San Francisco, Challenges, 11 décembre 2013
  2. a et b Uber CEO "Super Pumped" About Being Replaced By Founder - Techcrunch
  3. Worth It? An App to Get a Cab - Digits, Wall Street Journal
  4. Uber, champion du VTC, vaut plus de 17 milliards de dollars, Lucie Ronfaut, Le Figaro, 9 juin 2014
  5. Uber valorisé 40 milliards de dollars, Journal du Net, 05-12-2014
  6. « Les taxis en grève contre les VTC : la fin d'une époque ? », sur http://tempsreel.nouvelobs.com/,‎ 10/02/2014 (consulté le 15 avril 2014)
  7. Uber : le géant du VTC adepte de l'optimisation fiscale - Le Journal de L'économie [1]
  8. Comment Uber envoie ses profits aux Bermudes - BFM [2]
  9. Covoiturage : Bercy veut s'en prendre à Uber et ses particulier-chauffeurs [3]
  10. Société VTC, éditeurs d'application, chauffeurs indépendants : à qui profite le crime ? - Mon Père ce taxi [4]
  11. taxis / VTC : Un débat de société autour des plateformes "technologiques" - Médiapart [5]
  12. « Uber peut continuer de proposer son offre de transport entre particuliers UberPOP », sur lefigaro.fr,‎ 12 décembre 2014 (consulté le 14 décembre 2014).
  13. « UberPop sera interdit dès le 1er janvier », Le Monde,‎ 15 décembre 2014 (lire en ligne)
  14. (en) Philip Oltermann, « Uber taxi service banned in Berlin on safety grounds », The Gardian,‎ 14 août 2014 (lire en ligne)
  15. (en) Karin Matussek, « Uber Must Stop Car Services in Germany’s Two Biggest Cities », Bloomberg,‎ 26 septembre 2014 (lire en ligne)
  16. (en) Casey Newton, « Uber will eventually replace all its drivers with self-driving cars », The Verge,‎ 28 mai 2014 (lire en ligne)
  17. (en) Malini Menon, « Uber cab driver in India arrested after suspected rape », Reuters,‎ 7 décembre 2014 (lire en ligne)
  18. (en) Jordan Crook, « Uber Faces Legal Action In India Following Arrest Of Rape Suspect », TechCrunch,‎ 7 décembre 2014 (lire en ligne)
  19. (en) Saurabh Chaturvedi et Dhanya Ann Thoppil, « After Uber, Delhi Bans Other App-Based Ride-Booking Firms », The Wall Street Journal,‎ 9 décembre 2014 (lire en ligne)
  20. Face aux taxis, Uber opère désormais à perte, Sillicon Valley Blog -le Monde, 4 juillet 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]