Religion en France
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Cet article traite de la religion en France, État laïc. La religion majoritaire y est le catholicisme et dans l'ensemble, le taux de pratique religieuse y est relativement faible et stable.
Sommaire |
[modifier] Une République laïque
La République française a, depuis un siècle, une forte tradition de laïcité. Selon l'article 3 de la loi du 9 décembre 1905, « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3 ».
En effet, depuis 1905, les Églises et l'État sont officiellement séparés, sauf en Alsace-Moselle, qui n'était pas française au moment de la séparation et où le culte catholique, le culte de l’église de la confession d’Augsbourg d’Alsace-Moselle, le culte de l’église réformée d’Alsace-Moselle et le culte israélite reçoivent un traitement financier de l'État français.
En 2004, une loi interdisant de porter des signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques (Loi n° 2004-228 du 15 mars 2004) est promulguée.
[modifier] Évaluer l'appartenance religieuse des Français
Par principe, l’État français s’interdit les recensements à caractère religieux. La priorité reste la protection de la liberté de religion, dans le contexte d'un État républicain laïc. Les solutions cependant existent: L’institut CSA réalise, par exemple, une évaluation tous les trois ans, ou les données provenant des associations religieuses elles-mêmes[1].
[modifier] Les sondages d'opinions
Sondage CSA en 2003[2]
- Catholiques : 62 %
- Sans religion : 26 %
- Musulman : 6 %
- Protestant : 2 %
- Juif : 1 %
Un sondage réalisé par Harris Interactive, publié dans The Financial Times en décembre 2006 a montré que 32 % de la population française se déclare athée et 32 % agnostique et que seul 27 % croit en un dieu ou être suprême[3].
Sondage par l'Institut français d'opinion publique (IFOP) en 2007 pour La Vie[4]
- Catholiques : 64 %
- Sans religion : 27 %
- Musulman : 3 %
- Protestant : 2,1 %
- Juif : 0,6 %
Les résultats apparemment discordants des sondages sont à prendre avec précaution et peuvent être dûs à la forme de la question posée.
[modifier] La presse
Les grands organes de presse estiment de leur côté différents chiffres, en croisant des informations d'origines diverses, souvent à l'occasion d'un événement: une visite papale ou du Dalaï-lama, une agression antisémite, une polémique.
Estimation du Figaro en 2008[5] :
- Catholiques : 35 millions
- Musulman : 2 millions
- Protestant : 900 000
- Bouddhiste : 770 000
- Juif : 575 000
[modifier] Sécularisation
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, on a assisté en France à une forte diminution de la pratique religieuse au sein des églises traditionnelles et à une augmentation des présences musulmanes et évangéliques au travers des flux migratoires. Dans l'Eglise catholique, les courants traditionalistes ont gagné en vigueur et en influence.
Cette diminution de la pratique religieuse, constante depuis les années 1960, se poursuit, avec l'érosion des croyances religieuses[6]. Les jeunes catholiques de 18-24 ans se distinguent cependant par un moindre recul de la pratique religieuse, avec 7 % de pratiquants[6].
Il y aurait 5 % de catholiques participant à la messe de façon hebdomadaire en France[6]. 52 % des Français se réclamant du catholicisme affirment croire en l'existence de Dieu[7].
La religion catholique romaine demeure majoritaire en France; elle est un marqueur identitaire pour beaucoup de Français face à la sécularisation et à l'expansion d'autres religions. Elle a grandement influencé la culture française; on peut citer ainsi les jours fériés qui sont, pour la plupart des fêtes religieuses catholiques, les cathédrales ou encore les écoles privées dont 9 sur 10 sont catholiques.
[modifier] Notes et références
- ↑ Statistiques de l'Église catholique en France (de 1990 à 2006) - 2008, consulté le 27 janvier 2009 [pdf]
- ↑ Les Français et leurs croyances - sondage réalisé en mars 2003 pour Le Monde et La Croix [pdf]
- ↑ (en) Religion Important for Americans, Italians - Angus Reid Global Monitor, 30 décembre 2006
- ↑ La Vie, n°3209, du 1er mars 2007
- ↑ Divers chiffres proposés par Le Figaro au cours de l'été 2008, à partir de chiffres de l'Ined, du Fonds social juif unifié, de Au cœur du chemin (de Saint-Jacques-de-Compostelle, de l'Union bouddhiste de France
- ↑ a b c Les évolutions de la pratique religieuse - La Croix, 13 août 2006
- ↑ Portrait des catholiques - Sondage CSA pour le Monde des Religions, octobre 2006
[modifier] Bibliographie
[modifier] Histoire
- Jacques Le Goff et René Rémond (dir.), Histoire de la France religieuse, Seuil, 1988-1992.
4 volumes, ouvrage de référence assez volumineux
- Gérard Cholvy, La Religion en France de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, Hachette, Paris, 1991, 219 p..
introduction universitaire à l'histoire religieuse française contemporaine, avec de nombreux documents
- Gérard Cholvy, Yves-Marie Saint-Hilaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, Privat, 1985-1988.
3 volumes
- Xavier de Montclos, Histoire religieuse de la France, PUF, 1997, 126 p..
Que sais-je ?, 3e édition
[modifier] Voir aussi
[modifier] Lien externe
- Les pratiques religieuses en France, dossier de la Documentation française, achevé en février 2008.

