Frontière linguistique en Belgique

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Frontière linguistique en Belgique. En vert, la région de langue néerlandaise. En bleu, la région de langue française. Parmi les deux, la région bilingue de Bruxelles-Capitale (néerlandais et français). En jaune, la région de langue allemande.

La frontière linguistique en Belgique est une frontière administrative et politique qui partage physiquement le pays en trois communautés ne disposant que d'une seule langue officielle : la Communauté flamande, la Communauté française et la Communauté germanophone. La Région de Bruxelles-Capitale bilingue a un statut particulier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1878, la seule langue officielle de la Belgique était le français. À partir de la loi du 22 mai 1878, les quatre provinces du nord (Flandre-Occidentale, Flandre-Orientale, Anvers et le Limbourg) ainsi que les arrondissements de Louvain et Bruxelles (province de Brabant) peuvent utiliser indifféremment le français et le néerlandais.

C'est par la loi du 31 juillet 1921 qu'une véritable frontière linguistique est officialisée: les communes du nord doivent désormais utiliser exclusivement le néerlandais et celles du sud le français. Dans l'agglomération bruxelloise (dix-sept communes à cette date), au nord de la frontière linguistique mais déjà en voie de francisation, l'usage de l'une ou l'autre langue est indifférent. Un statut particulier, dit de « bilinguisme externe » est instauré pour les communes proches de la frontière linguistique dans lesquelles une minorité importante de l'autre langue est présente, selon les données du dernier recensement décennal. Cette loi est modifiée et renforcée dans son application par celle du 28 juin 1932.

Le principe est que le recensement décennal permet de faire bouger la frontière selon l'évolution de la sociologie linguistique. Le recensement de 1930 a instauré un régime de bilinguisme externe dans quatorze communes (sur environ 3 000 que compte le pays). Cela signifie que dans six communes francophones et huit communes flamandes proches de la frontière linguistique, la minorité s'exprimant dans l'autre langue peut demander à être traitée dans sa langue par l'administration communale. Lors du recensement de 1947, 14 communes supplémentaires évoluent vers le français alors qu'une seule évolue vers le néerlandais. Par peur des réactions dans le mouvement flamand, le gouvernement retarde la publication des résultats, qui ne viendront qu'en 1954, accompagnés d'une modification de la loi pour en adoucir l'impact sur la francisation de certaines de ces communes.

À partir de cette date, le mouvement flamand s'oppose radicalement au principe d'une frontière évolutive et réclame la fin du volet linguistique du recensement. Le recensement suivant, en 1961, ne comprend dès lors plus aucune question concernant la langue des habitants et la frontière linguistique est définitivement fixée par les lois du 8 novembre 1962 (limite entre la Wallonie francophone et la Flandre néerlandophone) et du 2 août 1963 (limite de l'agglomération bruxelloise). En l'absence de toute majorité spéciale pour voter la loi et vu la majorité de député flamands à la Chambre des représentants, la loi de 1962 ne sera votée que par une majorité de députés flamands et une minorité de députés francophones. Pour une partie de ceux-ci (jusqu'à aujourd'hui), le tracé de la frontière linguistique a donc été partiellement imposé par la classe politique flamande au monde francophone, minoritaire, et une vingtaine de communes ont été mal situées (Fourons, et communes de la périphérie bruxelloise). Pour les Flamands au contraire, la fixation de la frontière linguistique a été approuvée par un gouvernement légitime (la coalition PSC-PSB de Théo Lefebvre) à une époque où les partis politiques n'étaient pas scindés linguistiquement, après des concessions réciproques et un compromis négocié, et ne peut en aucun cas être remise en cause. Cette controverse alimente la querelle linguistique en Belgique depuis plus de 45 ans.

Motivations des francophones, motivations des Flamands[modifier | modifier le code]

La création de la frontière linguistique fait suite à la reconnaissance progressive du néerlandais comme une des langues officielles du royaume de Belgique et à la revendication du mouvement flamand de définir un territoire associé à cette langue. Mais si cette revendication peut être considérée d'abord comme largement flamande, les francophones finissent par la souhaiter aussi. Ils se montreront en particulier actifs dans les travaux du Centre Harmel chargé de l'étude de la fixation de la frontière (voir La décision politique en Belgique et Histoire de Belgique de 1945 à 1993). Le mouvement flamand la voulait pour défendre et développer leur langue et leur culture menacées par l'expansion du français. Les francophones, sous l'égide du mouvement fédéraliste wallon dont l'influence grandit après la Seconde Guerre Mondiale, craignaient de plus en plus devant ces revendications croissantes que la minorité francophone, jusque-là dominante, passe sous domination complète de la Flandre dans le cadre de l'état unitaire. Les deux communautés se mettront dès lors d'accord pour engager un vaste processus de réforme des institutions qui aboutira à la fédéralisation du pays à partir de 1970. La frontière linguistique ne déterminera plus seulement la langue administrative de chaque commune mais aussi l'entité fédérée (Wallonie, Flandre, Bruxelles) à laquelle elle appartiendra.

