Haren (Bruxelles)

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Haren
l'église Sainte-Élisabeth à Haren
l'église Sainte-Élisabeth à Haren
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Commune Bruxelles-Ville
Code postal 1130
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Harenois(e)[1]
Population 4 269 hab. (2005)
Densité 732 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 31″ N 4° 25′ 05″ E / 50.89194, 4.4180650° 53′ 31″ Nord 4° 25′ 05″ Est / 50.89194, 4.41806  
Superficie 583 ha = 5,83 km2
Localisation

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Haren

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Haren

Haren (autrefois Haeren ou Haaren) une section de la ville de Bruxelles, située dans la région de Bruxelles-Capitale, en Belgique.

Ce fut une commune à part entière jusqu'au 30 mars 1921, date à laquelle elle fut rattachée à Bruxelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme Laeken et Neder-Over-Heembeek, c'est une ancienne commune, elle fut rattachée à la ville de Bruxelles le 30 mars 1921 dans le cadre de l'agrandissement du port de Bruxelles.

Haren connu une certaine renommée avec un centre industriel autour de la gare de Haren Nord, souvent confondu avec le hameau de Buda, même si certaines entreprises débordaient sur les communes voisines (Neder-Over-Heembeek, Vilvoorde et Machelen). Par après, Haren fut au centre des débuts de l'aviation belge à la suite de la création fin 1914 par les Allemands d'une plaine d'aéronef puis d'un aérodrome au sud de la commune, l'aérodrome d'Haren. Après la Première Guerre mondiale, l'aviation civile belge naissante s'installa à l'aérodrome et on y vit la naissance de la SNETA (Syndicat (puis Société) Nationale pour l'Exploitation du Transport Aérien), puis de la SABCA qui y a toujours son siège, puis de la Sabena et de la Sobelair (après la Deuxième Guerre mondiale). L'aviation militaire, quant à elle, s'installa au bord sud-ouest de la plaine, sur la limite entre Haren et Evere, l'entrée et la majorité des casernes étaient sur le territoire d'Haren (les militaires étaient domiciliés à la commune) mais les hangars étaient majoritairement sur le territoire d'Evere ainsi que l'entreprise Renard.

Ce centre aéronautique en développement favorisa le rattachement de la commune de Haren à la ville de Bruxelles en 1921, entrainant quelques confusion quant à l'utilisation des noms d'Haren, de Bruxelles et d'Evere dans certains domaines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La SNCB et la STIB utilisent l'orthographe Haren tant en français qu'en néerlandais. La Poste a parfois utilisé l'orthographe Haeren dans sa liste de codes postaux francophones mais légalement cette orthographe n'existe plus.

Le nom de « Haren », orthographié de la sorte, est également utilisé par d'autres localités en Allemagne, en Belgique ou aux Pays-Bas.

Démographie[modifier | modifier le code]

D’après les statistiques de 2005, Haren comptait 4 269 habitants. Ils étaient, par exemple, 3 347 en 1920.

Économie[modifier | modifier le code]

Haren abrite de nombreuses entreprises ayant un fort poids économique à Bruxelles ainsi que d'importantes infrastructures ferroviaires (majorité de l'ancienne gare de formation de Schaerbeek, ateliers centraux d'Infrabel, etc), la station d'épuration nord d'Aquiris, les grands dépôts et ateliers de la STIB, la SABCA (siège), Banksys-Atos, minoterie Ceres, Toyota Motor Europe, le siège d'Eurocontrol, ainsi que le siège de l'OTAN pour ne citer que les principaux.

Transports[modifier | modifier le code]

L'ancien aérogare de l'aérodrome de Haren, aujourd'hui détruit et remplacé par le nouveau siège de l'OTAN, entre le boulevard Léopold III et la chaussée de Haecht.

Air[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : aérodrome d'Haren et Sabena.

Bien que l'aérodrome ait aujourd'hui disparu (remplacé par le nouveau siège de l'OTAN), il existe toujours un héliport à Haren, desservant le bâtiment.

Rail[modifier | modifier le code]

Vue sur les voies de chemin de fer et sur le pont ferroviaire de Schaerbeek, à la limite d'Haren.

Haren est desservie par deux points d'arrêt de la SNCB :

Il y eut jadis la gare de Haren-Nord (ligne 25) déplacé légèrement et renommée halte de Haren-Buda, puis halte de Buda. La halte de Haren-Nord (ligne 27) est devenue halte de Machelen (comme celle de la ligne 26 mais fermée aujourd'hui). Cette abondance de haltes ferroviaires remonte au temps où le nord de Haren, débordant sur les communes de Neder-Over-Heembeek, Vilvoorde, Machelen et Diegem, s'était fortement industrialisé (dont les entreprises CFI, Cimenterie de Haren, Eternit, Fonderies Bruxelloises, Renault, VTR, Peter-Lacroix, Wanson, etc.) et que la plupart des habitants de Haren (et environs) pratiquait la culture du chicon (ou witloof) qui quittait le village par trains spéciaux ou par avions.

Il y a également une halte de service pour desservir le nord de la vieille gare de formation et les ateliers centraux d'Infrabel (ateliers du Dobbelenberg ou de Schaerbeek) au nord de Haren.

L'ancienne gare de marchandises de Haren-Nord a été absorbée par les extensions de la gare de formation, de même que les installations de CFI à Haren-nord et au bord du canal. L'ancienne gare de marchandise de Haren-Linde (ligne 26) expédiant les witloof des environs a aussi disparue, il ne reste plus qu'un raccord avec les ateliers de la STIB.

Haren possède sur son territoire toute la partie ouest des nouveaux raccords ferroviaires à l'aéroport de Zaventem, surnommés « Diabolo ».

Route[modifier | modifier le code]

Haren est desservie par diverses lignes de bus de la STIB et de De Lijn, sur l'avenue de Vilvorde (ancienne ligne de tram), sur la rue de Verdun (ancienne ligne de trolleybus), sur la Chaussée de Haecht (ancienne ligne de tram) et sur le Boulevard Léopold III avec depuis 2014 la ligne de tram 62 prolongée jusque devant Eurocontrol. C'est à Haren, sur d'anciens terrains de culture du witloof, que s'installèrent les grands dépôts et ateliers de la STIB (bus, tram et même métro via la ligne 26).

Maritime[modifier | modifier le code]

Haren coincé entre les vallées de la Senne et de la Woluwe, est aussi lié à la navigation fluviale, surtout depuis 1921 où la limite très sinueuse (avec les anciensméandres) de la Senne fut déplacée au canal voisin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 21.

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Marc Meganck et François-Emmanuel de Wasseige, « Châteaux et demeures de Bruxelles (I) : Haren », dans Demeures Historiques et Jardins, n° 173, mars 2012, p. 2-9.

Articles connexes[modifier | modifier le code]