Religion en Arménie

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La principale religion en Arménie est le christianisme, implanté dans le pays depuis au moins dix-sept siècles. L'Arménie a sa propre Église, l'Église apostolique arménienne, dont les fidèles forment la grosse majorité de la population du pays. Le judaïsme et l'islam sont également mais faiblement présents.

La liberté de culte est reconnue par la Constitution arménienne. Celle-ci sépare en outre l'Église apostolique arménienne de l'État.

Christianisme[modifier | modifier le code]

La principale religion présente en Arménie est le christianisme, dont les fidèles forment 94,7 % de la population[1]. La tradition veut que cette religion a été introduite en Arménie par les apôtres Barthélemy et Thaddée au Ier siècle. En 301, le pays devient le premier État à adopter le christianisme comme religion officielle, lorsque Grégoire Ier l'Illuminateur convertit le roi Tiridate IV. La nouvelle religion supplante alors le zoroastrisme et le paganisme local.

Le pays compte également quelques communautés catholiques et protestantes, résultats des conversions des missionnaires ces derniers siècles.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

La présence du judaïsme en Arménie est historique et remonterait au règne de Tigrane II, roi de 95 à 55 av. J.-C. Sous la période soviétique, l'Arménie avait la réputation d'être la plus tolérante des républiques à l'égard des Juifs. De 500 à 1 000 Juifs vivent aujourd'hui dans le pays, restes d'une communauté autrefois plus nombreuse ; la plupart de ses membres ont émigré en Israël après la chute de l'Union soviétique. La communauté actuelle se caractérise par un taux élevé d'intermariages et par un certain isolement[2].

En 1999, les restes d'un cimetière médiéval d'une communauté juive jusque-là inconnue et insoupçonnée ont été découverts dans le village d'Eghegis, dans la région de Vayots Dzor. Lors des fouilles, 64 pierres tombales et un certain nombre d'autres fragments ont été mis au jour. 20 d'entre eux avaient des inscriptions, toutes en hébreu à l'exception de 2 qui étaient en araméen. La pierre la plus ancienne date de 1266 et la plus récente de 1336/1337[3].

Islam[modifier | modifier le code]

Mosquée bleue d'Erevan.
Article détaillé : Islam en Arménie.

Les Azéris et les Kurdes établis en Arménie pratiquaient traditionnellement l'islam (les Azéris sont en majorité chiites et les Kurdes sont en majorité sunnites), mais la majorité d'entre eux a quitté le pays à la suite de la guerre du Haut-Karabagh. Environ 1 000 musulmans vivent à Erevan, dont la mosquée bleue du XVIIIe siècle est ouverte pour la prière du vendredi[4].

Yézidisme[modifier | modifier le code]

Environ 2 % de la population de l'Arménie, principalement des Kurdes vivant dans la partie occidentale du pays, sont adeptes du yézidisme. De nombreux Yézidis se sont installés en Arménie et en Géorgie au XIXe et au début du XXe siècles, fuyant les persécutions dans leurs régions d'origine.

Religion et État[modifier | modifier le code]

La Constitution de 2005 prévoit la liberté de culte[5]. Elle énonce en outre la séparation entre l'État et l'Église apostolique arménienne[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) CIA, « Armenia », The World Factbook,‎ 2008 (consulté le 7 septembre 2008).
  2. (en) NCSJ, « Armenia country page » (consulté le 7 septembre 2008).
  3. (en) Arthur Hagopian, « Armenians Renovate Unknown Jewish Cemetery », sur ArmTown.com,‎ 3 mai 2009 (consulté le 20 juillet 2010).
  4. (en) U.S. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, « Armenia », Country Reports on Human Rights Practices,‎ 2004 (consulté le 7 septembre 2008).
  5. (en) Article 26 de la « Constitution arménienne » (consulté le 7 septembre 2008).
  6. (en) Article 8.1 de la « Constitution arménienne » (consulté le 7 septembre 2008).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]