Origine[modifier | modifier le code]

On fait remonter la formation de la frontière linguistique à la période romaine, du fait que dès le IIIe siècle de notre ère, une peuplade germanique, les Francs (tout au moins la branche salienne de ce peuple) furent installés par les Romains en « Toxandria » (région comprise entre le Rhin inférieur et la moyenne Belgique actuelle), à charge pour eux de garder la frontière de l'Empire, sans pour autant être indépendants de celui-ci. La constante pression barbare aux frontières impériales rendait nécessaire de tels accommodements, et celui-ci se révéla un succès, ces Francs restant loyaux envers Rome. Mais la germanisation précoce de la contrée en fut donc favorisée.

Il faut également remarquer que jusque dans les années 1950, la langue vernaculaire (également dénommée langue endogène), et non une des langues officielles, était la langue maternelle d'une majorité de Belges tant du côté wallon que du côté flamand. Les gens parlaient plus facilement des langues comme le wallon, le flamand occidental (Vlaemsch), le flamand oriental, le picard, le luxembourgeois que le français ou le néerlandais.

Ces langues régionales connaissaient bien sûr des variantes de village à village, mais l'intercompréhension a été bien plus large, y compris avec d'autres langues régionales que le wallon comme le picard ou le lorrain. Il y a d'ailleurs eu à la fin du XIXe siècle une importante presse de langue wallonne (ou picarde et lorraine), lisible largement. En outre le wallon était la langue obligatoire (de fait) dans les installations industrielles du fait de la meilleure aptitude de cette langue à désigner les réalités techniques modernes, notamment dans les charbonnages[1].

La frontière linguistique fixée, cela conforta l'usage du néerlandais comme langue de culture en Flandre où elle était concurrencée par le français. En Wallonie, la situation est quelque peu différente. Depuis le vote de l'instruction obligatoire en 1914 (mais qui ne peut s'appliquer qu'après la guerre), tous les Wallons étaient scolarisés en français dès l'école primaire. Pour se faire une idée de la langue réellement pratiquée en Wallonie entre 1920 et 1940, il vaut la peine de lire les livres de Paul Biron, l'un des phénomènes littéraires de la Wallonie dont les livres ont connu les meilleures ventes avec ceux des livres d'Arthur Masson. Arthur Masson incruste des passages en wallon dans une langue française très travaillée et plus que correcte. En revanche Paul Biron écrit dans une langue qui mélange le français et le wallon, à la manière dont le faisaient les Wallons (et le font encore), un peu comme on le fit (et fait) longtemps à Bruxelles en mélangeant langue régionale bruxelloise et français.

La francisation de Bruxelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Francisation de Bruxelles.

Au cours des XIXe et XXe siècles, Bruxelles s'est transformée d'une ville quasiment entièrement néerlandophone en une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca[2]. Bien qu'historiquement Bruxelles fut une cité dont les habitants parlèrent des dialectes brabançons[3] — communément appelé dialecte flamand[4],[5] —, la situation linguistique bruxelloise changea radicalement au cours des deux derniers siècles. À côté d'une immigration française et wallonne, cette progression du français s'explique avant tout par la conversion linguistique de la population néerlandophone au cours des générations[6]. La raison en fut le manque de considération dont jouissait le néerlandais en tant que langue de culture au sein de la société belge[7], renforcé par l'attrait que représentait à l'époque le français comme langue de haute culture et des échanges internationaux[8],[9].

Cette transformation démarra graduellement au XVIIIe siècle[10] mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint indépendante et que Bruxelles déborda au-delà de ses murs[11],[12]. La francisation réelle et massive de la population urbaine ne commença cependant que dans la seconde moitié du XIXe siècle[13]. À partir de 1880[14], on constate une véritable explosion de bilingues au détriment des néerlandophones unilingues[8],[15]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante[16], ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910[17]. À partir des années 1960[18], à la suite de la fixation de la frontière linguistique[19] et de l'essor socio-économique de la Région flamande[15], la francisation des néerlandophones a stagné[20],[21].

