Parc Josaphat
| Parc Josaphat | |||
|---|---|---|---|
Parc Josaphat : Camille et Gribouille, les ânes mascottes de Schaerbeek |
|||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Ville | Bruxelles | ||
| Superficie | 20 ha | ||
| Cours d'eau | Josaphat (ex-Roodenbeek) | ||
| Caractéristiques | |||
| Création | 26 juin 1904 | ||
| Type | Jardin à l'anglaise | ||
| Gestion | |||
| Protection | 31 décembre 1974 | ||
| Lien Internet | www.schaerbeek.be | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
|
Géolocalisation sur la carte : Belgique |
|||
| modifier |
|||
Le Parc Josaphat (en néerlandais: Josaphatpark) est un parc schaerbeekois de 20[1] ha à Bruxelles aménagé par le paysagiste Edmond Galoppin en 1904. Il pourrait se décliner au pluriel, en ce sens qu'il s'est constitué en plusieurs étapes et recèle des richesses fort différentes : stade, minigolf, serres communales, grande pelouse de jeu et de tir à l'arc, parc paysager à l'anglaise vallonné et bordé d'essences variées comportant un chapelet d'étangs, une laiterie, un petit zoo et de nombreuses sculptures agrémentent le parc.
Sommaire |
[modifier] Histoire
À l'origine du Parc Josaphat se trouve la vallée creusée par un affluent du Maelbeek, le ruisseau Josaphat, appelé jadis Roodenbeek. Le ruisseau était alimenté par plusieurs sources, dont la plus connue existe toujours sous le nom de Fontaine d'Amour. Selon la tradition, son nom actuel lui vient d'un pèlerin revenant de Terre sainte, qui fut frappé par la ressemblance entre la vallée schaerbeekoise et un lieu biblique, la vallée de Josaphat près de Jérusalem[réf. souhaitée]. En 1574, il fit ériger au lieu-dit « Heyligenberg » une colonne votive, dont l'inscription latine appelait le passant à méditer sur cette similitude. À l'occasion de sa restauration en 1666, on y ajouta un texte flamand. Elle fut détruite lors de la Révolution française vers 1792-1793[réf. souhaitée].
Au XIXe siècle, la vallée était devenue une promenade appréciée des citadins, où l'on venait savourer une tartine au fromage en buvant une gueuze, une kriek ou un faro dans l'une ou l'autre ferme transformée en guinguette. En 1901, la commune de Schaerbeek manifesta son intention d'y créer un parc et entreprit de racheter de gré à gré les parcelles de 197 propriétaires. Les édiles schaerbeekois se heurtèrent cependant à l'intransigeance de Madame veuve Martha[Qui ?], propriétaire de la plus importante parcelle, un domaine comprenant une demeure et de superbes arbres. Trouvant que la somme qui lui était proposée pour son bien était insuffisante, cette irascible dame[non neutre] mit en vente un lot d'arbres avec obligation de les abattre[réf. souhaitée]. Le Roi Léopold II, toujours soucieux de l'embellissement de Bruxelles et de ses environs, fit acheter les arbres, mais la veuve Martha[Qui ?] n'en démordit pas et exigea l'application de la clause d'abattage. Seule une procédure d'expropriation vint à bout de sa résistance.
En 1904, le parc fut ouvert au public. Il comportait alors une superficie de quatre hectares, portée progressivement à 40 hectares par de nouvelles acquisitions. Son aménagement fut confié à l'architecte paysagiste Edmond Galoppin et à Gaston Bertrand. Au fil du temps le parc s'enrichit de nouveaux équipements et de nouvelles installations. En 1914, on inaugura la plaine des Jeux et des Sports ; deux sociétés de tir à l'arc, « Sint Sebastiaan » et « Monplaisir » s'y installèrent respectivement en 1919 et 1921 ; le minigolf fut aménagé en 1954 par l'architecte paysagiste René Pechère. Le parc Josaphat a été classé par arrêté royal le 31 décembre 1974[2].
[modifier] Divers
Chaque dernier dimanche de juin, est organisé dans le parc, la Fête de la Cerise.
Depuis 2011, Taram et Vouziers, deux chevaux de traits ardennais qui participent aux activités d’entretien et d’animation sociale, logent dans le parc, près de serres communales. Tandis que les deux ânes mascottes de Schaerbeek, Camille et Gribouille, ont élu domicile au mini zoo.
Une rue proche du parc se momme rue Josaphat.
[modifier] Sculptures
- L'Élagueur (Albert Desenfans)
- Cendrillon (Edmond Lefever)
- Émile Verhaeren (Louis Mascré)
- Nestor de Tière (1924 - Frans Huygelen)
- Léon Frédéric (Jules Lagae)
- Tijl Uylenspiegel (Eugène Canneel)
- Hubert Krains (1935 - Paul Wissaers)
- La Maternité (Maurice de Korte)
- Philippe Baucq (Jacques Nisot)
- Albert Giraud (1939 - Victor Rousseau)
- Oswald Poreau (René Cliquet)
- Fontaine d'Amour (Mon de Rijk)
- Borée (Joseph Van Hamme)
- Edmond Galoppin (Jean Lecroart)
- Ève et le serpent (1913 - Albert Desenfans)
- Henri Weyts (G. de Leener)
- Georges Eekhoud (Joseph Witterwulghe)
- Cariatide (Eugène Canneel)
- Ernest Cambier (Nicolas Cito)
- Colonel Bremer
-
Mémorial Philippe Baucq -
Mémorial Ernest Cambier -
Mémorial Colonel Bremer
[modifier] Arbres remarquables
Ci-dessous, quelques uns des nombreux arbres remarquables du parc répertoriés par la Commission des monuments et des sites :
| nom français | nom latin | cir. en cm |
|---|---|---|
| Peuplier du Canada | Populus x canadensis | 525 |
| Platane à feuilles d'érable | Platanus x hispanica | 490 |
| Marronnier commun | Aesculus hippocastanum | 392 |
| Frêne commun | Fraxinus excelsior | 383 |
| Tilleul argenté | Tilia tomentosa | 362 |
| Saule pleureur | Salix x sepulcralis | 290 |
| Ptérocaryer à feuilles de frêne | Pterocarya fraxinifolia | 283 |
| Cyprès chauve de Louisiane | Taxodium distichum | 258 |
| nom français | nom latin | cir. en cm |
|---|---|---|
| Érable sycomore | Acer pseudoplatanus | 249 |
| Tilleul argenté pleureur | Tilia x petiolaris | 236 |
| Toona de Chine | Cedrela sinensis | 212 |
| Érable à feuilles de frêne | Acer negundo | 185 |
| If | Taxus baccata | 167 |
| Copalme d'Amérique | Liquidambar styraciflua | 152 |
| Tulipier de Virginie | Liriodendron tulipifera | 137 |
| Cornouiller mâle | Cornus mas | 79 |