Maurice Allard (homme politique)

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Maurice Allard
Image illustrative de l'article Maurice Allard (homme politique)
Fonctions
Parlementaire français
Député du Var
(circonscription de Draguignan)
18981910
Gouvernement Troisième République
Prédécesseur Joseph Jourdan
Successeur Gustave Fourment
Biographie
Date de naissance 1er mai 1860 à Amboise
Date de décès 27 novembre 1942 à Amboise
Parti politique Socialiste
Profession Journaliste
« Les mouchards » (Maurice Allard) et « Le Cas Ricordeau » (Jean Jaurès): la UNE de L'Humanité du 23 novembre 1911 est tout entière consacrée à l'affaire du provocateur Métivier et aux sous-entendus accusateurs lâchés par le président du Conseil et ministre de l'Intérieur Joseph Caillaux au député Lauche contre l'autre ouvrier, Ricordeau. Ce dernier sera finalement lavé de tout soupçon concernant ses agissements avec la police, contrairement à Métivier.

Maurice Édouard Eugène Allard, est né le 1er mai 1860 à Amboise dans le département d’Indre-et-Loire ; il est mort le 27 novembre 1942 dans cette même ville. Avocat, journaliste et député du Var de 1898 à 1910, il fut rédacteur dans plusieurs journaux socialistes, notamment L'Humanité, journal fondé en 1904 par Jean Jaurès. Farouche adversaire du général Boulanger, il était partisan d’une application plus stricte de la loi de séparation des Églises et de l'État.

Lors des débats à la Chambre des députés, il avait déposé de nombreux amendements, notamment sur l’interdiction du port de la tenue ecclésiastique en public, le remplacement des jours fériés religieux par des jours fériés laïcs et sur la confiscation des lieux de cultes, pour un usage qu’il estimait être de service public. Il était de ceux qui pensaient que l’éclatement de l’Eglise catholique en plusieurs mouvements schismatiques, pouvait réduire son influence sur la société. Mais en réponse à cet argument, Jean Jaurès déclara, devant cette même assemblée, « la France n’est pas schismatique mais révolutionnaire… ».

Lors de ces débats, il avait déclaré que "la religion n'est que la caricature de la philosophie " (4 avril 1905) ; "ce que nous poursuivons, c'est la lutte contre l'Église qui est un danger politique et un danger social" ; "le christianisme est un obstacle permanent au développement social de la République et à tout progrès vers la civilisation." (10 avril 1905) ; (Comptes rendus des débats à l'Assemblée Nationale.)

Lorsqu’il mourut en 1942, il était l’un des derniers « grands témoins » de ce changement du paysage politique de la France et il vit le régime de Vichy de Philippe Pétain revenir sur cette loi, en s’appuyant sur l’Église catholique pour asseoir son autorité sur le pays.