Durant la seconde partie du XXe siècle, Bruxelles devint progressivement une ville d'échanges internationaux, ce qui contribua à un afflux d'immigrants qui favorisèrent l'augmentation de l'usage du français ainsi que de l'émergence d'autres langues[16], aux dépens du néerlandais[22]. Simultanément, suite à l'urbanisation[23], un nombre supplémentaire de communes précédemment néerlandophones de la Flandre environnante devinrent majoritairement francophones[19],[24],[25]. Ce phénomène, connu en Flandre comme la « tache d'huile francophone »[26], constitue, en même temps que la question du statut de Bruxelles[27], un des principaux sujets de contentieux de la politique belge[15],[28],[29].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ladrière, Meynaud, Perin (sous la direction de), La décision politique en Belgique, CRISP, Bruxelles, 1995.
  • Rillaerts, Stéphane, "Vive la Belgique...? Le dédale Wallons Flamands", Cortext, Bruxelles, 2007. [7]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Quairiaux, L'image du Flamand en Wallonie, Labor, Bruxelles, 2006
  2. (nl) Rudi Janssens, « Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands — Enkele recente bevindingen », Brussels Studies, n°13,‎ 2008-01-7 (consulté le 2009-01-16)
    Traduction en français: L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes.
    Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur à la faculté de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d'accueil : [1].
  3. (fr) Sera de Vriendt, Els Witte, Ann Mares (réd.), « À propos du sens de l'expression 'parler bruxellois' », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7), VUBPress (Vrije Universiteit Brussel),‎ 2001 (ISBN 9054872926, consulté le 2009-01-26), p. 43
    L'auteur est professeur émérite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
  4. (fr) Claude Javeau, Le cadre socio-politique de l'usage des langues dans la Région de Bruxelles-Capitale [275-281], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut »,‎ 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)
    L'auteur est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
  5. (fr) Daniel Droixhe, « Le français en Wallonie et à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université libre de Bruxelles,‎ 2002-04-13 (consulté le 2008-04-02)
    L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : [2].
  6. (de) Johannes Kramer, « Zweisprachigkeit in den Benelux-ländern », Buske Verlag,‎ 1984 (ISBN 3871185973, consulté le 2009-03-04)
    L'auteur est docteur en science linguistique à l'Université de Trèves. Page d'accueil : [3].
  7. (nl) Nico Wouters, Groot-Brussel tijdens WOII (1940-1944) [57-81], Bruxelles, Gand, De Boeck & Larcier, coll. « Les dix-neuf communes bruxelloises et le modèle bruxellois »,‎ 2003, 754 p. (ISBN 2-8044-1216-4)
    L'auteur est docteur en histoire contemporaine à l'Université de Gand.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel)
  8. a et b (fr) Eliane Gubin, « La situation des langues à Bruxelles au XIXe siècle à la lumière d'un examen critique des statistiques », Taal en Sociale Integratie, I, Université libre de Bruxelles (ULB),‎ 1978 (consulté le 2009-01-16), p. 33-80
    L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : [4].
  9. (nl) G. Geerts, M.C. van den Toorn, W. Pijnenburg, J.A. van Leuvensteijn et J.M. van der Horst, « Nederlands in België, Het Nederlands bedreigd en overlevend », Geschiedenis van de Nederlandse taal, Amsterdam University Press (Université d'Amsterdam),‎ 1997 (ISBN 9053562346, consulté le 2009-01-15)
  10. (fr) Johanne Poirier, Choix, statut et mission d'une capitale fédérale: Bruxelles au regard du droit comparé [61-97], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut »,‎ 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)
    L'auteur est chercheur au Centre de droit public de l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)

