Massacre de Wassy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Massacre de Vassy
Image illustrative de l'article Massacre de Wassy
Massacre de Vassy
gravure de Franz Hogenberg, fin du XVIe siècle.

Date 1er mars 1562
Lieu Vassy
Morts Entre 20 et 74 huguenots
Blessés Entre 150 et 200
Ordonné par François de Guise
Motif Une assemblée de protestants se tient dans une grange située à l’intérieur de la ville[1]
Guerre guerres de religion

Le massacre de Vassy (parfois écrit Wassy) est un événement survenu le 1er mars 1562 à Vassy (bourg de la principauté de Joinville dont le seigneur est le duc de Guise) au cours duquel une cinquantaine de protestants furent tués, et environ cent-cinquante blessés par les troupes du duc de Guise. Cette affaire ouvre l’ère des guerres de religion en France.

Le massacre de Vassy intervient six semaines après la signature de l'édit de janvier 1562 par lequel le roi autorisait les protestants à se rassembler publiquement à l'extérieur des villes pour célébrer leur culte.

Déroulement de la journée[modifier | modifier le code]

François de Lorraine, duc de Guise

Le dimanche 1er mars, François de Lorraine, duc de Guise et prince de Joinville, chef charismatique des catholiques, se rendant à Paris, passe avec son escorte sur ses terres de Vassy, en Champagne. Il est accompagné de son épouse Anne et de leur fils Henri et de son frère le Cardinal de Lorraine[2].

Il apprend qu’une assemblée de protestants se tient dans une grange située à l’intérieur de la ville, ce qui constitue une entorse à l'édit de janvier. Envoyés sur place, ses émissaires reçoivent de la part des protestants un mauvais accueil. L’altercation dégénère en violence, les insultes et les pierres pleuvent sur les troupes de Guise. Arrivé entretemps sur les lieux, le duc est lui-même touché. L’assaut de la grange par ses troupes dégénère en massacre. Il fait chez les protestants une cinquantaine de morts, dont des femmes et des enfants, et environ cent-cinquante blessés.

Comme elle implique la responsabilité personnelle du duc François de Guise, ennemi du parti protestant, la nouvelle du massacre suscite aussitôt une immense émotion. Si François de Guise parle dans ses lettres d’un accident, dans chaque camp, les partisans de la guerre se persuadent au contraire d'une préméditation de sa part et se croient autorisés à lancer la lutte ouverte.

Controverses[modifier | modifier le code]

Le massacre de Wassy fit l’objet, dans chaque camp, d’une importante récupération politique. Jusqu’au XXe siècle, il anima la controverse entre historiens catholiques et protestants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carrière Victor. Noël Valois. Vassy. La vérité sur le massacre de Vassy, Revue d'histoire de l'Église de France, 1920, vol. 6, n° 32, pp. 344-350.
  2. Henri Pigaillem, Les Guises, Pygmalion2012, p.162

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noël Valois, « Vassy », dans Annuaire-Bulletin de la Société de l’Histoire de France, Paris,‎ 1913 (lire en ligne), p. 189-235.
  • Horace Gourjon, Le massacre de Vassy : d'après un manuscrit tiré d'un couvent de Vassy, Paris : L.-R. Delay ; Genève : Vve Béroud et S. Guers, 1844.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :