Trinquer
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L'action de trinquer est le fait d'entrechoquer son verre à celui d'une personne avec laquelle on s'apprête à boire. Le mot « trinquer » vient de l'allemand trinken, qui veut dire « boire ». Certains trinquent au moment de formuler un vœu, un souhait ou un engagement. On peut aussi appeler cette pratique porter un toast ou lever un verre. C'est une très ancienne tradition datant du Moyen Âge, voire plus ancienne selon certains. La superstition veut que l'on regarde la personne avec qui l'on trinque dans les yeux.
Cette pratique existe dans presque tous les pays du monde. Certaines personnes sont parfois même méfiantes envers celui qui n'a pas respecté la tradition, comportement qui peut être expliqué par l'origine de cette pratique.
En Europe, on trinque généralement avec un verre d'alcool (bière, vin, cidre, vodka, etc.), cependant on peut faire de même avec un verre non alcoolisé. Dans les pays musulmans, une pratique de ce type est très courante lorsque l'on boit le thé ou le café.
Au figuré, trinquer signifie subir un dommage ou un désagrément. Exemple : "Un élève a fait une bêtise et n'a pas voulu se dénoncer, du coup c'est toute la classe qui a trinqué. Nous avons tous été punis".
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[modifier] Origine
Au Moyen Âge, l'empoisonnement était une pratique relativement courante lors des banquets entre seigneurs concurrents, nobles et autres notables. Certains voleurs se servaient aussi de poisons pour tuer des gens aisés et dérober leur fortune.
Pour parer ce danger, l’habitude fut prise par les maîtres des lieux de verser une petite quantité de leur boisson dans le verre de leurs interlocuteurs et réciproquement.[citation nécessaire] Chacun devait ensuite boire une première gorgée en regardant l'autre dans les yeux. De cette manière chacun prouvait qu'il n'avait pas de mauvaise intention. Par la suite, on se contenta simplement de cogner les verres (remplis à ras bord) afin qu'un peu de liquide s'échange entre les verres. C'est d'ailleurs ce double cognement de verre qui serait à l'origine de l'expression « Tchin ! Tchin ! ».
Selon Daniel Lacotte, celui qui ne trinque pas devient soudain suspect de vouloir s’écarter du groupe. Symboliquement, il refuse le partage. Comme l’aurait peut-être fait l’un de ses ancêtres du Moyen Âge en s’abstenant de mélanger son breuvage à celui, empoisonné, de ses convives[1].
[modifier] Citations
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« En examinant plus attentivement la séduisante virago, il me sembla vaguement que je la reconnaissais pour l'avoir vue trinquant avec quelques drôles de ma connaissance. »
— Charles Baudelaire, Poèmes en prose, 1867, p. 104.
« J'ai été fâché de ne pas trinquer ensemble avant mon départ, d'autant plus que je t'avais donné la veille une assez pitoyable idée de moi, en ne buvant pas et en ne mangeant pas. »
— Gustave Flaubert, Correspondance, 1841, p. 86.
[modifier] Notes et références
- Daniel Lacotte, Le Pourquoi du comment 2, Éditions Albin Michel, 2006