Religion au Danemark

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Cet article traite des religions au Danemark.

Église du Danemark'
année population membre pourcentage
1984 5 113 500 4 684 060 91,6 %
1990 5 135 409 4 584 450 89,3 %
2000 5 330 500 4 536 422 85,1 %
2005 5 413 600 4 498 703 83,3 %
2007 5 447 100 4 499 343 82,6 %
2008 5 475 791 4 494 589 82,1 %
2009 5 511 451 4 492 121 81,5 %
2010 5 534 738 4 479 214 80,9 %
2011 5 560 628 4 469 109 80,4 %
2012 5 580 516 4 454 466 79,8 %
2013 5 602 628 4 430 643 79,1 %
Statistiques de 1984[1], 1990-2012[2], 2013[3] Source: Kirkeministeriet

79,1 % (2013) de la population appartient à l’Église du Peuple danois, une Église luthérienne[3]. Le reste de la population appartient pour sa plus grande part aux autres Églises chrétiennes ou au culte musulman. L’Église catholique romaine, quant à elle, regroupe 0,7 % environ des Danois, soit plus de 35 000 personnes. Un seul diocèse catholique existe au Danemark, dont l’évêché se trouve à Copenhague. Son évêque est Mgr Czeslaw Kozon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Christianisme a été introduit au Danemark il y a plus de 1 000 ans. Avant l’an 1536, l’Église danoise était catholique et romaine et soumise à l’autorité du pape de Rome. Au début du XVIe siècle, des protestations (notamment celles de Luther en Allemagne) s’élevèrent contre les pratiques catholiques. Elles conduisirent à la création de l’Église protestante, qui n’utilisait plus le latin mais les langues nationales, et dans laquelle les prêtres pouvaient se marier et fonder une famille, entre autres changements. En 1536, l’Église protestante fut introduite au Danemark. On appelle cela la Réforme. Le luthéranisme est maintenant la religion dominante au Danemark.

Répartition des diocèses[modifier | modifier le code]

L'Église du Danemark est divisé en 11 diocèces (Copenhague, Elseneur, Roskilde, Lolland-Falster, Fionie, Aalborg, Viborg, Aarhus, Ribe, Haderslev et Groenland). Chacun d'eux possède une cathédrale et est dirigé par un évêque. Les évêchés sont divisés en paroisses au nombre de 2 300, dirigées par des pasteurs. Dans la Constitution, il est écrit que « l’Église évangélique luthérienne est l’Église du peuple danois » et qu’elle est soutenue par l’État.

Libertés, règles et droits de religion[modifier | modifier le code]

Lorsque l’on est baptisé à l’Église danoise, on en devient automatiquement membre, mais chacun est libre de s’en retirer par la suite. Néanmoins, 69,2% (2010) des Danois baptisés restent membres de l’Église danoise[4]. Un enfant baptisé reçoit un certificat de naissance et de baptême où sont inscrits son lieu de naissance, sa date de naissance,son numéro personnel (plus ou moins comme celui de la sécurité sociale) ainsi que l’identité de ses parents. Si l’on ne souhaite pas faire baptiser son enfant à l’Église danoise, on doit tout de même s’adresser à un de ses bureaux pour recevoir l’attestation de naissance et d’identité. L’enfant n’est alors pas membre de l’Église danoise, mais tous les enfants doivent avoir leur numéro personnel, un numéro que seule l’Église danoise est habilitée à délivrer. L’attestation de naissance et d’identité contient le nom de l’enfant, son numéro personnel, ses lieu et date de naissance ainsi que l’identité de ses parents, et éventuellement si l’enfant est baptisé dans une autre Église. Dans le sud du Jutland, les règles sont différentes. On doit s’adresser au « registre du peuple » (folkregistret).

S'il n'y a pas réellement de communion comme dans la religion catholique, les adolescents danois, à l'âge de 14-15 ans ont la possibilité de confirmer leur foi en Dieu. Cette confirmation a lieu après un an d'étude religieuse où ils doivent se rendre huit fois à l'Eglise. Cette cérémonie est un temps fort qui a lieu chaque année au printemps. À cette occasion, les villes revêtissent les couleurs du drapeau danois.

Le ministre de l’Église est responsable des églises et des pasteurs. Mais chaque église dispose d’une gestion autonome. Tous les quatre ans, les membres de l’Église choisissent un « conseil de congrégation » (menighedsråd) pour leurs églises locales. Ces conseils désignent les pasteurs, mais ces derniers reçoivent leur salaire de l’État.

Le lundi suivant la confirmation, les confirmants bénéficient d'un jour chômé le "Lundi bleu" où ils peuvent par exemple visiter un parc d'attraction.

Les membres de l’Église danoise payent l’impôt de l’Église. Cet impôt couvre une partie des dépenses de l’Église. Il est levé en même temps que l’impôt d’État. On ne doit toutefois pas s’en acquitter si l’on n’est pas membre de l’Église danoise, ou que l’on s’en est retiré.

Depuis 1947, les femmes peuvent être pasteurs au Danemark. Cela a conduit à une forte augmentation du nombre de femmes dans les études de théologies et qui sont par la suite devenues pasteurs. Le plus haut poste dans la hiérarchie de l’Église est l’évêché. Plusieurs femmes y ont accédé ces dernières années.

Le rôle des pasteurs est avant tout de mener les actions de l’église, comme le baptême, la confirmation, le mariage, l’enterrement ou la messe. Cette dernière se tient tous les dimanches midi. On y chante des psaumes et écoute le prêche du pasteur concernant le texte de la Bible choisi. Il y a aussi des messes particulières à Noël, à Pâques ou à la Pentecôte. En outre, les pasteurs ont souvent un rôle social. Ils parlent avec les gens qui ont des problèmes, visitent les personnes âgées ou les malades de leur paroisse.

Le Paganisme nordique, le 6 novembre 2003, la Société des Ases et des Vanes au Danemark, fondée en 1997 à Odense obtient du ministère des affaires religieuses le statut de religion reconnue. Elle rassemble des groupes locaux dans plusieurs régions du Danemark et compte autour de 600 fidèles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Church membership 1984Danmarks statistik (da)
  2. Church membership 1990-2012Ministeriet for Ligestilling og Kirke (da)
  3. a et b Church membership 2013 3.1.2013 Kyrkans tidning (da)
  4. BaptismMinisteriet for Ligestilling og Kirke (da)