Pierre II de Médicis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pierre de Médicis et Famille de Médicis.
Pierre II de Médicis par Agnolo Bronzino

Pierre II de Médicis (Florence 15 février 147228 décembre 1503), fils de Laurent de Médicis (dit le Magnifique) et de Clarisse Orsini, frère du pape Léon X, connu comme « Pierre l'infortuné » est souvent dépeint comme un souverain médiocre, arrogant et indiscipliné. Il fut marié à Alfonsina Orsini, sa cousine.

Seigneur de Florence[modifier | modifier le code]

Il devint maître de Florence à la mort de son père en 1492. Peu après, en 1494, Charles VIII entra en Italie avec de fortes troupes pour se rendre à Naples dont il revendiquait le trône. Il y avait été fortement incité par Ludovic le More, ancien régent de Milan qui souhaitait devenir duc à la place de son neveu Gian-Galeazzo Sforza et avait donc poussé au declenchement d’une guerre entre le roi de France et celui de Naples, beau-père de Gian-Galeazzo.

Suite à son passage par Milan, Charles se dirigeant vers Naples dut traverser la Toscane après avoir laissé des troupes en Lombardie pour sécuriser ses lignes de communication. Pierre tenta de rester neutre, mais ceci apparut comme inacceptable au roi de France qui envahit la Toscane. Pierre essaya alors de résister, mais ne reçut pas beaucoup de soutien de Florence qui était soumise à l’influence de Savonarole, prédicateur du couvent dominicain de San Marco. Ses propres cousins, Lorenzo et Jean de Médicis, qui estimaient avoir été spoliés de leur héritage, l’abandonnèrent pour rejoindre les rangs des Républicains florentins et des Français.

La chute et l'exil[modifier | modifier le code]

Pierre cessa donc toute opposition tandis que l’armée de Charles VIII s’approchait de Florence et il accorda au roi de France tout ce qu’il réclamait, sans tenter de négocier de meilleures conditions. La furie qu’engendrèrent à Florence ces concessions jugées humiliantes conduisit les Médicis à s’enfuir, suite à quoi leur palais fut pillé. La république de Florence fut rétablie sous la forme d'une théocratie menée par Savonarole (Jésus Christ est déclaré roi unique de Florence) et la branche principale des Médicis fut officiellement exilé, ses membres condamnés à errer entre les divers États italiens et européens, tandis que la branche cadette, alliée aux révoltés, prit le surnom de "Popolano" afin de se distinguer de leurs cousins haïs.

Pierre II s’enfuit tout d’abord avec sa famille à Venise où il fut accueilli grâce à l’intervention de Philippe de Commynes. En 1501, il est nommé gouverneur de Cassino par le roi Louis XII. Quelques années plus tard, en 1503, alors que Français et Espagnols continuaient de combattre en Italie pour le royaume de Naples, Pierre se noya dans le Garigliano alors qu’il tentait de fuir à l’issue d’une bataille que les Français (auxquels il était allié) avaient perdue. Il sera enterré dans l'abbaye de Montecassino. Son tombeau fut commandé par le pape Clément VII alors cardinal à Francesco da Sangallo.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Marié en 1488 à sa cousine Alfonsina Orsini, il en aura quatre enfants :