    Page d'accueil : [5].
  11. (fr) « Wallonie - Bruxelles », Service de la langue française,‎ 2007-05-19 (consulté le 2009-01-18) Accessible via Internet Archive.
  12. (fr) Paul Tourret, « Villes, identités et médias francophones : regards croisés Belgique, Suisse, Canada », Université Laval,‎ 2001 (consulté le 2009-01-16)
    L'auteur est chercheur à l’Université Laval (Cellule de géographie culturelle) et directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime.
  13. (fr) Els Witte, Analyse du statut de Bruxelles (1989-1999) [19-33], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut »,‎ 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)
    L'auteur est professeur à la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette même université.
    Rédaction : Els Witte, André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
  14. (nl) Harry van Velthoven, « Taal- en onderwijspolitiek te Brussel (1878-1914) », Taal en Sociale Integratie, IV, Vrije Universiteit Brussel (VUB),‎ 1981 (consulté le 2009-01-16), p. 261-387
  15. a, b et c (fr) Catherine Capron, Marc Debuisson, Thierry Eggerickx, Michel Poulin; Jacques Verón (réd.), « La dualité démographique de la Belgique : mythe ou réalité? [255-278 »], Régimes démographiques et territoires: les frontières en question : colloque international de La Rochelle, 22-26 septembre 1998, INED,‎ 2000 (ISBN 2950935680, consulté le 2009-02-26)
  16. a et b (en) Jeanine Treffers-Daller, « Mixing Two Languages: French-Dutch Contact in a Comparative Perspective », Walter de Gruyter,‎ 1994 (ISBN 3110138379, consulté le 2009-01-17), p. 300
    L'auteur est professeur en science linguistique à l'Université de l'Ouest de l'Angleterre. Page d'accueil : [6].
  17. (nl) Machteld de Metsenaere, « Thuis in gescheiden werelden — De migratoire en sociale aspecten van verfransing te Brussel in het midden van de 19e eeuw », BTNG-RBHC, XXI, 1990, n° 3-4 [383-412], Vrije Universiteit Brussel (VUB),‎ 1990 (consulté le 2009-01-16)
  18. (nl) Ann Mares, Els Witte (réd.), « Begin van het einde van de nationale partijen.Onderzoek naar de Vlaamse Beweging(en) en de Vlaamse politieke partijen in Brussel: de Rode Leeuwen », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7) [157-185], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel),‎ 2001 (ISBN 9054872926, consulté le 2009-02-28)
  19. a et b (nl) Leen Depré, Els Witte, Ann Mares (réd.), « Tien jaar persberichtgeving over de faciliteitenproblematiek in de Brusselse Rand. Een inhoudsanalystisch onderzoek », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7) [281-336], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel),‎ 2001 (ISBN 9054872926, consulté le 2009-01-28), p. 281
  20. (nl) J. Fleerackers, chef de cabinet du ministre belge de la culture néerlandaise et des affaires flamandes, « De historische kracht van de Vlaamse beweging in België: de doelstellingen van gister, de verwezenlijkingen vandaag en de culturele aspiraties voor morgen », Colloquium Neerlandicum 5, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letteren,‎ 1973-08-28 (consulté le 2009-01-17)
  21. (fr) Daniel Blampain, « Le français en Belgique: Une communauté, une langue », De Boeck Université,‎ 1997 (ISBN 2801111260, consulté le 2009-01-26)
  22. (nl) Rudi Janssens, Els Witte, Ann Mares (réd.), « Over Brusselse Vlamingen en het Nederlands in Brussel », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7) [41-84], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel),‎ 2001 (ISBN 9054872926, consulté le 2009-01-16), p. 60
  23. (nl) Alain Meynen [et alii], De Geschiedenis van België na 1945, Anvers, Standaard Uitgeverij,‎ 2006, 576 p. (ISBN 9789002219634)
    Els Witte est professeur d'histoire contemporaine et ex-recteur de la Vrije Universiteit Brussel.
  24. (nl) Eric Ponette, « Kort historisch overzicht van het OVV », Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen,‎ 2002-03-02 (consulté le 2009-01-17)
  25. (fr) Jean-Pierre Stroobants, « Bisbilles dans le Grand Bruxelles », Le Monde,‎ 2007-10-21 (consulté le 2007-10-21)
  26. (nl) Johan Slembrouck, « Sint-Stevens-Woluwe: een unicum in de Belgische geschiedenis », Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen,‎ 2007-08-02 (consulté le 2009-01-17)
  27. (fr) André-Paul Frognier, Les interactions stratégiques dans la problématique communautaire et la question bruxelloise [705-720], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut »,‎ 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)
    L'auteur est professeur à l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
  28. (en) Louis Verniers, Theo Jozef Hermans, « Brussels », Encyclopædia Britannica,‎ 2009 (consulté le 2009-01-18)
  29. (fr) « Bruxelles dans l'œil du cyclone », France 2,‎ 14-11-2007 (consulté le 2009-01-17)