Atomium

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Atomium
Atomium miniature à Minimundus.
Atomium miniature à Minimundus.
Présentation
Date de construction 1958
Dimensions 102 m
Site web www.atomium.be
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Bruxelles-Capitale
Localité Bruxelles
Localisation
Coordonnées 50° 53′ 42″ N 4° 20′ 29″ E / 50.89492, 4.34150950° 53′ 42″ Nord 4° 20′ 29″ Est / 50.89492, 4.341509  

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Représentation de l’Atomium.

L’Atomium est un monument de Bruxelles, en Belgique, construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1958 et représentant la maille conventionnelle du cristal de fer (phase cubique centré) agrandie 165 milliards de fois.

Les neuf sphères qui constituent le monument ne représentent pas une référence aux neuf provinces belges de l’époque (aujourd’hui dix avec la scission du Brabant). Elles représentent les neuf atomes constitutifs du cristal de fer. À l'origine, le concepteur du monument l'a imaginé comme une référence aux sciences, thème de l'Expo ’58, et en particulier aux sciences de l'atome en plein développement à cette époque, non comme référence à l'unité des 9 provinces du royaume qui n'était qu'une coïncidence.

En avril 2006, la Belgique a émis une pièce commémorative de 2 euros représentant l'Atomium à l’occasion de sa réouverture.

Description[modifier | modifier le code]

L’Atomium a été imaginé par l’ingénieur André Waterkeyn et érigé par les architectes André et Jean Polak pour l’Exposition universelle de 1958 à Bruxelles.

C’est un édifice à mi-chemin entre la sculpture et l’architecture qui culmine à 102 m. Son acier de construction pèse 2 400 tonnes. Il est devenu, au même titre que le Manneken Pis et la Grand-Place, un symbole de la capitale de la Belgique.

Il se compose d’une charpente d’acier portant neuf sphères reliées entre elles et revêtues, à l'origine, d’aluminium.

Les sphères ont un diamètre de 18 mètres et pèsent chacune environ 250 tonnes. Symboliquement, l’Atomium incarne l’audace d’une époque qui a voulu confronter le destin de l’Humanité avec les découvertes scientifiques.

La construction de l’Atomium fut une prouesse technique. Sur les neuf sphères, six sont rendues accessibles au public, chacune comportant deux étages principaux et un plancher inférieur réservé au service. Le Tube central contient l’ascenseur le plus rapide de l’époque (5 m/s) installé par la firme belge Schlieren (reprise plus tard par Schindler). Il permet à 22 personnes d’accéder au sommet en 23 secondes. Les escaliers mécaniques installés dans les tubes obliques, comptent parmi les plus longs d’Europe. Le plus grand mesure 35 m de long.

L’Atomium, conçu pour durer six mois, n’était pas destiné à survivre à L’exposition universelle de 1958, mais sa popularité et son succès en ont fait un élément majeur du paysage bruxellois. Sa destruction fut donc reportée d’année en année jusqu’à ce que l'on y renonce. Peu de travaux d’entretien furent cependant réalisés.

En 2013, la chaîne de télévision américaine CNN International a considéré l'Atomium comme monument le plus « bizarre » d'Europe devant la Banknote building et la Casa Milà[1],[2].

Rénovation[modifier | modifier le code]

Durant les années 1990, l’urgence d’une rénovation en profondeur devint une évidence. Devant l’importance des investissements nécessaires, la question de la conservation d’une construction qui n’était à l’origine destinée qu’à durer quelques mois fut à nouveau posée. D'aucuns voulaient le démolir. Une alternative prévoyait de ne réparer que les surfaces extérieures et d’abandonner l’exploitation de l’édifice. Devant les vives réactions suscitées par ces deux éventualités, il fut décidé de procéder à une complète réhabilitation.

L'Atomium, au seuil du 21e siècle, présentait un aspect terni, il était fortement dégradé par l’œuvre du temps, son étanchéité extérieure devenue inefficace et les éléments intérieurs de décoration et de mobilier au charme des années 1950 très abîmés. Seule la structure pouvait être conservée.

