BusinessEurope

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

BusinessEurope

Logo de l’association
Cadre
But Association patronale
Zone d’influence Union européenne
Europe de l'Est
Fondation
Fondation 1958
Origine UNICE
Identité
Siège Bruxelles
Président Emma Marcegaglia
(depuis juillet 2013)
Directeur général Markus J. Beyrer
Affiliation européenne European Alliance for CSR
Méthode Lobbying
Membres 41
Site web www.businesseurope.eu


BusinessEurope est une association patronale européenne qui défend les intérêts des employeurs d'entreprises privées auprès de l'Union européenne, ainsi qu'une perspective de croissance, et « des politiques intelligentes qui favorisent la compétitivité mondiale de l'industrie européenne en particulier »[1].

Elle regroupe 41 organisations nationales d'entreprises de 35 pays d'Europe[2] dont pour les pays francophones le MEDEF en France, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB-VBO) pour les trois régions belges, et la Fédération des entreprises suisses.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'association fondée en 1958 a d'abord porté le nom d'Union des confédérations des industries et des employeurs d'Europe (ou UNICE ou encore UICE pour Union des industries de la communauté européenne)[3] . et a été renommée 'BusinessEurope' sous la présidence d'Ernest-Antoine Seillière (ancien président du Medef en 2007)[4].

En 2010, BusinessEurope a également reçu le titre de « Worst Climate Lobbying » (Pire lobbying sur le climat) à l'occasion de la remise des Worst EU Lobbying Awards[5].

Objet de l'association[modifier | modifier le code]

Elle est l'un des trois partenaires sociaux européens reconnus par la Commission européenne pour participer au dialogue social européen.

Elle représente les employeurs du secteur privé, tandis que le Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d'intérêt économique général représente les employeurs publics et la Confédération européenne des syndicats représente les salariés[6].

Elle exerce des actions de lobbying auprès des institutions européennes afin d'influencer la législation en faveur des intérêts de ses membres. BusinessEurope joue notamment un rôle de premier plan dans la mise en avant de politiques d'austérité au niveau européen[7].

Organisation, gouvernance[modifier | modifier le code]

L'organisation est placée sous l'autorité de son directeur général, Markus J. Beyrer, et de sa présidente, actuellement Emma Marcegaglia.

Depuis 1990, elle a été présidée par[8] :

Organigramme[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Président
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Directeur Général
Adjoint
 
 
 
 
 
Directeur
Général
 
 
 
 
 
Directeur Général
Adjoint
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cabinet
des conseillers
 
 
 
 
 
 
 
 
Conseiller Politique
et plaidoyers
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Budget et
Comptabilité
 
Coordination
politiques statutaires
 
 
 
 
 
 
Communication
 
Ressources
humaines
 
Conseil
juridique
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Entrepreneuriat
PME
 
Économie
 
Affaires
sociales
 
Affaires
industrielles
 
Affaires
internationales
 
Marché
intérieur
 
Affaires
juridiques
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Positions en matière de responsabilité sociale et environnementale[modifier | modifier le code]

Concernant le social[modifier | modifier le code]

Concernant l'environnement, la biodiversité et le climat[modifier | modifier le code]

En 2014, selon son site internet[9], BusinessEurope estime « ambitieux » les objectifs 3 X 20 à horizon 2020 du Paquet énergie-climat de l'UE 2007 de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et d'accroissement de la part des énergies renouvelables et d'amélioration de l'efficacité énergétique, qui a - selon l'association - « déclenché un programme politique et législatif avec de lourdes conséquences pour les entreprises européennes. Pour les entreprises, il est essentiel d'opérer dans un cadre politique de l'UE qui soit prévisible et qui intègre la protection du climat, la sécurité énergétique ainsi que les problèmes de compétitivité »[9] Selon BusinessEurope (20140, l'ordre du jour politique de l'UE devrait notamment :

  • mettre en œuvre une bourse du carbone via le schéma révisé UE Emission Trading (ETS), « en veillant à ce qu'il ne nuise pas à la compétitivité de l'industrie européenne » [9];
  • favoriser un accord climatique « véritablement global et équilibré, y compris avec les grands émetteurs de la planète » ;
  • « développer une politique globale européenne de l'énergie, avec création d'un cadre stratégique clair, nécessaire pour définition d'une politique climatique cohérente et efficace »[9] ;
  • renforcer les capacités européennes de recherche et de technologies dans le domaine des faible émission de carbone[9] ;
  • exploiter « toutes les possibilités d'efficacité énergétique les plus rentables » entrant dans le cadre de « entreprise, consommateurs et le secteur public »[9] ;
  • faciliter, réformer et étendre les mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto (Mécanisme de développement propre et application conjointe) pour apporter une contribution à la protection du climat[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Environment and climate action, businesseurope (consulté 2014-07-14)
  2. Présentation sur le site officiel
  3. Traxler F (2000) « Employers and Employer Organisations in Europe : Membership Strength, Density and Representativeness », Industrial Relations Journal , 31, p. 309-317 (extrait page 1)
  4. Parcours d'Antoine Seillière, sur le site du cercle des Européens.
  5. Worst EU Lobbying Awards : « Le groupe de pression d’affaires BusinessEurope prétend soutenir la nécessité de stopper le changement climatique provoqué par l’homme mais a effectivement contribué à fragiliser les plans de réduction des émissions de CO2 à l’échelle européenne. Prétendant représenter les intérêts de la communauté de l’industrie européenne auprès des institutions européennes, il a principalement exercé des pressions dans l’intérêt des industries les plus consommatrices d’énergie, comme celle du pétrole, de l’acier et des produits chimiques, bloquant ainsi les politiques climatiques effectives au niveau de l’UE »
  6. Partenaires sociaux européens reconnus par le Traité de Lisbonne
  7. « Business against Europe », Corporate Europe Observatory,‎ mars 23, 2011 (consulté le 4 mars 2013)
  8. Site de l'organisation ; Handelsblatt.com du 29 juin 2009
  9. a, b, c, d, e, f et g Climate change, BusinessEurope, consulté 2014-07-14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]