Palais royal de Bruxelles

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Palais royal de Bruxelles
Image illustrative de l'article Palais royal de Bruxelles
Période ou style Néoclassique
Architecte 1815-1829: Ghislain-Joseph Henry, Charles Vander Straeten, Tilman-François Suys; 1865: Alphonse Balat; 1903: Henri Maquet
Début construction 1815
Fin construction 1829
Propriétaire initial Guillaume I, roi des Pays-Bas
Destination actuelle Bureaux et réceptions
Site web www.monarchie.be/
Coordonnées 50° 50′ 31″ N 4° 21′ 45″ E / 50.8419, 4.362450° 50′ 31″ Nord 4° 21′ 45″ Est / 50.8419, 4.3624  
Pays Belgique
Région historique Région de Bruxelles-Capitale
Localité Bruxelles

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Palais royal de Bruxelles
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Le Palais royal de Bruxelles est situé place des Palais. Né de la réunion de quatre hôtels particuliers construits au XVIIIe siècle : Walckiers, Bender, Belgiojoso et Belle-Vue, il abrite aujourd’hui le bureau du roi des Belges où il accorde ses audiences et exerce ses activités officielles ainsi que quelques salles de réceptions splendides richement décorées servant aux diverses manifestations annuelles telles que les visites de chef d'État et concerts de Noël.

Historique[modifier | modifier le code]

Afin d’offrir au souverain, le roi Guillaume Ier des Pays-Bas, une résidence digne de son rang à Bruxelles, où il est censé résider une année sur deux, les deux hôtels centraux, situés de part et d’autre de la rue Héraldique, ont été agrandis et réunis par un bâtiment central à colonnade. Trois architectes de la Cour – Ghislain-Joseph Henry, Charles Vander Straeten et Tilman-François Suys – ont œuvré à ce bâtiment entre 1815 et 1829 pour créer ce que l'on appelle dès lors le palais royal de Bruxelles. Propriété de l'état, le palais passe des Pays-Bas à la Belgique qui en devient propriétaire après la révolution belge de 1830.

Le palais avant les transformations du début du XXe siècle.

Tandis que Léopold Ier s’accommode sans trop de mal de ce palais qui se révèle peu pratique pour la réception, son successeur, Léopold II, est plus exigeant. Pour lui, « les Palais royaux sont des bâtiments destinés non seulement à loger le Roi et sa famille, mais aux réceptions et aux cérémonies publiques, qui incombent à celui qui représente la Nation. »[1] Dès sa prestation de serment, il commande d’importantes transformations à son architecte, Alphonse Balat : restauration de l’aile droite où il compte installer ses appartements, aménagement des salles et des galeries d’apparat pour les réceptions dans la partie gauche avec, à l’étage, des appartements pour les hôtes étrangers. Ce premier programme d’urgence est achevé dès 1872. Restait à s’attaquer à « l’horrible façade » avant de l’édifice, selon les propres termes du monarque pour que le palais royal de Bruxelles devienne digne des ambitions du roi. Au moment de racheter l’hôtel Belle Vue, situé à l’angle de la place Royale, qu’il veut arrimer à son palais, Léopold II parvient à convaincre la ville de Bruxelles de lui céder un morceau du parc de Bruxelles en échange du financement, par l’État, du réaménagement de la place des Palais et de la création des jardins à créer devant le palais royal. Le budget prévu à cet effet en 1903 englobe une enveloppe pour l’achèvement des façades du palais, confié à l’architecte Henri Maquet. Les travaux débutent l’année suivante par la démolition de la façade de Suys, offrant ainsi les salons d’apparat et les chambres éventrés aux badauds ébahis. Mais le chantier s’éternise et engloutit l’argent du contribuable belge. À la mort du souverain, en 1909, le programme n’est pas terminé alors qu’il a déjà coûté plus cher que prévu. Octave Flanneau succède alors à Henri Maquet mais se contente d’achever ce qui avait déjà été entamé. Depuis, le palais royal n’a plus subi de transformation notoire. Toutefois, en 2010, vers la fin de son règne, le roi Albert II fit don d'une somme importante qui, jointe à un apport de l'Etat, finança l'aménagement de certaines salles à une destination de congrès (traduction simultanée, adaptation à une installation audio-visuelle) tout en respectant le style traditionnel du palais.

D'autre part, au cours du règne de son époux Albert II de 1993 à 2013, la reine Paola a entrepris un vaste programme de rénovation et de valorisation des demeures royales. Elle crée un comité artistique chargé d'intégrer l'art contemporain belge dans le palais royal de Bruxelles. Cette démarche déboucha sur l'inauguration en 2002 de trois œuvres d'artistes belges : une série de photos de Dirk Braeckman, sept toiles de la peintre Marthe Wéry et le revêtement du plafond de la salle des Glaces par Jan Fabre. En 2004, la reine Paola inaugure une quatrième œuvre d'art : les Fleurs du Palais royal conçue par Patrick Corillon et installée dans la salle Empire. En 2010, dans le cadre des travaux pour accueillir un sommet Union Européenne-Asie, trois salons (le salon Louis XVI, le salon des Pilastres et le salon des Maréchaux) sont rénovés par le décorateur Axel Vervoordt, et une cinquième oeuvre d'art contemporain est intégrée : une série de tableaux et une vidéo de Michaël Borremans sur le thème du laquais.

Le prince Philippe, fils aîné du roi, est le dernier en date à avoir habité une partie du palais, de la fin des années 1980 jusqu'à son mariage en décembre 1999[réf. nécessaire].

Le 21 juillet 2013, c'est au palais royal de Bruxelles que le roi Albert II signe son acte d'abdication[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges-Henri Dumont, Histoire de Bruxelles : biographie d'une capitale, Bruxelles, 1999, [lire en ligne], p. 340.
  2. [1],la Meuse - Albert II a signé l'acte officiel de son abdication en remerciant Paola avec un "gros kiss"

Références[modifier | modifier le code]

  • L. Ranieri, Léopold II urbaniste, Bruxelles, Imprimerie Hayez, 1974, p. 155 à 184.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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