En 2001, le projet de rénovation est enfin lancé grâce à un partenariat entre l’État fédéral belge, la Région de Bruxelles-Capitale et Bruxelles-ville.

La rénovation a été entamée en mars 2004 et a pris fin en février 2006. La couverture originelle en aluminium a été remplacée par une nouvelle, plus résistante, en acier inoxydable, laquelle, d'autre part, est toute indiquée pour un monument symbolique du fer. Chaque sphère était recouverte à l’origine d’environ 720 triangles d’aluminium. Une partie d’entre eux a été mise en vente en guise de souvenir. Tous ont été remplacés, pour chaque sphère, par 48 grands triangles en acier inoxydable, ce qui est incontestablement plus indiqué que l'aluminium pour une structure qui reproduit une maille de fer. En outre, ces nouvelles plaques sont plus résistantes que les anciennes. Elles leur ressemblent cependant car elles portent le dessin des triangles originels qu'elles remplacent, cela afin de conserver à l'Atomium l'aspect que l'on avait appris à connaître depuis 1958. Comme à l'origine, sur chacune des neuf sphères, des réseaux électriques animent celle-ci de points lumineux animés de rapides mouvements circulaires reproduisant les électrons qui gravitent autour du noyau atomique. Le travail de montage de ce nouveau revêtement a été effectué par une grue qui amenait les plaques à leur emplacement où elles étaient mises en place par une équipe de cordistes, procédé utilisé pour éviter l'installation d'énormes échafaudages.

Le pavillon d'accueil a été conçu par l'architecte Christine Conix[3].

Le financement des travaux de rénovation est estimé à 27 millions d’euros.

L’inauguration de la structure rénovée a eu lieu le 14 février 2006.

Pour fêter la rénovation de l’Atomium, une pièce commémorative de 2 euros a été frappée en mars 2006.

Aménagement intérieur[modifier | modifier le code]

Des six sphères accessibles au public, la sphère de base est réservée à l’exposition permanente consacrée aux années 1950, l’Exposition universelle et la construction de l’Atomium. Une autre accueille des expositions temporaires, une troisième à vocation polyvalente peut permettre l’organisation de différentes animations, films, concerts, fêtes ou conférences. Dans la sphère centrale, un bar et dans la sphère supérieure, en plus du panorama, un restaurant. La sixième sphère est la boule des enfants, destinée à l’organisation d’ateliers de pédagogie urbaine, permettant aux enfants de six à douze ans d’y passer la nuit.

Le designer Ingo Maurer a dessiné des luminaires intérieurs de l’édifice.

Droit d'auteur et l'interdiction des représentations[modifier | modifier le code]

Photo avec l'Atomium effacé.
Foulard en souvenir de l'Exposition Universelle à Bruxelles en 1958. L'Atomium au centre entouré des drapeaux de certains pays participants.

La Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs revendique la défense du droit d'auteur de l'Atomium et, comme représentant des ayants droit, en interdit la publication d'images sans contrepartie financière.

Bart Somers, président des Libéraux et démocrates flamands (VLD) et bourgmestre de Malines a organisé un concours de photos dont sont effacées les représentations de l'Atomium. Le but revendiqué serait de lutter contre les droits d'auteurs trop importants sur les représentations du monument[4].

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Métro de Bruxelles
Ce site est desservi par la station de métro : Heysel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Atomium, monument le plus bizarre en Europe selon CNN, Le Vif, 23 janvier 2012
  2. 11 of Europe's most bizarre buildings, CNN
  3. http://www.bruxelles.be/artdet.cfm/5675
  4. « Bart Somers veut effacer les boules de l'Atomium »,‎ 2008 (consulté le 6 septembre 2009) : « Il entend ainsi organiser de manière ludique une "guérilla culturelle" contre les droits d'auteurs élevés qui sont exigés en cas de diffusion de reproductions de l'édifice-monument »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Concernant les cas similaires d'architectes interdisant la reproduction photographique de leurs œuvres :

Liens externes[modifier | modifier le code]