James Knox Polk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Polk.
James Knox Polk
Image illustrative de l'article James Knox Polk
Fonctions
11e président des États-Unis
4 mars 18454 mars 1849
(&&&&&&&&&&&014614 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 1er novembre - 4 décembre 1844
Vice-président George M. Dallas
Prédécesseur John Tyler
Successeur Zachary Taylor
11e Gouverneur de l'État du Tennessee
14 octobre 183915 octobre 1841
Prédécesseur Newton Cannon
Successeur James C. Jones
Biographie
Date de naissance 2 novembre 1795
Lieu de naissance Pineville, Caroline du Nord
Date de décès 15 juin 1849 (à 53 ans)
Lieu de décès Nashville, Tennessee
Nationalité américaine
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Sarah Childress Polk
Diplômé de Université de Caroline du Nord à Chapel Hill
Profession Juriste
Religion Méthodisme

Signature

James Knox Polk
Présidents des États-Unis

James Knox Polk (17951849) est le onzième président des États-Unis. Il est élu pour un mandat de 1845 à 1849.

Polk est l'exemple même du candidat inattendu arrivé au sommet. Une fois au pouvoir il affiche sa politique étrangère et intérieure, la met en œuvre au cours d'un mandat et refuse de se représenter. Les États-Unis s'agrandissent de l'Oregon, de la Californie et du Nouveau-Mexique (pour ces deux derniers territoires, au prix d'une guerre avec le Mexique).

Biographie[modifier | modifier le code]

J. K. Polk naît le 2 novembre 1795 dans l’État de Caroline du Nord. Son père, Samuel Polk, et sa mère, Jane Knox, sont des fermiers qui possèdent plus de cinquante esclaves. Il fait ses études de droit à l’université de Caroline du Nord, devient juriste et entre dans la vie politique assez jeune. Il était franc-maçon[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

J.K. Polk, fervent soutien de Andrew Jackson est élu à la Chambre des représentants des États-Unis dont il devient le président. Il est ensuite élu gouverneur de l’État du Tennessee.

Une désignation et une élection surprise[modifier | modifier le code]

Aucun des candidats du Parti démocrate à la Convention pour l'élection de 1844 n'avait la majorité. Le mieux placé était de loin Martin Van Buren, ancien président, mais ses convictions peu favorables aux colons esclavagistes du Texas le rendaient hostile à l'annexion ; les délégués lui préfèrèrent alors Polk et son programme expansionniste. Lors de l'élection Polk, relativement peu connu, fait une campagne vigoureuse et fait face à un candidat Whig qui est, lui aussi, contre l'annexion. Polk est finalement largement élu par le collège électoral malgré un vote populaire à peine en sa faveur.

Présidence[modifier | modifier le code]

Une politique étrangère expansionniste[modifier | modifier le code]

Investi le 4 mars 1845 en tant qu'onzième président des États-Unis, James Polk avait deux objectifs pour sa politique extérieure :

1° fixer la frontière Nord-Ouest en litige avec la Grande-Bretagne au sujet du territoire de l'Oregon qu'il avait revendiqué pendant la campagne jusqu'au 54e parallèle (soit jusqu'en Alaska)
2° repousser la frontière sud par l'annexion du Texas et le rachat de la Californie, ce que refusait le Mexique et qui impliquait donc une guerre contre Mexico.
La guerre contre le Mexique[modifier | modifier le code]

Le 13 janvier 1846, James Polk envoie 4 000 soldats sous les ordres du général Zachary Taylor à la frontière entre le Texas et le Mexique. À la fin de la guerre entre les États-Unis et le Mexique, les armées comprennent respectivement 7 200 et 32 000 hommes. L'armée américaine n'avait combattu que contre des tribus indiennes au cours des trois décennies précédentes et elle était composée en grande partie d'immigrants allemands et irlandais récents. Cela débouche, le 13 mai sur la déclaration de guerre des États-Unis au Mexique. Au bout de dix-sept mois, le général Taylor a capturé la ville de Monterey, pris la Californie et battu les armées du général Santa Anna à Buena Vista.

Les Traités[modifier | modifier le code]

Le 15 juin 1846, les États-Unis et le Royaume-Uni signent un traité pour se partager le territoire de l'Oregon au niveau du 49e parallèle. Cela constitue bien un compromis par rapport à sa promesse de campagne électorale et à son slogan « 54°40 ou mourir » qui se référait au parallèle situé près de 600 km plus au nord, mais ce recul est largement compensé, au Sud par l'annexion du Nouveau-Mexique, annoncée le 22 aout 1846.

Le 2 février 1848, la signature du Traité de Guadeloupe Hidalgo (désigné sous le nom de Cession mexicaine), entre les États-Unis et le Mexique, fait perdre à ce dernier un tiers de sa superficie, dont la Californie, le Nouveau Mexique une partie de l'Arizona, de l'Utah, ainsi qu'une partie du Colorado et du Wyoming, le tout pour une compensation de 15 millions de dollars. À la fin du mandat de James Knox Polk la carte des États-Unis ressemble pratiquement à la carte actuelle. Le Río Grande devient la frontière entre le Texas et le Mexique en échange d'un paiement de 15 millions de dollars. Le conflit a coûté la vie de 25 000 Mexicains et de 12 000 Américains.

Le 5 décembre, le président Polk confirme la découverte d'or survenue le 24 janvier précédent, à Sutter's Mill, près de la ville de Coloma, dans le nord du futur État de Californie ; cela déclenche la « ruée vers l'or californien ».

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Un pouvoir exécutif fort[modifier | modifier le code]

Polk est à la tête d'un gouvernement énergique qui sépare nettement les prérogatives fédérales et celles des États. Il restaure un budget fédéral indépendant et refuse d'utiliser des fonds fédéraux pour les besoins particuliers d'un État permettant ainsi de réduire les droits de douane, ce qui était conforme à la vision traditionnelle des Démocrates. Mais au moins autant que Jackson, il affirme le pouvoir de l'exécutif, en particulier dans le domaine de la diplomatie et du commandement en chef des armées. L'image de la présidence en est renforcée. Polk prend soin de son image: la première photographie d'un président dans son bureau est prise le 14 février 1848.

Malgré sa popularité il n’aborde pas le problème de l’esclavage en particulier concernant le statut des nouveaux États achetés au Mexique. La guerre est d'ailleurs considérée comme injuste, ce qui entraîne des cas de protestations (comme celui de Thoreau).

La fin de la présidence[modifier | modifier le code]

Epuisé par sa tâche et par une maladie, Polk, dont le parti n'est plus aussi populaire, refuse de se représenter. Son mandat se termine le 4 mars 1849, mais son successeur, Zachary Taylor élu par les Whigs, refuse de prêter serment un dimanche. Il n'est installé que le 5 mars et c'est David Rice Atchison, président du Sénat, qui assume la fonction pendant un seul jour.

Retraite[modifier | modifier le code]

L’énorme travail accompli pendant sa présidence se paye de sa santé. Il meurt le 15 juin 1849, âgé de 53 ans, quelques mois après la fin de son mandat, alors qu’il s’est retiré dans l’État du Tennessee.

Sa femme Sarah Polk (qui, en 1844, avait institué l'habitude de faire jouer la musique de “Salut au Chef” lors des apparitions publiques de son mari, car elle considérait que sinon personne ne faisait attention à lui) survit 42 ans à Polk et joua un rôle pendant la guerre de Sécession en recevant dans sa maison, considérée comme terrain neutre, les dirigeants nordistes et sudistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]