Saint-Gilles (Bruxelles)

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Saint-Gilles (Saint-Gilles-lez-Bruxelles)
(nl) Sint-Gillis (Sint-Gillis-Obbrussel)
Maison communale de Saint-Gilles
Maison communale de Saint-Gilles
Blason de Saint-Gilles (Saint-Gilles-lez-Bruxelles)
Héraldique
Drapeau de Saint-Gilles (Saint-Gilles-lez-Bruxelles)
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Bourgmestre Charles Picqué (PS)
Bourgmestre ff Maison Communale de Saint-Gilles
Majorité LB (PS)-MR (01/12/2006)
Sièges
LB
Ecolo
MR-VLD
cdH-CD
35
18
7
6
4
Section Code postal
Saint-Gilles 1060
Code INS 21013
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Saint-Gillois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
49 769 (1er janvier 2014)
50,31 %
49,69 %
19 750 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
20,42 %
69,55 %
10,03 %
Étrangers 42,10 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 27,12 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 9 216 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 49′ 27″ N 4° 20′ 45″ E / 50.82417, 4.3458350° 49′ 27″ Nord 4° 20′ 45″ Est / 50.82417, 4.34583  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
2,52 km2 (2005)
0,52 %
0,00 %
98,56 %
0,91 %
Localisation
Situation de la commune au sein de la Région de Bruxelles-Capitale
Situation de la commune au sein de la Région de Bruxelles-Capitale

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Saint-Gilles (Saint-Gilles-lez-Bruxelles)

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Liens
Site officiel www.stgilles.irisnet.be

Saint-Gilles (en néerlandais Sint-Gillis) ou Saint-Gilles-lez-Bruxelles (nl Sint-Gillis-Obbrussel, en latin Municipium Sancti Ægydii Obbruxelæ) est l'une des 589 communes de Belgique et une des 19 communes de Bruxelles-Capitale. Elle est officiellement bilingue comme toutes les communes de Bruxelles-Capitale.

En octobre 2009, elle comptait 47 276 habitants (Saint-Gillois) pour une superficie de 2,51 km2, soit 18 835 habitants/km². Elle est située dans le centre-sud de Bruxelles, juste au sud de Bruxelles-ville. Elle est nommée en l'honneur de Gilles l'Ermite.

La commune se caractérise notamment par une population hétérogène du point de vue de l'origine culturelle. On note par exemple la présence d'importantes communautés d'origines étrangères : française, grecque, marocaine, polonaise, espagnole, portugaise et brésilienne essentiellement.

Depuis 1985, son bourgmestre est le socialiste Charles Picqué, également ministre-président de la région Bruxelloise. Tout au long de ses mandats successifs, Charles Picqué a été la plupart du temps « bourgmestre empêché » de la commune, ne pouvant officiellement siéger en raison de ses autres mandats régionaux, fédéraux ou au sein du Gouvernement de la Communauté française. Il a donc été remplacé par différents « bourgmestres faisant fonction », qu'il désigne, même s'il garde clairement la main sur les affaires communales.

La commune rassemble des quartiers aux loyers relativement élevés, et d'autres qui restent plus populaires, ce qui donne à la commune une forte mixité sociale. Cependant, Saint-Gilles connaît un mouvement de gentrification. Le prix des logements a presque triplé entre 1997 et 2008[2]. Depuis il a connu de légères baisses, en 2009[3] et en 2012[4][réf. nécessaire]. Les montants des loyers, lissés par la loi sur les baux, sont également en augmentation[5].

Saint-Gilles est la commune où se situe la Gare de Bruxelles-Midi, une des trois grandes gares bruxelloises, avec ses terminaux TGV, Eurostar et Thalys.

Elle est limitrophe des communes de Bruxelles-ville, Forest, Ixelles et Anderlecht.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la construction de la seconde enceinte de Bruxelles au XIVe siècle, la culture maraîchère se développa dans l'actuelle commune de Saint-Gilles, extérieure à l'enceinte. Ces cultures maraîchères prirent peu à peu une extension considérable puisque toutes les terres arables furent progressivement transformées en surfaces de cultures, notamment grâce à des travaux d'assèchement. Les maraîchers durent trouver des moyens d'encore augmenter leur rentabilité afin de faire face à la démographie galopante de Bruxelles.

Il semble que ce soit vers le milieu du XVIIe siècle que les Saint-Gillois créèrent un nouvel hybride de chou qui se cultivait verticalement et occupait donc moins d'espace. Cette culture très rentable occupa rapidement de grands espaces, et cette culture intensive valut aux Saint-Gillois le surnom de « Kuulkappers » (coupeurs de choux).

Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, que Saint-Gilles connut l'urbanisation en prenant un air de « faubourg » de la capitale. Jusqu'en 1850, ce qui s'appelait Obbrussel Saint-Gilles, n'était rien de plus qu'un village comptant un peu moins de cinq mille habitants, et en 1860 on en dénombrait près de 6 800. Parmi ces habitants, il y avait un grand nombre de citadins émigrés venus s'installer « à la campagne », tout en souhaitant rester proche de la ville. Il y avait notamment des artisans, des entreprises industrielles, des moulins à moudre le grain,... La majeure partie de la population était constituée de modestes maraîchers et cultivateurs de légumes. Mais on trouvait aussi plusieurs vastes exploitations agricoles appartenant à de grands propriétaires fonciers. Le souvenir de ces derniers a été conservé à travers certaines rues ou squares qui portent les noms des familles des barons Bouvier, Berckmans, Crickx et Parmentier.

