Religion en Turquie

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La religion en Turquie est représentée majoritairement par l’islam. Environ 98 % de la population est musulmane. La majorité des musulmans sont des sunnites. La communauté des Alévis, un courant musulman distinct, représente 20 % de la population. Le christianisme (orthodoxe oriental, grec orthodoxe et apostolique arménien) et le judaïsme (séfarade) sont les autres religions minoritaires de la Turquie qui constituent moins de 2 % de la population.

La place des religions dans la société est l'objet des politiques de laïcité en Turquie.

Religion Pourcentage[1]
Islam 98,0 %
Christianisme 0,4 %
Autres 1,2 %

En théorie, la Turquie, à travers le traité de Lausanne de 1923, reconnaît les droits civils, politiques et culturels des minorités non musulmanes.
En pratique, la Turquie ne reconnaît que les minorités religieuses grecques, arméniennes et israélites sans pour autant leur accorder tous les droits cités dans le Traité de Lausanne.
Les musulmans alevi-bektachis et câferî[2], les catholiques latins et les protestants ne font l'objet d'aucune reconnaissance officielle.


Situations des cultes en Turquie
Culte Population estimée Mesures d’
expropriation [3]
Reconnaissance officielle dans la Constitution ou à travers les Traités internationaux Financement des lieux de culte et du personnel religieux par l'État
Islam - Sunnite 70 à 85 % (52 à 64 millions) Non Oui à travers le Diyanet cité dans la Constitution (art.136) [4] Oui à travers le Diyanet [5]
Islam - duodécimain Bektachi 15 à 25 % (11 à 19 millions) Oui [2] Non. Balim Sultan assure une mainmise totale sur le corps des janissaires dont le bektachisme sera la référence religieuse principale[6]. En 1826, Mahmud II met définitivement un terme au système des janissaires[6]. L'ordre des bektachi est mis hors la loi, de nombreux dignitaires de la capitale sont exécutés, d'autres sont déportés en Anatolie. Les tekke sont fermés, détruits ou attribués à des institutions orthodoxes comme l'ordre des Naqshbandiyya[6]. Non [5]
Islam - duodécimain Alevi Non[7]. Au début du XVe siècle[8], l’oppression ottomane envers les alévis devient insupportable et ces derniers soutiennent le Chah Ismail Ier d'origine turkmène. Ses partisans, qui portent un bonnet de couleur rouge avec douze plis en référence aux 12 imams du chiisme duodécimain se font appeler Qizilbash. Les Ottomans qui s’étaient persanisés et arabisés considéraient comme ennemis les Qizilbash (alévis) d'origine turkmène[8]. Aujourd'hui, les cemevi, lieux de culte commun aux alevi bektachi n'ont aucune reconnaissance juridique
Islam - duodécimain Câferî 4% (3 millions) [9] Non [7] Non [5]
Islam - duodécimain Alaouites ou Nusayris 300 à 350 000 [10] Non [7] Non [5]
Judaïsme 20 000 Oui [3] Oui à travers le Traité de Lausanne en 1923 [7] Non [5]
Chrétien - Protestant 5 000 Non [7] Non [5]
Chrétien - Catholiques Latins Non [7] Non [5]
Chrétien - Catholiques Grecque Oui [3] Oui à travers le Traité de Lausanne en 1923 [7] Non [5]
Chrétien - Orthodoxe - Grec (Patriarcat œcuménique de Constantinople) Oui [3] Oui à travers le Traité de Lausanne en 1923 [7] Non [5]
Chrétien - Orthodoxe - Arménien (Patriarcat arménien de Constantinople) 57 000 Oui [3] Oui à travers le Traité de Lausanne en 1923 [7] Non [5]
Chrétien - Catholiques Chaldéens (Arménien) 3 000 Oui [3] Oui à travers le Traité de Lausanne en 1923 [7] Non [5]
Chrétien - Églises de théologie et rite Syriaques (orthodoxes et catholiques) 15 000 Oui [3] Non [7] Non [5]
Yézidisme 377 Non [7] Non [5]


Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]