Saint-Gilles est l'une des communes les plus pauvres de Bruxelles, en raison des faibles revenus de ses habitants. Le bourgmestre Charles Picqué a ainsi initié des politiques visant à modifier la sociologie de certains quartiers pauvres de sa commune, surtout dans le bas de Saint-Gilles. Les projets visant, depuis 1992, à installer une grande zone de bureaux aux abords de la gare du Midi en sont l'exemple le plus frappant. Ces projets, accompagnés de différents plans d'expropriation concernant les habitants de quatre îlots du quartier du Midi, sont menés au nom de l'utilité publique et de l'extrême urgence. En 2013, ils atteignent leur achèvement.

Evolution de la population[modifier | modifier le code]

Année 1830 1846 1856 1866 1876 1880 1890 1900 1910 1920 1930 1947 1961 1970 1980 1990 2000 2010
Habitants 1.927 4.138 5.569 9.922 27.782 33.124 40.289 51.763 63.140 64.814 64.116 61.396 55.101 55.055 47.932 43.579 42.458 46.981
Index 100 215 289 515 1.442 1.719 2.091 2.686 3.277 3.363 3.327 3.186 2.859 2.857 2.487 2.261 2.203 2.438
chiffres INS - 1830 = Index 100


Bourgmestres de Saint-Gilles[modifier | modifier le code]

Domination française et hollandaise

  • 1802-1813 : Jacques Pierret
  • 1813-1813 : François Van Schaftingen
  • 1813-1814 : Joseph Wirix de Tercam
  • 1814- : comte Cornet de Ways Ruart
  • -1825 : comte L. Cornet du Chenoy
  • 1825-1830 : Gilles Vanderschriek

Indépendance belge

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances à Saint Gilles[modifier | modifier le code]

Décès à Saint Gilles[modifier | modifier le code]

Édiles à Saint Gilles[modifier | modifier le code]

  • Marie Janson, première femme membre du Sénat et mère de Paul-Henri Spaak (1873-1960), conseillère communale.
  • Paul-Henri Spaak, personnalité politique (1899-1972), bourgmestre, premier ministre, plusieurs fois ministre des affaires étrangères, notamment dans le gouvernement belge en exil à la tête des Belges libres durant la deuxième guerre mondiale, secrétaire général de l'OTAN.

Artistes et divers[modifier | modifier le code]

Architecture et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie

Marc Meganck, « Châteaux et demeures de Bruxelles (III) : Saint-Gilles », dans Demeures Historiques et Jardins, n° 175, sptembre 2012, p. 17-22.

Folklore[modifier | modifier le code]

  • Fête de la communauté portugaise le 10 juin

Vieux Saint-Gilles et ses artistes[modifier | modifier le code]

      • Article du Petit Bleu non signé du 17 juin 1895 :
    • "A travers la Ville"

<<Un vieux cabaret du haut de la chaussée de Waterloo intitulé "A la Barrière" ne sera bientôt plus qu'un souvenir pour beaucoup de Saint-Gillois et de Bruxellois. Il va disparaitre sous la pioche du démolisseur; la commune en a poursuivi l'expropriation et l'a acquis pour la somme de 35 000 francs. C'était, dit l'organe de la Ligue du Bâtiment, le point terminus de la ligne des omnibus qui vont de la Bourse à la Chaussée de Waterloo. Le cabaret de la Barrière avait un cachet très pittoresque, il ressemblait aux guinguettes d'autrefois avec ses arbres touffus qui masquaient l'enseigne de sa façade. Entouré de ses gloriettes, le vieux cabaret saint-gillois avait un aspect idyllique véritablement charmant et servait de rendez-vous le dimanche aux habitants qui allaient se délecter de vieux lambic et de tartines au fromage blanc. Voulant conserver le souvenir vivant de ce coin du vieux Saint-Gilles, le collège échevinal eut la bonne idée de le faire photographier avant qu'il disparaisse pour faire place à une voie grande et large qui sera l'avenue Paul Dejaer. Ajoutons que le cabaret de la Barrière était il y a quelque dix ans, le rendez-vous d'un groupe remuant et enthousiaste d'artistes, dont les ateliers faisaient et font encore , pour la plupart, le plus bel ornement de la Helle straat. Là se réunissaient le statuaire Jef Lambeaux qui était l'âme de ce petit "cénacle"; Gustave Vanaise, le peintre du Jacques Van Artevelde du Musée de Gand; Jules Lagae, alors à ses débuts dans la carrière sculpturale: le peintre espagnol et "guitarisant" Dario de Regoyos, le pauvre Carl (sic) Meunier Karl Meunier, trop tôt enlevé aux siens et à l'Art et bien d'autres encore venus en voisins, en visiteurs, à l'heure de la soupe et du bœuf. Car on mangeait à la Barrière; on y mangeait simplement, très bourgeoisement, ce qui faisait les délices de la "révolutionnante" bande de sculpteurs et de peintres.>>

Est-ce l'origine de ce qu'on appelle encore la Barrière de Saint-Gilles ? Ou l'origine est-elle encore beaucoup plus ancienne ?

Cinéma[modifier | modifier le code]

Films tournés dans Saint-Gilles :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : Les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française,‎ 2008 (lire en ligne), p. 21.
  2. Statistiques des ventes de biens immobiliers, SPF Finances
  3. Le Soir, 11 juillet 2009
  4. [1]
  5. Observatoire du logement 2010, SLRB

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]